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	<title>Arbitrary revocation of nationality &#8211; The Observatory For Defenders</title>
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	<title>Arbitrary revocation of nationality &#8211; The Observatory For Defenders</title>
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		<title>Tchad : déchéance de nationalité de MM. Nguebla Makaïla et Charfadine Galmaye Saleh</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yasmine Louanchi]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Sep 2025 13:15:20 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[L’Observatoire a été informé de la déchéance de nationalité de M. <strong>Nguebla Makaïla</strong> et M. <strong>Charfadine Galmaye Saleh</strong>, deux voix critiques de l’actuel régime tchadien. Nguebla Makaïla est un blogueur et activiste connu pour sa dénonciation des violations des droits commises par les régimes successifs d’ Idriss Déby et de son fils, Mahamat Idriss Déby. Fervent défenseur de la démocratie au Tchad, il a dû s’exiler à diverses reprises, avant de rentrer au Tchad en décembre 2021, et d’être nommé, en mars 2022, conseiller aux droits humains à la Présidence de la République suite à la politique de « main tendue » de Monsieur Mahamat Idriss Déby, qui était alors Président du Conseil militaire de transition (CMT). En raison de désaccords avec le régime sur la question des droits humains, notamment à la suite des <a href="https://www.fidh.org/fr/regions/afrique/tchad/tchad-repression-systematique-des-manifestations-contre-la" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1480335327">massacres des manifestations pacifiques du 20 octobre 2022</a>, il est de nouveau forcé à l’exil en 2024, vers la France. Charfadine Galmaye est un journaliste et analyste également exilé en France, depuis 10 ans. Depuis 2015, il est rédacteur en chef de TchadOne, un média en ligne reconnu comme l’un des plus influents du paysage médiatique tchadien, où il mène enquêtes et analyses critiques sur la vie politique, la gouvernance, les violations des droits et les enjeux stratégiques du pays.

Le 17 septembre 2025, le ministre tchadien de l’Administration du territoire et de la décentralisation a, par un <a href="https://www.facebook.com/share/p/19yRvQxzyv/" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1480335328">décret</a>, prononcé la déchéance de nationalité de MM. Nguebla Makaïla et Charfardine Galmaye Saleh, pour « intelligence avec les puissances étrangères » et « activités incompatibles avec la qualité de citoyen tchadien ».

L’Observatoire condamne fermement la déchéance de nationalité prononcée à l’encontre de MM. Nguebla Makaïla et Charfardine Galmaye Saleh, qui ne semble viser qu’à les punir pour leurs activités légitimes de défense des droits humains, notamment l’exercice de leur liberté d’expression.

L’Observatoire constate que le code de nationalité tchadienne ne prévoit pas la déchéance de nationalité pour les tchadiens d’origine sauf pour ceux qui ont acquis la nationalité tchadienne. Cette mesure est donc illégale pour MM. N’guebla Makaïla et Charfardine Galmaye Saleh, et les expose à l’apatridie. De même elle contrevient à la Déclaration universelle des droits de l’Homme (article 15), ainsi qu’à différentes conventions internationales et régionales reconnaissant le droit de toute personne à une nationalité auxquelles le Tchad est partie, y compris le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (article 24), la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples (article 3 du protocole additionnel relatif aux aspects spécifiques du droit à une nationalité et l’éradication de l’apatridie en Afrique). Cette mesure de représailles à l’égard des deux défenseurs des droits humains est également entendue comme une violation des droits à la liberté d’opinion, d’expression, de presse, d’association et de réunion, pourtant garantis par l’article 28 de la <a href="https://droit-et-politique-en-afrique.info/la-nouvelle-constitution-du-tchad-du-29-decembre-2024" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1480335329">Constitution</a> tchadienne du 29 décembre 2024.

