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	<title>Intimidation &#8211; The Observatory For Defenders</title>
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	<title>Intimidation &#8211; The Observatory For Defenders</title>
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		<title>Tunisie : suspension des activités de la Ligue Tunisienne pour la Défense des Droits de l’Homme</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yasmine Louanchi]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2026 10:59:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[L’Observatoire a été informé de la suspension des activités de la <strong>Ligue Tunisienne pour la Défense des Droits de l’Homme (LTDH)</strong>. La LTDH, organisation membre de l'OMCT et de la FIDH, est l'une des plus anciennes organisations arabe et africaine de défense des droits humains. En 2015, elle s'est vu décerner, conjointement avec d'autres organisations, le prix Nobel de la paix « pour sa contribution décisive à l'édification d'une démocratie pluraliste en Tunisie au lendemain de la révolution de 2011 ».

Le soir du vendredi 24 avril 2026, le bureau directeur de la LTDH a reçu une ordonnance de suspension des activités de l'organisation pour une durée d'un mois. L’ordonnance a été rendue par le Président du tribunal de première instance de Tunis, sur requête présentée par le Secrétaire Général du gouvernement en vertu du décret-loi n° 2011-88 du 24 septembre 2011, relatif aux associations. Les autorités justifient cette mesure radicale par le fait que la LTDH aurait dépassé la date limite fixée pour la tenue de son assemblée générale ordinaire.

Cette décision fait suite à de <a href="https://businessnews.com.tn/2026/04/16/prisons-la-ltdh-de-nouveau-empechee-dacceder-a-la-mornaguia/1396953/" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1537686672">nombreux incidents</a> au cours desquels, sans aucune justification officielle, la LTDH s'était déjà vu refuser l'accès aux lieux de détention ces derniers mois, prérogative dont elle dispose en vertu d'un protocole d’accord signé avec le ministère de la Justice le 10 juillet 2015 afin d'assurer un suivi indépendant des conditions de détention en Tunisie.

L’Observatoire rappelle que la suspension des activités de la LTDH s'inscrit dans un <a href="https://www.fidh.org/fr/regions/maghreb-moyen-orient/tunisie/tunisie-une-dictature-comme-les-autres" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1537686673">contexte plus large de recul démocratique</a>, d’attaque grave contre l’indépendance de la justice, de suppression de la dissidence et de répression de la société civile en Tunisie, sous la présidence de Kaïs Saïed. Le décret-loi n° 2011-88, adopté après la révolution de 2011 pour protéger la liberté, l’autonomie et la transparence des associations, est aujourd’hui détourné de son objectif initial et utilisé par les autorités tunisiennes pour faire taire les organisations de la société civile jugées dérangeantes, sous prétexte de « manquements administratifs » ou de « financements étrangers ».

Dans ce contexte, le 4 février 2026, une <a href="https://spcommreports.ohchr.org/TMResultsBase/DownLoadPublicCommunicationFile?gId=30724" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1537686674">lettre d‘allégation</a> avait été adressée par un groupe de rapporteur·ses spéciaux·ales des Nations unies pour interpeller les autorités tunisiennes sur « les restrictions affectant les organisations de la société civile, les défenseurs des droits humains, les organisations de défense des droits des femmes, les syndicats et les organisations fournissant une assistance humanitaire, ainsi que les limitations connexes à l'exercice des libertés fondamentales en Tunisie entre fin 2024 et novembre 2025.

La LTDH, dans un communiqué publié le 24 avril 2026, a dénoncé la suspension de ses activités comme « une mesure arbitraire et grave, constituant une violation flagrante de la liberté d’association et du travail associatif », en soulignant qu'elle « ne saurait être considérée comme isolée du contexte général que traverse le pays ». Le lendemain, dans un <a href="https://www.facebook.com/ohchrtunisie/posts/pfbid0257BNBhpoTPA9cE2d2m2RU7752PqBNb5yT1tYgNE3kpbDVfU8UuEhd7i6Uo84NBtol?rdid=f8uGHUx4eBGhmiXR" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1537686676">message</a> publié sur les réseaux sociaux, le Bureau du Haut Commissariat aux Droits de l'Homme en Tunisie a également exprimé sa vive inquiétude sur la décision de suspension et a exhorté les autorités à mettre fin immédiatement à toutes les suspensions visant les associations.

L’Observatoire estime que la suspension des activités de la LTDH constitue une grave atteinte aux libertés d’expression et d’association qui ne vise qu’à entraver ses activités légitimes de défense des droits humains en Tunisie, l’énième dans le cadre d’une stratégie répressive prolongée.

L’Observatoire exprime sa vive inquiétude face à la suspension de la LTDH et demande aux autorités tunisiennes de mettre fin à toute forme de répression à l’encontre de l’organisation, ainsi qu’à l’encontre des autres organisations et défenseur·es des droits humains qui opèrent dans le pays.

L’Observatoire rappelle que la Tunisie, en tant qu’État partie au Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), qui garantit la liberté d’expression (article 19) et la liberté d’association (article 22), doit veiller à ce qu’aucune restriction ou entrave ne soit apportée à l’exercice de ces droits.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[L’Observatoire a été informé de la suspension des activités de la <strong>Ligue Tunisienne pour la Défense des Droits de l’Homme (LTDH)</strong>. La LTDH, organisation membre de l'OMCT et de la FIDH, est l'une des plus anciennes organisations arabe et africaine de défense des droits humains. En 2015, elle s'est vu décerner, conjointement avec d'autres organisations, le prix Nobel de la paix « pour sa contribution décisive à l'édification d'une démocratie pluraliste en Tunisie au lendemain de la révolution de 2011 ».

Le soir du vendredi 24 avril 2026, le bureau directeur de la LTDH a reçu une ordonnance de suspension des activités de l'organisation pour une durée d'un mois. L’ordonnance a été rendue par le Président du tribunal de première instance de Tunis, sur requête présentée par le Secrétaire Général du gouvernement en vertu du décret-loi n° 2011-88 du 24 septembre 2011, relatif aux associations. Les autorités justifient cette mesure radicale par le fait que la LTDH aurait dépassé la date limite fixée pour la tenue de son assemblée générale ordinaire.

Cette décision fait suite à de <a href="https://businessnews.com.tn/2026/04/16/prisons-la-ltdh-de-nouveau-empechee-dacceder-a-la-mornaguia/1396953/" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1537686672">nombreux incidents</a> au cours desquels, sans aucune justification officielle, la LTDH s'était déjà vu refuser l'accès aux lieux de détention ces derniers mois, prérogative dont elle dispose en vertu d'un protocole d’accord signé avec le ministère de la Justice le 10 juillet 2015 afin d'assurer un suivi indépendant des conditions de détention en Tunisie.

L’Observatoire rappelle que la suspension des activités de la LTDH s'inscrit dans un <a href="https://www.fidh.org/fr/regions/maghreb-moyen-orient/tunisie/tunisie-une-dictature-comme-les-autres" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1537686673">contexte plus large de recul démocratique</a>, d’attaque grave contre l’indépendance de la justice, de suppression de la dissidence et de répression de la société civile en Tunisie, sous la présidence de Kaïs Saïed. Le décret-loi n° 2011-88, adopté après la révolution de 2011 pour protéger la liberté, l’autonomie et la transparence des associations, est aujourd’hui détourné de son objectif initial et utilisé par les autorités tunisiennes pour faire taire les organisations de la société civile jugées dérangeantes, sous prétexte de « manquements administratifs » ou de « financements étrangers ».

Dans ce contexte, le 4 février 2026, une <a href="https://spcommreports.ohchr.org/TMResultsBase/DownLoadPublicCommunicationFile?gId=30724" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1537686674">lettre d‘allégation</a> avait été adressée par un groupe de rapporteur·ses spéciaux·ales des Nations unies pour interpeller les autorités tunisiennes sur « les restrictions affectant les organisations de la société civile, les défenseurs des droits humains, les organisations de défense des droits des femmes, les syndicats et les organisations fournissant une assistance humanitaire, ainsi que les limitations connexes à l'exercice des libertés fondamentales en Tunisie entre fin 2024 et novembre 2025.

La LTDH, dans un communiqué publié le 24 avril 2026, a dénoncé la suspension de ses activités comme « une mesure arbitraire et grave, constituant une violation flagrante de la liberté d’association et du travail associatif », en soulignant qu'elle « ne saurait être considérée comme isolée du contexte général que traverse le pays ». Le lendemain, dans un <a href="https://www.facebook.com/ohchrtunisie/posts/pfbid0257BNBhpoTPA9cE2d2m2RU7752PqBNb5yT1tYgNE3kpbDVfU8UuEhd7i6Uo84NBtol?rdid=f8uGHUx4eBGhmiXR" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1537686676">message</a> publié sur les réseaux sociaux, le Bureau du Haut Commissariat aux Droits de l'Homme en Tunisie a également exprimé sa vive inquiétude sur la décision de suspension et a exhorté les autorités à mettre fin immédiatement à toutes les suspensions visant les associations.

L’Observatoire estime que la suspension des activités de la LTDH constitue une grave atteinte aux libertés d’expression et d’association qui ne vise qu’à entraver ses activités légitimes de défense des droits humains en Tunisie, l’énième dans le cadre d’une stratégie répressive prolongée.

L’Observatoire exprime sa vive inquiétude face à la suspension de la LTDH et demande aux autorités tunisiennes de mettre fin à toute forme de répression à l’encontre de l’organisation, ainsi qu’à l’encontre des autres organisations et défenseur·es des droits humains qui opèrent dans le pays.

L’Observatoire rappelle que la Tunisie, en tant qu’État partie au Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), qui garantit la liberté d’expression (article 19) et la liberté d’association (article 22), doit veiller à ce qu’aucune restriction ou entrave ne soit apportée à l’exercice de ces droits.]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Kyrgyzstan: Human rights defender Tolekan Ismailova interrogated by police and threatened with criminal investigation</title>
		<link>https://observatoryfordefenders.org/alert/kyrgyzstan-human-rights-defender-tolekan-ismailova-interrogated-by-police-and-threatened-with-criminal-investigation/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Esteban Munoz]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Mar 2026 16:06:51 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[The Observatory has been informed about the interrogation of Ms <strong>Tolekan Ismailova</strong>, human rights defender and Director of the Kyrgyz human rights organisation Bir Duino-Kyrgyzstan with two other human right defenders, <strong>Bermet Borukeeva</strong> and <strong>Bulat Satarkulov</strong>.

On 13 March 2026, police officers took Ms Tolekan Ismailova, Ms Bermet Borukeeva and Mr Bulat Satarkulov to the Main Department of Internal Affairs of Bishkek for questioning in relation to publications posted on Ms. Ismailova’s personal Facebook account concerning Russia’s aggression against Ukraine.

According to police authorities, on 12 March 2026, during monitoring of online resources, officers from the department for combating extremism and illegal migration identified a social media account belonging to Ms. Ismailova containing posts on the conflict between Russia and Ukraine interpreted by the authorities as expressing support for Ukraine. However, the investigator’s questions did not only concern the content of the Facebook posts, but also the organization Bir Duino – Kyrgyzstan and its funding. The investigator asked whether her posts containing expressions of support for Ukraine reflected Ms Ismailova’s personal views or this is the position of the organisation Bir Duino, which she heads. The investigator also inquired whether she had received any remuneration for these publications and whether she was aware that such posts could “provoke public resonance and contentious discussions among users.” Ms Ismailova replied that she only expresses her personal views on her page and reaffirmed her anti-war stance, emphasising that she is the daughter of a World War II veteran.

After questioning, which lasted approximately six hours in total, the human rights defenders were released from the police station without charges being brought against them. However, police officers informed Ms Ismailova that the texts of her Facebook posts would be sent for expert examination to determine whether they violate Article 330 of the Criminal Code of Kyrgyzstan (incitement of racial, ethnic, national, religious, or interregional hatred, punishable by up to seven years of imprisonment).

The questioning took place on the same day that Ms Ismailova and other activists had planned to organise a peaceful action titled “Freedom for Peaceful Assemblies of Citizens of the Kyrgyz Republic” near the Pervomaisky District Administration building in Bishkek. It seems that the Facebook posts were used as a pretext to intimidate, prevent and detain these individuals of undertaking that planned peaceful assembly.. The action aimed to raise concerns about restrictions on the right to freedom of peaceful assembly, including existing limitations on demonstrations in Bishkek, which have been repeatedly extended for years.The Observatory views these measures, particularly the summoning activists for questioning immediately ahead of planned peaceful assemblies, as forms of pressure that create a chilling effect and may amount to interference with the right to peaceful protest or even intimidation.

