<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Impunity &#8211; The Observatory For Defenders</title>
	<atom:link href="https://observatoryfordefenders.org/violation/impunity/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://observatoryfordefenders.org</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Wed, 11 Mar 2026 13:44:29 +0000</lastBuildDate>
	<language>en-US</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>

<image>
	<url>https://observatoryfordefenders.org/wp-content/uploads/2022/06/cropped-OB-eye-orange-32x32.png</url>
	<title>Impunity &#8211; The Observatory For Defenders</title>
	<link>https://observatoryfordefenders.org</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Mauritanie : arrestations, détentions et poursuites judiciaires arbitraires contre huit défenseur·es des droits humains anti-esclavagistes</title>
		<link>https://observatoryfordefenders.org/alert/mauritanie-arrestations-detentions-et-poursuites-judiciaires-arbitraires-contre-huit-defenseur%c2%b7es-des-droits-humains-anti-esclavagistes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Esteban Munoz]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Mar 2026 09:01:08 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://observatoryfordefenders.org/?post_type=alert&#038;p=24504</guid>

					<description><![CDATA[L’arrestation et la détention arbitraire de six membres de l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA), organisation mauritanienne engagée dans la lutte contre l’esclavage, dont une journaliste, ainsi que de deux lanceuses d’alerte, constituent des actes de harcèlement judiciaire en lien direct avec la dénonciation d’un cas d’esclavage d’une mineure à Nouakchott. L’Observatoire pour la protection des défenseur·es des droits humains, un partenariat entre la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) et l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), condamne ces arrestations et poursuites et appelle à la cessation immédiate de toute forme de répression à l’encontre des défenseur·es des droits humains, en particulier celles et ceux luttant contre l’esclavage en Mauritanie.

<strong>Paris, Genève, Nouakchott, le 6 mars 2026</strong>. Au cours du mois de février, à la suite de la révélation d’un cas présumé d’esclavage impliquant une jeune enfant de 11 ans à Nouakchott et d’un rassemblement devant le commissariat de Police de Dar Naïm 2 de Nouakchott, six membres de l’IRA, dont une journaliste, ainsi que deux lanceuses d’alerte ont été arrêté·es et poursuivi·es par les autorités mauritaniennes. Iels sont accusé·es de « diffusion de fausses informations » et « association de malfaiteurs ».

Le 4 février 2026, des membres de l’IRA ont rendu publiques des allégations relatives à l’asservissement de Nouha Mohamed, une jeune fille de la communauté haratine âgée de 11 ans, qui aurait été maintenue en situation de servitude domestique par un couple dans la capitale, Nouakchott. Faisant suite à cette dénonciation, les autorités ont ouvert une enquête et les personnes soupçonnées ont été brièvement placées en garde à vue avant d’être relâchées.

Le 6 février 2026, durant l’interrogatoire des personnes soupçonnées dans l’affaire d’esclavage présumé, des militant·es de l’IRA se sont rassemblé·es devant le commissariat de Police de Dar Naïm 2 à Nouakchott afin d’exiger que les investigations soient menées de manière diligente et que la victime présumée et sa famille soient protégées. Les forces de police auraient alors dispersé violemment les militant·es présent·es devant le commissariat, blessant plusieurs d’entre elles et eux.

Dans ce contexte, la journaliste et membre de la commission de communication de l’IRA, <strong>Warda Souleymane</strong>, a publié sur les réseaux sociaux, le 6 février, une déclaration dénonçant les violences subies par les manifestant·es ainsi que les conditions de détention de certain·es militant·es. Suite à une plainte de la Haute Autorité de la Presse et de l’Audiovisuel (HAPA) le 10 février 2026, elle a été convoquée puis arrêtée par la police à Nouakchott et placée en détention à la prison des femmes de Nouakchott, où elle demeure détenue pour diffusion présumée de fausses informations.

Le 13 février 2026, <strong>Lemrabet Mahmoud</strong>, chef de la section de l’IRA à Nouadhibou, a, à son tour, été arrêté par les autorités et placé en détention dans la prison de Nouadhibou, après avoir dénoncé sur les réseaux sociaux l’arrestation de Warda Souleymane. Inculpé pour « incitation à la haine et à la discrimination » et pour « utilisation de moyens électroniques pour diffuser des discours haineux », M. Mahmoud a comparu le 5 mars devant le tribunal de Nouadhibou, qui l’a condamné à un an de prison avec sursis.

Le 16 février 2026, les lanceuses d’alerte <strong>Lalla Vatma</strong> et <strong>Rachida Saleck</strong> ainsi que les membres de l’IRA <strong>Abdallahi Abou Diop</strong>, chargé de la protection des droits humains, <strong>Elhaj Elid</strong>, coordinateur national des sections, <strong>Bounass Hmeida</strong>, coordonnateur national adjoint, et <strong>Med Vadel Aleyatt</strong>, chef de section dans la commune de Koumbi Saleh, ont été arrêté·es après avoir été convoqué·es par la police de Dar Naïm. Après leur garde à vue au commissariat de Dar Naim 2, iels ont comparu devant un juge d’instruction du tribunal de Nouakchott Nord (cabinet n°2) le 23 février, qui les a inculpé·es pour « diffusion de fausses informations » et d’« association de malfaiteurs » et placé·es sous mandat de dépôt. Les hommes ont été transférés à la prison centrale de Nouakchott, communément appelée « prison des Salafistes », tandis que les deux lanceuses d’alerte ont été incarcérées à la prison des femmes de Nouakchott. Ces 6 détenu•es ont comparu le 4 mars devant le juge d’instruction pour l’interrogatoire sur le fond, lors duquel iels ont soulevé son incompétence. Les avocat·es de la défense contestent la base juridique de ces poursuites, estimant qu’elles visent à criminaliser les personnes ayant dénoncé un cas d’esclavage.

L’Observatoire relève que la procédure aurait été marquée par plusieurs irrégularités, notamment des transferts de compétence entre juridictions, les requalifications successives susmentionnées et des restrictions dans l’accès à l’assistance juridique et aux soins médicaux pour certain·es détenu·es, alors même que plusieurs auraient été blessé·es lors de leur arrestation et subi des sévices corporels et psychologiques en détention. Or, la Mauritanie a ratifié la Convention contre la torture (CAT) en 2004 et son Protocole facultatif (OPCAT) en 2012, et a mis en place en 2015 un Mécanisme National de Prévention de la Torture (MNP), en vertu desquels elle s’est engagée à prévenir et punir ces pratiques.

Ces événements s’inscrivent dans un contexte plus large de pressions récurrentes contre les défenseur·es des droits humains engagé·es dans la lutte contre l’esclavage en Mauritanie et en particulier contre les membres de l’IRA. Bien que l’esclavage ait été aboli en 1981 et qualifié de crime contre l’humanité par la loi de 2015, des organisations internationales et de la société civile continuent de documenter des pratiques esclavagistes affectant principalement la communauté haratine. A cet égard, les victimes, militant·es anti-esclavagistes et lanceur·ses d’alerte qui dénoncent ces faits sont régulièrement exposé·es à des représailles et à des poursuites judiciaires. Entre 2010 et 2018, le président de l’IRA et député <strong>Biram Dah Abeid</strong> a été arrêté à plusieurs reprises, notamment en août 2018, sur la base d’accusations liées à l’incitation à la violence et au discours de haine.

De même, illustration d’un harcèlement judiciaire acharné, <a href="https://www.fidh.org/fr/regions/afrique/mauritanie/mauritanie-les-detentions-arbitraires-de-defenseur-es-des-droits-des">Warda Souleymane avait été arrêtée</a> par les autorités mauritaniennes le 31 octobre 2025, à son retour de Banjul (Gambie), pour avoir dénoncé publiquement la discrimination raciale à l’encontre des populations noires mauritaniennes lors de la 85ᵉ session de la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples (CADHP), avant d’être libérée sous contrôle judiciaire le 6 novembre 2025.

Le 28 novembre 2025, neuf personnes, dont <strong>Dieynaba Ndiom</strong>, défenseure des droits des femmes, responsable des subventions pour l’Initiative Pananetugri pour le Bien-Être de la Femme (IPBF), <a href="https://www.fidh.org/fr/themes/defenseurs-des-droits-humains/mauritanie-detention-arbitraire-de-dieynaba-ndiom-defenseure-des">avaient été arbitrairement arrêté·es avant d’être libéré·es sous caution et contrôle judiciaire le 5 décembre 2025</a>. Ces arrestations répétées suscitent de vives préoccupations quant à l’utilisation du système judiciaire pour restreindre l’action légitime de défense des droits humains en Mauritanie.

L’Observatoire note que l’arrestation et la poursuite de défenseur·es pour avoir dénoncé des faits présumés d’esclavage et participé à un rassemblement pacifique constituent des restrictions aux droits reconnus par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) et à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, ratifiés par la Mauritanie. L’invocation d’infractions telles que la « diffusion de fausses informations » ou l’« association de malfaiteurs » afin de sanctionner la dénonciation de violations graves des droits humains soulève de sérieuses inquiétudes quant à la possibilité des défenseur·es de poursuivre leurs activités sans représailles, et contrevient à ce titre aux dispositions contenues dans la Déclaration des Nations unies sur les défenseur·es des droits humains.

L’Observatoire condamne ainsi fermement l’arrestation, la détention et le harcèlement judiciaire visant les membres de l’IRA, dont la journaliste Warda Souleymane, ainsi que les deux lanceuses d’alerte, qui semblent directement liés à leurs activités légitimes et pacifiques de défense des droits humains.

L’Observatoire appelle les autorités mauritaniennes à procéder à leur libération immédiate, à abandonner les charges à leur encontre et à garantir que l’ensemble des défenseur·es des droits humains puisse exercer leurs activités sans entrave ni représailles.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[L’arrestation et la détention arbitraire de six membres de l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA), organisation mauritanienne engagée dans la lutte contre l’esclavage, dont une journaliste, ainsi que de deux lanceuses d’alerte, constituent des actes de harcèlement judiciaire en lien direct avec la dénonciation d’un cas d’esclavage d’une mineure à Nouakchott. L’Observatoire pour la protection des défenseur·es des droits humains, un partenariat entre la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) et l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), condamne ces arrestations et poursuites et appelle à la cessation immédiate de toute forme de répression à l’encontre des défenseur·es des droits humains, en particulier celles et ceux luttant contre l’esclavage en Mauritanie.

<strong>Paris, Genève, Nouakchott, le 6 mars 2026</strong>. Au cours du mois de février, à la suite de la révélation d’un cas présumé d’esclavage impliquant une jeune enfant de 11 ans à Nouakchott et d’un rassemblement devant le commissariat de Police de Dar Naïm 2 de Nouakchott, six membres de l’IRA, dont une journaliste, ainsi que deux lanceuses d’alerte ont été arrêté·es et poursuivi·es par les autorités mauritaniennes. Iels sont accusé·es de « diffusion de fausses informations » et « association de malfaiteurs ».

Le 4 février 2026, des membres de l’IRA ont rendu publiques des allégations relatives à l’asservissement de Nouha Mohamed, une jeune fille de la communauté haratine âgée de 11 ans, qui aurait été maintenue en situation de servitude domestique par un couple dans la capitale, Nouakchott. Faisant suite à cette dénonciation, les autorités ont ouvert une enquête et les personnes soupçonnées ont été brièvement placées en garde à vue avant d’être relâchées.

Le 6 février 2026, durant l’interrogatoire des personnes soupçonnées dans l’affaire d’esclavage présumé, des militant·es de l’IRA se sont rassemblé·es devant le commissariat de Police de Dar Naïm 2 à Nouakchott afin d’exiger que les investigations soient menées de manière diligente et que la victime présumée et sa famille soient protégées. Les forces de police auraient alors dispersé violemment les militant·es présent·es devant le commissariat, blessant plusieurs d’entre elles et eux.

Dans ce contexte, la journaliste et membre de la commission de communication de l’IRA, <strong>Warda Souleymane</strong>, a publié sur les réseaux sociaux, le 6 février, une déclaration dénonçant les violences subies par les manifestant·es ainsi que les conditions de détention de certain·es militant·es. Suite à une plainte de la Haute Autorité de la Presse et de l’Audiovisuel (HAPA) le 10 février 2026, elle a été convoquée puis arrêtée par la police à Nouakchott et placée en détention à la prison des femmes de Nouakchott, où elle demeure détenue pour diffusion présumée de fausses informations.

Le 13 février 2026, <strong>Lemrabet Mahmoud</strong>, chef de la section de l’IRA à Nouadhibou, a, à son tour, été arrêté par les autorités et placé en détention dans la prison de Nouadhibou, après avoir dénoncé sur les réseaux sociaux l’arrestation de Warda Souleymane. Inculpé pour « incitation à la haine et à la discrimination » et pour « utilisation de moyens électroniques pour diffuser des discours haineux », M. Mahmoud a comparu le 5 mars devant le tribunal de Nouadhibou, qui l’a condamné à un an de prison avec sursis.

Le 16 février 2026, les lanceuses d’alerte <strong>Lalla Vatma</strong> et <strong>Rachida Saleck</strong> ainsi que les membres de l’IRA <strong>Abdallahi Abou Diop</strong>, chargé de la protection des droits humains, <strong>Elhaj Elid</strong>, coordinateur national des sections, <strong>Bounass Hmeida</strong>, coordonnateur national adjoint, et <strong>Med Vadel Aleyatt</strong>, chef de section dans la commune de Koumbi Saleh, ont été arrêté·es après avoir été convoqué·es par la police de Dar Naïm. Après leur garde à vue au commissariat de Dar Naim 2, iels ont comparu devant un juge d’instruction du tribunal de Nouakchott Nord (cabinet n°2) le 23 février, qui les a inculpé·es pour « diffusion de fausses informations » et d’« association de malfaiteurs » et placé·es sous mandat de dépôt. Les hommes ont été transférés à la prison centrale de Nouakchott, communément appelée « prison des Salafistes », tandis que les deux lanceuses d’alerte ont été incarcérées à la prison des femmes de Nouakchott. Ces 6 détenu•es ont comparu le 4 mars devant le juge d’instruction pour l’interrogatoire sur le fond, lors duquel iels ont soulevé son incompétence. Les avocat·es de la défense contestent la base juridique de ces poursuites, estimant qu’elles visent à criminaliser les personnes ayant dénoncé un cas d’esclavage.

L’Observatoire relève que la procédure aurait été marquée par plusieurs irrégularités, notamment des transferts de compétence entre juridictions, les requalifications successives susmentionnées et des restrictions dans l’accès à l’assistance juridique et aux soins médicaux pour certain·es détenu·es, alors même que plusieurs auraient été blessé·es lors de leur arrestation et subi des sévices corporels et psychologiques en détention. Or, la Mauritanie a ratifié la Convention contre la torture (CAT) en 2004 et son Protocole facultatif (OPCAT) en 2012, et a mis en place en 2015 un Mécanisme National de Prévention de la Torture (MNP), en vertu desquels elle s’est engagée à prévenir et punir ces pratiques.

Ces événements s’inscrivent dans un contexte plus large de pressions récurrentes contre les défenseur·es des droits humains engagé·es dans la lutte contre l’esclavage en Mauritanie et en particulier contre les membres de l’IRA. Bien que l’esclavage ait été aboli en 1981 et qualifié de crime contre l’humanité par la loi de 2015, des organisations internationales et de la société civile continuent de documenter des pratiques esclavagistes affectant principalement la communauté haratine. A cet égard, les victimes, militant·es anti-esclavagistes et lanceur·ses d’alerte qui dénoncent ces faits sont régulièrement exposé·es à des représailles et à des poursuites judiciaires. Entre 2010 et 2018, le président de l’IRA et député <strong>Biram Dah Abeid</strong> a été arrêté à plusieurs reprises, notamment en août 2018, sur la base d’accusations liées à l’incitation à la violence et au discours de haine.

De même, illustration d’un harcèlement judiciaire acharné, <a href="https://www.fidh.org/fr/regions/afrique/mauritanie/mauritanie-les-detentions-arbitraires-de-defenseur-es-des-droits-des">Warda Souleymane avait été arrêtée</a> par les autorités mauritaniennes le 31 octobre 2025, à son retour de Banjul (Gambie), pour avoir dénoncé publiquement la discrimination raciale à l’encontre des populations noires mauritaniennes lors de la 85ᵉ session de la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples (CADHP), avant d’être libérée sous contrôle judiciaire le 6 novembre 2025.

Le 28 novembre 2025, neuf personnes, dont <strong>Dieynaba Ndiom</strong>, défenseure des droits des femmes, responsable des subventions pour l’Initiative Pananetugri pour le Bien-Être de la Femme (IPBF), <a href="https://www.fidh.org/fr/themes/defenseurs-des-droits-humains/mauritanie-detention-arbitraire-de-dieynaba-ndiom-defenseure-des">avaient été arbitrairement arrêté·es avant d’être libéré·es sous caution et contrôle judiciaire le 5 décembre 2025</a>. Ces arrestations répétées suscitent de vives préoccupations quant à l’utilisation du système judiciaire pour restreindre l’action légitime de défense des droits humains en Mauritanie.