Cette mesure s’inscrit dans une dynamique plus large de répression et de criminalisation de la société civile et de toute voix dissidente qui prévaut depuis plusieurs années au Tchad. Depuis l’accession au pouvoir, par un coup d’État, de Mahamat Idriss Déby, et <a href="https://www.fidh.org/fr/regions/afrique/tchad/election-presidentielle-au-tchad-le-vote-des-citoyen⋅nes-doit" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1480335330">malgré le retour à l’ordre constitutionnel en mai 2024</a> suite à la période de transition, l’espace civique n’a cessé de se rétrécir, notamment à travers la multiplication de poursuites-bâillon, la surveillance accrue de la société civile, et désormais les déchéances de nationalité. L’Observatoire avait par ailleurs, dans son rapport intitulé « <a href="https://www.omct.org/fr/ressources/rapports/human-rights-defenders-in-the-sahel-towards-a-regional-convergence-of-repression" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1480335331"><em>Espace civique et défenseur.es des droits humains au Sahel : convergence régionale des pratiques de répression</em></a> » sorti en février 2025, mis en évidence la mise en place, par le régime tchadien au cours de ces dernières années, de techniques de répression telle que l’utilisation généralisée des arrestations et détentions arbitraires, afin de réduire au silence toute voix dissidente.

La dynamique actuelle de révisions constitutionnelles, qui intervient moins d’un an après l’adoption d’une nouvelle Constitution et qui vise à allonger le mandat présidentiel, alimente un climat de représailles contre les organisations de la société civile et les défenseur.es des droits qui s’y opposent publiquement. En 2022, le <a href="https://www.omct.org/fr/ressources/rapports/human-rights-defenders-in-the-sahel-towards-a-regional-convergence-of-repression" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1480335332">Comité des Nations unies contre la torture</a> a exhorté le Tchad à protéger effectivement défenseur.es des droits humains, opposant.es, société civile et journalistes contre toute intimidation, violence, privation arbitraire de liberté, poursuites abusives, torture, disparitions forcées et exécutions extrajudiciaires liées à leurs activités.

L’Observatoire appelle les autorités tchadiennes à révoquer immédiatement la déchéance de nationalité prononcée à l’encontre de Nguebla Makaïla et Charfardine Galmaye Saleh, ainsi qu’à s’assurer que les défenseur·es des droits humains, les opposant·es politiques, les représentant·es de la société civile et les journalistes soient protégé·es contre toutes les formes d’intimidations, de harcèlements, d’arrestations et de détentions arbitraires, auxquelles ils et elles pourraient être exposé·es en raison de leurs activités légitimes de défense des droits.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[L’Observatoire a été informé de la déchéance de nationalité de M. <strong>Nguebla Makaïla</strong> et M. <strong>Charfadine Galmaye Saleh</strong>, deux voix critiques de l’actuel régime tchadien. Nguebla Makaïla est un blogueur et activiste connu pour sa dénonciation des violations des droits commises par les régimes successifs d’ Idriss Déby et de son fils, Mahamat Idriss Déby. Fervent défenseur de la démocratie au Tchad, il a dû s’exiler à diverses reprises, avant de rentrer au Tchad en décembre 2021, et d’être nommé, en mars 2022, conseiller aux droits humains à la Présidence de la République suite à la politique de « main tendue » de Monsieur Mahamat Idriss Déby, qui était alors Président du Conseil militaire de transition (CMT). En raison de désaccords avec le régime sur la question des droits humains, notamment à la suite des <a href="https://www.fidh.org/fr/regions/afrique/tchad/tchad-repression-systematique-des-manifestations-contre-la" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1480335327">massacres des manifestations pacifiques du 20 octobre 2022</a>, il est de nouveau forcé à l’exil en 2024, vers la France. Charfadine Galmaye est un journaliste et analyste également exilé en France, depuis 10 ans. Depuis 2015, il est rédacteur en chef de TchadOne, un média en ligne reconnu comme l’un des plus influents du paysage médiatique tchadien, où il mène enquêtes et analyses critiques sur la vie politique, la gouvernance, les violations des droits et les enjeux stratégiques du pays.

Le 17 septembre 2025, le ministre tchadien de l’Administration du territoire et de la décentralisation a, par un <a href="https://www.facebook.com/share/p/19yRvQxzyv/" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1480335328">décret</a>, prononcé la déchéance de nationalité de MM. Nguebla Makaïla et Charfardine Galmaye Saleh, pour « intelligence avec les puissances étrangères » et « activités incompatibles avec la qualité de citoyen tchadien ».

L’Observatoire condamne fermement la déchéance de nationalité prononcée à l’encontre de MM. Nguebla Makaïla et Charfardine Galmaye Saleh, qui ne semble viser qu’à les punir pour leurs activités légitimes de défense des droits humains, notamment l’exercice de leur liberté d’expression.