The Observatory further expresses concern that the questioning of Ms Ismailova, particularly in relation to her personal social media posts, constitutes judicial harassment aimed at restricting her right to freedom of expression and intimidating a prominent human rights defender.

The Observatory recalls that Kyrgyzstan, as a State Party to the International Covenant on Civil and Political Rights (ICCPR), which guarantees the right to freedom of expression (Article 19) and the right to peaceful assembly (Article 21), must ensure that there are no restrictions or obstacles to these freedoms.

The Observatory calls on the authorities of Kyrgyzstan to guarantee that Ms Ismailova and all human rights defenders in the country are able to carry out their legitimate activities without fear of intimidation or judicial harassment.

<strong>Actions requested:</strong>

Please write to the <strong>authorities of Kyrgyzstan</strong> asking them to:

Guarantee in all circumstances the physical integrity and psychological well-being of Ms Tolekan Ismailova, Ms Bermet Borukeeva, and Mr Bulat Satarkulov, as well as all human rights defenders in Kyrgyzstan;
Put an end to all acts of harassment, including judicial harassment, against Ms. Tolekan Ismailova, and ensure that she can carry out her legitimate human rights activities without interference;
Ensure that no criminal charges are brought against Ms. Ismailova for the peaceful exercise of her right to freedom of expression, including her personal social media posts;
Guarantee in all circumstances the rights to freedom of expression and peaceful assembly as enshrined in Articles 19 and 21 of the ICCPR, and ensure that human rights defenders can carry out their legitimate activities without fear of reprisals, including from foreign state pressure;
Ensure that human rights defenders in Kyrgyzstan are able to carry out their activities without any fear of reprisals.

<strong>Addresses:</strong>

• Mr Sadyr Japarov, President of Kyrgyzstan, Email: adskyrgyzstan@gmail.com, X: @SadyrJaparov,
• Mr Adylbek Kasymaliev, Prime Minister of Kyrgyzstan, Email: contactcenter@tunduk.gov.kg,
• Mr Ulan Niyazbekov, Minister of Internal Affairs of Kyrgyzstan, Email: secretariat@mvd.kg,
• Mr Kulubaev Zheenbek Moldokanovic, Minister of Foreign Affairs of Kyrgyzstan, Email: info@mfa.gov.kg; dded@mfa.gov.kg, X: @MFA_Kyrgyzstan,
• Mr Ayaz Baetov, Minister of Justice, Email: isakov@minjust.gov.kg / baetov.a@gmail.com,
• Mr Ruslan Mukambetov, Minister of Defense, Email: op.minoboron@bk.ru,
• Mr Jamilya Jamanbaeva, Ombudsman of the Kyrgyz Republic, Email: akyikatchy@ombudsman.kg,

Please also write to the diplomatic missions or embassies of Kyrgyzstan in your respective countries.
***
Paris-Geneva, 19 March 2026

Kindly inform us of any action undertaken quoting the code of this appeal in your reply.
<i>
The Observatory for the Protection of Human Rights Defenders (the Observatory) was created in 1997 by FIDH and the World Organisation Against Torture (OMCT). The objective of this programme is to intervene to prevent or remedy situations of repression against human rights defenders. FIDH and OMCT are both members of <a href="https://www.protectdefenders.eu/en/index.html" rel="external">ProtectDefenders.eu</a>, the European Union Human Rights Defenders Mechanism implemented by international civil society.</i>

To contact the Observatory, call the emergency line:
• E-mail: alert@observatoryfordefenders.org
• Tel FIDH: + 33 1 43 55 25 18
• Tel OMCT: + 41 22 809 49 39]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[The Observatory has been informed about the interrogation of Ms <strong>Tolekan Ismailova</strong>, human rights defender and Director of the Kyrgyz human rights organisation Bir Duino-Kyrgyzstan with two other human right defenders, <strong>Bermet Borukeeva</strong> and <strong>Bulat Satarkulov</strong>.

On 13 March 2026, police officers took Ms Tolekan Ismailova, Ms Bermet Borukeeva and Mr Bulat Satarkulov to the Main Department of Internal Affairs of Bishkek for questioning in relation to publications posted on Ms. Ismailova’s personal Facebook account concerning Russia’s aggression against Ukraine.

According to police authorities, on 12 March 2026, during monitoring of online resources, officers from the department for combating extremism and illegal migration identified a social media account belonging to Ms. Ismailova containing posts on the conflict between Russia and Ukraine interpreted by the authorities as expressing support for Ukraine. However, the investigator’s questions did not only concern the content of the Facebook posts, but also the organization Bir Duino – Kyrgyzstan and its funding. The investigator asked whether her posts containing expressions of support for Ukraine reflected Ms Ismailova’s personal views or this is the position of the organisation Bir Duino, which she heads. The investigator also inquired whether she had received any remuneration for these publications and whether she was aware that such posts could “provoke public resonance and contentious discussions among users.” Ms Ismailova replied that she only expresses her personal views on her page and reaffirmed her anti-war stance, emphasising that she is the daughter of a World War II veteran.

After questioning, which lasted approximately six hours in total, the human rights defenders were released from the police station without charges being brought against them. However, police officers informed Ms Ismailova that the texts of her Facebook posts would be sent for expert examination to determine whether they violate Article 330 of the Criminal Code of Kyrgyzstan (incitement of racial, ethnic, national, religious, or interregional hatred, punishable by up to seven years of imprisonment).

The questioning took place on the same day that Ms Ismailova and other activists had planned to organise a peaceful action titled “Freedom for Peaceful Assemblies of Citizens of the Kyrgyz Republic” near the Pervomaisky District Administration building in Bishkek. It seems that the Facebook posts were used as a pretext to intimidate, prevent and detain these individuals of undertaking that planned peaceful assembly.. The action aimed to raise concerns about restrictions on the right to freedom of peaceful assembly, including existing limitations on demonstrations in Bishkek, which have been repeatedly extended for years.The Observatory views these measures, particularly the summoning activists for questioning immediately ahead of planned peaceful assemblies, as forms of pressure that create a chilling effect and may amount to interference with the right to peaceful protest or even intimidation.

The Observatory further expresses concern that the questioning of Ms Ismailova, particularly in relation to her personal social media posts, constitutes judicial harassment aimed at restricting her right to freedom of expression and intimidating a prominent human rights defender.

The Observatory recalls that Kyrgyzstan, as a State Party to the International Covenant on Civil and Political Rights (ICCPR), which guarantees the right to freedom of expression (Article 19) and the right to peaceful assembly (Article 21), must ensure that there are no restrictions or obstacles to these freedoms.

The Observatory calls on the authorities of Kyrgyzstan to guarantee that Ms Ismailova and all human rights defenders in the country are able to carry out their legitimate activities without fear of intimidation or judicial harassment.

<strong>Actions requested:</strong>

Please write to the <strong>authorities of Kyrgyzstan</strong> asking them to:

Guarantee in all circumstances the physical integrity and psychological well-being of Ms Tolekan Ismailova, Ms Bermet Borukeeva, and Mr Bulat Satarkulov, as well as all human rights defenders in Kyrgyzstan;
Put an end to all acts of harassment, including judicial harassment, against Ms. Tolekan Ismailova, and ensure that she can carry out her legitimate human rights activities without interference;
Ensure that no criminal charges are brought against Ms. Ismailova for the peaceful exercise of her right to freedom of expression, including her personal social media posts;
Guarantee in all circumstances the rights to freedom of expression and peaceful assembly as enshrined in Articles 19 and 21 of the ICCPR, and ensure that human rights defenders can carry out their legitimate activities without fear of reprisals, including from foreign state pressure;
Ensure that human rights defenders in Kyrgyzstan are able to carry out their activities without any fear of reprisals.

<strong>Addresses:</strong>

• Mr Sadyr Japarov, President of Kyrgyzstan, Email: adskyrgyzstan@gmail.com, X: @SadyrJaparov,
• Mr Adylbek Kasymaliev, Prime Minister of Kyrgyzstan, Email: contactcenter@tunduk.gov.kg,
• Mr Ulan Niyazbekov, Minister of Internal Affairs of Kyrgyzstan, Email: secretariat@mvd.kg,
• Mr Kulubaev Zheenbek Moldokanovic, Minister of Foreign Affairs of Kyrgyzstan, Email: info@mfa.gov.kg; dded@mfa.gov.kg, X: @MFA_Kyrgyzstan,
• Mr Ayaz Baetov, Minister of Justice, Email: isakov@minjust.gov.kg / baetov.a@gmail.com,
• Mr Ruslan Mukambetov, Minister of Defense, Email: op.minoboron@bk.ru,
• Mr Jamilya Jamanbaeva, Ombudsman of the Kyrgyz Republic, Email: akyikatchy@ombudsman.kg,

Please also write to the diplomatic missions or embassies of Kyrgyzstan in your respective countries.
***
Paris-Geneva, 19 March 2026

Kindly inform us of any action undertaken quoting the code of this appeal in your reply.
<i>
The Observatory for the Protection of Human Rights Defenders (the Observatory) was created in 1997 by FIDH and the World Organisation Against Torture (OMCT). The objective of this programme is to intervene to prevent or remedy situations of repression against human rights defenders. FIDH and OMCT are both members of <a href="https://www.protectdefenders.eu/en/index.html" rel="external">ProtectDefenders.eu</a>, the European Union Human Rights Defenders Mechanism implemented by international civil society.</i>

To contact the Observatory, call the emergency line:
• E-mail: alert@observatoryfordefenders.org
• Tel FIDH: + 33 1 43 55 25 18
• Tel OMCT: + 41 22 809 49 39]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Kyrgyzstan: Human rights defender Tolekan Ismailova interrogated by police and threatened with criminal investigation</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yasmine Louanchi]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Mar 2026 14:38:43 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[The Observatory has been informed about the interrogation of Ms <strong>Tolekan Ismailova</strong>, human rights defender and Director of the Kyrgyz human rights organisation Bir Duino-Kyrgyzstan with two other human right defenders, <strong>Bermet Borukeeva</strong> and <strong>Bulat Satarkulov</strong>.

On 13 March 2026, police officers took Ms Tolekan Ismailova, Ms Bermet Borukeeva and Mr Bulat Satarkulov to the Main Department of Internal Affairs of Bishkek for questioning in relation to publications posted on Ms. Ismailova’s personal Facebook account concerning Russia’s aggression against Ukraine.

According to police authorities, on 12 March 2026, during monitoring of online resources, officers from the department for combating extremism and illegal migration identified a social media account belonging to Ms. Ismailova containing posts on the conflict between Russia and Ukraine interpreted by the authorities as expressing support for Ukraine. However, the investigator’s questions did not only concern the content of the Facebook posts, but also the organization Bir Duino – Kyrgyzstan and its funding. The investigator asked whether her posts containing expressions of support for Ukraine reflected Ms Ismailova’s personal views or this is the position of the organisation Bir Duino, which she heads. The investigator also inquired whether she had received any remuneration for these publications and whether she was aware that such posts could “provoke public resonance and contentious discussions among users.” Ms Ismailova replied that she only expresses her personal views on her page and reaffirmed her anti-war stance, emphasising that she is the daughter of a World War II veteran.

After questioning, which lasted approximately six hours in total, the human rights defenders were released from the police station without charges being brought against them. However, police officers informed Ms Ismailova that the texts of her Facebook posts would be sent for expert examination to determine whether they violate Article 330 of the Criminal Code of Kyrgyzstan (incitement of racial, ethnic, national, religious, or interregional hatred, punishable by up to seven years of imprisonment).

The questioning took place on the same day that Ms Ismailova and other activists had planned to organise a peaceful action titled “Freedom for Peaceful Assemblies of Citizens of the Kyrgyz Republic” near the Pervomaisky District Administration building in Bishkek. It seems that the Facebook posts were used as a pretext to intimidate, prevent and detain these individuals of undertaking that planned peaceful assembly.. The action aimed to raise concerns about restrictions on the right to freedom of peaceful assembly, including existing limitations on demonstrations in Bishkek, which have been repeatedly extended for years.The Observatory views these measures, particularly the summoning activists for questioning immediately ahead of planned peaceful assemblies, as forms of pressure that create a chilling effect and may amount to interference with the right to peaceful protest or even intimidation.