L’Observatoire note que l’arrestation et la poursuite de défenseur·es pour avoir dénoncé des faits présumés d’esclavage et participé à un rassemblement pacifique constituent des restrictions aux droits reconnus par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) et à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, ratifiés par la Mauritanie. L’invocation d’infractions telles que la « diffusion de fausses informations » ou l’« association de malfaiteurs » afin de sanctionner la dénonciation de violations graves des droits humains soulève de sérieuses inquiétudes quant à la possibilité des défenseur·es de poursuivre leurs activités sans représailles, et contrevient à ce titre aux dispositions contenues dans la Déclaration des Nations unies sur les défenseur·es des droits humains.

L’Observatoire condamne ainsi fermement l’arrestation, la détention et le harcèlement judiciaire visant les membres de l’IRA, dont la journaliste Warda Souleymane, ainsi que les deux lanceuses d’alerte, qui semblent directement liés à leurs activités légitimes et pacifiques de défense des droits humains.

L’Observatoire appelle les autorités mauritaniennes à procéder à leur libération immédiate, à abandonner les charges à leur encontre et à garantir que l’ensemble des défenseur·es des droits humains puisse exercer leurs activités sans entrave ni représailles.]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Acompañamiento en la búsqueda de justicia por el asesinato de la defensora de derechos humanos Berta Cáceres (2016 – 2026)</title>
		<link>https://observatoryfordefenders.org/alert/acompanamiento-en-la-busqueda-de-justicia-por-el-asesinato-de-la-defensora-de-derechos-humanos-berta-caceres-2016-2026/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Esteban Munoz]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Mar 2026 08:53:05 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://observatoryfordefenders.org/?post_type=alert&#038;p=24488</guid>

					<description><![CDATA[El asesinato de Berta Cáceres, lideresa indígena Lenca y defensora del territorio y del medio ambiente, ocurrido el 2 de marzo de 2016 en Honduras, constituye uno de los casos más emblemáticos de violencia contra personas defensoras de derechos humanos en América Latina.

Diez años después, gracias a la movilización constante de su familia, del COPINH y de numerosas organizaciones nacionales e internacionales de derechos humanos, el caso ha registrado avances judiciales significativos. Entre ellos, la condena penal de siete personas como autores materiales del asesinato y la condena del Director de la Empresa DESA como coautor del crimen. Igualmente, la condena por corrupción en la concesión del proyecto hidroeléctrico Agua Zarca, conocido como “Fraude sobre el Gualcarque”, permitió avanzar en la búsqueda de justicia por los otros tipos de las responsabilidades vinculadas a la imposición de proyectos extractivos. Sin embargo, todos los responsables de este crimen no han sido juzgados.

Desde 2016, la FIDH y la OMCT en el marco del Observatorio para la Protección de las Personas Defensoras de Derechos Humanos, junto con sus organizaciones miembro como el CAJAR en Colombia, CALDH en Guatemala y CIPRODEH y COFADEH en Honduras, han acompañado este caso, con el objetivo de garantizar verdad, justicia, reparación y garantías de no repetición.

<strong>2016–2017: Denuncia y visibilización internacional. </strong>

Berta Isabel Cáceres Flores, miembro de la población Lenca, cofundadora y coordinadora del Consejo Cívico de Organizaciones Populares e Indígenas de Honduras (COPINH), fue asesinada en la noche del miércoles 2 de marzo en La Esperanza, departamento del Intibucá, su ciudad natal.

Berta Cáceres luchaba por los derechos del pueblo indígena Lenca en la recuperación de sus tierras en Río Blanco, Intibucá, frente a la construcción de la represa hidroeléctrica Agua Zarca de la empresa Desarrollos Energéticos S.A. (DESA), en tierras lencas.

En los años previos, Berta había sido objeto de amenazas reiteradas, campañas de estigmatización, procesos de criminalización y vigilancia debido a su oposición al proyecto. Como coordinadora del COPINH, denunció públicamente irregularidades en la concesión y la presencia de fuerzas de seguridad en la zona. A pesar de contar con medidas cautelares otorgadas por la Comisión Interamericana de Derechos Humanos (CIDH), el Estado no garantizó una protección efectiva.

Días antes del asesinato, en febrero de 2016, el Observatorio había publicado un informe regional sobre la criminalización de personas defensoras de derechos humanos en el contexto de la extracción de recursos naturales y megaproyectos en América Latina. El informe documentaba patrones de persecución, estigmatización y uso indebido del sistema penal contra quienes defendían el territorio y los derechos de los pueblos indígenas. La situación de Berta Cáceres se inscribía en ese patrón regional ya advertido.

La movilización nacional e internacional para exigir justicia por el asesinato de Berta Cáceres comenzó ese mismo día, con manifestaciones públicas de condena de la FIDH y de sus miembros. Desde los primeros meses posteriores al asesinato, las organizaciones subrayaron de forma constante la existencia de elementos preocupantes: el historial de amenazas contra Berta Cáceres, la conflictividad en torno al proyecto hidroeléctrico Agua Zarca y la falta de protección efectiva por parte del Estado hondureño, pese a las medidas cautelares otorgadas por la CIDH.

Igualmente se evidenciaron las responsabilidades de los actores financieros vinculados al proyecto Agua Zarca, como la del Banco Holandés de Desarrollo (FMO) que lo financiaba. El 15 de marzo de 2016, varias organizaciones firmaron una carta abierta dirigida al Gobierno de los Países Bajos instando a que el FMO retirara su financiamiento del proyecto. En esa carta se subrayaba que las entidades financieras no podían alegar desconocimiento del contexto de amenazas y conflictividad, y que debían actuar conforme a sus obligaciones de debida diligencia en materia de derechos humanos.

Asimismo luego de una misión del Observatorio en Honduras del 11 al 15 de abril de 2016, se denunció el clima generalizado de violencia, intimidación y estigmatización que enfrentaban las personas defensoras del territorio y del medio ambiente en Honduras, señalando que el asesinato de Berta Cáceres se inscribía en un patrón más amplio de ataques contra quienes cuestionaban intereses económicos y extractivos.

Lamentablemente, el asesinato de Berta fue solo uno de los casos de violencia que padecen personas defensoras de derechos humanos en Honduras. De mayo de 2015 a diciembre de 2016, el Observatorio había documentado 16 asesinatos de personas defensoras de derechos humanos, convirtiendo a Honduras en uno de los más peligrosos para la defensa de personas defensoras de derechos humanos, como lo señaló en su informe publicado en diciembre de 2016: “Honduras: Los defensores y defensoras de derechos humanos entre la espada y la pared.”.

<strong>2018 – 2021 Acompañamiento de la Misión de Observación Calificada</strong>

El año 2018 daría inicio el primer juicio contra los autores materiales del asesinato. Frente a la fragilidad del sistema judicial hondureño, se conformó una Misión de Observación Calificada en la Causa Berta Cáceres, integrada por 19 organizaciones nacionales e internacionales expertas en derechos humanos, entre ellas la FIDH y la OMCT en el marco del Observatorio. Igualmente hicieron parte de la Misión sus organizaciones miembro como el CAJAR en Colombia, CALDH en Guatemala y CIPRODEH en Honduras.

La misión logró participar en la observación directa de las audiencias; documentar irregularidades procesales, restricciones a la publicidad del juicio y limitaciones al acceso de las víctimas a la justicia; y emitir comunicados públicos dirigidos a las autoridades hondureñas, exigiendo respeto al debido proceso.

El 29 de noviembre de 2018, el Tribunal de Sentencia declaró culpables a siete personas como autores materiales del asesinato de Berta Cáceres y del intento de asesinato de Gustavo Castro. Solamente, hasta el 2 de diciembre de 2019, casi un año después, se emitió la sentencia escrita que individualizó las penas, estableciendo condenas de entre 30 y 50 años de prisión.

Si bien estas condenas representaron un avance importante en el proceso judicial, desde el inicio se señaló que no agotaban las responsabilidades derivadas del crimen, ya que la autoría intelectual y las posibles estructuras de planificación más amplias no habían sido plenamente esclarecidas, como lo es el rol de la fdamilia Atala Zablah.

La emisión de la sentencia escrita sufrió una demora significativa tras el fallo oral, generando preocupación respecto al derecho de las víctimas a una justicia pronta y efectiva. Esta situación fue denunciada públicamente por la Misión de Observación Calificada, que alertó sobre los riesgos que tales dilaciones representaban para el acceso a la justicia.

En febrero de 2020 se publicó el informe de la Misión de Observación Calificada titulado “La justicia hondureña en deuda”, que sistematizó las observaciones del juicio y documentó las debilidades estructurales del sistema judicial hondureño, incluyendo la falta de investigación integral de la autoría intelectual y los obstáculos enfrentados por las víctimas.

El 5 de julio de 2021, el Tribunal de Sentencia dictó una decisión que constituyó un precedente histórico, declarando culpable a Roberto David Castillo Mejía, ex gerente de la empresa DESA, como co-autor del asesinato de Berta Cáceres. Posteriormente, el 20 de junio de 2022, se emitió la sentencia escrita que le impuso una pena de 22 años y 6 meses de prisión. La decisión judicial reconoció que el asesinato de Berta Cáceres estuvo vinculado a la oposición liderada por ella y el COPINH frente al proyecto hidroeléctrico Agua Zarca, y que Castillo actuó como articulador principal de una estructura más amplia de planificación y coordinación del crimen ejecutado como represalia a la oposición de Berta Cáceres y el COPINH contra el proyecto de Agua Zarca.

En el marco del juicio contra David Castillo, la Misión de Observación Calificada dio seguimiento continuo a las audiencias, publicando análisis periódicos sobre su desarrollo y emitiendo pronunciamientos públicos exigiendo un fallo justo, independiente y apegado a la ley. Este seguimiento permitió documentar el respeto de las garantías procesales y mantener la atención internacional sobre el caso.

<strong>2021–2023: El Fraude sobre el Gualcarque </strong>

El “Fraude sobre el Gualcarque” hace referencia al fraude realizado para que la empresa DESA fuera la beneficiaria de la concesión del Proyecto hidroeléctrico Agua Zarca sobre el río Gualcarque, en el territorio ancestral del pueblo lenca. El proceso penal iniciado en 2019 se dirigió contra ex funcionarios públicos acusados de haber otorgado licencias y permisos de manera fraudulenta, sin consulta previa, libre e informada a la comunidad afectada.

En el marco de este proceso, los jueces negaron reconocer al COPINH como acusador privado y víctima directa, bajo el argumento de que en los delitos de corrupción la víctima es exclusivamente el Estado. Frente a esta interpretación restrictiva, la FIDH, junto con sus organizaciones miembro el CAJAR (Colombia), CALDH (Guatemala) y CIPRODEH (Honduras) presentaron un Amicus Curiae, en el cual se sostuvo que los hechos de corrupción pueden violar no solamente la administración pública sino también los derechos humanos de las personas individuales y colectivas. Las víctimas deben poder participar en los procesos penales que buscan establecer responsabilidades por los hechos de corrupción. En este caso, la corrupción administrativa no era abstracta, sino que había tenido consecuencias concretas sobre el pueblo lenca de Río Blanco, vulnerando derechos colectivos, incluyendo el derecho al territorio, al agua y a la consulta previa conforme al Convenio 169 de la Organización Internacional del Trabajo (OIT). Y la participación del pueblo lenca sería a través de su organización reconocida, el COPINH.

El 31 de agosto de 2021, la Sala de lo Constitucional de la Corte Suprema de Justicia reconoció el derecho del pueblo lenca de Río Blanco, representado por el COPINH, a ser considerado víctima en el proceso, lo que constituyó un precedente importante al afirmar que los delitos de corrupción pueden afectar directamente los derechos colectivos de comunidades indígenas y habilitar su participación como víctimas en procesos penales.

Posteriormente, el proceso enfrentó nuevas dilaciones y obstáculos judiciales. El 15 de noviembre de 2025 se hicieron públicas las sentencias contra tres personas vinculadas al fraude en la concesión del proyecto Agua Zarca: el exgerente de la empresa DESA, una exfuncionaria de la ENEE y el exalcalde de San Francisco de Ojuera. Las condenas incluyeron penas de prisión e inhabilitaciones por delitos de fraude, falsificación de documentos públicos y usurpación de funciones.

<strong>2025: Conformación e Informe del GIEI </strong>

En febrero de 2025 y con el acuerdo del Gobierno hondureño y de la CIDH se instaló el Grupo Interdisciplinario de Expertas y Expertos independientes (GIEI) Honduras, con el mandato de realizar un análisis técnico de las líneas de investigación para determinar responsabilidades penales, de delitos conexos y proponer un plan de reparación integral para las víctimas. En enero de 2026, el Informe Final del GIEI, confirmó que el asesinato fue el resultado de una operación criminal organizada, con responsabilidades empresariales, financieras y estatales.

El Informe aporta además un elemento especialmente relevante: el esclarecimiento del entramado financiero vinculado al proyecto Agua Zarca. El GIEI documentó la participación de instituciones financieras internacionales en el financiamiento del proyecto y detalló mecanismos de desvío y utilización de recursos que habrían servido para sostener la estructura de vigilancia, intimidación y planificación del crimen. Estos hallazgos permiten comprender el asesinato no solo como un acto individual, sino como el resultado de un esquema organizado en el que confluyeron intereses empresariales, decisiones estatales y flujos financieros internacionales.

Para el Observatorio, este informe del GIEI constituye un instrumento técnico-jurídico de alto valor probatorio para el esclarecimiento integral del crimen de Berta Caceres. Y se suma a la delclaración de la Misión de Observación Ccalificada para que el Estado hondureño implemente integralmente las recomendaciones del GIEI, como condición indispensable para garantizar verdad, justicia, reparación y no repetición.

El Observatorio, junto con organizaciones nacionales en las Américas, desde hace 10 años se solidariza y ha acompañado la mobilización global de exigencia de justicia, por los crímenes cometidos contra Berta Cáceres, y hace un llamado a las autoridades hondureñas a avanzar en el esclarecimiento de todas las responsabilidades, incluidas las empresariales, financieras y estatales.

A casi una década del crimen, el Observatorio reafirma que la justicia para Berta Cáceres es inseparable de la justicia para los pueblos indígenas y para todas las personas defensoras de derechos humanos.

En este sentido, reitera la necesidad de:

1. Reabrir y profundizar las investigaciones a la luz del Informe del GIEI, avanzando hacia la identificación y procesamiento de todos los autores intelectuales y financieros, incluidas responsabilidades empresariales y estatales
2. Implementar plenamente las recomendaciones del GIEI
3. Garantizar una reparación integral al pueblo lenca, incluida la restitución de sus derechos territoriales y medidas de reparación colectiva
4. Investigar el rol de los actores financieros y las fallas en los mecanismos de debida diligencia
5. Adoptar garantías estructurales de no repetición para proteger a las personas defensoras de derechos humanos en Honduras.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[El asesinato de Berta Cáceres, lideresa indígena Lenca y defensora del territorio y del medio ambiente, ocurrido el 2 de marzo de 2016 en Honduras, constituye uno de los casos más emblemáticos de violencia contra personas defensoras de derechos humanos en América Latina.

Diez años después, gracias a la movilización constante de su familia, del COPINH y de numerosas organizaciones nacionales e internacionales de derechos humanos, el caso ha registrado avances judiciales significativos. Entre ellos, la condena penal de siete personas como autores materiales del asesinato y la condena del Director de la Empresa DESA como coautor del crimen. Igualmente, la condena por corrupción en la concesión del proyecto hidroeléctrico Agua Zarca, conocido como “Fraude sobre el Gualcarque”, permitió avanzar en la búsqueda de justicia por los otros tipos de las responsabilidades vinculadas a la imposición de proyectos extractivos. Sin embargo, todos los responsables de este crimen no han sido juzgados.

Desde 2016, la FIDH y la OMCT en el marco del Observatorio para la Protección de las Personas Defensoras de Derechos Humanos, junto con sus organizaciones miembro como el CAJAR en Colombia, CALDH en Guatemala y CIPRODEH y COFADEH en Honduras, han acompañado este caso, con el objetivo de garantizar verdad, justicia, reparación y garantías de no repetición.

<strong>2016–2017: Denuncia y visibilización internacional. </strong>

Berta Isabel Cáceres Flores, miembro de la población Lenca, cofundadora y coordinadora del Consejo Cívico de Organizaciones Populares e Indígenas de Honduras (COPINH), fue asesinada en la noche del miércoles 2 de marzo en La Esperanza, departamento del Intibucá, su ciudad natal.

Berta Cáceres luchaba por los derechos del pueblo indígena Lenca en la recuperación de sus tierras en Río Blanco, Intibucá, frente a la construcción de la represa hidroeléctrica Agua Zarca de la empresa Desarrollos Energéticos S.A. (DESA), en tierras lencas.

En los años previos, Berta había sido objeto de amenazas reiteradas, campañas de estigmatización, procesos de criminalización y vigilancia debido a su oposición al proyecto. Como coordinadora del COPINH, denunció públicamente irregularidades en la concesión y la presencia de fuerzas de seguridad en la zona. A pesar de contar con medidas cautelares otorgadas por la Comisión Interamericana de Derechos Humanos (CIDH), el Estado no garantizó una protección efectiva.