L’Observatoire constate que le code de nationalité tchadienne ne prévoit pas la déchéance de nationalité pour les tchadiens d’origine sauf pour ceux qui ont acquis la nationalité tchadienne. Cette mesure est donc illégale pour MM. N’guebla Makaïla et Charfardine Galmaye Saleh, et les expose à l’apatridie. De même elle contrevient à la Déclaration universelle des droits de l’Homme (article 15), ainsi qu’à différentes conventions internationales et régionales reconnaissant le droit de toute personne à une nationalité auxquelles le Tchad est partie, y compris le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (article 24), la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples (article 3 du protocole additionnel relatif aux aspects spécifiques du droit à une nationalité et l’éradication de l’apatridie en Afrique). Cette mesure de représailles à l’égard des deux défenseurs des droits humains est également entendue comme une violation des droits à la liberté d’opinion, d’expression, de presse, d’association et de réunion, pourtant garantis par l’article 28 de la <a href="https://droit-et-politique-en-afrique.info/la-nouvelle-constitution-du-tchad-du-29-decembre-2024" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1480335329">Constitution</a> tchadienne du 29 décembre 2024.

Cette mesure s’inscrit dans une dynamique plus large de répression et de criminalisation de la société civile et de toute voix dissidente qui prévaut depuis plusieurs années au Tchad. Depuis l’accession au pouvoir, par un coup d’État, de Mahamat Idriss Déby, et <a href="https://www.fidh.org/fr/regions/afrique/tchad/election-presidentielle-au-tchad-le-vote-des-citoyen⋅nes-doit" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1480335330">malgré le retour à l’ordre constitutionnel en mai 2024</a> suite à la période de transition, l’espace civique n’a cessé de se rétrécir, notamment à travers la multiplication de poursuites-bâillon, la surveillance accrue de la société civile, et désormais les déchéances de nationalité. L’Observatoire avait par ailleurs, dans son rapport intitulé « <a href="https://www.omct.org/fr/ressources/rapports/human-rights-defenders-in-the-sahel-towards-a-regional-convergence-of-repression" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1480335331"><em>Espace civique et défenseur.es des droits humains au Sahel : convergence régionale des pratiques de répression</em></a> » sorti en février 2025, mis en évidence la mise en place, par le régime tchadien au cours de ces dernières années, de techniques de répression telle que l’utilisation généralisée des arrestations et détentions arbitraires, afin de réduire au silence toute voix dissidente.

La dynamique actuelle de révisions constitutionnelles, qui intervient moins d’un an après l’adoption d’une nouvelle Constitution et qui vise à allonger le mandat présidentiel, alimente un climat de représailles contre les organisations de la société civile et les défenseur.es des droits qui s’y opposent publiquement. En 2022, le <a href="https://www.omct.org/fr/ressources/rapports/human-rights-defenders-in-the-sahel-towards-a-regional-convergence-of-repression" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1480335332">Comité des Nations unies contre la torture</a> a exhorté le Tchad à protéger effectivement défenseur.es des droits humains, opposant.es, société civile et journalistes contre toute intimidation, violence, privation arbitraire de liberté, poursuites abusives, torture, disparitions forcées et exécutions extrajudiciaires liées à leurs activités.

L’Observatoire appelle les autorités tchadiennes à révoquer immédiatement la déchéance de nationalité prononcée à l’encontre de Nguebla Makaïla et Charfardine Galmaye Saleh, ainsi qu’à s’assurer que les défenseur·es des droits humains, les opposant·es politiques, les représentant·es de la société civile et les journalistes soient protégé·es contre toutes les formes d’intimidations, de harcèlements, d’arrestations et de détentions arbitraires, auxquelles ils et elles pourraient être exposé·es en raison de leurs activités légitimes de défense des droits.]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Nicaragua: Revocación arbitraria de la nacionalidad a la presidenta del CENIDH Vilma Núñez</title>
		<link>https://observatoryfordefenders.org/alert/nicaragua-revocacion-arbitraria-de-la-nacionalidad-a-la-presidenta-del-cenidh-vilma-nunez/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yasmine Louanchi]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Feb 2023 14:29:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[El Observatorio ha recibido con preocupación información del Centro Nicaragüense de los Derechos Humanos (CENIDH) sobre la condena y revocación arbitraria de la nacionalidad nicaragüense a la Sra. <strong>Vilma Núñez</strong>, presidenta del CENIDH, así como sobre los inminentes riesgos de seguridad que enfrentan todas y todos los miembros de la organización. El CENIDH es una organización de promoción y protección de los derechos humanos, miembro de la OMCT y de la FIDH.