The Observatory further expresses concern that the questioning of Ms Ismailova, particularly in relation to her personal social media posts, constitutes judicial harassment aimed at restricting her right to freedom of expression and intimidating a prominent human rights defender.

The Observatory recalls that Kyrgyzstan, as a State Party to the International Covenant on Civil and Political Rights (ICCPR), which guarantees the right to freedom of expression (Article 19) and the right to peaceful assembly (Article 21), must ensure that there are no restrictions or obstacles to these freedoms.

The Observatory calls on the authorities of Kyrgyzstan to guarantee that Ms Ismailova and all human rights defenders in the country are able to carry out their legitimate activities without fear of intimidation or judicial harassment.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[The Observatory has been informed about the interrogation of Ms <strong>Tolekan Ismailova</strong>, human rights defender and Director of the Kyrgyz human rights organisation Bir Duino-Kyrgyzstan with two other human right defenders, <strong>Bermet Borukeeva</strong> and <strong>Bulat Satarkulov</strong>.

On 13 March 2026, police officers took Ms Tolekan Ismailova, Ms Bermet Borukeeva and Mr Bulat Satarkulov to the Main Department of Internal Affairs of Bishkek for questioning in relation to publications posted on Ms. Ismailova’s personal Facebook account concerning Russia’s aggression against Ukraine.

According to police authorities, on 12 March 2026, during monitoring of online resources, officers from the department for combating extremism and illegal migration identified a social media account belonging to Ms. Ismailova containing posts on the conflict between Russia and Ukraine interpreted by the authorities as expressing support for Ukraine. However, the investigator’s questions did not only concern the content of the Facebook posts, but also the organization Bir Duino – Kyrgyzstan and its funding. The investigator asked whether her posts containing expressions of support for Ukraine reflected Ms Ismailova’s personal views or this is the position of the organisation Bir Duino, which she heads. The investigator also inquired whether she had received any remuneration for these publications and whether she was aware that such posts could “provoke public resonance and contentious discussions among users.” Ms Ismailova replied that she only expresses her personal views on her page and reaffirmed her anti-war stance, emphasising that she is the daughter of a World War II veteran.

After questioning, which lasted approximately six hours in total, the human rights defenders were released from the police station without charges being brought against them. However, police officers informed Ms Ismailova that the texts of her Facebook posts would be sent for expert examination to determine whether they violate Article 330 of the Criminal Code of Kyrgyzstan (incitement of racial, ethnic, national, religious, or interregional hatred, punishable by up to seven years of imprisonment).

The questioning took place on the same day that Ms Ismailova and other activists had planned to organise a peaceful action titled “Freedom for Peaceful Assemblies of Citizens of the Kyrgyz Republic” near the Pervomaisky District Administration building in Bishkek. It seems that the Facebook posts were used as a pretext to intimidate, prevent and detain these individuals of undertaking that planned peaceful assembly.. The action aimed to raise concerns about restrictions on the right to freedom of peaceful assembly, including existing limitations on demonstrations in Bishkek, which have been repeatedly extended for years.The Observatory views these measures, particularly the summoning activists for questioning immediately ahead of planned peaceful assemblies, as forms of pressure that create a chilling effect and may amount to interference with the right to peaceful protest or even intimidation.

The Observatory further expresses concern that the questioning of Ms Ismailova, particularly in relation to her personal social media posts, constitutes judicial harassment aimed at restricting her right to freedom of expression and intimidating a prominent human rights defender.

The Observatory recalls that Kyrgyzstan, as a State Party to the International Covenant on Civil and Political Rights (ICCPR), which guarantees the right to freedom of expression (Article 19) and the right to peaceful assembly (Article 21), must ensure that there are no restrictions or obstacles to these freedoms.

The Observatory calls on the authorities of Kyrgyzstan to guarantee that Ms Ismailova and all human rights defenders in the country are able to carry out their legitimate activities without fear of intimidation or judicial harassment.]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>China: Released Tibetan environmental defender Anya Sengdra subjected to ongoing harassment</title>
		<link>https://observatoryfordefenders.org/alert/china-released-tibetan-environmental-defender-anya-sengdra-subjected-to-ongoing-harassment/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Esteban Munoz]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Mar 2026 13:45:51 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://observatoryfordefenders.org/?post_type=alert&#038;p=24469</guid>

					<description><![CDATA[The Observatory for the Protection of Human Rights Defenders, a partnership between the International Federation for Human Rights (FIDH) and the World Organisation Against Torture (OMCT), welcomes the release of Tibetan environmental rights defender Anya Sengdra on 7 February 2026 from Mianyang Prison in Sichuan Province. His release comes five months after the original completion of his seven-year prison sentence, which Chinese authorities had arbitrarily extended. While this long-overdue release brings relief to his family and supporters, Anya Sengdra remains under strict surveillance and continues to face severe restrictions on his fundamental rights.

<strong>Paris-Geneva, 25 February 2026</strong>. <strong>Anya Sengdra</strong>, Tibetan nomad and prominent community leader from Gade County in the Tibetan region of Golog (Qinghai Province) was originally due for release on 3 September 2025. However, Chinese authorities failed to free him on that date and instead imposed a one-year extension of his sentence reportedly on the grounds of alleged “prison rule violations” for theft, without any official announcement or transparent judicial procedure. This unlawful extension <a href="https://www.fidh.org/IMG/pdf/fidh_resolution30octobre2025_urg-tib_en.pdf">constituted an arbitrary detention</a> in total violation of international human rights, including the fundamental right to liberty and the right to a fair trial.

On 6 December 2019, the Gade County Court sentenced Anya Sengdra to seven years’ imprisonment on charges of “provoking troubles, forming a mob to disturb public order, and other malicious acts” under Article 293 of China’s Criminal Law for his peaceful environmental and anti-corruption activities. Through the grassroots initiative “Mangdon Ling” (“Public Affairs Forum”), he campaigned against illegal mining, poaching of endangered species, and the misappropriation of public funds by local officials for relocated Tibetan nomads.

In the early stages of his detention, Anya Sengdra was beaten by officers of the Gade County Public Security Bureau and denied access to legal counsel for 48 days. He was also subjected to years of restricted family visits. Deprived of adequate medical care, his health severely deteriorated in prison, leading to vision loss, kidney disease, and high blood pressure. Although he has now returned to his home in Gade County’s Kyangche Township, he remains prohibited from speaking publicly about his case, sharing images or information online, and seeking necessary medical treatment.

The Observatory recalls that in August 2023, <a href="https://www.ohchr.org/en/press-releases/2023/08/china-un-experts-seek-clarification-about-nine-imprisoned-tibetan-human?utm_" rel="external">three United Nations Special Rapporteurs</a> raised Anya Sengdra’s case in a press release, urging the Chinese government to clarify his whereabouts, the legal basis for his detention, and his health condition. They further urged Chinese authorities to provide him with adequate medical care and to allow visits from his family.

The Observatory expresses serious concern over the ongoing restrictions on Anya Sengdra’s freedom of expression and access to healthcare, which amount to continued judicial harassment.

The Observatory urges the Chinese authorities to immediately lift all restrictions imposed on Anya Sengdra, ensure his fundamental right to liberty, and guarantee prompt and unhindered access to adequate medical care. It further calls on the authorities to put an end to the criminalisation and harassment of Tibetan environmental rights defenders and ensure that they can carry out their legitimate and peaceful human rights activities without fear of reprisals.

The Observatory expresses its full and unequivocal support for Tibetan human rights defenders.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[The Observatory for the Protection of Human Rights Defenders, a partnership between the International Federation for Human Rights (FIDH) and the World Organisation Against Torture (OMCT), welcomes the release of Tibetan environmental rights defender Anya Sengdra on 7 February 2026 from Mianyang Prison in Sichuan Province. His release comes five months after the original completion of his seven-year prison sentence, which Chinese authorities had arbitrarily extended. While this long-overdue release brings relief to his family and supporters, Anya Sengdra remains under strict surveillance and continues to face severe restrictions on his fundamental rights.

<strong>Paris-Geneva, 25 February 2026</strong>. <strong>Anya Sengdra</strong>, Tibetan nomad and prominent community leader from Gade County in the Tibetan region of Golog (Qinghai Province) was originally due for release on 3 September 2025. However, Chinese authorities failed to free him on that date and instead imposed a one-year extension of his sentence reportedly on the grounds of alleged “prison rule violations” for theft, without any official announcement or transparent judicial procedure. This unlawful extension <a href="https://www.fidh.org/IMG/pdf/fidh_resolution30octobre2025_urg-tib_en.pdf">constituted an arbitrary detention</a> in total violation of international human rights, including the fundamental right to liberty and the right to a fair trial.

On 6 December 2019, the Gade County Court sentenced Anya Sengdra to seven years’ imprisonment on charges of “provoking troubles, forming a mob to disturb public order, and other malicious acts” under Article 293 of China’s Criminal Law for his peaceful environmental and anti-corruption activities. Through the grassroots initiative “Mangdon Ling” (“Public Affairs Forum”), he campaigned against illegal mining, poaching of endangered species, and the misappropriation of public funds by local officials for relocated Tibetan nomads.

In the early stages of his detention, Anya Sengdra was beaten by officers of the Gade County Public Security Bureau and denied access to legal counsel for 48 days. He was also subjected to years of restricted family visits. Deprived of adequate medical care, his health severely deteriorated in prison, leading to vision loss, kidney disease, and high blood pressure. Although he has now returned to his home in Gade County’s Kyangche Township, he remains prohibited from speaking publicly about his case, sharing images or information online, and seeking necessary medical treatment.

The Observatory recalls that in August 2023, <a href="https://www.ohchr.org/en/press-releases/2023/08/china-un-experts-seek-clarification-about-nine-imprisoned-tibetan-human?utm_" rel="external">three United Nations Special Rapporteurs</a> raised Anya Sengdra’s case in a press release, urging the Chinese government to clarify his whereabouts, the legal basis for his detention, and his health condition. They further urged Chinese authorities to provide him with adequate medical care and to allow visits from his family.

The Observatory expresses serious concern over the ongoing restrictions on Anya Sengdra’s freedom of expression and access to healthcare, which amount to continued judicial harassment.

The Observatory urges the Chinese authorities to immediately lift all restrictions imposed on Anya Sengdra, ensure his fundamental right to liberty, and guarantee prompt and unhindered access to adequate medical care. It further calls on the authorities to put an end to the criminalisation and harassment of Tibetan environmental rights defenders and ensure that they can carry out their legitimate and peaceful human rights activities without fear of reprisals.

The Observatory expresses its full and unequivocal support for Tibetan human rights defenders.]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tanzania : Acts of harassment and intimidation against LHRC staffs</title>
		<link>https://observatoryfordefenders.org/alert/tanzania-acts-of-harassment-and-intimidation-against-lhrc-staffs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yasmine Louanchi]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Nov 2025 12:54:42 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://observatoryfordefenders.org/?post_type=alert&#038;p=24198</guid>

					<description><![CDATA[The Observatory has been informed of the acts of harassment and intimidation against a team of staff from the Legal and Human Rights Centre (LHRC). LHRC is an advocacy focused organisation, working to empower and conscientise the people of Tanzania on legal and human rights issues. LHRC is a member organisation of FIDH.

On 12 November 2025, around 9 pm, the White Sands Hotel in Dar-es-Salaam, where LHRC staff were engaged in routine human rights activities, was placed under siege by elements of the police. The LHRC team was specifically targeted and subjected to harassment and intimidation. Their equipment, including laptops, identification cards, and mobile phones were confiscated, and they were instructed to report to the Zonal Crimes Office (ZCO) in Dar-es-Salaam, at 10 am the following morning for interviews and further investigation.

On 13 November 2025, following the -quite informal (not even notes were taken)- interviews at the ZCO, all devices were returned without condition. However, LHRC cannot confirm the security and integrity of the returned laptops and phones.