Días antes del asesinato, en febrero de 2016, el Observatorio había publicado un informe regional sobre la criminalización de personas defensoras de derechos humanos en el contexto de la extracción de recursos naturales y megaproyectos en América Latina. El informe documentaba patrones de persecución, estigmatización y uso indebido del sistema penal contra quienes defendían el territorio y los derechos de los pueblos indígenas. La situación de Berta Cáceres se inscribía en ese patrón regional ya advertido.

La movilización nacional e internacional para exigir justicia por el asesinato de Berta Cáceres comenzó ese mismo día, con manifestaciones públicas de condena de la FIDH y de sus miembros. Desde los primeros meses posteriores al asesinato, las organizaciones subrayaron de forma constante la existencia de elementos preocupantes: el historial de amenazas contra Berta Cáceres, la conflictividad en torno al proyecto hidroeléctrico Agua Zarca y la falta de protección efectiva por parte del Estado hondureño, pese a las medidas cautelares otorgadas por la CIDH.

Igualmente se evidenciaron las responsabilidades de los actores financieros vinculados al proyecto Agua Zarca, como la del Banco Holandés de Desarrollo (FMO) que lo financiaba. El 15 de marzo de 2016, varias organizaciones firmaron una carta abierta dirigida al Gobierno de los Países Bajos instando a que el FMO retirara su financiamiento del proyecto. En esa carta se subrayaba que las entidades financieras no podían alegar desconocimiento del contexto de amenazas y conflictividad, y que debían actuar conforme a sus obligaciones de debida diligencia en materia de derechos humanos.

Asimismo luego de una misión del Observatorio en Honduras del 11 al 15 de abril de 2016, se denunció el clima generalizado de violencia, intimidación y estigmatización que enfrentaban las personas defensoras del territorio y del medio ambiente en Honduras, señalando que el asesinato de Berta Cáceres se inscribía en un patrón más amplio de ataques contra quienes cuestionaban intereses económicos y extractivos.

Lamentablemente, el asesinato de Berta fue solo uno de los casos de violencia que padecen personas defensoras de derechos humanos en Honduras. De mayo de 2015 a diciembre de 2016, el Observatorio había documentado 16 asesinatos de personas defensoras de derechos humanos, convirtiendo a Honduras en uno de los más peligrosos para la defensa de personas defensoras de derechos humanos, como lo señaló en su informe publicado en diciembre de 2016: “Honduras: Los defensores y defensoras de derechos humanos entre la espada y la pared.”.

<strong>2018 – 2021 Acompañamiento de la Misión de Observación Calificada</strong>

El año 2018 daría inicio el primer juicio contra los autores materiales del asesinato. Frente a la fragilidad del sistema judicial hondureño, se conformó una Misión de Observación Calificada en la Causa Berta Cáceres, integrada por 19 organizaciones nacionales e internacionales expertas en derechos humanos, entre ellas la FIDH y la OMCT en el marco del Observatorio. Igualmente hicieron parte de la Misión sus organizaciones miembro como el CAJAR en Colombia, CALDH en Guatemala y CIPRODEH en Honduras.

La misión logró participar en la observación directa de las audiencias; documentar irregularidades procesales, restricciones a la publicidad del juicio y limitaciones al acceso de las víctimas a la justicia; y emitir comunicados públicos dirigidos a las autoridades hondureñas, exigiendo respeto al debido proceso.

El 29 de noviembre de 2018, el Tribunal de Sentencia declaró culpables a siete personas como autores materiales del asesinato de Berta Cáceres y del intento de asesinato de Gustavo Castro. Solamente, hasta el 2 de diciembre de 2019, casi un año después, se emitió la sentencia escrita que individualizó las penas, estableciendo condenas de entre 30 y 50 años de prisión.

Si bien estas condenas representaron un avance importante en el proceso judicial, desde el inicio se señaló que no agotaban las responsabilidades derivadas del crimen, ya que la autoría intelectual y las posibles estructuras de planificación más amplias no habían sido plenamente esclarecidas, como lo es el rol de la fdamilia Atala Zablah.

La emisión de la sentencia escrita sufrió una demora significativa tras el fallo oral, generando preocupación respecto al derecho de las víctimas a una justicia pronta y efectiva. Esta situación fue denunciada públicamente por la Misión de Observación Calificada, que alertó sobre los riesgos que tales dilaciones representaban para el acceso a la justicia.

En febrero de 2020 se publicó el informe de la Misión de Observación Calificada titulado “La justicia hondureña en deuda”, que sistematizó las observaciones del juicio y documentó las debilidades estructurales del sistema judicial hondureño, incluyendo la falta de investigación integral de la autoría intelectual y los obstáculos enfrentados por las víctimas.

El 5 de julio de 2021, el Tribunal de Sentencia dictó una decisión que constituyó un precedente histórico, declarando culpable a Roberto David Castillo Mejía, ex gerente de la empresa DESA, como co-autor del asesinato de Berta Cáceres. Posteriormente, el 20 de junio de 2022, se emitió la sentencia escrita que le impuso una pena de 22 años y 6 meses de prisión. La decisión judicial reconoció que el asesinato de Berta Cáceres estuvo vinculado a la oposición liderada por ella y el COPINH frente al proyecto hidroeléctrico Agua Zarca, y que Castillo actuó como articulador principal de una estructura más amplia de planificación y coordinación del crimen ejecutado como represalia a la oposición de Berta Cáceres y el COPINH contra el proyecto de Agua Zarca.

En el marco del juicio contra David Castillo, la Misión de Observación Calificada dio seguimiento continuo a las audiencias, publicando análisis periódicos sobre su desarrollo y emitiendo pronunciamientos públicos exigiendo un fallo justo, independiente y apegado a la ley. Este seguimiento permitió documentar el respeto de las garantías procesales y mantener la atención internacional sobre el caso.

<strong>2021–2023: El Fraude sobre el Gualcarque </strong>

El “Fraude sobre el Gualcarque” hace referencia al fraude realizado para que la empresa DESA fuera la beneficiaria de la concesión del Proyecto hidroeléctrico Agua Zarca sobre el río Gualcarque, en el territorio ancestral del pueblo lenca. El proceso penal iniciado en 2019 se dirigió contra ex funcionarios públicos acusados de haber otorgado licencias y permisos de manera fraudulenta, sin consulta previa, libre e informada a la comunidad afectada.

En el marco de este proceso, los jueces negaron reconocer al COPINH como acusador privado y víctima directa, bajo el argumento de que en los delitos de corrupción la víctima es exclusivamente el Estado. Frente a esta interpretación restrictiva, la FIDH, junto con sus organizaciones miembro el CAJAR (Colombia), CALDH (Guatemala) y CIPRODEH (Honduras) presentaron un Amicus Curiae, en el cual se sostuvo que los hechos de corrupción pueden violar no solamente la administración pública sino también los derechos humanos de las personas individuales y colectivas. Las víctimas deben poder participar en los procesos penales que buscan establecer responsabilidades por los hechos de corrupción. En este caso, la corrupción administrativa no era abstracta, sino que había tenido consecuencias concretas sobre el pueblo lenca de Río Blanco, vulnerando derechos colectivos, incluyendo el derecho al territorio, al agua y a la consulta previa conforme al Convenio 169 de la Organización Internacional del Trabajo (OIT). Y la participación del pueblo lenca sería a través de su organización reconocida, el COPINH.

El 31 de agosto de 2021, la Sala de lo Constitucional de la Corte Suprema de Justicia reconoció el derecho del pueblo lenca de Río Blanco, representado por el COPINH, a ser considerado víctima en el proceso, lo que constituyó un precedente importante al afirmar que los delitos de corrupción pueden afectar directamente los derechos colectivos de comunidades indígenas y habilitar su participación como víctimas en procesos penales.

Posteriormente, el proceso enfrentó nuevas dilaciones y obstáculos judiciales. El 15 de noviembre de 2025 se hicieron públicas las sentencias contra tres personas vinculadas al fraude en la concesión del proyecto Agua Zarca: el exgerente de la empresa DESA, una exfuncionaria de la ENEE y el exalcalde de San Francisco de Ojuera. Las condenas incluyeron penas de prisión e inhabilitaciones por delitos de fraude, falsificación de documentos públicos y usurpación de funciones.

<strong>2025: Conformación e Informe del GIEI </strong>

En febrero de 2025 y con el acuerdo del Gobierno hondureño y de la CIDH se instaló el Grupo Interdisciplinario de Expertas y Expertos independientes (GIEI) Honduras, con el mandato de realizar un análisis técnico de las líneas de investigación para determinar responsabilidades penales, de delitos conexos y proponer un plan de reparación integral para las víctimas. En enero de 2026, el Informe Final del GIEI, confirmó que el asesinato fue el resultado de una operación criminal organizada, con responsabilidades empresariales, financieras y estatales.

El Informe aporta además un elemento especialmente relevante: el esclarecimiento del entramado financiero vinculado al proyecto Agua Zarca. El GIEI documentó la participación de instituciones financieras internacionales en el financiamiento del proyecto y detalló mecanismos de desvío y utilización de recursos que habrían servido para sostener la estructura de vigilancia, intimidación y planificación del crimen. Estos hallazgos permiten comprender el asesinato no solo como un acto individual, sino como el resultado de un esquema organizado en el que confluyeron intereses empresariales, decisiones estatales y flujos financieros internacionales.

Para el Observatorio, este informe del GIEI constituye un instrumento técnico-jurídico de alto valor probatorio para el esclarecimiento integral del crimen de Berta Caceres. Y se suma a la delclaración de la Misión de Observación Ccalificada para que el Estado hondureño implemente integralmente las recomendaciones del GIEI, como condición indispensable para garantizar verdad, justicia, reparación y no repetición.

El Observatorio, junto con organizaciones nacionales en las Américas, desde hace 10 años se solidariza y ha acompañado la mobilización global de exigencia de justicia, por los crímenes cometidos contra Berta Cáceres, y hace un llamado a las autoridades hondureñas a avanzar en el esclarecimiento de todas las responsabilidades, incluidas las empresariales, financieras y estatales.

A casi una década del crimen, el Observatorio reafirma que la justicia para Berta Cáceres es inseparable de la justicia para los pueblos indígenas y para todas las personas defensoras de derechos humanos.

En este sentido, reitera la necesidad de:

1. Reabrir y profundizar las investigaciones a la luz del Informe del GIEI, avanzando hacia la identificación y procesamiento de todos los autores intelectuales y financieros, incluidas responsabilidades empresariales y estatales
2. Implementar plenamente las recomendaciones del GIEI
3. Garantizar una reparación integral al pueblo lenca, incluida la restitución de sus derechos territoriales y medidas de reparación colectiva
4. Investigar el rol de los actores financieros y las fallas en los mecanismos de debida diligencia
5. Adoptar garantías estructurales de no repetición para proteger a las personas defensoras de derechos humanos en Honduras.]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Honduras: organizaciones internacionales respaldan el llamado del GIEI respecto de la impunidad persistente en el asesinato de Berta Cáceres</title>
		<link>https://observatoryfordefenders.org/alert/honduras-organizaciones-internacionales-respaldan-el-llamado-del-giei-respecto-de-la-impunidad-persistente-en-el-asesinato-de-berta-caceres/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Esteban Munoz]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Feb 2026 11:37:59 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://observatoryfordefenders.org/?post_type=alert&#038;p=24392</guid>

					<description><![CDATA[La Federación Internacional por los Derechos Humanos (FIDH) y la Organización Mundial Contra la Tortura (OMCT), en el marco del Observatorio para la protección de las personas defensoras de derechos humanos, se suman a la declaración de las organizaciones internacionales que integran la Misión de Observación Calificada en el caso Berta Cáceres, respecto de la publicación del informe del Grupo Interdisciplinario de Expertas y Expertos Independientes (GIEI), establecido bajo los auspicios de la Comisión Interamericana de Derechos Humanos (CIDH), como un instrumento técnico-jurídico de alto valor probatorio para el esclarecimiento integral del asesinato de la defensora de derechos humanos y lideresa indígena lenca Berta Isabel Cáceres Flores.

<strong>4 de febrero de 2026</strong>. La Misión de Observación Calificada fue creada en el marco de los procesos judiciales celebrados en 2018 y 2021 contra los autores materiales e intermedios del crimen, con el objetivo de observar el desarrollo de los juicios conforme a estándares internacionales de independencia judicial, debido proceso y acceso a la justicia. Desde entonces, las organizaciones que conformen la Misión ha dado seguimiento al caso, en atención a su carácter emblemático a nivel nacional, regional y mundial, particularmente en lo que respecta al acceso a la justicia para mujeres indígenas defensoras de derechos humanos y del territorio, quienes enfrentan formas agravadas y diferenciadas de violencia.

Del análisis de las <a href="https://9ac69281-0895-4461-a8ab-fe779cfb9e33.filesusr.com/ugd/94b2ad_1bb0f67f3fab4fbcb624ecaa86856164.pdf" rel="external">conclusiones del GIEI</a> se desprende que el asesinato de<strong> Berta Cáceres</strong> constituye una grave violación a los derechos a la vida, a la integridad personal, a la libertad de asociación, al derecho a defender derechos humanos y a los derechos territoriales de los pueblos indígenas, protegidos por la Convención Americana sobre Derechos Humanos, el Convenio 169 de la OIT, ambos ratificados por el Estado de Honduras. El crimen debe ser calificado jurídicamente como el resultado de un patrón de violencia estructural, persecución sistemática y criminalización, y no como un hecho aislado atribuible exclusivamente a autores materiales.

El informe del GIEI acredita la existencia de una estructura criminal organizada, con división de funciones y control jerárquico, integrada por autores materiales, intermediarios, actores empresariales, financieros y agentes estatales, orientada a neutralizar la oposición social al proyecto hidroeléctrico Agua Zarca. En este marco, el informe aporta elementos suficientes para sustentar la responsabilidad penal por autoría intelectual respecto de quienes ordenaron, financiaron y facilitaron la comisión del crimen mediante el uso de estructuras empresariales y financieras.

Desde la perspectiva del derecho internacional de los derechos humanos, el GIEI establece la responsabilidad internacional del Estado hondureño por incumplimiento del deber de prevención, protección e investigación, en tanto agentes estatales —incluidos órganos de inteligencia militar— tuvieron conocimiento previo, real y suficiente del riesgo extraordinario que enfrentaba Berta Cáceres y del plan para asesinarla, sin adoptar medidas adecuadas, oportunas y efectivas para salvaguardar su vida. Esta omisión configura una violación al estándar de debida diligencia reforzada exigible en casos que involucran a personas defensoras de derechos humanos, conforme a la jurisprudencia reiterada de la Corte Interamericana de Derechos Humanos.

El informe documenta asimismo la desviación y el uso ilícito de recursos financieros provenientes de préstamos otorgados por instituciones financieras internacionales de desarrollo, en particular el Banco Holandés de Desarrollo Empresarial (FMO) y el Banco Centroamericano de Integración Económica (BCIE), los cuales fueron utilizados para financiar actividades ilegales, incluyendo vigilancia, inteligencia, intimidación armada y el pago del asesinato de Berta Cáceres. Estos hechos comprometen la responsabilidad de actores financieros por incumplimiento de obligaciones de debida diligencia en materia de derechos humanos, prevención del lavado de activos y control del financiamiento ilícito, conforme a los Principios Rectores de las Naciones Unidas sobre las Empresas y los Derechos Humanos.

La Misión de Observación Calificada recuerda que, como resultado de su observación directa de los juicios, realizó reiterados llamados al Estado hondureño para que profundizara las investigaciones penales y avanzara hacia la identificación, imputación y juzgamiento de los autores intelectuales y financieros del crimen. Estas recomendaciones se formularon conforme a los estándares interamericanos que exigen investigaciones exhaustivas, imparciales y orientadas al esclarecimiento integral de la verdad en casos de graves violaciones a los derechos humanos.

En este sentido, la Misión valora que la publicación del informe del GIEI haya generado un renovado escrutinio público e institucional sobre el caso, y reitera el llamado al Estado de Honduras a cumplir de manera integral y de buena fe con la obligación de implementar las conclusiones y recomendaciones del Grupo, como parte de su deber de garantizar el derecho a la verdad, la justicia, la reparación integral y las garantías de no repetición.

A casi diez años del asesinato de Berta Cáceres, persiste el incumplimiento del deber de reparación integral, en tanto no se ha reconocido ni restituido el territorio indígena lenca de Río Blanco, se mantiene vigente la concesión del proyecto Agua Zarca, no se ha sancionado a la totalidad de los responsables y no se han adoptado garantías estructurales de no repetición que desmantelen los mecanismos de criminalización y violencia contra personas defensoras, en particular mujeres indígenas.