El 15 de febrero de 2023, el presidente del Tribunal de Apelaciones de Managua, el Sr. Ernesto Rodríguez, <a href="https://click.mlsend.com/link/c/YT0yMTUxNzE2ODc5MTc2MDQ2MjU4JmM9czVuOSZlPTQ4NDAzOSZiPTEwODUwMDgyMzUmZD1wMHY3dTVj.eCFeaZyIf2_J4oO1cGVIznf5sGl-vNBdH2Fyk5CyWeQ" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1085008235">declaró</a> a la Sra. Vilma Núñez y a otras 93 personas de nacionalidad nicaragüense como “traidores de la patria” y “prófugos de la justicia”. Rompiendo toda lógica procesal, las 94 personas habrían sido acusadas y condenadas sin que se les hubiera realizado un juicio previo. El presidente del Tribunal de Apelaciones de Managua ordenó para todas ellas y ellos la inhabilitación absoluta y especial para ejercer cargos públicos, la función pública en nombre o al servicio del Estado de Nicaragua, así como cargos de elección popular. Anunció asimismo la pérdida de sus derechos de ciudadanía de forma perpetua, la revocación de la nacionalidad nicaragüense y la incautación de todos sus bienes y sociedades. Entre las personas afectadas por esta decisión arbitraria se encuentran periodistas, así como el también defensor de derechos humanos <a href="https://click.mlsend.com/link/c/YT0yMTUxNzE2ODc5MTc2MDQ2MjU4JmM9czVuOSZlPTQ4NDAzOSZiPTEwODUwMDgyMzcmZD1jNG8weTNp.wJpz4DriZXYqi_OwGugR8YaZ-dYrnKkXRBFWOfUhw8o" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1085008237"><strong>Amaru Ruiz Alemán</strong></a>, la escritora Gioconda Belli y el escritor Sergio Ramírez, éstos tres actualmente en el exilio. La mayoría de las personas afectadas se encuentran en el exilio forzado para salvaguardar su integridad. Vilma Nuñez se encuentra en Nicaragua y el Observatorio hace un llamado para que su integridad física y psicológica sea preservados, así como la de su equipo, dado que se encuentran en grave riesgo de arresto y expulsión del país.

La revocación arbitraria de la nacionalidad de Vilma Núñez y las otras 93 personas nicaragüenses se ordenó apenas seis días después de que 222 presos y presas políticas nicaragüenses fueran <a href="https://click.mlsend.com/link/c/YT0yMTUxNzE2ODc5MTc2MDQ2MjU4JmM9czVuOSZlPTQ4NDAzOSZiPTEwODUwMDgyMzkmZD1tMW4zYjBs.RXVbBqsszL1fNakIfDgMmoaTRGhBG0cO4Lu_QGiHyS4" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1085008239">excarceladas y expulsadas</a> de Nicaragua y se les revocara de manera arbitraria la nacionalidad, tras declararlas como “traidores de la patria” e inhabilitarlas de forma perpetua para ejercer la función pública.

Para ello, el mismo día de la expulsión, el 9 de febrero de 2023, el régimen de Ortega-Murillo hizo una serie de reformas jurídicas y constitucionales sin base legal consistentes en la modificación del artículo 21 de la Constitución, al que se le añadió el siguiente párrafo: “la adquisición, pérdida y recuperación de la nacionalidad serán reguladas por las leyes. Los traidores a la patria pierden la calidad de nacionalidad nicaragüense”. Inmediatamente después, la Asamblea Nacional <a href="https://click.mlsend.com/link/c/YT0yMTUxNzE2ODc5MTc2MDQ2MjU4JmM9czVuOSZlPTQ4NDAzOSZiPTEwODUwMDgyNDEmZD1wNm43djho.B8sVx2TN6PhuHPL_uur0EebUoH5Qt3rbEqklUYHgs7Q" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1085008241">aprobó</a> la Ley Especial que Regula la Pérdida de la Nacionalidad Nicaragüense, la cual establece que todas aquellas personas consideradas “traidores de la patria” bajo la Ley 1055 de Defensa de los Derechos del Pueblo a la Independencia, Soberanía y la Autodeterminación para la Paz, perderán la nacionalidad nicaragüense. Estos cambios constitucionales y legales se adoptaron en clara violación del artículo 15 de la Declaración Universal de Derechos Humanos, así como de la Convención para Reducir los Casos de Apatridia de 1961, que Nicaragua ratificó sin reservas en 2013.