The Observatory recalls that this incident occurred at a time when the Tanzania Police Force has been associated with <a href="https://click.mailerlite.com/link/c/YT0yODkwMjE2NDYyMDkyMzQyODgxJmM9dTBsOCZiPTE0OTk4ODE0NjMmZD1vNGs2cDh4.GhnCBAA9gcH9zc8FZxpbDhlSh2WfA2wZgRF4r6pbsV4" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1499881463">unnecessary and excessive use of force and intimidation against civilians, in the context of the 29 October 2025 general elections</a>. According to the United Nations Office of the High Commissioner for Human Rights, <a href="https://click.mailerlite.com/link/c/YT0yODkwMjE2NDYyMDkyMzQyODgxJmM9dTBsOCZiPTE0OTk4ODE0NjYmZD1uOXIzbDZq.nB-CISW1YLCs7Z9Jyh9DmLrDa_kyKcfxo4PU4gxcPfs" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1499881466">hundreds of protesters were killed by the police</a>, while others were injured or arbitrarily detained, including human rights defenders. In June 2025, Kenyan and Ugandan human rights defenders <strong>Boniface Mwangi </strong>and <strong>Agather Atuhaire</strong> were <a href="https://click.mailerlite.com/link/c/YT0yODkwMjE2NDYyMDkyMzQyODgxJmM9dTBsOCZiPTE0OTk4ODE0NjkmZD1rMnc0ajRp.mzcc70Nv9wwTzdAyEkmxuSaFx-nGM-HhCWag9R276a8" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1499881469">subjected to enforced disappearance and acts of torture</a> in Serena Hotel in Dar-es-Salaam, highlighting a pattern of transnational repression against activists in the region.

The Observatory strongly condemns the acts of harassment against LHRC staff, which seem to be only aimed at intimidating them in the context of their legitimate human rights activities.

The Observatory calls on the Tanzanian authorities to guarantee in all circumstances the physical integrity and psychological well-being of LHRC staffs and all human rights defenders in the country.

The Observatory further calls on the Tanzanian authorities to create and maintain a safe and enabling environment for human rights defenders, allowing them to exercise their fundamental rights, such as freedom of association, in line with Article 20 of the Tanzanian Constitution, Article 10 of the African Charter on Human and Peoples’ Rights, and Article 22 of the International Covenant on Civil and Political Rights, and to carry out their legitimate activities effectively and independently, without fear of reprisals, including judicial harassment.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[The Observatory has been informed of the acts of harassment and intimidation against a team of staff from the Legal and Human Rights Centre (LHRC). LHRC is an advocacy focused organisation, working to empower and conscientise the people of Tanzania on legal and human rights issues. LHRC is a member organisation of FIDH.

On 12 November 2025, around 9 pm, the White Sands Hotel in Dar-es-Salaam, where LHRC staff were engaged in routine human rights activities, was placed under siege by elements of the police. The LHRC team was specifically targeted and subjected to harassment and intimidation. Their equipment, including laptops, identification cards, and mobile phones were confiscated, and they were instructed to report to the Zonal Crimes Office (ZCO) in Dar-es-Salaam, at 10 am the following morning for interviews and further investigation.

On 13 November 2025, following the -quite informal (not even notes were taken)- interviews at the ZCO, all devices were returned without condition. However, LHRC cannot confirm the security and integrity of the returned laptops and phones.

The Observatory recalls that this incident occurred at a time when the Tanzania Police Force has been associated with <a href="https://click.mailerlite.com/link/c/YT0yODkwMjE2NDYyMDkyMzQyODgxJmM9dTBsOCZiPTE0OTk4ODE0NjMmZD1vNGs2cDh4.GhnCBAA9gcH9zc8FZxpbDhlSh2WfA2wZgRF4r6pbsV4" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1499881463">unnecessary and excessive use of force and intimidation against civilians, in the context of the 29 October 2025 general elections</a>. According to the United Nations Office of the High Commissioner for Human Rights, <a href="https://click.mailerlite.com/link/c/YT0yODkwMjE2NDYyMDkyMzQyODgxJmM9dTBsOCZiPTE0OTk4ODE0NjYmZD1uOXIzbDZq.nB-CISW1YLCs7Z9Jyh9DmLrDa_kyKcfxo4PU4gxcPfs" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1499881466">hundreds of protesters were killed by the police</a>, while others were injured or arbitrarily detained, including human rights defenders. In June 2025, Kenyan and Ugandan human rights defenders <strong>Boniface Mwangi </strong>and <strong>Agather Atuhaire</strong> were <a href="https://click.mailerlite.com/link/c/YT0yODkwMjE2NDYyMDkyMzQyODgxJmM9dTBsOCZiPTE0OTk4ODE0NjkmZD1rMnc0ajRp.mzcc70Nv9wwTzdAyEkmxuSaFx-nGM-HhCWag9R276a8" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1499881469">subjected to enforced disappearance and acts of torture</a> in Serena Hotel in Dar-es-Salaam, highlighting a pattern of transnational repression against activists in the region.

The Observatory strongly condemns the acts of harassment against LHRC staff, which seem to be only aimed at intimidating them in the context of their legitimate human rights activities.

The Observatory calls on the Tanzanian authorities to guarantee in all circumstances the physical integrity and psychological well-being of LHRC staffs and all human rights defenders in the country.

The Observatory further calls on the Tanzanian authorities to create and maintain a safe and enabling environment for human rights defenders, allowing them to exercise their fundamental rights, such as freedom of association, in line with Article 20 of the Tanzanian Constitution, Article 10 of the African Charter on Human and Peoples’ Rights, and Article 22 of the International Covenant on Civil and Political Rights, and to carry out their legitimate activities effectively and independently, without fear of reprisals, including judicial harassment.]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tchad : l’État doit ouvrir des enquêtes sur l’arrestation arbitraire et les actes de torture subis par Mahamat Souleymane Irégué</title>
		<link>https://observatoryfordefenders.org/alert/tchad-letat-doit-ouvrir-des-enquetes-sur-larrestation-arbitraire-et-les-actes-de-torture-subis-par-mahamat-souleymane-iregue/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[observatory_admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Sep 2025 16:09:57 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://observatoryfordefenders.org/?post_type=alert&#038;p=23914</guid>

					<description><![CDATA[L’Observatoire a été informé de l’arrestation et détention arbitraire et incommunicado, des actes de torture, puis de la libération subséquente de M. <strong>Mahamat Souleymane Irégué</strong>, un jeune activiste membre du mouvement citoyen « Wakit Tamma », signifiant « l’heure est arrivée » en arabe local du Tchad, qui défend la justice et les libertés fondamentales dans le pays.

Le 27 août 2025 aux environs de 10h, Mahamat Souleymane Irégué a été arrêté par des agents de l’Agence nationale de sécurité de l’État (ANSE) aux environs de l’aéroport de Ndjaména, capitale du Tchad. Malgré les prises de contact de ses proches avec l’ANSE, cette dernière a toujours nié détenir Mahamat Souleymane Irégué, laissant donc ses proches dans l’ignorance de son sort et sa localisation jusqu’à sa libération.

Dans les locaux de l’ANSE à Ndjaména, Mahamat Souleymane Irégué a subi des actes de torture. En présence de mercenaires russes venus former les agents tchadiens, des agents de l’ANSE cagoulés lui ont bandé les yeux, attaché les mains et les pieds sur une chaise en fer ; octroyé des décharges électriques ; noyé dans de l’eau puante et très chaude ; lui ont versé de l’eau chaude et piquante sur tout le corps ; ont tenté de l’asphyxier en lui faisant porter un sac plastique rempli de piment sur la tête pendant plusieurs minutes et de manière répétée ; l’ont également frappé avec un bâton, une matraque, des cordelettes comportant des fers et menacé de mort avec un revolver sur la tempe.

Ces actes de torture, perpétrés pendant l’interrogatoire de Mahamat Souleymane Irégué, ont été filmés par les agents de l’ANSE. Durant l’interrogatoire, Mahamat Souleymane Irégué fût accusé de communiquer des informations sur la vie politique du Tchad aux « ONGs, organisations internationales et européennes », de « complicité avec les occidentaux », de « fomenter un coup d’État », « d’inciter à la haine contre le Président et à la révolte populaire », et de « faciliter le procès de l’assassinat de l’opposant Yaya Dillo Djerou au niveau international ».

Vers 4h du matin dans la nuit du 27 au 28 août 2025, Mahamat Souleymane Irégué a été placé dans une cellule d’environ 1,5m2 avec trois autres détenus. Il n’a été autorisé à boire et manger qu’une seule fois et en quantité insuffisante durant toute la durée de sa détention.

Le 28 août vers 22h, Mahamat Souleymane Irégué a été libéré et a pu quitter les locaux de l’ANSE.

L’Observatoire condamne fermement l’arrestation et détention incommunicado de M. Mahamat Souleymane Irégué, qui ne semble viser qu’à le punir pour ses activités légitimes de défense des droits humains, et notamment ses récentes publications sur les réseaux sociaux qui appellent à une alternance démocratique dans le pays.

L’Observatoire souligne que, avant son arrestation, M. Irégué avait déjà signalé être surveillé et intimidé par le régime tchadien. Il s’était exilé en France entre décembre 2024 et janvier 2025, aux États-Unis en février et mars 2025, puis au Cameroun entre juillet et août 2025 afin d’assurer sa sécurité, avant de regagner le territoire tchadien.

L’Observatoire, dans son rapport intitulé « <a href="https://www.omct.org/fr/ressources/rapports/human-rights-defenders-in-the-sahel-towards-a-regional-convergence-of-repression" rel="external">Espace civique et défenseur.es des droits humains au Sahel : convergence régionale des pratiques de répression</a> », avait, en février 2025, mis en évidence la mise en place, par le régime tchadien au cours de ces dernières années, de techniques de répression telle que l’utilisation généralisée des arrestations et détentions arbitraires, afin de réduire au silence toute voix dissidente. <a href="https://www.omct.org/site-resources/legacy/Tchad-Rapport-CAT-LTDH-OMCT.pdf" rel="external">Le rapport alternatif de l’OMCT et de la Ligue tchadienne des droits de l’Homme (LTDH)</a> au Comité des Nations unies contre la Torture démontre que l’ANSE est un des acteurs du régime actuel responsable d’actes de torture sur les défenseur·es des droits humains. En vertu de son mandat large et vague de lutte contre la « subversion et de déstabilisation dirigées contre les intérêts de l’État et de la nation », les défenseur·es sont très souvent réprimé·es sur ce fondement par l’ANSE.

L’Observatoire enjoint les autorités tchadiennes à prendre toutes les mesures nécessaires pour ouvrir des enquêtes rapides, efficaces et impartiales sur l’arrestation et la détention arbitraires de M. Irégué, et à punir les responsables par des peines appropriées en s’assurant qu’elles soient dûment exécutées, conformément aux recommandations du Comité des Nations unies contre la torture contenues dans ses <a href="https://docstore.ohchr.org/SelfServices/FilesHandler.ashx?enc=ofkaKskjnYYt7ag3LnHsc2FPagGsIcPnoQn7CJS9hEFhHK2yz6%2BygyECEvbOy6nFapLKuOPOaT7J3wvqUYOlAw%3D%3D" rel="external">observations finales à l’État tchadien en 2022</a>.

L’Observatoire appelle également les autorités tchadiennes à s’assurer que les défenseur·es des droits humains, les opposant·es politiques, les représentant·es de la société civile et les journalistes soient protégé·es contre toutes les formes d’intimidations, de harcèlements, d’arrestations et de détentions arbitraires, auxquelles ils et elles pourraient être exposé·es en raison de leurs activités, conformément aux recommandations du Comité des Nations unies contre la torture.

&nbsp;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[L’Observatoire a été informé de l’arrestation et détention arbitraire et incommunicado, des actes de torture, puis de la libération subséquente de M. <strong>Mahamat Souleymane Irégué</strong>, un jeune activiste membre du mouvement citoyen « Wakit Tamma », signifiant « l’heure est arrivée » en arabe local du Tchad, qui défend la justice et les libertés fondamentales dans le pays.

Le 27 août 2025 aux environs de 10h, Mahamat Souleymane Irégué a été arrêté par des agents de l’Agence nationale de sécurité de l’État (ANSE) aux environs de l’aéroport de Ndjaména, capitale du Tchad. Malgré les prises de contact de ses proches avec l’ANSE, cette dernière a toujours nié détenir Mahamat Souleymane Irégué, laissant donc ses proches dans l’ignorance de son sort et sa localisation jusqu’à sa libération.