Las organizaciones que formaron la Misión de Observación Calificada sostienen que el informe del GIEI constituye una base probatoria sólida y suficiente para la reapertura, ampliación y profundización de las investigaciones penales y para la activación de mecanismos de responsabilidad nacional e internacional. La falta de cumplimiento de estas obligaciones perpetúa la responsabilidad internacional del Estado hondureño y consolida un entorno de riesgo estructural para quienes defienden los derechos humanos, los territorios y los bienes comunes.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[La Federación Internacional por los Derechos Humanos (FIDH) y la Organización Mundial Contra la Tortura (OMCT), en el marco del Observatorio para la protección de las personas defensoras de derechos humanos, se suman a la declaración de las organizaciones internacionales que integran la Misión de Observación Calificada en el caso Berta Cáceres, respecto de la publicación del informe del Grupo Interdisciplinario de Expertas y Expertos Independientes (GIEI), establecido bajo los auspicios de la Comisión Interamericana de Derechos Humanos (CIDH), como un instrumento técnico-jurídico de alto valor probatorio para el esclarecimiento integral del asesinato de la defensora de derechos humanos y lideresa indígena lenca Berta Isabel Cáceres Flores.

<strong>4 de febrero de 2026</strong>. La Misión de Observación Calificada fue creada en el marco de los procesos judiciales celebrados en 2018 y 2021 contra los autores materiales e intermedios del crimen, con el objetivo de observar el desarrollo de los juicios conforme a estándares internacionales de independencia judicial, debido proceso y acceso a la justicia. Desde entonces, las organizaciones que conformen la Misión ha dado seguimiento al caso, en atención a su carácter emblemático a nivel nacional, regional y mundial, particularmente en lo que respecta al acceso a la justicia para mujeres indígenas defensoras de derechos humanos y del territorio, quienes enfrentan formas agravadas y diferenciadas de violencia.

Del análisis de las <a href="https://9ac69281-0895-4461-a8ab-fe779cfb9e33.filesusr.com/ugd/94b2ad_1bb0f67f3fab4fbcb624ecaa86856164.pdf" rel="external">conclusiones del GIEI</a> se desprende que el asesinato de<strong> Berta Cáceres</strong> constituye una grave violación a los derechos a la vida, a la integridad personal, a la libertad de asociación, al derecho a defender derechos humanos y a los derechos territoriales de los pueblos indígenas, protegidos por la Convención Americana sobre Derechos Humanos, el Convenio 169 de la OIT, ambos ratificados por el Estado de Honduras. El crimen debe ser calificado jurídicamente como el resultado de un patrón de violencia estructural, persecución sistemática y criminalización, y no como un hecho aislado atribuible exclusivamente a autores materiales.

El informe del GIEI acredita la existencia de una estructura criminal organizada, con división de funciones y control jerárquico, integrada por autores materiales, intermediarios, actores empresariales, financieros y agentes estatales, orientada a neutralizar la oposición social al proyecto hidroeléctrico Agua Zarca. En este marco, el informe aporta elementos suficientes para sustentar la responsabilidad penal por autoría intelectual respecto de quienes ordenaron, financiaron y facilitaron la comisión del crimen mediante el uso de estructuras empresariales y financieras.

Desde la perspectiva del derecho internacional de los derechos humanos, el GIEI establece la responsabilidad internacional del Estado hondureño por incumplimiento del deber de prevención, protección e investigación, en tanto agentes estatales —incluidos órganos de inteligencia militar— tuvieron conocimiento previo, real y suficiente del riesgo extraordinario que enfrentaba Berta Cáceres y del plan para asesinarla, sin adoptar medidas adecuadas, oportunas y efectivas para salvaguardar su vida. Esta omisión configura una violación al estándar de debida diligencia reforzada exigible en casos que involucran a personas defensoras de derechos humanos, conforme a la jurisprudencia reiterada de la Corte Interamericana de Derechos Humanos.

El informe documenta asimismo la desviación y el uso ilícito de recursos financieros provenientes de préstamos otorgados por instituciones financieras internacionales de desarrollo, en particular el Banco Holandés de Desarrollo Empresarial (FMO) y el Banco Centroamericano de Integración Económica (BCIE), los cuales fueron utilizados para financiar actividades ilegales, incluyendo vigilancia, inteligencia, intimidación armada y el pago del asesinato de Berta Cáceres. Estos hechos comprometen la responsabilidad de actores financieros por incumplimiento de obligaciones de debida diligencia en materia de derechos humanos, prevención del lavado de activos y control del financiamiento ilícito, conforme a los Principios Rectores de las Naciones Unidas sobre las Empresas y los Derechos Humanos.

La Misión de Observación Calificada recuerda que, como resultado de su observación directa de los juicios, realizó reiterados llamados al Estado hondureño para que profundizara las investigaciones penales y avanzara hacia la identificación, imputación y juzgamiento de los autores intelectuales y financieros del crimen. Estas recomendaciones se formularon conforme a los estándares interamericanos que exigen investigaciones exhaustivas, imparciales y orientadas al esclarecimiento integral de la verdad en casos de graves violaciones a los derechos humanos.

En este sentido, la Misión valora que la publicación del informe del GIEI haya generado un renovado escrutinio público e institucional sobre el caso, y reitera el llamado al Estado de Honduras a cumplir de manera integral y de buena fe con la obligación de implementar las conclusiones y recomendaciones del Grupo, como parte de su deber de garantizar el derecho a la verdad, la justicia, la reparación integral y las garantías de no repetición.

A casi diez años del asesinato de Berta Cáceres, persiste el incumplimiento del deber de reparación integral, en tanto no se ha reconocido ni restituido el territorio indígena lenca de Río Blanco, se mantiene vigente la concesión del proyecto Agua Zarca, no se ha sancionado a la totalidad de los responsables y no se han adoptado garantías estructurales de no repetición que desmantelen los mecanismos de criminalización y violencia contra personas defensoras, en particular mujeres indígenas.

Las organizaciones que formaron la Misión de Observación Calificada sostienen que el informe del GIEI constituye una base probatoria sólida y suficiente para la reapertura, ampliación y profundización de las investigaciones penales y para la activación de mecanismos de responsabilidad nacional e internacional. La falta de cumplimiento de estas obligaciones perpetúa la responsabilidad internacional del Estado hondureño y consolida un entorno de riesgo estructural para quienes defienden los derechos humanos, los territorios y los bienes comunes.]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Honduras: la busqueda de la verdad, justicia y reparación en el crimen de Berta Cáceres no debe cesar</title>
		<link>https://observatoryfordefenders.org/alert/honduras-la-busqueda-de-la-verdad-justicia-y-reparacion-en-el-crimen-de-berta-caceres-no-debe-cesar/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Esteban Munoz]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Jan 2026 15:22:57 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://observatoryfordefenders.org/?post_type=alert&#038;p=24352</guid>

					<description><![CDATA[<strong>París-Ginebra, 20 de julio de 2026 – </strong><em><strong>A casi diez años del asesinato de Berta Cáceres, defensora de derechos humanos y referente en la defensa de los derechos culturales y del territorio de los pueblos indígenas en Honduras, el Observatorio para la Protección de las Personas Defensoras de Derechos Humanos (FIDH–OMCT) saluda el informe publicado recientemente por el Grupo Interdisciplinario de Expertas y Expertos Independientes (GIEI) sobre su caso. El Observatorio insta al nuevo gobierno hondureño, que asumirá sus funciones el 27 de enero de 2026, a acoger sus conclusiones y recomendaciones y llama a las autoridades a que prioricen la defensa y protección de las personas defensoras de derechos humanos y la busqueda de la verdad, justicia y reparación en los crímenes cometidos contra ellas, en particular en el caso de Berta Cáceres.</strong></em>

Desde 2016, la familia de <strong>Berta Cáceres</strong>, el Consejo Cívico de Organizaciones Populares e Indígenas de Honduras (COPINH) y amplios sectores de la sociedad civil hondureña e internacional han sostenido, con perseverancia y determinación, una exigencia constante de verdad y justicia frente a un contexto marcado por la violencia estructural, la criminalización y la falta de rendición de cuentas por crímenes cometidos contra personas defensoras.

El Observatorio junto con 19 organizaciones nacionales, regionales e internacionales, hizo parte de la <a href="https://www.fidh.org/es/region/americas/honduras/organizaciones-conforman-mision-de-expertos-para-observar-el-primer" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1512109761">Misión de Observación Calificada en la Causa Berta Cáceres</a>, conformada en septiembre de 2018 para exigir el respeto del debido proceso, la tutela judicial efectiva y el acceso a la justicia de las víctimas. La misión observó audiencias judiciales clave, <a href="https://www.fidh.org/IMG/pdf/ibc_preliminar_1_.pdf" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1512109762">publicó análisis</a> sobre el desarrollo de los procesos y realizó múltiples acciones de incidencia ante las autoridades hondureñas.

Si bien se han dictado condenas contra los autores materiales del crimen y contra un coautor, ex ejecutivo de la empresa promotora del proyecto hidroeléctrico Agua Zarca, estas decisiones <a href="https://www.fidh.org/es/region/americas/honduras/honduras-ocho-anos-despues-del-asesinato-de-berta-caceres-exigimos" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1512109763">no han puesto fin a la impunidad estructural</a> que rodea el caso ni han permitido esclarecer de manera integral todas las responsabilidades derivadas de los hechos.

En este contexto, la publicación del <a href="https://9ac69281-0895-4461-a8ab-fe779cfb9e33.filesusr.com/ugd/94b2ad_1bb0f67f3fab4fbcb624ecaa86856164.pdf" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1512109764">Informe</a> del GIEI Honduras constituye un hito fundamental. El Informe confirma que el crimen no fue un hecho aislado, sino el resultado de una operación criminal organizada y planificada, vinculada a intereses empresariales, sostenida por mecanismos financieros ilícitos y facilitada por graves omisiones estatales.

El Observatorio insta al nuevo gobierno hondureño a impulsar y a adoptar todas las recomendaciones del Informe del GIEI, en particular, las relacionadas con la adopción de un Protocolo Nacional de Investigación de delitos contra personas defensoras; la reforma y el fortalecimiento del Mecanismo Nacional de Protección, incorporando enfoques diferenciados y la participación efectiva de la sociedad civil; así como el establecimiento de obligaciones vinculantes de debida diligencia en derechos humanos para empresas e instituciones financieras que operan en contextos de alto riesgo.

El Observatorio considera que la implementación integral de estas recomendaciones es esencial para enfrentar la violencia estructural que afecta a las personas defensoras de derechos humanos en Honduras y para asegurar verdad, justicia, reparación integral y garantías de no repetición en el caso del asesinato de la defensora de derechos humanos Berta Cáceres.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<strong>París-Ginebra, 20 de julio de 2026 – </strong><em><strong>A casi diez años del asesinato de Berta Cáceres, defensora de derechos humanos y referente en la defensa de los derechos culturales y del territorio de los pueblos indígenas en Honduras, el Observatorio para la Protección de las Personas Defensoras de Derechos Humanos (FIDH–OMCT) saluda el informe publicado recientemente por el Grupo Interdisciplinario de Expertas y Expertos Independientes (GIEI) sobre su caso. El Observatorio insta al nuevo gobierno hondureño, que asumirá sus funciones el 27 de enero de 2026, a acoger sus conclusiones y recomendaciones y llama a las autoridades a que prioricen la defensa y protección de las personas defensoras de derechos humanos y la busqueda de la verdad, justicia y reparación en los crímenes cometidos contra ellas, en particular en el caso de Berta Cáceres.</strong></em>

Desde 2016, la familia de <strong>Berta Cáceres</strong>, el Consejo Cívico de Organizaciones Populares e Indígenas de Honduras (COPINH) y amplios sectores de la sociedad civil hondureña e internacional han sostenido, con perseverancia y determinación, una exigencia constante de verdad y justicia frente a un contexto marcado por la violencia estructural, la criminalización y la falta de rendición de cuentas por crímenes cometidos contra personas defensoras.

El Observatorio junto con 19 organizaciones nacionales, regionales e internacionales, hizo parte de la <a href="https://www.fidh.org/es/region/americas/honduras/organizaciones-conforman-mision-de-expertos-para-observar-el-primer" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1512109761">Misión de Observación Calificada en la Causa Berta Cáceres</a>, conformada en septiembre de 2018 para exigir el respeto del debido proceso, la tutela judicial efectiva y el acceso a la justicia de las víctimas. La misión observó audiencias judiciales clave, <a href="https://www.fidh.org/IMG/pdf/ibc_preliminar_1_.pdf" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1512109762">publicó análisis</a> sobre el desarrollo de los procesos y realizó múltiples acciones de incidencia ante las autoridades hondureñas.

Si bien se han dictado condenas contra los autores materiales del crimen y contra un coautor, ex ejecutivo de la empresa promotora del proyecto hidroeléctrico Agua Zarca, estas decisiones <a href="https://www.fidh.org/es/region/americas/honduras/honduras-ocho-anos-despues-del-asesinato-de-berta-caceres-exigimos" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1512109763">no han puesto fin a la impunidad estructural</a> que rodea el caso ni han permitido esclarecer de manera integral todas las responsabilidades derivadas de los hechos.

En este contexto, la publicación del <a href="https://9ac69281-0895-4461-a8ab-fe779cfb9e33.filesusr.com/ugd/94b2ad_1bb0f67f3fab4fbcb624ecaa86856164.pdf" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1512109764">Informe</a> del GIEI Honduras constituye un hito fundamental. El Informe confirma que el crimen no fue un hecho aislado, sino el resultado de una operación criminal organizada y planificada, vinculada a intereses empresariales, sostenida por mecanismos financieros ilícitos y facilitada por graves omisiones estatales.

El Observatorio insta al nuevo gobierno hondureño a impulsar y a adoptar todas las recomendaciones del Informe del GIEI, en particular, las relacionadas con la adopción de un Protocolo Nacional de Investigación de delitos contra personas defensoras; la reforma y el fortalecimiento del Mecanismo Nacional de Protección, incorporando enfoques diferenciados y la participación efectiva de la sociedad civil; así como el establecimiento de obligaciones vinculantes de debida diligencia en derechos humanos para empresas e instituciones financieras que operan en contextos de alto riesgo.

El Observatorio considera que la implementación integral de estas recomendaciones es esencial para enfrentar la violencia estructural que afecta a las personas defensoras de derechos humanos en Honduras y para asegurar verdad, justicia, reparación integral y garantías de no repetición en el caso del asesinato de la defensora de derechos humanos Berta Cáceres.]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Laos: After 13 years, renewed international action needed to ensure justice in Sombath Somphone’s enforced disappearance</title>
		<link>https://observatoryfordefenders.org/alert/laos-after-13-years-renewed-international-action-needed-to-ensure-justice-in-sombath-somphones-enforced-disappearance/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yasmine Louanchi]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Dec 2025 14:28:42 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://observatoryfordefenders.org/?post_type=alert&#038;p=24258</guid>

					<description><![CDATA[<strong>15 December 2025. On the 13-year anniversary of the enforced disappearance of Lao civil society leader Sombath Somphone, we, the undersigned civil society organizations and individuals worldwide, urge once again United Nations (UN) member states and Laos’ development and international cooperation partners to demand the Lao government promptly resolve Sombath’s enforced disappearance and deliver justice and an effective remedy and reparations to him and his family.</strong>

<a href="https://www.fidh.org/en/region/asia/laos/laos-states-should-ask-where-is-sombath-at-upcoming-review-of-human" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1503817430">Despite calls by civil society organizations</a> for states to use the fourth Universal Periodic Review (UPR) of Laos in April 2025 to express their concern over the Lao government’s protracted failure to determine <strong>Sombath Somphone</strong>’s fate or whereabouts, only one — Canada — recommended the Lao government conduct a credible investigation into Sombath’s enforced disappearance.

We deplore this silence over Sombath’s enforced disappearance, as it is likely to continue to facilitate the Lao authorities in their determination to shield the perpetrators of such a serious crime from accountability.

We note that various individuals who occupied high-ranking positions in the government when Sombath disappeared retain important official roles in the country’s political sphere today. These individuals could and should play a proactive role in clarifying Sombath’s fate and achieving truth and justice.

For example, Thongloun Sisoulith, who served as Foreign Minister and Deputy Prime Minister of Laos at the time of Sombath’s enforced disappearance, is now the country’s President and the General Secretary of the Lao People’s Revolutionary Party – effectively, the supreme leader of Laos. Chaleun Yiapaoher, then-Minister of Justice, is now one of the National Assembly’s Vice-Presidents. Thongsing Thammavong, then-Prime Minister, is currently a National Assembly member. These and other influential individuals hold the key to resolve Sombath’s enforced disappearance - a case that has been described by the International Commission of Jurists as <a href="https://www.icj.org/lao-pdr-properly-investigate-sombaths-disappearance-icj-report-says/" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1503817433">“eminently solvable.”</a>

UN member states and Laos’ development and international cooperation partners should press the government to establish the fate or whereabouts of Sombath and all <a href="https://docs.un.org/en/A/HRC/60/35" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1503817436">other victims of enforced disappearances</a> in the country, identify the suspected perpetrators of such serious crimes, and provide victims with an effective remedy and full reparations. To date, no case of enforced disappearance in Laos has been resolved and no perpetrators have been identified or brought to justice.