Dans les locaux de l’ANSE à Ndjaména, Mahamat Souleymane Irégué a subi des actes de torture. En présence de mercenaires russes venus former les agents tchadiens, des agents de l’ANSE cagoulés lui ont bandé les yeux, attaché les mains et les pieds sur une chaise en fer ; octroyé des décharges électriques ; noyé dans de l’eau puante et très chaude ; lui ont versé de l’eau chaude et piquante sur tout le corps ; ont tenté de l’asphyxier en lui faisant porter un sac plastique rempli de piment sur la tête pendant plusieurs minutes et de manière répétée ; l’ont également frappé avec un bâton, une matraque, des cordelettes comportant des fers et menacé de mort avec un revolver sur la tempe.

Ces actes de torture, perpétrés pendant l’interrogatoire de Mahamat Souleymane Irégué, ont été filmés par les agents de l’ANSE. Durant l’interrogatoire, Mahamat Souleymane Irégué fût accusé de communiquer des informations sur la vie politique du Tchad aux « ONGs, organisations internationales et européennes », de « complicité avec les occidentaux », de « fomenter un coup d’État », « d’inciter à la haine contre le Président et à la révolte populaire », et de « faciliter le procès de l’assassinat de l’opposant Yaya Dillo Djerou au niveau international ».

Vers 4h du matin dans la nuit du 27 au 28 août 2025, Mahamat Souleymane Irégué a été placé dans une cellule d’environ 1,5m2 avec trois autres détenus. Il n’a été autorisé à boire et manger qu’une seule fois et en quantité insuffisante durant toute la durée de sa détention.

Le 28 août vers 22h, Mahamat Souleymane Irégué a été libéré et a pu quitter les locaux de l’ANSE.

L’Observatoire condamne fermement l’arrestation et détention incommunicado de M. Mahamat Souleymane Irégué, qui ne semble viser qu’à le punir pour ses activités légitimes de défense des droits humains, et notamment ses récentes publications sur les réseaux sociaux qui appellent à une alternance démocratique dans le pays.

L’Observatoire souligne que, avant son arrestation, M. Irégué avait déjà signalé être surveillé et intimidé par le régime tchadien. Il s’était exilé en France entre décembre 2024 et janvier 2025, aux États-Unis en février et mars 2025, puis au Cameroun entre juillet et août 2025 afin d’assurer sa sécurité, avant de regagner le territoire tchadien.

L’Observatoire, dans son rapport intitulé « <a href="https://www.omct.org/fr/ressources/rapports/human-rights-defenders-in-the-sahel-towards-a-regional-convergence-of-repression" rel="external">Espace civique et défenseur.es des droits humains au Sahel : convergence régionale des pratiques de répression</a> », avait, en février 2025, mis en évidence la mise en place, par le régime tchadien au cours de ces dernières années, de techniques de répression telle que l’utilisation généralisée des arrestations et détentions arbitraires, afin de réduire au silence toute voix dissidente. <a href="https://www.omct.org/site-resources/legacy/Tchad-Rapport-CAT-LTDH-OMCT.pdf" rel="external">Le rapport alternatif de l’OMCT et de la Ligue tchadienne des droits de l’Homme (LTDH)</a> au Comité des Nations unies contre la Torture démontre que l’ANSE est un des acteurs du régime actuel responsable d’actes de torture sur les défenseur·es des droits humains. En vertu de son mandat large et vague de lutte contre la « subversion et de déstabilisation dirigées contre les intérêts de l’État et de la nation », les défenseur·es sont très souvent réprimé·es sur ce fondement par l’ANSE.

L’Observatoire enjoint les autorités tchadiennes à prendre toutes les mesures nécessaires pour ouvrir des enquêtes rapides, efficaces et impartiales sur l’arrestation et la détention arbitraires de M. Irégué, et à punir les responsables par des peines appropriées en s’assurant qu’elles soient dûment exécutées, conformément aux recommandations du Comité des Nations unies contre la torture contenues dans ses <a href="https://docstore.ohchr.org/SelfServices/FilesHandler.ashx?enc=ofkaKskjnYYt7ag3LnHsc2FPagGsIcPnoQn7CJS9hEFhHK2yz6%2BygyECEvbOy6nFapLKuOPOaT7J3wvqUYOlAw%3D%3D" rel="external">observations finales à l’État tchadien en 2022</a>.

L’Observatoire appelle également les autorités tchadiennes à s’assurer que les défenseur·es des droits humains, les opposant·es politiques, les représentant·es de la société civile et les journalistes soient protégé·es contre toutes les formes d’intimidations, de harcèlements, d’arrestations et de détentions arbitraires, auxquelles ils et elles pourraient être exposé·es en raison de leurs activités, conformément aux recommandations du Comité des Nations unies contre la torture.

&nbsp;]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>México: ¡Libertad para los cinco defensores tseltales de San Juan Cancuc!</title>
		<link>https://observatoryfordefenders.org/alert/mexico-libertad-para-los-cinco-defensores-tseltales-de-san-juan-cancuc/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[observatory_admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Sep 2025 12:30:46 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://observatoryfordefenders.org/?post_type=alert&#038;p=23909</guid>

					<description><![CDATA[<em><strong>El Observatorio para la Protección de las Personas Defensoras de Derechos Humanos (FIDH-OMCT), exigieron al Estado mexicano la liberación inmediata de los cinco defensores indígenas tseltales de San Juan Cancuc, al reconocer que su detención fue arbitraria, discriminatoria y vinculada a su labor en la defensa del territorio.</strong></em>

Personas expertas de la Organización de las Nacions Unidas (ONU) piden al Estado mexicano la liberación inmediata de <strong>Manuel Sántiz Cruz</strong>, <strong>Agustín Pérez Domínguez</strong>, <strong>Juan Velasco Aguilar</strong>, <strong>Martín Pérez Domínguez</strong> y <strong>Agustín Pérez Velasco</strong>. En su Opinión No. 21/2025 publicada en el mes de mayo del 2025, el Grupo de Trabajo sobre Detenciones Arbitrarias de la ONU reconoce que los cinco defensores del territorio, indígenas maya-tseltales originarios de San Juan Cancuc (Chiapas), fueron detenidos arbitrariamente. A la fecha, llevan más de tres años tras las rejas por un delito que no cometieron.

El grupo de trabajo de la ONU reconoce que la detención arbitraria está caracterizada en cada uno de los 4 aspectos argumentados por el Centro de Derechos Humanos Frayba: 1) no hay fundamento jurídico que justifique la detención; 2) la detención resulta del ejercicio sus derechos humanos; 3) un juicio parcial condujo a la detención; 4) y que esta detención es discriminatoria.

En mayo 2022, los cinco defensores fueron detenidos en San Juan Cancuc y en San Cristóbal, tras la muerte de un policía municipal en condiciones que aún no se han esclarecido. El Estado mexicano, como bien lo subraya el Grupo de Trabajo de la ONU, usó varias estrategias contra ellos, características del patrón de fabricación de culpables en Chiapas. Destaca la creación de un delito de posesión de drogas para mantener a los defensores presos mientras que la Fiscalía elaboraba otra orden de aprehensión por homicidio agravado, delito por el cual están actualmente cumpliendo una pena de 18 años y 9 meses.

Dicha orden de aprehensión fue emitida antes siquiera que la Fiscalía la haya solicitado, lo que evidencia el montaje. A los detenidos no les enseñaron la orden de aprehensión, ni les informaron del motivo de su detención. Además, tres de ellos estuvieron incomunicados durante 24 horas sin que se supiera nada de su paradero. Hechos por los que el Grupo de Trabajo considera que fueron sometidos a desaparición forzada.

No fue casualidad que detuvieran a Manuel, Agustín, Juan, Martín y Agustín. Como bien lo menciona el Grupo de Trabajo, son defensores de los derechos humanos y del medio ambiente, y este fue el motivo de su detención. Todos han participado en la defensa de su territorio contra proyectos de supuesto “desarrollo” como la autopista San Cristóbal de Las Casas - Palenque; y contra la militarización de la región, junto al Pueblo Creyente. En particular, Manuel Sántiz Cruz ha sido una figura muy visible por su papel como presidente del Comité de Derechos Humanos de la parroquia de San Juan Cancuc.

El Grupo de Trabajo está convencido que los 5 fueron discriminados por su calidad de defensores, pero también por su pertenencia al pueblo indígena maya-tseltal, demostrado al ser omisos en facilitarles un intérprete a pesar de que el español no es su primer idioma, y es el usado en el tribunal. Esta discriminación y racismo es un elemento que fundamenta el reconocimiento de la detención arbitraria.

En Chiapas, existe un patrón de criminalización de personas defensoras indígenas, en particular contra quienes defienden su territorio. El objetivo es generar miedo, división y por ende desmovilización en las comunidades afectadas principalmente por megaproyectos y/o por la militarización. La criminalización beneficia en primer lugar al Estado mexicano, pero también a empresas y grupos criminales facilitando su actuación para asentar sus negocios, tanto legales como ilegales. Muchos actores sociales y políticos han alertado ante los riesgos de tales proyectos, como es el caso del Ejército Zapatista de Liberación Nacional (EZLN), el Congreso Nacional Indígena (CNI), y también Rodrigo Aguilar Martínez, obispo de San Cristóbal de Las Casas.

Los pueblos siguen resistiendo ante la “supercarretera” San Cristóbal-Palenque en contra de la cual los 5 de Cancuc se movilizaron. Hasta la fecha, comunidades afectadas mantienen su resistencia pacífica, y su exigencia de una consulta previa, libre, informada y culturalmente adecuada.

<a href="https://www.ohchr.org/sites/default/files/documents/issues/detention-wg/opinions/session102/a-hrc-wgad-2025-21-aev.pdf" rel="external">Con la opinión del Grupo de Trabajo</a>, el Estado mexicano tiene la oportunidad, y obligación, de reparar una grave injusticia. De acuerdo a los compromisos internacionales tomados por el país, las peticiones del Grupo de Trabajo son vinculantes. Es decir que la liberación inmediata no es una opción, sino una obligación legal que pesa sobre las autoridades mexicanas. De hecho, hay un precedente reciente en Chiapas, cuando en 2021 una opinión de las personas expertas de la ONU llevó a la liberación de cinco hombres indígenas detenidos arbitrariamente.

Por lo anterior, instamos al Estado implementar sin dilación las peticiones del Grupo del Trabajo:
<ol>
 	<li>Poner en libertad inmediata a Manuel Sántiz Cruz, Agustín Pérez Domínguez, Juan Velasco Aguilar, Martín Pérez Domínguez y Agustín Pérez Velasco. <img title="Retour ligne manuel" src="https://www.fidh.org/local/cache-vignettes/L10xH10/br-manuel-10-c14b3.png?1750155389" alt="" width="10" height="10" aria-label="Retour ligne manuel" /></li>
 	<li>Implementar un plan de reparación integral que no se limite a su indemnización económica, diseñado en base a un diálogo con las víctimas directas e indirectas. <img title="Retour ligne manuel" src="https://www.fidh.org/local/cache-vignettes/L10xH10/br-manuel-10-c14b3.png?1750155389" alt="" width="10" height="10" aria-label="Retour ligne manuel" /></li>
 	<li>Llevar a cabo una investigación exhaustiva e independiente de la privación arbitraria de libertad de los cinco defensores de los derechos humanos y del territorio</li>
</ol>
Reconocemos que fue la lucha de los cinco presos y sus familias, así como de colectivos y organizaciones de México y del mundo que permitió señalar esta grave injusticia y llamar la atención del Grupo de Trabajo sobre Detenciones Arbitrarias de la ONU. Esta misma lucha permitirá su liberación e implementación a cabalidad de la opinión 21/2025. Por lo tanto, hacemos un llamado a la sociedad civil local, nacional e internacional a sumarse a las acciones para la liberación de Manuel, Agustín, Juan, Martín y Agustín.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<em><strong>El Observatorio para la Protección de las Personas Defensoras de Derechos Humanos (FIDH-OMCT), exigieron al Estado mexicano la liberación inmediata de los cinco defensores indígenas tseltales de San Juan Cancuc, al reconocer que su detención fue arbitraria, discriminatoria y vinculada a su labor en la defensa del territorio.</strong></em>

Personas expertas de la Organización de las Nacions Unidas (ONU) piden al Estado mexicano la liberación inmediata de <strong>Manuel Sántiz Cruz</strong>, <strong>Agustín Pérez Domínguez</strong>, <strong>Juan Velasco Aguilar</strong>, <strong>Martín Pérez Domínguez</strong> y <strong>Agustín Pérez Velasco</strong>. En su Opinión No. 21/2025 publicada en el mes de mayo del 2025, el Grupo de Trabajo sobre Detenciones Arbitrarias de la ONU reconoce que los cinco defensores del territorio, indígenas maya-tseltales originarios de San Juan Cancuc (Chiapas), fueron detenidos arbitrariamente. A la fecha, llevan más de tres años tras las rejas por un delito que no cometieron.

El grupo de trabajo de la ONU reconoce que la detención arbitraria está caracterizada en cada uno de los 4 aspectos argumentados por el Centro de Derechos Humanos Frayba: 1) no hay fundamento jurídico que justifique la detención; 2) la detención resulta del ejercicio sus derechos humanos; 3) un juicio parcial condujo a la detención; 4) y que esta detención es discriminatoria.

En mayo 2022, los cinco defensores fueron detenidos en San Juan Cancuc y en San Cristóbal, tras la muerte de un policía municipal en condiciones que aún no se han esclarecido. El Estado mexicano, como bien lo subraya el Grupo de Trabajo de la ONU, usó varias estrategias contra ellos, características del patrón de fabricación de culpables en Chiapas. Destaca la creación de un delito de posesión de drogas para mantener a los defensores presos mientras que la Fiscalía elaboraba otra orden de aprehensión por homicidio agravado, delito por el cual están actualmente cumpliendo una pena de 18 años y 9 meses.

Dicha orden de aprehensión fue emitida antes siquiera que la Fiscalía la haya solicitado, lo que evidencia el montaje. A los detenidos no les enseñaron la orden de aprehensión, ni les informaron del motivo de su detención. Además, tres de ellos estuvieron incomunicados durante 24 horas sin que se supiera nada de su paradero. Hechos por los que el Grupo de Trabajo considera que fueron sometidos a desaparición forzada.

No fue casualidad que detuvieran a Manuel, Agustín, Juan, Martín y Agustín. Como bien lo menciona el Grupo de Trabajo, son defensores de los derechos humanos y del medio ambiente, y este fue el motivo de su detención. Todos han participado en la defensa de su territorio contra proyectos de supuesto “desarrollo” como la autopista San Cristóbal de Las Casas - Palenque; y contra la militarización de la región, junto al Pueblo Creyente. En particular, Manuel Sántiz Cruz ha sido una figura muy visible por su papel como presidente del Comité de Derechos Humanos de la parroquia de San Juan Cancuc.

El Grupo de Trabajo está convencido que los 5 fueron discriminados por su calidad de defensores, pero también por su pertenencia al pueblo indígena maya-tseltal, demostrado al ser omisos en facilitarles un intérprete a pesar de que el español no es su primer idioma, y es el usado en el tribunal. Esta discriminación y racismo es un elemento que fundamenta el reconocimiento de la detención arbitraria.

En Chiapas, existe un patrón de criminalización de personas defensoras indígenas, en particular contra quienes defienden su territorio. El objetivo es generar miedo, división y por ende desmovilización en las comunidades afectadas principalmente por megaproyectos y/o por la militarización. La criminalización beneficia en primer lugar al Estado mexicano, pero también a empresas y grupos criminales facilitando su actuación para asentar sus negocios, tanto legales como ilegales. Muchos actores sociales y políticos han alertado ante los riesgos de tales proyectos, como es el caso del Ejército Zapatista de Liberación Nacional (EZLN), el Congreso Nacional Indígena (CNI), y también Rodrigo Aguilar Martínez, obispo de San Cristóbal de Las Casas.

Los pueblos siguen resistiendo ante la “supercarretera” San Cristóbal-Palenque en contra de la cual los 5 de Cancuc se movilizaron. Hasta la fecha, comunidades afectadas mantienen su resistencia pacífica, y su exigencia de una consulta previa, libre, informada y culturalmente adecuada.

<a href="https://www.ohchr.org/sites/default/files/documents/issues/detention-wg/opinions/session102/a-hrc-wgad-2025-21-aev.pdf" rel="external">Con la opinión del Grupo de Trabajo</a>, el Estado mexicano tiene la oportunidad, y obligación, de reparar una grave injusticia. De acuerdo a los compromisos internacionales tomados por el país, las peticiones del Grupo de Trabajo son vinculantes. Es decir que la liberación inmediata no es una opción, sino una obligación legal que pesa sobre las autoridades mexicanas. De hecho, hay un precedente reciente en Chiapas, cuando en 2021 una opinión de las personas expertas de la ONU llevó a la liberación de cinco hombres indígenas detenidos arbitrariamente.

Por lo anterior, instamos al Estado implementar sin dilación las peticiones del Grupo del Trabajo:
<ol>
 	<li>Poner en libertad inmediata a Manuel Sántiz Cruz, Agustín Pérez Domínguez, Juan Velasco Aguilar, Martín Pérez Domínguez y Agustín Pérez Velasco. <img title="Retour ligne manuel" src="https://www.fidh.org/local/cache-vignettes/L10xH10/br-manuel-10-c14b3.png?1750155389" alt="" width="10" height="10" aria-label="Retour ligne manuel" /></li>
 	<li>Implementar un plan de reparación integral que no se limite a su indemnización económica, diseñado en base a un diálogo con las víctimas directas e indirectas. <img title="Retour ligne manuel" src="https://www.fidh.org/local/cache-vignettes/L10xH10/br-manuel-10-c14b3.png?1750155389" alt="" width="10" height="10" aria-label="Retour ligne manuel" /></li>
 	<li>Llevar a cabo una investigación exhaustiva e independiente de la privación arbitraria de libertad de los cinco defensores de los derechos humanos y del territorio</li>
</ol>
Reconocemos que fue la lucha de los cinco presos y sus familias, así como de colectivos y organizaciones de México y del mundo que permitió señalar esta grave injusticia y llamar la atención del Grupo de Trabajo sobre Detenciones Arbitrarias de la ONU. Esta misma lucha permitirá su liberación e implementación a cabalidad de la opinión 21/2025. Por lo tanto, hacemos un llamado a la sociedad civil local, nacional e internacional a sumarse a las acciones para la liberación de Manuel, Agustín, Juan, Martín y Agustín.]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>México: Preocupación por la reducción del espacio cívico en Chiapas, México, debido al deterioro de las condiciones para ejercer la defensa de derechos humanos</title>
		<link>https://observatoryfordefenders.org/alert/mexico-preocupacion-por-la-reduccion-del-espacio-civico-en-chiapas-mexico-debido-al-deterioro-de-las-condiciones-para-ejercer-la-defensa-de-derechos-humanos/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yasmine Louanchi]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Aug 2025 12:20:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<strong><em>Las organizaciones firmantes expresamos nuestra profunda preocupación por la reducción del espacio cívico en Chiapas, México, debido al deterioro de las condiciones para ejercer la defensa de derechos humanos. Hacemos un llamado urgente al Estado Mexicano a cumplir con su obligación de proteger y respaldar públicamente a las personas defensoras de derechos humanos y su labor, y llevar a cabo investigaciones exhaustivas de los crímenes cometidos en su contra. Exhortamos a la comunidad internacional a realizar acciones concretas encaminadas a visibilizar, legitimar y proteger a las personas defensoras y con ello proteger y promover el espacio cívico para la defensa de los derechos humanos en Chiapas. </em></strong>

Este pronunciamiento se emite a raíz del reciente allanamiento del domicilio de <strong>Dora Roblero</strong>, directora del Centro de Derechos Humanos Fray Bartolomé de Las Casas (CDH Frayba), así como de la persistente vigilancia, intimidación y hostigamiento en contra de esta organización, que obstaculizan de manera directa su labor fundamental en la defensa de los derechos humanos en el Estado.

El 22 de julio de 2025, el domicilio de Dora Roblero fue allanado en San Cristóbal de Las Casas. Como <a href="https://x.com/MaryLawlorhrds/status/1950570307690889336" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1471215776">ha declarado</a> Mary Lawlor, Relatora Especial de la ONU para los defensores de derechos humanos, al pronunciarse respecto a este hecho, este allanamiento forma parte de una serie de incidentes de seguridad que lxs integrantes de la organización han enfrentado recientemente, en un contexto cada vez más difícil para las personas defensoras en Chiapas.

A lo largo de su trayectoria, el Centro de Derechos Humanos Fray Bartolomé de Las Casas (CDH Frayba) ha desempeñado un papel clave en el acompañamiento a comunidades, víctimas y colectivos en su lucha por la paz, la justicia y la verdad, labores que le han significado numerosas agresiones y ataques. Por ello, desde 2010, el CDH Frayba es beneficiario de las medidas cautelares MC 52-10, otorgadas por la Comisión Interamericana de los Derechos Humanos. Este allanamiento constituye una grave agresión no solo contra la integridad personal de la directora del CDH Frayba, sino también contra todo su equipo. Se trata del segundo allanamiento en menos de un año que sufre el Centro, agresión que se suma a las <a href="https://elobse.org/" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1471215780">46 registradas desde 2024</a>. Consideramos de particular gravedad que algunas de éstas hayan sido efectuadas por el propio Estado Federal, como las <a href="http://vv.oo/" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1471215784">declaraciones difamatorias</a> del ex-presidente de la República en abril de 2024.

El allanamiento del domicilio de la directora del CDH Frayba se enmarca en un patrón de agresiones sostenidas y agudas contra personas defensoras en el estado. Desde enero de 2024 el Observatorio de Agresiones contra Personas Defensoras de Derechos Humanos y del Territorio en Chiapas – El Obse –ha documentado 156 agresiones, entre ellas cuatro asesinatos y un total de <a href="https://elobse.org/" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1471215787">131 personas atacadas</a> en represalia por su labor de defensa de derechos humanos. Los tipos de ataque más frecuentes han sido la vigilancia, la intimidación y la difamación, mientras que los incidentes de mayor gravedad han sido la masacre de Nueva Morelia, en la frontera con Guatemala el 12 de mayo 2024, el asesinato del sacerdote tzotzil y defensor de derechos humanos Marcelo Pérez Pérez el 20 de octubre de 2024, y las agresiones contra integrantes de la organización civil Las Abejas de Acteal en junio de 2025 en la comunidad de Tzajalch’en, que incluyeron ataques armados dirigidos y detonaciones por parte de grupos criminales, así como amenazas de criminalización por parte de integrantes de cuerpos de seguridad del Estado.

El Estado de Chiapas es uno de los estados más pobres del país, y adolece de una desigualdad estructural que impacta principalmente a los pueblos originarios y sus territorios, así como a las mujeres y a las infancias. Desde 2021, a este escenario se ha sumado la violencia generada por grupos delcrimen organizado, que ha exacerbado las violaciones a los derechos humanos ya presentes en el estado, entre ellas el desplazamiento forzado, la desaparición forzada, el tráfico y la trata de personas. Ante la insuficiente respuesta a esta crisis por parte del Estado, pese al cambio de gobierno estatal y del despliegue de su Estrategia de Seguridad, la labor de organizaciones de la sociedad civil cumple un papel fundamental. De acuerdo con el Espacio de Organizaciones de la Sociedad Civil para la Protección de Personas Defensoras de Derechos Humanos y Periodistas -Espacio OSC-, Chiapas es la <a href="https://espacio.osc.mx/2025/07/25/espacio-osc-exige-garantias-de-proteccion-para-directora-del-frayba-tras-allanamiento/" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1471215790">quinta entidad con mayor número de personas defensoras y periodistas en riesgo y con medidas de protección</a> (124) de todo el país.