In its <a href="https://docs.un.org/en/A/HRC/60/35" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1503817439">September 2025 report</a>, the UN Working Group on Enforced or Involuntary Disappearances emphasized that the disappearance of community leaders such as Sombath resulted in a collective impact on the groups to which they belonged, including by weakening community ties, depriving them of leadership, and increasing their vulnerability to “cultural erosion and environmental exploitation.” The Working Group further stated that Sombath’s disappearance created a chilling effect on public participation, noting reports of “serious risks and fear” of retaliation when his name is mentioned.

We urge the Lao government to promptly ratify, without reservations, the International Convention for the Protection of All Persons from Enforced Disappearance, which it signed in September 2008, and fully implement it into national law, policies, and practices.

We continue to stand in solidarity with Sombath and his family and urge UN member states to support our calls for truth, justice, and accountability for all cases of victims of enforced disappearance in Laos.

Even if 13 years have passed, the Lao government is obligated to answer the question we and many others have been asking since 15 December 2012: “Where is Sombath”?

<strong>Background</strong>

Sombath Somphone, a pioneer in community-based development and youth empowerment, was last seen at a police checkpoint on a busy street in Vientiane, the capital of Laos, on the evening of 15 December 2012. Footage from a traffic CCTV camera showed that police stopped Sombath’s vehicle at the checkpoint and that, within minutes, unknown individuals forced him into another vehicle and drove him away in the presence of police officers. CCTV footage also showed an unknown individual arriving and driving Sombath’s vehicle away from the city center. In December 2015, Sombath’s family obtained new CCTV footage from the same area and made it public. The video shows Sombath’s car being driven back towards the city by an unknown individual.

For further information, please visit: <a href="https://www.sombath.org/en/" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1503817442">https://www.sombath.org/</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<strong>15 December 2025. On the 13-year anniversary of the enforced disappearance of Lao civil society leader Sombath Somphone, we, the undersigned civil society organizations and individuals worldwide, urge once again United Nations (UN) member states and Laos’ development and international cooperation partners to demand the Lao government promptly resolve Sombath’s enforced disappearance and deliver justice and an effective remedy and reparations to him and his family.</strong>

<a href="https://www.fidh.org/en/region/asia/laos/laos-states-should-ask-where-is-sombath-at-upcoming-review-of-human" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1503817430">Despite calls by civil society organizations</a> for states to use the fourth Universal Periodic Review (UPR) of Laos in April 2025 to express their concern over the Lao government’s protracted failure to determine <strong>Sombath Somphone</strong>’s fate or whereabouts, only one — Canada — recommended the Lao government conduct a credible investigation into Sombath’s enforced disappearance.

We deplore this silence over Sombath’s enforced disappearance, as it is likely to continue to facilitate the Lao authorities in their determination to shield the perpetrators of such a serious crime from accountability.

We note that various individuals who occupied high-ranking positions in the government when Sombath disappeared retain important official roles in the country’s political sphere today. These individuals could and should play a proactive role in clarifying Sombath’s fate and achieving truth and justice.

For example, Thongloun Sisoulith, who served as Foreign Minister and Deputy Prime Minister of Laos at the time of Sombath’s enforced disappearance, is now the country’s President and the General Secretary of the Lao People’s Revolutionary Party – effectively, the supreme leader of Laos. Chaleun Yiapaoher, then-Minister of Justice, is now one of the National Assembly’s Vice-Presidents. Thongsing Thammavong, then-Prime Minister, is currently a National Assembly member. These and other influential individuals hold the key to resolve Sombath’s enforced disappearance - a case that has been described by the International Commission of Jurists as <a href="https://www.icj.org/lao-pdr-properly-investigate-sombaths-disappearance-icj-report-says/" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1503817433">“eminently solvable.”</a>

UN member states and Laos’ development and international cooperation partners should press the government to establish the fate or whereabouts of Sombath and all <a href="https://docs.un.org/en/A/HRC/60/35" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1503817436">other victims of enforced disappearances</a> in the country, identify the suspected perpetrators of such serious crimes, and provide victims with an effective remedy and full reparations. To date, no case of enforced disappearance in Laos has been resolved and no perpetrators have been identified or brought to justice.

In its <a href="https://docs.un.org/en/A/HRC/60/35" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1503817439">September 2025 report</a>, the UN Working Group on Enforced or Involuntary Disappearances emphasized that the disappearance of community leaders such as Sombath resulted in a collective impact on the groups to which they belonged, including by weakening community ties, depriving them of leadership, and increasing their vulnerability to “cultural erosion and environmental exploitation.” The Working Group further stated that Sombath’s disappearance created a chilling effect on public participation, noting reports of “serious risks and fear” of retaliation when his name is mentioned.

We urge the Lao government to promptly ratify, without reservations, the International Convention for the Protection of All Persons from Enforced Disappearance, which it signed in September 2008, and fully implement it into national law, policies, and practices.

We continue to stand in solidarity with Sombath and his family and urge UN member states to support our calls for truth, justice, and accountability for all cases of victims of enforced disappearance in Laos.

Even if 13 years have passed, the Lao government is obligated to answer the question we and many others have been asking since 15 December 2012: “Where is Sombath”?

<strong>Background</strong>

Sombath Somphone, a pioneer in community-based development and youth empowerment, was last seen at a police checkpoint on a busy street in Vientiane, the capital of Laos, on the evening of 15 December 2012. Footage from a traffic CCTV camera showed that police stopped Sombath’s vehicle at the checkpoint and that, within minutes, unknown individuals forced him into another vehicle and drove him away in the presence of police officers. CCTV footage also showed an unknown individual arriving and driving Sombath’s vehicle away from the city center. In December 2015, Sombath’s family obtained new CCTV footage from the same area and made it public. The video shows Sombath’s car being driven back towards the city by an unknown individual.

For further information, please visit: <a href="https://www.sombath.org/en/" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1503817442">https://www.sombath.org/</a>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>RDC : 15 ans après les faits, une justice incomplète dans l’affaire Chebeya/Bazana</title>
		<link>https://observatoryfordefenders.org/alert/rdc-15-ans-apres-les-faits-une-justice-incomplete-dans-laffaire-chebeya-bazana/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yasmine Louanchi]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Jul 2025 14:33:26 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://observatoryfordefenders.org/?post_type=alert&#038;p=23712</guid>

					<description><![CDATA[<strong><em>Quinze ans après le début de l’affaire Chebeya et Bazana, tous les responsables n’ont pas été jugés et certaines infractions, comme la détention illégale d’armes par le Colonel Mukalay, restent sans suite. Alors que ce dernier sera bientôt libéré, l’</em><em>Observatoire pour la protection des défenseur⋅es des droits humains (FIDH-OMCT), </em><em>le Groupe Lotus, l’Association africaine de défense des droits de l’Homme (ASADHO), la Ligue des électeurs et la Voix des Sans Voix pour les Droits de l’Homme (VSV)</em><em> alertent sur les risques de représailles pour les victimes, témoins, avocats et défenseur·es des droits humains, et appellent à des poursuites complètes pour garantir vérité, justice et protection.</em></strong>

<strong>Kinshasa – Kisangani – Paris – Genève – 9 juillet</strong> <strong>2025 – </strong>Alors que le Colonel Daniel Mukalay attend sa libération de la prison centrale de Makala à Kinshasa après avoir purgé une peine de 15 ans de prison pour le double assassinat de <strong>Floribert Chebeya</strong> et de <strong>Fidèle Bazana</strong>, l’Observatoire, le Groupe Lotus, l’ASADHO et la VSV rappellent que sa responsabilité dans la détention illégale d’armes dans cette même affaire n’a pas encore été examinée.

Lors de son arrestation en 2010 après le meurtre de Floribert Chebeya et la disparition de Fidèle Bazana, un arsenal d’armes avait été <a href="https://www.fidh.org/fr/regions/afrique/rdc/republique-democratique-du-congo-14-ans-apres-les-faits-une-justice" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1459213315">découvert</a> dans le véhicule qu’il conduisait et un procès-verbal de police avait été dressé. Lors de ses interrogatoires par les juges de première instance, le Colonel Mukalay avait affirmé que ces armes lui avaient été remises par le Général John Numbi. Cependant depuis, aucune procédure n’a été initiée pour cette infraction.

L’organisation d’un procès spécifique sur la <a href="https://www.fidh.org/fr/regions/afrique/rdc/republique-democratique-du-congo-14-ans-apres-les-faits-une-justice" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1459213316">détention illégale de ces armes</a> constitue une exigence majeure au regard de la lutte contre l’impunité. Le Colonel Mukalay, dont la <a href="https://gazetteducontinent.fr/societes/controverse-sur-la-date-de-la-liberation-du-commissaire-superieur-principal-daniel-mukalay-de-la-prison-centrale-de-makala" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1459213321">libération est prévue</a> au cours du mois de juillet 2025, doit voir sa responsabilité examinée à nouveau dans ce volet et sans délai afin que les juges puissent évaluer la menace que représente cette infraction et, le cas échéant, décider du maintien en détention du Colonel Mukalay.

Par ailleurs, malgré les condamnations de certains policiers responsables dans l’affaire Chebeya/Bazana, notamment celle du Colonel Daniel Mukalay, <a href="https://www.fidh.org/fr/regions/afrique/rdc/republique-democratique-du-congo-14-ans-apres-les-faits-une-justice" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1459213324">condamné définitivement en 2015 à 15 ans de prison</a> à l’issue de son procès devant la Haute cour militaire, le dossier continue de susciter de vives inquiétudes quant à la réparation intégrale des victimes - qui se fait attendre - et la sécurité des défenseur⋅es de droits humains, des avocats et des témoins impliqués, en particulier à l’approche de la libération du Colonel Daniel Mukalay.

L’Observatoire et les organisations signataires <a href="https://www.fidh.org/fr/regions/afrique/rdc/republique-democratique-du-congo-14-ans-apres-les-faits-une-justice" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1459213328">soulignent</a> la nécessité pour les autorités de garantir la sécurité de l’ensemble des acteurs impliqués dans l’affaire Chebeya et Bazana, afin de préserver l’intégrité, la transparence et l’impartialité du pouvoir judiciaire. Dans un contexte où la société civile et les familles des victimes continuent de demander justice et de veiller à la mémoire des disparus, la remise en liberté d’un condamné fait naître de vives inquiétudes face à d’éventuelles représailles ou actes d’intimidation.

En outre, au vu de la gravité des faits reprochés et de la condamnation du Colonel Daniel Mukalay, il est impératif que les autorités congolaises le destituent des forces de police (au titre des articles 29 à 32 du Code pénal militaire, institué par la loi n°024/2002 du 18 novembre 2002). Cette mesure s’impose non seulement pour garantir la crédibilité des forces de l’ordre, mais aussi pour éviter qu’un individu condamné pour des crimes puisse continuer à exercer au sein d’une institution policière. La destitution du Colonel Daniel Mukalay constitue une étape essentielle afin de renforcer la lutte contre l’impunité et d’assurer une justice intégrale pour toutes les victimes ainsi que pour la société civile congolaise.

Finalement, l’Observatoire et les organisations signataires se joignent aux avocats des familles Chebeya et Bazana pour <a href="https://www.fidh.org/fr/regions/afrique/rdc/rdc-proces-des-responsables-de-l-assassinat-de-floribert-chebeya-et" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1459213334">demander</a>, <a href="https://www.fidh.org/fr/regions/afrique/rdc/republique-democratique-du-congo-14-ans-apres-les-faits-une-justice" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1459213341">une fois de plus</a>, aux autorités congolaises de disjoindre les poursuites contre les militaires et policiers inculpés dans cette affaire, afin que ceux qui sont déjà en détention préventive puissent être jugés en l’absence du Général Numbi sur le territoire congolais et que tous les responsables, y compris les plus hauts gradés, soient jugés et sanctionnés. Une deuxième plainte avait en effet été déposée en octobre 2020 par les avocats des parties civiles contre le Général John Numbi, le Général Zelwa Katanga alias Djadjidja et les policiers ayant participé à l’exécution des deux défenseurs. Le dossier avait été transmis à la Haute cour militaire pour fixation de la date du procès, qui, à ce jour, n’a toujours pas été fixée. L’Observatoire et les organisations signataires s’<a href="https://www.fidh.org/fr/regions/afrique/rdc/republique-democratique-du-congo-14-ans-apres-les-faits-une-justice" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1459213349">adressent à nouveau</a> aux autorités en vue d’obtenir la destitution des forces armées du Général John Numbi. En <a href="https://www.adiac-congo.com/content/justice-un-mandat-darret-international-contre-john-numbi-144011" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1459213358">exil depuis mars 2021</a>, un mandat d’arrêt international a été lancé par l’Auditorat général de la RDC à son encontre. Celui-ci doit pouvoir, s’il est appréhendé, être poursuivi et comparaître devant les juridictions congolaises compétentes.

Tant que tous les responsables n’auront pas été jugés pour tous les crimes et infractions commis dans cette affaire, il ne pourra en effet y avoir de garantie de justice, vérité et protection pour les familles Chebeya et Bazana, les témoins , les défenseur·es et avocats.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Quinze ans après le début de l’affaire Chebeya et Bazana, tous les responsables n’ont pas été jugés et certaines infractions, comme la détention illégale d’armes par le Colonel Mukalay, restent sans suite. Alors que ce dernier sera bientôt libéré, l’</em><em>Observatoire pour la protection des défenseur⋅es des droits humains (FIDH-OMCT), </em><em>le Groupe Lotus, l’Association africaine de défense des droits de l’Homme (ASADHO), la Ligue des électeurs et la Voix des Sans Voix pour les Droits de l’Homme (VSV)</em><em> alertent sur les risques de représailles pour les victimes, témoins, avocats et défenseur·es des droits humains, et appellent à des poursuites complètes pour garantir vérité, justice et protection.</em></strong>

<strong>Kinshasa – Kisangani – Paris – Genève – 9 juillet</strong> <strong>2025 – </strong>Alors que le Colonel Daniel Mukalay attend sa libération de la prison centrale de Makala à Kinshasa après avoir purgé une peine de 15 ans de prison pour le double assassinat de <strong>Floribert Chebeya</strong> et de <strong>Fidèle Bazana</strong>, l’Observatoire, le Groupe Lotus, l’ASADHO et la VSV rappellent que sa responsabilité dans la détention illégale d’armes dans cette même affaire n’a pas encore été examinée.

Lors de son arrestation en 2010 après le meurtre de Floribert Chebeya et la disparition de Fidèle Bazana, un arsenal d’armes avait été <a href="https://www.fidh.org/fr/regions/afrique/rdc/republique-democratique-du-congo-14-ans-apres-les-faits-une-justice" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1459213315">découvert</a> dans le véhicule qu’il conduisait et un procès-verbal de police avait été dressé. Lors de ses interrogatoires par les juges de première instance, le Colonel Mukalay avait affirmé que ces armes lui avaient été remises par le Général John Numbi. Cependant depuis, aucune procédure n’a été initiée pour cette infraction.

L’organisation d’un procès spécifique sur la <a href="https://www.fidh.org/fr/regions/afrique/rdc/republique-democratique-du-congo-14-ans-apres-les-faits-une-justice" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1459213316">détention illégale de ces armes</a> constitue une exigence majeure au regard de la lutte contre l’impunité. Le Colonel Mukalay, dont la <a href="https://gazetteducontinent.fr/societes/controverse-sur-la-date-de-la-liberation-du-commissaire-superieur-principal-daniel-mukalay-de-la-prison-centrale-de-makala" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1459213321">libération est prévue</a> au cours du mois de juillet 2025, doit voir sa responsabilité examinée à nouveau dans ce volet et sans délai afin que les juges puissent évaluer la menace que représente cette infraction et, le cas échéant, décider du maintien en détention du Colonel Mukalay.

Par ailleurs, malgré les condamnations de certains policiers responsables dans l’affaire Chebeya/Bazana, notamment celle du Colonel Daniel Mukalay, <a href="https://www.fidh.org/fr/regions/afrique/rdc/republique-democratique-du-congo-14-ans-apres-les-faits-une-justice" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1459213324">condamné définitivement en 2015 à 15 ans de prison</a> à l’issue de son procès devant la Haute cour militaire, le dossier continue de susciter de vives inquiétudes quant à la réparation intégrale des victimes - qui se fait attendre - et la sécurité des défenseur⋅es de droits humains, des avocats et des témoins impliqués, en particulier à l’approche de la libération du Colonel Daniel Mukalay.

L’Observatoire et les organisations signataires <a href="https://www.fidh.org/fr/regions/afrique/rdc/republique-democratique-du-congo-14-ans-apres-les-faits-une-justice" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1459213328">soulignent</a> la nécessité pour les autorités de garantir la sécurité de l’ensemble des acteurs impliqués dans l’affaire Chebeya et Bazana, afin de préserver l’intégrité, la transparence et l’impartialité du pouvoir judiciaire. Dans un contexte où la société civile et les familles des victimes continuent de demander justice et de veiller à la mémoire des disparus, la remise en liberté d’un condamné fait naître de vives inquiétudes face à d’éventuelles représailles ou actes d’intimidation.

En outre, au vu de la gravité des faits reprochés et de la condamnation du Colonel Daniel Mukalay, il est impératif que les autorités congolaises le destituent des forces de police (au titre des articles 29 à 32 du Code pénal militaire, institué par la loi n°024/2002 du 18 novembre 2002). Cette mesure s’impose non seulement pour garantir la crédibilité des forces de l’ordre, mais aussi pour éviter qu’un individu condamné pour des crimes puisse continuer à exercer au sein d’une institution policière. La destitution du Colonel Daniel Mukalay constitue une étape essentielle afin de renforcer la lutte contre l’impunité et d’assurer une justice intégrale pour toutes les victimes ainsi que pour la société civile congolaise.

Finalement, l’Observatoire et les organisations signataires se joignent aux avocats des familles Chebeya et Bazana pour <a href="https://www.fidh.org/fr/regions/afrique/rdc/rdc-proces-des-responsables-de-l-assassinat-de-floribert-chebeya-et" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1459213334">demander</a>, <a href="https://www.fidh.org/fr/regions/afrique/rdc/republique-democratique-du-congo-14-ans-apres-les-faits-une-justice" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1459213341">une fois de plus</a>, aux autorités congolaises de disjoindre les poursuites contre les militaires et policiers inculpés dans cette affaire, afin que ceux qui sont déjà en détention préventive puissent être jugés en l’absence du Général Numbi sur le territoire congolais et que tous les responsables, y compris les plus hauts gradés, soient jugés et sanctionnés. Une deuxième plainte avait en effet été déposée en octobre 2020 par les avocats des parties civiles contre le Général John Numbi, le Général Zelwa Katanga alias Djadjidja et les policiers ayant participé à l’exécution des deux défenseurs. Le dossier avait été transmis à la Haute cour militaire pour fixation de la date du procès, qui, à ce jour, n’a toujours pas été fixée. L’Observatoire et les organisations signataires s’<a href="https://www.fidh.org/fr/regions/afrique/rdc/republique-democratique-du-congo-14-ans-apres-les-faits-une-justice" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1459213349">adressent à nouveau</a> aux autorités en vue d’obtenir la destitution des forces armées du Général John Numbi. En <a href="https://www.adiac-congo.com/content/justice-un-mandat-darret-international-contre-john-numbi-144011" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1459213358">exil depuis mars 2021</a>, un mandat d’arrêt international a été lancé par l’Auditorat général de la RDC à son encontre. Celui-ci doit pouvoir, s’il est appréhendé, être poursuivi et comparaître devant les juridictions congolaises compétentes.

Tant que tous les responsables n’auront pas été jugés pour tous les crimes et infractions commis dans cette affaire, il ne pourra en effet y avoir de garantie de justice, vérité et protection pour les familles Chebeya et Bazana, les témoins , les défenseur·es et avocats.]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>China: Chinese government impunity for crackdown on lawyers fuels decade of repression</title>
		<link>https://observatoryfordefenders.org/alert/china-chinese-government-impunity-for-crackdown-on-lawyers-fuels-decade-of-repression/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yasmine Louanchi]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Jul 2025 14:49:06 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://observatoryfordefenders.org/?post_type=alert&#038;p=23704</guid>

					<description><![CDATA[<em><strong>(July 7, 2025) Ten years after the Chinese government’s widespread crackdown on human rights lawyers, concerned governments and the United Nations should establish an independent, international investigation into Beijing’s persecution of civil society. No Chinese authorities have been held accountable for grave rights abuses against lawyers and human rights defenders, emboldening the government to commit increasingly widespread and systematic human rights violations. Those include possible <a href="https://www.ohchr.org/en/documents/country-reports/ohchr-assessment-human-rights-concerns-xinjiang-uyghur-autonomous-region" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795582">crimes against humanity</a> in the Uyghur region, according to the UN.</strong></em>

On July 9, 2015, authorities across China launched an unprecedented assault on human rights lawyers and rule of law activists, an incident now known as the “709” crackdown. Police <a href="https://www.nchrd.org/2015/07/individuals-affected-by-july-10-crackdown-on-rights-lawyers/" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795586">seized over</a> 300 lawyers and activists—most of the people undertaking such work. In the days and months that followed, many were forcibly disappeared and dozens arbitrarily detained. Authorities imprisoned ten lawyers and activists on baseless charges, sentencing them to between three to eight years in prison. Officials inflicted collective punishment on family members, including children, for their association with and advocacy for their loved ones.

The “709” crackdown marked a significant increase in Chinese President and Chinese Communist Party General Secretary Xi Jinping’s assault on independent civil society, and particularly towards the fledgling community of lawyers who sought to find redress for legal and social issues through the court system.

Over the past decade, our organizations have helped elevate the voices of people affected by the “709” crackdown. On this tenth anniversary, we call collectively for urgent action by concerned governments, including those serving on the UN Human Rights Council.

<em><strong>Human rights lawyers led efforts to promote rule of law</strong></em>

Before the “709” crackdown, human rights lawyers across the country had advocated for redress for their clients and publicized violations of the law and fair trial rights. Lawyers sought to uphold human rights enshrined in international treaties voluntarily ratified by the Chinese government, and basic rights guaranteed in China’s Constitution and laws. Lawyers helped advance key rule of law reforms, including abolition of systems of arbitrary detention, such as “<a href="https://www.nchrd.org/2015/07/submission-to-un-on-pu-zhiqiang-july-29-2015/" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795587">re-education through labor</a>” and <a href="https://www.nchrd.org/2014/08/lawyers-call-for-probe-into-torture-by-chinas-party-investigators/" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795589">shuanggui</a>, the Chinese Communist Party’s internal disciplinary regime. The lawyers also urged abolition of the <a href="https://www.nchrd.org/2014/10/prisoner-of-conscience-tang-jingling/" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795591">hukou</a>, or household registration, system.

<em>“As a human rights lawyer, I insisted on speaking truth to power, while seeking to advance freedom of religion and belief, freedom of expression, human dignity, social justice, and peace and democracy.”</em>

- Human rights lawyer detained in the “709” crackdown

Lawyers represented many groups persecuted by authorities, including <a href="https://www.nchrd.org/2014/04/china-has-obligation-to-end-violence-against-lawyers/" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795593">human rights activists</a>, <a href="https://tchrd.org/special-report-pays-tribute-to-chinese-lawyers-defending-tibetans/" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795595">Tibetans</a>, <a href="https://www.nchrd.org/2011/05/prisoner-of-conscience-wang-yonghang/" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795597">Falun Gong</a>practitioners, feminist and LGBT advocates, Christians, and victims of state <a href="https://www.nchrd.org/2006/11/un-work-on-cases-gao-zhisheng-november-15-2006/" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795599">corruption</a> and public health crises such as the <a href="https://www.csmonitor.com/World/Asia-Pacific/2008/0923/p01s01-woap.html" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795601">tainted baby milk</a> scandal. Some lawyers had been lauded by authorities before facing arrest, like <a href="https://ap.ohchr.org/documents/dpage_e.aspx?si=A/HRC/WGAD/2010/26" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795603">Gao Zhisheng</a>, who in 2001 was named by the Ministry of Justice as one of the country’s ten top lawyers. Gao has been <a href="https://www.lawyersforlawyers.org/prolonged-enforced-disappearance-of-human-rights-lawyer-gao-zhisheng/" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795604">forcibly disappeared</a>for nearly eight years after enduring years of state persecution.

<em><strong>Impact of “709” Crackdown</strong></em>

<em>“‘709’ was the first large-scale assault on the legal profession since the founding of the People’s Republic of China. Many of the resources of the country were directed towards suppressing lawyers and undermining human rights and rule of law.”</em>

- Human rights advocate and wife of lawyer detained in “709” Crackdown

Many of those arrested received heavy prison sentences on trumped-up national security charges. The eight-year sentence handed down to activist <a href="https://www.nchrd.org/2016/03/wu-gan/" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795606">Wu Gan</a> was the longest prison sentence, while lawyer <a href="https://www.nchrd.org/2016/01/zhou-shifeng-%E5%91%A8%E4%B8%96%E9%94%8B/" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795608">Zhou Shifeng</a> was the most severely punished attorney after being imprisoned for seven years. Police <a href="https://www.nchrd.org/2017/08/china-must-end-legalized-enforced-disappearances/" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795610">extensively relied</a> on the abusive “residential surveillance at a designated location” (RSDL) system of secret detention, deemed by <a href="https://spcommreports.ohchr.org/TMResultsBase/DownLoadPublicCommunicationFile?gId=23997" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795612">UN experts</a> to amount to enforced disappearance, and many of the lawyers and activists arbitrary detained during the crackdown were <a href="https://www.nchrd.org/2017/06/civil-society-follow-up-report-submitted-to-un-committee-against-torture-jun-2017/" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795615">subjected</a> to torture and other ill-treatment.

Following the initial prosecutions, Chinese authorities imposed new measures to further restrict lawyers’ ability to practice their profession free from interference or exercise their human rights. The government <a href="https://www.nchrd.org/2019/05/joint-analysis-of-admin-measures-for-lawyers-and-law-firms/?tztc=1" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795621">made</a> legislative changes to administrative measures that increased surveillance and ideological controls over lawyers to restrict the exercise of their human rights, and gave extensive powers to judicial authorities to suspend, cancel or revoke the license of lawyers and or law firms. In the years after these changes, at least 20 lawyers were <a href="https://www.nchrd.org/2023/07/chrd-submission-to-the-un-for-upr-of-china/" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795625">stripped</a> of their law licenses, and another 26 lawyers were subject to other sanctions, including being forced to leave their law firms due to official pressure, depriving them and their families of income. Beijing also <a href="https://www.nchrd.org/2024/07/beijing-must-stop-relentless-punishment-of-human-rights-lawyers/" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795629">punished</a> those who persevered in advocating for rule of law by <a href="https://www.nchrd.org/2023/04/chrd-condemns-sentencing-of-rights-defenders-ding-jiaxi-and-xu-zhiyong/" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795632">handing down</a> even heavier prison sentences, such as the 12-year and 14-year sentences against lawyer Ding Jiaxi and legal advocate Xu Zhiyong in 2023 on the national security charge of “subversion of state power.”

Chinese authorities also <a href="https://spcommreports.ohchr.org/TMResultsBase/DownLoadPublicCommunicationFile?gId=28726" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795636">continue</a> to impose collective punishment on the family members and associates of lawyers and activists swept up in the “709” crackdown. Besides serving unjust prison sentences, many still face daily police surveillance, harassment leading to loss of housing and employment, restrictions on children accessing education, and exit bans that prevent them from leaving the country. Many suffer from the psychological impact of the detentions and ongoing surveillance.

<em>“The impact of ‘709’ on me is everywhere. There are high-definition cameras installed outside the entrance of our unit. I cannot get a job and lost my part-time job after national security police spoke to my employer. We were driven away from our rental home after police told the neighbors we are ‘traitors.’”</em>

- Human rights advocate and wife of lawyer detained in “709” crackdown

<em>“Post-traumatic stress disorder has strained the family; everyone has varying degrees of anxiety and depression”</em>

- Human rights activist and wife of lawyer detained in “709” crackdown

While some human rights lawyers courageously continue their work, the Chinese government’s “709” crackdown has severely reduced the pool of lawyers willing to challenge the state over its human rights abuses. And over the past decade, authorities have increasingly used key “709” tactics, including <a href="https://ishr.ch/defenders-toolbox/resources/briefing-paper-un-experts-documentation-of-residential-surveillance-at-a-designated-location-rsdl-in-china/" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795641">RSDL</a> and surveillance and <a href="https://www.frontlinedefenders.org/en/case/chang-weiping-completes-sentence-faces-travel-ban" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795643">controls</a> against human rights defenders and lawyers upon the <a href="https://safeguarddefenders.com/en/publications/access-denied-chinas-false-freedom" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795646">completion</a> of their arbitrary prison sentences.

<em><strong>Beijing’s assault on civil society requires stronger global response</strong></em>

In the immediate aftermath of the “709” crackdown, <a href="https://www.dfat.gov.au/news/media/Pages/recent-human-rights-developments-in-china" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795652">several</a> <a href="https://2009-2017.state.gov/r/pa/prs/ps/2015/07/244820.htm" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795655">governments</a> and the <a href="https://www.gov.uk/government/news/eu-statement-on-recent-developments-in-the-human-rights-situation-in-china" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795661">European Union</a> issued statements of concern. During China’s Universal Periodic Reviews at the UN Human Rights Council in the past decade, a number of states <a href="https://documents.un.org/doc/undoc/gen/g18/446/59/pdf/g1844659.pdf" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795663">called</a> <a href="https://docs.un.org/en/A/HRC/56/6" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795666">on</a> Chinese authorities to release detained lawyers and defenders and to allow them to work free from interference and harassment. The UN Committee against Torture called for a domestic <a href="https://digitallibrary.un.org/record/857891?ln=en&amp;v=pdf" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795670">investigation</a> in 2015. The UN<a href="https://www.ohchr.org/en/statements-and-speeches/2015/09/opening-statement-un-high-commissioner-human-rights-zeid-raad-al?LangID=E&amp;NewsID=16414" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795672">High Commissioner</a> for Human Rights and several UN human rights experts <a href="https://www.ohchr.org/en/press-releases/2015/07/lawyers-need-be-protected-not-harassed-un-experts-urge-china-halt-detentions" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795674">spoke out</a> <a href="https://www.ohchr.org/en/press-releases/2020/12/china-shock-continued-crackdown-human-rights-defenders-and-lawyers-un-expert" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795676">about</a> the 709 crackdown, and<a href="https://docs.un.org/en/A/HRC/WGAD/2017/59" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795678">called</a> for the <a href="https://www.ohchr.org/en/press-releases/2016/02/un-human-rights-chief-deeply-concerned-china-clampdown-lawyers-and-activists" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795680">release</a> of those arbitrarily detained. Last year, the UN expert on the independence of judges and lawyers<a href="https://ishr.ch/latest-updates/in-letter-to-china-un-expert-condemns-targeting-of-human-rights-lawyers/" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795682">condemned</a> the Chinese government’s disbarment of human rights lawyers and ongoing human rights violations against them.

Yet Chinese authorities have ignored all those calls, and instead broadened and deepened their repression. In the years since the “709” crackdown, Xi’s government has carried out possible <a href="https://xinjiang.amnesty.org/wp-content/uploads/2021/06/ASA_17_4137-2021_Full_report_ENG.pdf" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795684">crimes against humanity</a> in the Uyghur region, dismantled <a href="https://www.hrw.org/feature/2021/06/25/dismantling-free-society/hong-kong-one-year-after-national-security-law" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795686">fundamental freedoms</a> in Hong Kong, shuttered schools teaching Tibetan language and culture while <a href="https://tibetaction.net/colonialboardingschools/" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795688">requiring students</a> to attend state school, altered the Constitution to permit Xi Jinping to rule for life, and increased <a href="https://freedomhouse.org/report/transnational-repression/china" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795691">transnational repression</a> targeting activists and diaspora outside China.

<em>“I hope the international community will severely condemn the Chinese government and hold it accountable to bring justice for the victims! We need increased efforts to support Chinese human rights lawyers and people from all walks of life who contribute to freedom and democracy in China. Let us fight for a ray of light for society.”</em>

- Human rights activist detained during “709” crackdown

The resilience of human rights defenders across China despite a decade of worsening repression is grounded in the desire for the government to fulfil its obligations to uphold the rule of law and universal human rights, including those freely undertaken by <a href="https://tbinternet.ohchr.org/_layouts/15/TreatyBodyExternal/Treaty.aspx?CountryID=36&amp;Lang=en" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795696">joining</a> numerous legally binding international human rights treaties. The UN Human Rights Council and concerned governments should heed the calls from within the country and take steps to hold the Chinese government accountable.

Governments should support the establishment of an independent, international investigation into the Chinese government’s human rights violations. Those governments can also increase support for lawyers and other human rights defenders in China, including their families. Leaders of those states should publicly call—by name—for the release of wrongfully detained human rights lawyers and defenders, including at the UN Human Rights Council, and press that issue in all meetings with Chinese officials. Governments that have or are considering any type of bilateral rule of law cooperation agreements should demand that Chinese authorities drop all charges and quash all convictions against those wrongfully detained for peacefully exercising or advocating human rights.

The UN Human Rights Council should heed the <a href="https://www.ohchr.org/en/press-releases/2020/06/un-experts-call-decisive-measures-protect-fundamental-freedoms-china" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795698">call</a> <a href="https://www.ohchr.org/en/press-releases/2022/06/china-must-address-grave-human-rights-concerns-and-enable-credible" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795704">made</a> by dozens of UN human rights experts <a href="https://www.ohchr.org/en/press-releases/2022/09/xinjiang-report-china-must-address-grave-human-rights-violations-and-world" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795706">since</a> June 2020 and establish a dedicated mechanism to monitor and report on the human rights situation in China. States should also create and seize opportunities to highlight publicly the plight of human rights defenders across and from China at the UN Human Rights Council, including through joint statements, briefings, and side events.