Las organizaciones aquí firmantes vemos con profunda preocupación varios aspectos que reflejan la falta de garantías efectivas para el ejercicio del derecho a defender los derechos humanos en Chiapas. En primer lugar, nos preocupa la ausencia de un respaldo público por parte de las autoridades de la legítima y fundamental labor que realizan las personas defensoras, lo cual puede contribuir a su estigmatización, deslegitimación y vulnerabilidad. Como <a href="https://www.oas.org/es/CIDH/jsForm/?File=/es/cidh/prensa/comunicados/2023/138.asp" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1471215793">ha declarado</a> la Comisión Interamericana de Derechos Humanos, es indispensable una política integral de protección que parta del reconocimiento sobre la importancia que la labor de defensa representa para la consolidación de las democracias y del Estado de derecho. Asimismo, observamos que los compromisos asumidos por el Estado Mexicano en materia de protección, plasmados en la Ley para la Protección de Personas Defensoras de Derechos Humanos y Periodistas aprobada en 2012, y en el Mecanismo de Protección correspondiente, no se han cumplido de manera efectiva. Como <a href="https://espacio.osc.mx/2024/09/24/entregan-informe-a-dos-anos-del-grupo-detrabajo-para-el-fortalecimiento-del-mecanismo-de-proteccion-para-personas-defensoras-de-derechos-humanos-y-periodistas" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1471215796">destaca</a> el Grupo de Trabajo para el Fortalecimiento del Mecanismo de Protección, pese a los avances registrados, resultan insuficientes tanto los recursos técnicos y económicos con los que cuenta esta institución, como la aplicación de los enfoques integral, colectivo e interseccional en las tareas de investigación y análisis, así como en el diseño e implementación de los planes de protección. En este sentido, preocupa especialmente la dificultad de las autoridades estatales para colaborar en la implementación de los planes del Mecanismo, así como la reciente tendencia de procesar las solicitudes de protección de organizaciones, colectivos y grupos de defensores de manera individual, sin considerar la dimensión colectiva del riesgo.

Ante estos hechos, hacemos un llamado urgente al Estado Mexicano, en sus niveles federal y estatal, a cumplir con su obligación de proteger a las personas defensoras de derechos humanos, garantizando su integridad física y psicológica, así como su derecho a ejercer su labor libre de amenazas, agresiones y criminalización. Instamos pronunciamientos públicos que respalden el derecho a defender los derechos humanos, así como investigaciones exhaustivas, imparciales y eficaces que impidan la impunidad y garanticen el acceso a la justicia para las víctimas y sus comunidades.

Asimismo, exhortamos a la comunidad internacional a mantener su atención sobre la situación en Chiapas y a realizar acciones concretas, dentro de sus respectivos mandatos, que legitimen la defensa de los derechos humanos, apoyen activamente a quienes la ejercen, y vigilen que el Estado Mexicano cumpla con sus obligaciones internacionales en materia de protección de las personas defensoras, así como de investigación y sanción de las agresiones en su contra.

Quedamos atentos a las respuestas a la presente carta y agradecemos de antemano su atención

Saludos cordiales.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Las organizaciones firmantes expresamos nuestra profunda preocupación por la reducción del espacio cívico en Chiapas, México, debido al deterioro de las condiciones para ejercer la defensa de derechos humanos. Hacemos un llamado urgente al Estado Mexicano a cumplir con su obligación de proteger y respaldar públicamente a las personas defensoras de derechos humanos y su labor, y llevar a cabo investigaciones exhaustivas de los crímenes cometidos en su contra. Exhortamos a la comunidad internacional a realizar acciones concretas encaminadas a visibilizar, legitimar y proteger a las personas defensoras y con ello proteger y promover el espacio cívico para la defensa de los derechos humanos en Chiapas. </em></strong>

Este pronunciamiento se emite a raíz del reciente allanamiento del domicilio de <strong>Dora Roblero</strong>, directora del Centro de Derechos Humanos Fray Bartolomé de Las Casas (CDH Frayba), así como de la persistente vigilancia, intimidación y hostigamiento en contra de esta organización, que obstaculizan de manera directa su labor fundamental en la defensa de los derechos humanos en el Estado.

El 22 de julio de 2025, el domicilio de Dora Roblero fue allanado en San Cristóbal de Las Casas. Como <a href="https://x.com/MaryLawlorhrds/status/1950570307690889336" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1471215776">ha declarado</a> Mary Lawlor, Relatora Especial de la ONU para los defensores de derechos humanos, al pronunciarse respecto a este hecho, este allanamiento forma parte de una serie de incidentes de seguridad que lxs integrantes de la organización han enfrentado recientemente, en un contexto cada vez más difícil para las personas defensoras en Chiapas.

A lo largo de su trayectoria, el Centro de Derechos Humanos Fray Bartolomé de Las Casas (CDH Frayba) ha desempeñado un papel clave en el acompañamiento a comunidades, víctimas y colectivos en su lucha por la paz, la justicia y la verdad, labores que le han significado numerosas agresiones y ataques. Por ello, desde 2010, el CDH Frayba es beneficiario de las medidas cautelares MC 52-10, otorgadas por la Comisión Interamericana de los Derechos Humanos. Este allanamiento constituye una grave agresión no solo contra la integridad personal de la directora del CDH Frayba, sino también contra todo su equipo. Se trata del segundo allanamiento en menos de un año que sufre el Centro, agresión que se suma a las <a href="https://elobse.org/" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1471215780">46 registradas desde 2024</a>. Consideramos de particular gravedad que algunas de éstas hayan sido efectuadas por el propio Estado Federal, como las <a href="http://vv.oo/" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1471215784">declaraciones difamatorias</a> del ex-presidente de la República en abril de 2024.

El allanamiento del domicilio de la directora del CDH Frayba se enmarca en un patrón de agresiones sostenidas y agudas contra personas defensoras en el estado. Desde enero de 2024 el Observatorio de Agresiones contra Personas Defensoras de Derechos Humanos y del Territorio en Chiapas – El Obse –ha documentado 156 agresiones, entre ellas cuatro asesinatos y un total de <a href="https://elobse.org/" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1471215787">131 personas atacadas</a> en represalia por su labor de defensa de derechos humanos. Los tipos de ataque más frecuentes han sido la vigilancia, la intimidación y la difamación, mientras que los incidentes de mayor gravedad han sido la masacre de Nueva Morelia, en la frontera con Guatemala el 12 de mayo 2024, el asesinato del sacerdote tzotzil y defensor de derechos humanos Marcelo Pérez Pérez el 20 de octubre de 2024, y las agresiones contra integrantes de la organización civil Las Abejas de Acteal en junio de 2025 en la comunidad de Tzajalch’en, que incluyeron ataques armados dirigidos y detonaciones por parte de grupos criminales, así como amenazas de criminalización por parte de integrantes de cuerpos de seguridad del Estado.

El Estado de Chiapas es uno de los estados más pobres del país, y adolece de una desigualdad estructural que impacta principalmente a los pueblos originarios y sus territorios, así como a las mujeres y a las infancias. Desde 2021, a este escenario se ha sumado la violencia generada por grupos delcrimen organizado, que ha exacerbado las violaciones a los derechos humanos ya presentes en el estado, entre ellas el desplazamiento forzado, la desaparición forzada, el tráfico y la trata de personas. Ante la insuficiente respuesta a esta crisis por parte del Estado, pese al cambio de gobierno estatal y del despliegue de su Estrategia de Seguridad, la labor de organizaciones de la sociedad civil cumple un papel fundamental. De acuerdo con el Espacio de Organizaciones de la Sociedad Civil para la Protección de Personas Defensoras de Derechos Humanos y Periodistas -Espacio OSC-, Chiapas es la <a href="https://espacio.osc.mx/2025/07/25/espacio-osc-exige-garantias-de-proteccion-para-directora-del-frayba-tras-allanamiento/" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1471215790">quinta entidad con mayor número de personas defensoras y periodistas en riesgo y con medidas de protección</a> (124) de todo el país.

Las organizaciones aquí firmantes vemos con profunda preocupación varios aspectos que reflejan la falta de garantías efectivas para el ejercicio del derecho a defender los derechos humanos en Chiapas. En primer lugar, nos preocupa la ausencia de un respaldo público por parte de las autoridades de la legítima y fundamental labor que realizan las personas defensoras, lo cual puede contribuir a su estigmatización, deslegitimación y vulnerabilidad. Como <a href="https://www.oas.org/es/CIDH/jsForm/?File=/es/cidh/prensa/comunicados/2023/138.asp" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1471215793">ha declarado</a> la Comisión Interamericana de Derechos Humanos, es indispensable una política integral de protección que parta del reconocimiento sobre la importancia que la labor de defensa representa para la consolidación de las democracias y del Estado de derecho. Asimismo, observamos que los compromisos asumidos por el Estado Mexicano en materia de protección, plasmados en la Ley para la Protección de Personas Defensoras de Derechos Humanos y Periodistas aprobada en 2012, y en el Mecanismo de Protección correspondiente, no se han cumplido de manera efectiva. Como <a href="https://espacio.osc.mx/2024/09/24/entregan-informe-a-dos-anos-del-grupo-detrabajo-para-el-fortalecimiento-del-mecanismo-de-proteccion-para-personas-defensoras-de-derechos-humanos-y-periodistas" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1471215796">destaca</a> el Grupo de Trabajo para el Fortalecimiento del Mecanismo de Protección, pese a los avances registrados, resultan insuficientes tanto los recursos técnicos y económicos con los que cuenta esta institución, como la aplicación de los enfoques integral, colectivo e interseccional en las tareas de investigación y análisis, así como en el diseño e implementación de los planes de protección. En este sentido, preocupa especialmente la dificultad de las autoridades estatales para colaborar en la implementación de los planes del Mecanismo, así como la reciente tendencia de procesar las solicitudes de protección de organizaciones, colectivos y grupos de defensores de manera individual, sin considerar la dimensión colectiva del riesgo.

Ante estos hechos, hacemos un llamado urgente al Estado Mexicano, en sus niveles federal y estatal, a cumplir con su obligación de proteger a las personas defensoras de derechos humanos, garantizando su integridad física y psicológica, así como su derecho a ejercer su labor libre de amenazas, agresiones y criminalización. Instamos pronunciamientos públicos que respalden el derecho a defender los derechos humanos, así como investigaciones exhaustivas, imparciales y eficaces que impidan la impunidad y garanticen el acceso a la justicia para las víctimas y sus comunidades.

Asimismo, exhortamos a la comunidad internacional a mantener su atención sobre la situación en Chiapas y a realizar acciones concretas, dentro de sus respectivos mandatos, que legitimen la defensa de los derechos humanos, apoyen activamente a quienes la ejercen, y vigilen que el Estado Mexicano cumpla con sus obligaciones internacionales en materia de protección de las personas defensoras, así como de investigación y sanción de las agresiones en su contra.

Quedamos atentos a las respuestas a la presente carta y agradecemos de antemano su atención

Saludos cordiales.]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Venezuela: Campaña de hostigamiento, intimidación y represalias contra Andreina Baduel y su familia</title>
		<link>https://observatoryfordefenders.org/alert/venezuela-campana-de-hostigamiento-intimidacion-y-represalias-contra-andreina-baduel-y-su-familia/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yasmine Louanchi]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Aug 2025 17:55:18 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[El Observatorio ha recibido información sobre actos de hostigamiento e intimidación en contra de la Sra. <strong>Andreina Baduel</strong>, periodista y una de las coordinadoras del Comité por la Libertad de los Presos Políticos (“el Comité” o “CLIPPVE”), y su hermana <strong>Margareth Baduel</strong>, también persona defensora e integrante del CLIPPVE. Andreina Baduel es portavoz del Comité, establecido en respuesta a las violaciones de los derechos humanos contra presos políticos, y ha defendido consistentemente los valores de democracia, justicia y libertad. Es además hija del general Raúl Isaías Baduel, quien murió bajo custodia del Estado venezolano, y hermana de Josnars Adolfo Baduel, actualmente preso político en la cárcel de Rodeo I.

Desde el 18 de junio de 2025 – fecha en que el CLIPPVE sostuvo una rueda de prensa en la Universidad Central de Venezuela, denunciando violaciones a los derechos humanos – Andreina Baduel y su familia han sido objeto de una campaña de hostigamiento, vigilancia e intimidación por parte de las autoridades venezolanas. Durante la rueda de prensa, dos agentes de los cuerpos de inteligencia del Estado, vestidos de civil, se infiltraron y tomaron fotos y videos de los y las participantes, miembros del Comité, incluyendo víctimas, activistas de derechos humanos y periodistas, sin su autorización. Una vez concluida la jornada, alrededor de las 15:00 horas, Andreina Baduel se dirigió hacia su casa y notó una fuerte presencia policial del Cuerpo de investigaciones Científicas, Penales y Criminalisticas (CICPC) en la zona, especialmente frente a su hogar. Al día siguiente, funcionarios estatales tomaron fotos, sin su autorización. Ese mismo día, al regresar a su casa, se encontró nuevamente con integrantes de la policía, quienes – en respuesta a preguntas de Andreina Baduel sobre su presencia – respondieron que estaban ahí, por “órdenes de sus superiores”, pero sin aportar explicación legal ni orden judicial alguna. Camionetas sin placas con funcionarios encapuchados continuaron grabando los movimientos alrededor de su casa ese día.