<em>“The most important thing about the ‘709’ crackdown is the unity, bravery and tenacious struggle of lawyers and family members. Without family members taking the lead in rights protection, the name ‘709’ would have been forgotten long ago.”</em>

- Human rights activist that led “709” rescue work]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<em><strong>(July 7, 2025) Ten years after the Chinese government’s widespread crackdown on human rights lawyers, concerned governments and the United Nations should establish an independent, international investigation into Beijing’s persecution of civil society. No Chinese authorities have been held accountable for grave rights abuses against lawyers and human rights defenders, emboldening the government to commit increasingly widespread and systematic human rights violations. Those include possible <a href="https://www.ohchr.org/en/documents/country-reports/ohchr-assessment-human-rights-concerns-xinjiang-uyghur-autonomous-region" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795582">crimes against humanity</a> in the Uyghur region, according to the UN.</strong></em>

On July 9, 2015, authorities across China launched an unprecedented assault on human rights lawyers and rule of law activists, an incident now known as the “709” crackdown. Police <a href="https://www.nchrd.org/2015/07/individuals-affected-by-july-10-crackdown-on-rights-lawyers/" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795586">seized over</a> 300 lawyers and activists—most of the people undertaking such work. In the days and months that followed, many were forcibly disappeared and dozens arbitrarily detained. Authorities imprisoned ten lawyers and activists on baseless charges, sentencing them to between three to eight years in prison. Officials inflicted collective punishment on family members, including children, for their association with and advocacy for their loved ones.

The “709” crackdown marked a significant increase in Chinese President and Chinese Communist Party General Secretary Xi Jinping’s assault on independent civil society, and particularly towards the fledgling community of lawyers who sought to find redress for legal and social issues through the court system.

Over the past decade, our organizations have helped elevate the voices of people affected by the “709” crackdown. On this tenth anniversary, we call collectively for urgent action by concerned governments, including those serving on the UN Human Rights Council.

<em><strong>Human rights lawyers led efforts to promote rule of law</strong></em>

Before the “709” crackdown, human rights lawyers across the country had advocated for redress for their clients and publicized violations of the law and fair trial rights. Lawyers sought to uphold human rights enshrined in international treaties voluntarily ratified by the Chinese government, and basic rights guaranteed in China’s Constitution and laws. Lawyers helped advance key rule of law reforms, including abolition of systems of arbitrary detention, such as “<a href="https://www.nchrd.org/2015/07/submission-to-un-on-pu-zhiqiang-july-29-2015/" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795587">re-education through labor</a>” and <a href="https://www.nchrd.org/2014/08/lawyers-call-for-probe-into-torture-by-chinas-party-investigators/" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795589">shuanggui</a>, the Chinese Communist Party’s internal disciplinary regime. The lawyers also urged abolition of the <a href="https://www.nchrd.org/2014/10/prisoner-of-conscience-tang-jingling/" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795591">hukou</a>, or household registration, system.

<em>“As a human rights lawyer, I insisted on speaking truth to power, while seeking to advance freedom of religion and belief, freedom of expression, human dignity, social justice, and peace and democracy.”</em>

- Human rights lawyer detained in the “709” crackdown

Lawyers represented many groups persecuted by authorities, including <a href="https://www.nchrd.org/2014/04/china-has-obligation-to-end-violence-against-lawyers/" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795593">human rights activists</a>, <a href="https://tchrd.org/special-report-pays-tribute-to-chinese-lawyers-defending-tibetans/" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795595">Tibetans</a>, <a href="https://www.nchrd.org/2011/05/prisoner-of-conscience-wang-yonghang/" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795597">Falun Gong</a>practitioners, feminist and LGBT advocates, Christians, and victims of state <a href="https://www.nchrd.org/2006/11/un-work-on-cases-gao-zhisheng-november-15-2006/" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795599">corruption</a> and public health crises such as the <a href="https://www.csmonitor.com/World/Asia-Pacific/2008/0923/p01s01-woap.html" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795601">tainted baby milk</a> scandal. Some lawyers had been lauded by authorities before facing arrest, like <a href="https://ap.ohchr.org/documents/dpage_e.aspx?si=A/HRC/WGAD/2010/26" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795603">Gao Zhisheng</a>, who in 2001 was named by the Ministry of Justice as one of the country’s ten top lawyers. Gao has been <a href="https://www.lawyersforlawyers.org/prolonged-enforced-disappearance-of-human-rights-lawyer-gao-zhisheng/" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795604">forcibly disappeared</a>for nearly eight years after enduring years of state persecution.

<em><strong>Impact of “709” Crackdown</strong></em>

<em>“‘709’ was the first large-scale assault on the legal profession since the founding of the People’s Republic of China. Many of the resources of the country were directed towards suppressing lawyers and undermining human rights and rule of law.”</em>

- Human rights advocate and wife of lawyer detained in “709” Crackdown

Many of those arrested received heavy prison sentences on trumped-up national security charges. The eight-year sentence handed down to activist <a href="https://www.nchrd.org/2016/03/wu-gan/" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795606">Wu Gan</a> was the longest prison sentence, while lawyer <a href="https://www.nchrd.org/2016/01/zhou-shifeng-%E5%91%A8%E4%B8%96%E9%94%8B/" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795608">Zhou Shifeng</a> was the most severely punished attorney after being imprisoned for seven years. Police <a href="https://www.nchrd.org/2017/08/china-must-end-legalized-enforced-disappearances/" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795610">extensively relied</a> on the abusive “residential surveillance at a designated location” (RSDL) system of secret detention, deemed by <a href="https://spcommreports.ohchr.org/TMResultsBase/DownLoadPublicCommunicationFile?gId=23997" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795612">UN experts</a> to amount to enforced disappearance, and many of the lawyers and activists arbitrary detained during the crackdown were <a href="https://www.nchrd.org/2017/06/civil-society-follow-up-report-submitted-to-un-committee-against-torture-jun-2017/" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795615">subjected</a> to torture and other ill-treatment.

Following the initial prosecutions, Chinese authorities imposed new measures to further restrict lawyers’ ability to practice their profession free from interference or exercise their human rights. The government <a href="https://www.nchrd.org/2019/05/joint-analysis-of-admin-measures-for-lawyers-and-law-firms/?tztc=1" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795621">made</a> legislative changes to administrative measures that increased surveillance and ideological controls over lawyers to restrict the exercise of their human rights, and gave extensive powers to judicial authorities to suspend, cancel or revoke the license of lawyers and or law firms. In the years after these changes, at least 20 lawyers were <a href="https://www.nchrd.org/2023/07/chrd-submission-to-the-un-for-upr-of-china/" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795625">stripped</a> of their law licenses, and another 26 lawyers were subject to other sanctions, including being forced to leave their law firms due to official pressure, depriving them and their families of income. Beijing also <a href="https://www.nchrd.org/2024/07/beijing-must-stop-relentless-punishment-of-human-rights-lawyers/" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795629">punished</a> those who persevered in advocating for rule of law by <a href="https://www.nchrd.org/2023/04/chrd-condemns-sentencing-of-rights-defenders-ding-jiaxi-and-xu-zhiyong/" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795632">handing down</a> even heavier prison sentences, such as the 12-year and 14-year sentences against lawyer Ding Jiaxi and legal advocate Xu Zhiyong in 2023 on the national security charge of “subversion of state power.”

Chinese authorities also <a href="https://spcommreports.ohchr.org/TMResultsBase/DownLoadPublicCommunicationFile?gId=28726" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795636">continue</a> to impose collective punishment on the family members and associates of lawyers and activists swept up in the “709” crackdown. Besides serving unjust prison sentences, many still face daily police surveillance, harassment leading to loss of housing and employment, restrictions on children accessing education, and exit bans that prevent them from leaving the country. Many suffer from the psychological impact of the detentions and ongoing surveillance.

<em>“The impact of ‘709’ on me is everywhere. There are high-definition cameras installed outside the entrance of our unit. I cannot get a job and lost my part-time job after national security police spoke to my employer. We were driven away from our rental home after police told the neighbors we are ‘traitors.’”</em>

- Human rights advocate and wife of lawyer detained in “709” crackdown

<em>“Post-traumatic stress disorder has strained the family; everyone has varying degrees of anxiety and depression”</em>

- Human rights activist and wife of lawyer detained in “709” crackdown

While some human rights lawyers courageously continue their work, the Chinese government’s “709” crackdown has severely reduced the pool of lawyers willing to challenge the state over its human rights abuses. And over the past decade, authorities have increasingly used key “709” tactics, including <a href="https://ishr.ch/defenders-toolbox/resources/briefing-paper-un-experts-documentation-of-residential-surveillance-at-a-designated-location-rsdl-in-china/" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795641">RSDL</a> and surveillance and <a href="https://www.frontlinedefenders.org/en/case/chang-weiping-completes-sentence-faces-travel-ban" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795643">controls</a> against human rights defenders and lawyers upon the <a href="https://safeguarddefenders.com/en/publications/access-denied-chinas-false-freedom" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795646">completion</a> of their arbitrary prison sentences.

<em><strong>Beijing’s assault on civil society requires stronger global response</strong></em>

In the immediate aftermath of the “709” crackdown, <a href="https://www.dfat.gov.au/news/media/Pages/recent-human-rights-developments-in-china" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795652">several</a> <a href="https://2009-2017.state.gov/r/pa/prs/ps/2015/07/244820.htm" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795655">governments</a> and the <a href="https://www.gov.uk/government/news/eu-statement-on-recent-developments-in-the-human-rights-situation-in-china" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795661">European Union</a> issued statements of concern. During China’s Universal Periodic Reviews at the UN Human Rights Council in the past decade, a number of states <a href="https://documents.un.org/doc/undoc/gen/g18/446/59/pdf/g1844659.pdf" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795663">called</a> <a href="https://docs.un.org/en/A/HRC/56/6" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795666">on</a> Chinese authorities to release detained lawyers and defenders and to allow them to work free from interference and harassment. The UN Committee against Torture called for a domestic <a href="https://digitallibrary.un.org/record/857891?ln=en&amp;v=pdf" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795670">investigation</a> in 2015. The UN<a href="https://www.ohchr.org/en/statements-and-speeches/2015/09/opening-statement-un-high-commissioner-human-rights-zeid-raad-al?LangID=E&amp;NewsID=16414" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795672">High Commissioner</a> for Human Rights and several UN human rights experts <a href="https://www.ohchr.org/en/press-releases/2015/07/lawyers-need-be-protected-not-harassed-un-experts-urge-china-halt-detentions" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795674">spoke out</a> <a href="https://www.ohchr.org/en/press-releases/2020/12/china-shock-continued-crackdown-human-rights-defenders-and-lawyers-un-expert" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795676">about</a> the 709 crackdown, and<a href="https://docs.un.org/en/A/HRC/WGAD/2017/59" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795678">called</a> for the <a href="https://www.ohchr.org/en/press-releases/2016/02/un-human-rights-chief-deeply-concerned-china-clampdown-lawyers-and-activists" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795680">release</a> of those arbitrarily detained. Last year, the UN expert on the independence of judges and lawyers<a href="https://ishr.ch/latest-updates/in-letter-to-china-un-expert-condemns-targeting-of-human-rights-lawyers/" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795682">condemned</a> the Chinese government’s disbarment of human rights lawyers and ongoing human rights violations against them.

Yet Chinese authorities have ignored all those calls, and instead broadened and deepened their repression. In the years since the “709” crackdown, Xi’s government has carried out possible <a href="https://xinjiang.amnesty.org/wp-content/uploads/2021/06/ASA_17_4137-2021_Full_report_ENG.pdf" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795684">crimes against humanity</a> in the Uyghur region, dismantled <a href="https://www.hrw.org/feature/2021/06/25/dismantling-free-society/hong-kong-one-year-after-national-security-law" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795686">fundamental freedoms</a> in Hong Kong, shuttered schools teaching Tibetan language and culture while <a href="https://tibetaction.net/colonialboardingschools/" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795688">requiring students</a> to attend state school, altered the Constitution to permit Xi Jinping to rule for life, and increased <a href="https://freedomhouse.org/report/transnational-repression/china" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795691">transnational repression</a> targeting activists and diaspora outside China.

<em>“I hope the international community will severely condemn the Chinese government and hold it accountable to bring justice for the victims! We need increased efforts to support Chinese human rights lawyers and people from all walks of life who contribute to freedom and democracy in China. Let us fight for a ray of light for society.”</em>

- Human rights activist detained during “709” crackdown

The resilience of human rights defenders across China despite a decade of worsening repression is grounded in the desire for the government to fulfil its obligations to uphold the rule of law and universal human rights, including those freely undertaken by <a href="https://tbinternet.ohchr.org/_layouts/15/TreatyBodyExternal/Treaty.aspx?CountryID=36&amp;Lang=en" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795696">joining</a> numerous legally binding international human rights treaties. The UN Human Rights Council and concerned governments should heed the calls from within the country and take steps to hold the Chinese government accountable.

Governments should support the establishment of an independent, international investigation into the Chinese government’s human rights violations. Those governments can also increase support for lawyers and other human rights defenders in China, including their families. Leaders of those states should publicly call—by name—for the release of wrongfully detained human rights lawyers and defenders, including at the UN Human Rights Council, and press that issue in all meetings with Chinese officials. Governments that have or are considering any type of bilateral rule of law cooperation agreements should demand that Chinese authorities drop all charges and quash all convictions against those wrongfully detained for peacefully exercising or advocating human rights.

The UN Human Rights Council should heed the <a href="https://www.ohchr.org/en/press-releases/2020/06/un-experts-call-decisive-measures-protect-fundamental-freedoms-china" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795698">call</a> <a href="https://www.ohchr.org/en/press-releases/2022/06/china-must-address-grave-human-rights-concerns-and-enable-credible" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795704">made</a> by dozens of UN human rights experts <a href="https://www.ohchr.org/en/press-releases/2022/09/xinjiang-report-china-must-address-grave-human-rights-violations-and-world" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1458795706">since</a> June 2020 and establish a dedicated mechanism to monitor and report on the human rights situation in China. States should also create and seize opportunities to highlight publicly the plight of human rights defenders across and from China at the UN Human Rights Council, including through joint statements, briefings, and side events.

<em>“The most important thing about the ‘709’ crackdown is the unity, bravery and tenacious struggle of lawyers and family members. Without family members taking the lead in rights protection, the name ‘709’ would have been forgotten long ago.”</em>

- Human rights activist that led “709” rescue work]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Colombia: Tres años exigiendo justicia por el asesinato de Miller Correa</title>
		<link>https://observatoryfordefenders.org/alert/colombia-tres-anos-exigiendo-justicia-por-el-asesinato-de-miller-correa/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Justine Lavarde]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Mar 2025 19:27:15 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://observatoryfordefenders.org/?post_type=alert&#038;p=23036</guid>

					<description><![CDATA[<em><strong>Ginebra-París-Barcelona-Bruselas-Bogotá, 14 de marzo de 2025</strong> - </em><strong><em>A tres años del asesinato del líder José Miller Correa, ex consejero y autoridad indígena del Pueblo Nasa (Thuthenas) de la Asociación de Cabildos Indígenas del Norte del Cauca ACIN, las organizaciones de derechos humanos seguimos exigiendo justicia ante la impunidad y urgimos a las autoridades colombianas a acelerar la investigación de forma independiente e imparcial en contra de los autores materiales y determinadores de este crimen.</em></strong>

<strong>José Miller Correa</strong> era líder indígena Nasa, defensor de los derechos humanos, conocido por su trabajo en la defensa de los derechos indígenas y territoriales, así como por su labor de autoridad tradicional y liderazgo político en la Asociación de Cabildos Indígenas del Norte del Cauca (ACIN- Cxhab Wala Kiwe). Por su labor de defensa a favor de las comunidades indígenas frente a los grupos armados, fue víctima de amenazas y actos de intimidación desde el 2010, situación que se agravó en 2020, por lo que fue beneficiario de medidas de protección por parte de la Unidad Nacional de Protección (UNP), quien le asignó un vehículo y dos escoltas.

El 14 de marzo de 2022, el Sr. Miller Correa fue asesinado por individuos desconocidos que presuntamente lo abordaron en su vehículo cuando se dirigía a su casa, en la vía que conduce Popayán a Santander de Quilichao. El asesinato del Sr. Miller Correa ha sido condenado a nivel internacional durante estos últimos tres años por los <a href="https://click.mlsend.com/link/c/YT0yNzAwMTI5NTM2MjA0MzQ2NTM3JmM9dThnMiZlPTQ4NDAzOSZiPTE0MjQ0MjU5MjQmZD1wOXo0ZTZt.u6VigrZCskeGSEkSEoWozFsevQ0Jx65N0djEuyjNDO0" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1424425924">procedimientos especiales</a> de la Organización de las Naciones Unidas<a href="https://click.mlsend.com/link/c/YT0yNzAwMTI5NTM2MjA0MzQ2NTM3JmM9dThnMiZlPTQ4NDAzOSZiPTE0MjQ0MjU5MzUmZD11MmI5cThr.pzuSQCyK3XoFIcpMbpUJxihT4D3BNlvC7z5M39uVeBA" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1424425935">, la Oficina del Alto Comisionado de las Naciones Unidas para los Derechos Humanos</a> y la <a href="https://click.mlsend.com/link/c/YT0yNzAwMTI5NTM2MjA0MzQ2NTM3JmM9dThnMiZlPTQ4NDAzOSZiPTE0MjQ0MjU5NDcmZD1lNHY5aTV0.Iic9i-trho_h7wypFVMOO-4BuSBoU1jCQMfo9b6Mb0o" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1424425947">Delegación de la Unión Europea en Colombia</a>, quienes pidieron una investigación pronta y la resolución del crimen.