Entre el 19 y el 25 de junio de 2025, efectivos del CICPC, en vehículos sin identificación y con personas encapuchadas, mantuvieron una vigilancia constante frente a la residencia de Andreina Baduel, grabando sus movimientos y los de su familia.

Al mismo tiempo, la hermana de Andreina Baduel, Margareth Baduel, también fue sometida a actos similares de vigilancia e intimidación alrededor de su domicilio.

El 25 de junio de 2025, al llegar a su casa a las 14:00 horas, Margareth Baduel notó dos vehículos sospechosos estacionados cerca: una Fortuner plateada y un Chery Arauca, ambos con personas adentro. Al salir de su casa en su vehículo alrededor de las 15:00 horas, personas en moto (“motorizados”) la grabaron y persiguieron. Al lograr refugiarse en un área concurrida y al confrontar a los motorizados, estos huyeron. Más tarde, al salir nuevamente de su casa con su esposo y su hijo pequeño, Margareth Baduel notó que personas seguían grabándola desde una camioneta.

Un día después, el 26 de junio de 2025, al encontrarse en casa de su familia materna, Margareth Baduel – al intentar salir de la casa en su vehículo – se encontró con dos vehículos, una 4Runner dorada y un Chery X1 amarillo. Cuatro funcionarios encapuchados y con uniformes de la Policía Nacional Bolivariana (PNB) se bajaron de los vehículos e improvisaron una alcabala, intimidando a la Sra. Baduel y su familia, por lo que no pudieron salir de la casa, lo cual causó temor también a los vecinos del barrio.

Hasta el momento de publicación de este llamado urgente, permanecen camionetas sin placas en la parte superior e inferior de la residencia de Margareth Baduel, además de patrullas del CICPC.

El 16 de julio de 2025, un alto número de funcionarios estatales nuevamente se presentaron en la residencia de Andreina Baduel, con numerosas camionetas oficiales y funcionarios, causando nuevamente temor y presión sobre ella y su familia.

Andreina Baduel y sus familiares continúan en una situación de peligro muy alarmante. Su seguridad y bienestar están en riesgo, y la situación en general socava el trabajo del CLIPPVE, ya que ello crea una situación en que muchas víctimas temen solicitar la ayuda del Comité, debido al contexto de vigilancia contra sus líderes.

Cabe recordar que no es la primera vez Andreina Baduel y su familia sufren actos de intimidación, hostigamiento y amenazas por su trabajo legítimo e independiente de defensa de los derechos humanos. El Observatorio recuerda que el 12 de junio de 2025, la Comisión Interamericana de Derechos Humanos (CIDH) <a href="https://click.mailerlite.com/link/c/YT0yODA0NzEzMTg2NDgwMTAxMDAzJmM9djZpMSZiPTE0NjYzNzc4MDEmZD13OXY4YjV0.H7CDoGwgJw49rKrxPOocgxg9LzHUPu3g-f3MmxgrEkQ" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1466377801">otorgó medidas cautelares</a> a favor de Andreina Baduel mediante la emisión de la <a href="https://click.mailerlite.com/link/c/YT0yODA0NzEzMTg2NDgwMTAxMDAzJmM9djZpMSZiPTE0NjYzNzc4MDImZD1zNG45YjFm.uHmQ0T6POF-r3q0O6AAEQiO2VwtLWFFye4ZPR4x8nys" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1466377802">Resolución 44/2025</a>, tras considerar que se encontraba en una situación de gravedad y urgencia, con riesgo de sufrir daños irreparables a sus derechos fundamentales, determinando que antes del 12 de junio de 2025 había sido objeto de seguimientos, vigilancia, amenazas y hostigamiento tanto físico como digital por parte de funcionarios estatales. La CIDH requirió al Estado venezolano la protección efectiva de la vida e integridad de Andreina Baduel, así como que se le permita continuar con su labor de defensa de derechos humanos sin ser objeto de represión.

El Observatorio condena y denuncia esta represalia contra Andreina Baduel, y su hermana Margareth Baduel, por sus actividades pacíficas y legítimas de defensa de derechos humanos. El Observatorio exhorta a las autoridades venezolanas a investigar de manera inmediata e independiente la campaña de hostigamiento e intimidaciones contra Andreina Baduel y su familia, así como a tomar las medidas necesarias para garantizar el pleno ejercicio de su derecho a defender derechos humanos en Venezuela.

El Observatorio hace un llamado al Mecanismo de Protección a Defensores de Derechos Humanos, Periodistas, Comunicadores y Operadores de Justicia y de la Secretaría de Derechos Humanos y todas las autoridades de Venezuela a tomar de manera inmediata las medidas necesarias para garantizar la seguridad e integridad física y psicológica de Andreina Baduel y su familia y a dar cumplimiento inmediato y efectivo, y en concertación con las personas beneficiarias, a las medidas cautelares de la CIDH otorgadas a Andreina Baduel y a su núcleo familiar.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[El Observatorio ha recibido información sobre actos de hostigamiento e intimidación en contra de la Sra. <strong>Andreina Baduel</strong>, periodista y una de las coordinadoras del Comité por la Libertad de los Presos Políticos (“el Comité” o “CLIPPVE”), y su hermana <strong>Margareth Baduel</strong>, también persona defensora e integrante del CLIPPVE. Andreina Baduel es portavoz del Comité, establecido en respuesta a las violaciones de los derechos humanos contra presos políticos, y ha defendido consistentemente los valores de democracia, justicia y libertad. Es además hija del general Raúl Isaías Baduel, quien murió bajo custodia del Estado venezolano, y hermana de Josnars Adolfo Baduel, actualmente preso político en la cárcel de Rodeo I.

Desde el 18 de junio de 2025 – fecha en que el CLIPPVE sostuvo una rueda de prensa en la Universidad Central de Venezuela, denunciando violaciones a los derechos humanos – Andreina Baduel y su familia han sido objeto de una campaña de hostigamiento, vigilancia e intimidación por parte de las autoridades venezolanas. Durante la rueda de prensa, dos agentes de los cuerpos de inteligencia del Estado, vestidos de civil, se infiltraron y tomaron fotos y videos de los y las participantes, miembros del Comité, incluyendo víctimas, activistas de derechos humanos y periodistas, sin su autorización. Una vez concluida la jornada, alrededor de las 15:00 horas, Andreina Baduel se dirigió hacia su casa y notó una fuerte presencia policial del Cuerpo de investigaciones Científicas, Penales y Criminalisticas (CICPC) en la zona, especialmente frente a su hogar. Al día siguiente, funcionarios estatales tomaron fotos, sin su autorización. Ese mismo día, al regresar a su casa, se encontró nuevamente con integrantes de la policía, quienes – en respuesta a preguntas de Andreina Baduel sobre su presencia – respondieron que estaban ahí, por “órdenes de sus superiores”, pero sin aportar explicación legal ni orden judicial alguna. Camionetas sin placas con funcionarios encapuchados continuaron grabando los movimientos alrededor de su casa ese día.

Entre el 19 y el 25 de junio de 2025, efectivos del CICPC, en vehículos sin identificación y con personas encapuchadas, mantuvieron una vigilancia constante frente a la residencia de Andreina Baduel, grabando sus movimientos y los de su familia.

Al mismo tiempo, la hermana de Andreina Baduel, Margareth Baduel, también fue sometida a actos similares de vigilancia e intimidación alrededor de su domicilio.

El 25 de junio de 2025, al llegar a su casa a las 14:00 horas, Margareth Baduel notó dos vehículos sospechosos estacionados cerca: una Fortuner plateada y un Chery Arauca, ambos con personas adentro. Al salir de su casa en su vehículo alrededor de las 15:00 horas, personas en moto (“motorizados”) la grabaron y persiguieron. Al lograr refugiarse en un área concurrida y al confrontar a los motorizados, estos huyeron. Más tarde, al salir nuevamente de su casa con su esposo y su hijo pequeño, Margareth Baduel notó que personas seguían grabándola desde una camioneta.

Un día después, el 26 de junio de 2025, al encontrarse en casa de su familia materna, Margareth Baduel – al intentar salir de la casa en su vehículo – se encontró con dos vehículos, una 4Runner dorada y un Chery X1 amarillo. Cuatro funcionarios encapuchados y con uniformes de la Policía Nacional Bolivariana (PNB) se bajaron de los vehículos e improvisaron una alcabala, intimidando a la Sra. Baduel y su familia, por lo que no pudieron salir de la casa, lo cual causó temor también a los vecinos del barrio.

Hasta el momento de publicación de este llamado urgente, permanecen camionetas sin placas en la parte superior e inferior de la residencia de Margareth Baduel, además de patrullas del CICPC.

El 16 de julio de 2025, un alto número de funcionarios estatales nuevamente se presentaron en la residencia de Andreina Baduel, con numerosas camionetas oficiales y funcionarios, causando nuevamente temor y presión sobre ella y su familia.

Andreina Baduel y sus familiares continúan en una situación de peligro muy alarmante. Su seguridad y bienestar están en riesgo, y la situación en general socava el trabajo del CLIPPVE, ya que ello crea una situación en que muchas víctimas temen solicitar la ayuda del Comité, debido al contexto de vigilancia contra sus líderes.

Cabe recordar que no es la primera vez Andreina Baduel y su familia sufren actos de intimidación, hostigamiento y amenazas por su trabajo legítimo e independiente de defensa de los derechos humanos. El Observatorio recuerda que el 12 de junio de 2025, la Comisión Interamericana de Derechos Humanos (CIDH) <a href="https://click.mailerlite.com/link/c/YT0yODA0NzEzMTg2NDgwMTAxMDAzJmM9djZpMSZiPTE0NjYzNzc4MDEmZD13OXY4YjV0.H7CDoGwgJw49rKrxPOocgxg9LzHUPu3g-f3MmxgrEkQ" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1466377801">otorgó medidas cautelares</a> a favor de Andreina Baduel mediante la emisión de la <a href="https://click.mailerlite.com/link/c/YT0yODA0NzEzMTg2NDgwMTAxMDAzJmM9djZpMSZiPTE0NjYzNzc4MDImZD1zNG45YjFm.uHmQ0T6POF-r3q0O6AAEQiO2VwtLWFFye4ZPR4x8nys" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1466377802">Resolución 44/2025</a>, tras considerar que se encontraba en una situación de gravedad y urgencia, con riesgo de sufrir daños irreparables a sus derechos fundamentales, determinando que antes del 12 de junio de 2025 había sido objeto de seguimientos, vigilancia, amenazas y hostigamiento tanto físico como digital por parte de funcionarios estatales. La CIDH requirió al Estado venezolano la protección efectiva de la vida e integridad de Andreina Baduel, así como que se le permita continuar con su labor de defensa de derechos humanos sin ser objeto de represión.

El Observatorio condena y denuncia esta represalia contra Andreina Baduel, y su hermana Margareth Baduel, por sus actividades pacíficas y legítimas de defensa de derechos humanos. El Observatorio exhorta a las autoridades venezolanas a investigar de manera inmediata e independiente la campaña de hostigamiento e intimidaciones contra Andreina Baduel y su familia, así como a tomar las medidas necesarias para garantizar el pleno ejercicio de su derecho a defender derechos humanos en Venezuela.

El Observatorio hace un llamado al Mecanismo de Protección a Defensores de Derechos Humanos, Periodistas, Comunicadores y Operadores de Justicia y de la Secretaría de Derechos Humanos y todas las autoridades de Venezuela a tomar de manera inmediata las medidas necesarias para garantizar la seguridad e integridad física y psicológica de Andreina Baduel y su familia y a dar cumplimiento inmediato y efectivo, y en concertación con las personas beneficiarias, a las medidas cautelares de la CIDH otorgadas a Andreina Baduel y a su núcleo familiar.]]></content:encoded>
					
		
		
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