A 36 meses del homicidio del Sr. Miller Correa, vemos con preocupación falencias en el proceso que adelante la Fiscalía General de la Nación, al no continuar con la investigación en contra de autores o determinadores del crimen y también, por ignorar o no profundizar en las pruebas sobre el perfil de liderazgo de José Miller afectando la gravedad del delito. Este último punto, al no lograr establecer que la razón del homicidio de José Miller estuviera relacionada con su liderazgo, ha tenido como consecuencia que no se reconociera como víctima colectiva a su comunidad, el Cabildo de Tacuyó.

Las organizaciones y plataformas abajo firmantes recuerdan que el asesinato del Sr. Miller Correa se dio en el marco del ejercicio de su gobierno propio como “Thuthenas” (autoridad tradicional) de la ACIN-Cxhab Wala Kiwe, afectando el proceso organizativo y político del Pueblo Nasa del norte del Cauca. También recuerdan que el Sr. Miller Correa proviene de un territorio que cuenta con<a href="https://click.mlsend.com/link/c/YT0yNzAwMTI5NTM2MjA0MzQ2NTM3JmM9dThnMiZlPTQ4NDAzOSZiPTE0MjQ0MjU5NTkmZD11NHU5cjdy.KwzGlcpe4eZei5GzMH3hRXvEyG34AZap77EjxvAxnZo" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1424425959"> Medidas Cautelares de la CIDH</a>, por lo que no sólo se vulneró su derecho a la vida, sino el de toda su comunidad al debilitar el proceso organizativo. El marco de total impunidad que existe en las violaciones a los derechos humanos y colectivos, incluyendo los asesinatos contra líderes y lideresas del movimiento indígena en el Cauca, es un escenario propicio para la repetición de estos hechos de violencia en los territorios indígenas.

Por todo lo anterior, las organizaciones y plataformas firmantes urgen a las autoridades a avanzar en la investigación de manera seria, imparcial y efectiva, garantizando el derecho a la verdad, justicia y reparación de las víctimas individuales y colectivas. Pedimos también a la delegación de la Unión Europea y las embajadas de los países europeos dar seguimiento al caso en línea con el comunicado que realizaron dos días después del asesinato.

Igualmente, las organizaciones firmantes hacen un llamado a las autoridades a garantizar la protección e integridad física y psicológica de las y los líderes indígenas, miembros de la Guardia Indígena y sabedores/as espirituales quienes vienen siendo objeto de asesinatos y acciones contra su integridad por parte de grupos armados de forma sistemática. El día 01 de marzo del 2025, se registró el último asesinado hasta la fecha del líder indígena Nasa Edgar Tumiñá Gembuel en Toribío-Cauca. Es deber del Estado garantizar las condiciones necesarias para la realización de sus actividades de liderazgo, control territorial y defensa de derechos humanos.

En solidaridad con la familia del Sr. Miller Correa.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Ginebra-París-Barcelona-Bruselas-Bogotá, 14 de marzo de 2025</strong> - </em><strong><em>A tres años del asesinato del líder José Miller Correa, ex consejero y autoridad indígena del Pueblo Nasa (Thuthenas) de la Asociación de Cabildos Indígenas del Norte del Cauca ACIN, las organizaciones de derechos humanos seguimos exigiendo justicia ante la impunidad y urgimos a las autoridades colombianas a acelerar la investigación de forma independiente e imparcial en contra de los autores materiales y determinadores de este crimen.</em></strong>

<strong>José Miller Correa</strong> era líder indígena Nasa, defensor de los derechos humanos, conocido por su trabajo en la defensa de los derechos indígenas y territoriales, así como por su labor de autoridad tradicional y liderazgo político en la Asociación de Cabildos Indígenas del Norte del Cauca (ACIN- Cxhab Wala Kiwe). Por su labor de defensa a favor de las comunidades indígenas frente a los grupos armados, fue víctima de amenazas y actos de intimidación desde el 2010, situación que se agravó en 2020, por lo que fue beneficiario de medidas de protección por parte de la Unidad Nacional de Protección (UNP), quien le asignó un vehículo y dos escoltas.

El 14 de marzo de 2022, el Sr. Miller Correa fue asesinado por individuos desconocidos que presuntamente lo abordaron en su vehículo cuando se dirigía a su casa, en la vía que conduce Popayán a Santander de Quilichao. El asesinato del Sr. Miller Correa ha sido condenado a nivel internacional durante estos últimos tres años por los <a href="https://click.mlsend.com/link/c/YT0yNzAwMTI5NTM2MjA0MzQ2NTM3JmM9dThnMiZlPTQ4NDAzOSZiPTE0MjQ0MjU5MjQmZD1wOXo0ZTZt.u6VigrZCskeGSEkSEoWozFsevQ0Jx65N0djEuyjNDO0" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1424425924">procedimientos especiales</a> de la Organización de las Naciones Unidas<a href="https://click.mlsend.com/link/c/YT0yNzAwMTI5NTM2MjA0MzQ2NTM3JmM9dThnMiZlPTQ4NDAzOSZiPTE0MjQ0MjU5MzUmZD11MmI5cThr.pzuSQCyK3XoFIcpMbpUJxihT4D3BNlvC7z5M39uVeBA" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1424425935">, la Oficina del Alto Comisionado de las Naciones Unidas para los Derechos Humanos</a> y la <a href="https://click.mlsend.com/link/c/YT0yNzAwMTI5NTM2MjA0MzQ2NTM3JmM9dThnMiZlPTQ4NDAzOSZiPTE0MjQ0MjU5NDcmZD1lNHY5aTV0.Iic9i-trho_h7wypFVMOO-4BuSBoU1jCQMfo9b6Mb0o" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1424425947">Delegación de la Unión Europea en Colombia</a>, quienes pidieron una investigación pronta y la resolución del crimen.

A 36 meses del homicidio del Sr. Miller Correa, vemos con preocupación falencias en el proceso que adelante la Fiscalía General de la Nación, al no continuar con la investigación en contra de autores o determinadores del crimen y también, por ignorar o no profundizar en las pruebas sobre el perfil de liderazgo de José Miller afectando la gravedad del delito. Este último punto, al no lograr establecer que la razón del homicidio de José Miller estuviera relacionada con su liderazgo, ha tenido como consecuencia que no se reconociera como víctima colectiva a su comunidad, el Cabildo de Tacuyó.

Las organizaciones y plataformas abajo firmantes recuerdan que el asesinato del Sr. Miller Correa se dio en el marco del ejercicio de su gobierno propio como “Thuthenas” (autoridad tradicional) de la ACIN-Cxhab Wala Kiwe, afectando el proceso organizativo y político del Pueblo Nasa del norte del Cauca. También recuerdan que el Sr. Miller Correa proviene de un territorio que cuenta con<a href="https://click.mlsend.com/link/c/YT0yNzAwMTI5NTM2MjA0MzQ2NTM3JmM9dThnMiZlPTQ4NDAzOSZiPTE0MjQ0MjU5NTkmZD11NHU5cjdy.KwzGlcpe4eZei5GzMH3hRXvEyG34AZap77EjxvAxnZo" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1424425959"> Medidas Cautelares de la CIDH</a>, por lo que no sólo se vulneró su derecho a la vida, sino el de toda su comunidad al debilitar el proceso organizativo. El marco de total impunidad que existe en las violaciones a los derechos humanos y colectivos, incluyendo los asesinatos contra líderes y lideresas del movimiento indígena en el Cauca, es un escenario propicio para la repetición de estos hechos de violencia en los territorios indígenas.

Por todo lo anterior, las organizaciones y plataformas firmantes urgen a las autoridades a avanzar en la investigación de manera seria, imparcial y efectiva, garantizando el derecho a la verdad, justicia y reparación de las víctimas individuales y colectivas. Pedimos también a la delegación de la Unión Europea y las embajadas de los países europeos dar seguimiento al caso en línea con el comunicado que realizaron dos días después del asesinato.

Igualmente, las organizaciones firmantes hacen un llamado a las autoridades a garantizar la protección e integridad física y psicológica de las y los líderes indígenas, miembros de la Guardia Indígena y sabedores/as espirituales quienes vienen siendo objeto de asesinatos y acciones contra su integridad por parte de grupos armados de forma sistemática. El día 01 de marzo del 2025, se registró el último asesinado hasta la fecha del líder indígena Nasa Edgar Tumiñá Gembuel en Toribío-Cauca. Es deber del Estado garantizar las condiciones necesarias para la realización de sus actividades de liderazgo, control territorial y defensa de derechos humanos.

En solidaridad con la familia del Sr. Miller Correa.]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Laos: States should ask &#8220;Where is Sombath?&#8221; at upcoming review of human rights record</title>
		<link>https://observatoryfordefenders.org/alert/laos-states-should-ask-where-is-sombath-at-upcoming-review-of-human-rights-record/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yasmine Louanchi]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Dec 2024 09:55:13 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://observatoryfordefenders.org/?post_type=alert&#038;p=22778</guid>

					<description><![CDATA[<p data-redactor-style-cache="text-align: justify;">As UN member states prepare for the fourth Universal Periodic Review (UPR) of Laos, scheduled for April/May 2025 in Geneva, Switzerland, we call on them to reinforce civil society’s long-standing calls for truth and accountability regarding Sombath’s enforced disappearance.</p>
<p data-redactor-style-cache="text-align: justify;">During the <a href="https://documents.un.org/doc/undoc/gen/g15/061/51/pdf/g1506151.pdf">second UPR of Laos in January 2015</a>, Sombath Somphone was the subject of recommendations, expressions of concern, and advance questions by 16 UN member states. During the third UPR of Laos in <a href="https://documents.un.org/doc/undoc/gen/g20/069/27/pdf/g2006927.pdf">January 2020</a>, seven UN member states formulated recommendations or advance questions on Sombath’s case.</p>
<p data-redactor-style-cache="text-align: justify;">During both reviews, the Lao government claimed its investigation into Sombath’s enforced disappearance was ongoing. Such statements have been contradicted by the undisputable fact that, for 12 years, the Lao authorities have consistently failed to provide any concrete information on the steps they claim to have taken to effectively investigate Sombath’s disappearance. Instead, <a href="https://www.fidh.org/en/region/asia/laos/government-slanders-sombath-somphone-issues-blanket-denials-on">the government has engaged in a protracted campaign of misinformation, denials, slander, and cover-ups</a>.</p>
<p data-redactor-style-cache="text-align: justify;">At the upcoming UPR, UN member states should call on the Lao government to take throrough and effective measures to establish the fate or whereabouts of Sombath and all other victims of enforced disappearances in the country, identify the suspected perpetrators of such serious crimes, and provide victims with an effective remedy and full reparations. To date, no case of enforced disappearance in Laos has been resolved and no perpetrators have been identified or brought to justice.</p>
<p data-redactor-style-cache="text-align: justify;">UN member states should also recommend the Lao government promptly ratify, without reservations, the International Convention for the Protection of all Persons from Enforced Disappearance (ICPPED), which it signed in 2008, and fully implement it into national law, policies, and practices.</p>
<p data-redactor-style-cache="text-align: justify;">The Lao government’s failure to uphold its obligations under international human rights law and standards with respect to Sombath is reflective of the human rights violations constituting crimes under international law and related impunity that have plagued Laos for several decades. His enforced disappearance has also had a chilling effect on Lao civil society organisations and human rights defenders, and marked a significant escalation in the government’s silencing of independent voices.</p>
<p data-redactor-style-cache="text-align: justify;">Amid the serious constraints and repression faced by independent civil society organisations and human rights defenders in Laos, and the continued silence of donors, development agencies, and diplomats in the country, concerned international attention remains the primary hope for finding Sombath and delivering justice to him and his family.</p>
<p data-redactor-style-cache="text-align: justify;">We continue to stand in solidarity with Sombath and his family and urge UN member states to join us in asking the Lao government the same question we have been asking for the past 12 years: "<em>Where is Sombath?</em>"</p>
<p data-redactor-style-cache="text-align: justify;"><strong>Background</strong></p>
<p data-redactor-style-cache="text-align: justify;">Sombath Somphone, a pioneer in community-based development and youth empowerment, was last seen at a police checkpoint on a busy street of Vientiane on the evening of 15 December 2012. Footage from a traffic CCTV camera showed that police stopped Sombath’s vehicle at the checkpoint and that, within minutes, unknown individuals forced him into another vehicle and drove him away in the presence of police officers. CCTV footage also showed an unknown individual arriving and driving Sombath’s vehicle away from the city center. In December 2015, Sombath’s family obtained new CCTV footage from the same area and made it public. The video shows Sombath’s car being driven back towards the city by an unknown individual.</p>
<p data-redactor-style-cache="text-align: justify;">For further information, please visit: <a href="https://www.sombath.org/" rel="external">https://www.sombath.org/</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p data-redactor-style-cache="text-align: justify;">As UN member states prepare for the fourth Universal Periodic Review (UPR) of Laos, scheduled for April/May 2025 in Geneva, Switzerland, we call on them to reinforce civil society’s long-standing calls for truth and accountability regarding Sombath’s enforced disappearance.</p>
<p data-redactor-style-cache="text-align: justify;">During the <a href="https://documents.un.org/doc/undoc/gen/g15/061/51/pdf/g1506151.pdf">second UPR of Laos in January 2015</a>, Sombath Somphone was the subject of recommendations, expressions of concern, and advance questions by 16 UN member states. During the third UPR of Laos in <a href="https://documents.un.org/doc/undoc/gen/g20/069/27/pdf/g2006927.pdf">January 2020</a>, seven UN member states formulated recommendations or advance questions on Sombath’s case.</p>
<p data-redactor-style-cache="text-align: justify;">During both reviews, the Lao government claimed its investigation into Sombath’s enforced disappearance was ongoing. Such statements have been contradicted by the undisputable fact that, for 12 years, the Lao authorities have consistently failed to provide any concrete information on the steps they claim to have taken to effectively investigate Sombath’s disappearance. Instead, <a href="https://www.fidh.org/en/region/asia/laos/government-slanders-sombath-somphone-issues-blanket-denials-on">the government has engaged in a protracted campaign of misinformation, denials, slander, and cover-ups</a>.</p>
<p data-redactor-style-cache="text-align: justify;">At the upcoming UPR, UN member states should call on the Lao government to take throrough and effective measures to establish the fate or whereabouts of Sombath and all other victims of enforced disappearances in the country, identify the suspected perpetrators of such serious crimes, and provide victims with an effective remedy and full reparations. To date, no case of enforced disappearance in Laos has been resolved and no perpetrators have been identified or brought to justice.</p>
<p data-redactor-style-cache="text-align: justify;">UN member states should also recommend the Lao government promptly ratify, without reservations, the International Convention for the Protection of all Persons from Enforced Disappearance (ICPPED), which it signed in 2008, and fully implement it into national law, policies, and practices.</p>
<p data-redactor-style-cache="text-align: justify;">The Lao government’s failure to uphold its obligations under international human rights law and standards with respect to Sombath is reflective of the human rights violations constituting crimes under international law and related impunity that have plagued Laos for several decades. His enforced disappearance has also had a chilling effect on Lao civil society organisations and human rights defenders, and marked a significant escalation in the government’s silencing of independent voices.</p>
<p data-redactor-style-cache="text-align: justify;">Amid the serious constraints and repression faced by independent civil society organisations and human rights defenders in Laos, and the continued silence of donors, development agencies, and diplomats in the country, concerned international attention remains the primary hope for finding Sombath and delivering justice to him and his family.</p>
<p data-redactor-style-cache="text-align: justify;">We continue to stand in solidarity with Sombath and his family and urge UN member states to join us in asking the Lao government the same question we have been asking for the past 12 years: "<em>Where is Sombath?</em>"</p>
<p data-redactor-style-cache="text-align: justify;"><strong>Background</strong></p>
<p data-redactor-style-cache="text-align: justify;">Sombath Somphone, a pioneer in community-based development and youth empowerment, was last seen at a police checkpoint on a busy street of Vientiane on the evening of 15 December 2012. Footage from a traffic CCTV camera showed that police stopped Sombath’s vehicle at the checkpoint and that, within minutes, unknown individuals forced him into another vehicle and drove him away in the presence of police officers. CCTV footage also showed an unknown individual arriving and driving Sombath’s vehicle away from the city center. In December 2015, Sombath’s family obtained new CCTV footage from the same area and made it public. The video shows Sombath’s car being driven back towards the city by an unknown individual.</p>
<p data-redactor-style-cache="text-align: justify;">For further information, please visit: <a href="https://www.sombath.org/" rel="external">https://www.sombath.org/</a></p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