El Observatorio condena de manera vehemente la revocación de la nacionalidad nicaragüense de Vilma Núñez y de las otras 93 personas afectadas por esta decisión, así como la nueva y esperpéntica medida de represión adoptada por la dictadura de Ortega-Murillo tras cinco años de represión sistemática contra quienes defienden los derechos humanos y se oponen a la dictadura. Desde 2018, el régimen ha desarrollado una brutal <a href="https://click.mlsend.com/link/c/YT0yMTUxNzE2ODc5MTc2MDQ2MjU4JmM9czVuOSZlPTQ4NDAzOSZiPTEwODUwMDgyNDMmZD1iNHg5ZzBx.FPf4H8OTR07BfsdpAfPaoBRt_-FnZLpfWQFCuegKWK4" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1085008243">maquinaria represiva</a> consistente en violencia física; la detención arbitraria y el exilio forzoso de todas las voces críticas; la <a href="https://click.mlsend.com/link/c/YT0yMTUxNzE2ODc5MTc2MDQ2MjU4JmM9czVuOSZlPTQ4NDAzOSZiPTEwODUwMDgyNDUmZD1pNmU5dzRj.Wltq_-sRov-Ka6GnvwPhOmAqW31ZYCuLvbH6OIs8_L0" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1085008245">aprobación de leyes restrictivas</a> que controlan abusivamente las actividades de las organizaciones de la sociedad civil y ponen bajo sospecha su financiamiento internacional; la <a href="https://click.mlsend.com/link/c/YT0yMTUxNzE2ODc5MTc2MDQ2MjU4JmM9czVuOSZlPTQ4NDAzOSZiPTEwODUwMDgyNDcmZD1hOG0yZDBu.2o-h9nI7p3eN5nGzrYeAFAzTjKEHbcnl3W2SWbmEjcA" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1085008247">cancelación arbitraria de la personalidad jurídica</a> y la <a href="https://click.mlsend.com/link/c/YT0yMTUxNzE2ODc5MTc2MDQ2MjU4JmM9czVuOSZlPTQ4NDAzOSZiPTEwODUwMDgyNDgmZD1jN2czaTlz.f_rq3TTPVZv8C0FzNkIGx2PKrgGIAoIcjuN60PpMkrg" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1085008248">ilegalización de más de 3000</a><a href="https://click.mlsend.com/link/c/YT0yMTUxNzE2ODc5MTc2MDQ2MjU4JmM9czVuOSZlPTQ4NDAzOSZiPTEwODUwMDgyNTAmZD10NGQ0Zjlp.qImqQAV8YT7Pez7xsToeVvN72KM2pgXlzlcgv7h603A" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1085008250"> organizaciones</a> de la sociedad civil; así como la <a href="https://click.mlsend.com/link/c/YT0yMTUxNzE2ODc5MTc2MDQ2MjU4JmM9czVuOSZlPTQ4NDAzOSZiPTEwODUwMDgyNTQmZD1pOXY4cjB4.sxMgY7zvumjG2K9Hd7HhcYELp-fa8CI305xezeV9HXE" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1085008254">eliminación de la libertad de prensa</a> y represión de medios y periodistas independientes.

El Observatorio reitera su condena al hostigamiento y los ataques sistemáticos contra las organizaciones y personas que defienden los derechos humanos en el país, inclusive las graves violaciones a su derecho a la nacionalidad y libertad personal.

El Observatorio urge a las autoridades nicaragüenses a anular la decisión de revocar la nacionalidad a Vilma Núñez y a las otras 93 personas afectadas, a garantizar su seguridad e integridad física y psicológica, así como la de todas y todos los miembros del CENIDH, y asegurar el cumplimiento y respeto pleno de los derechos a la libertad de expresión y de asociación en el país.

El Observatorio se suma al <a href="https://click.mlsend.com/link/c/YT0yMTUxNzE2ODc5MTc2MDQ2MjU4JmM9czVuOSZlPTQ4NDAzOSZiPTEwODUwMDgyNTgmZD1wM2g5azJ4.BdMb-1INUv9F5EAa1F8fnRoLAiFW8tmTgaTShnHJ37g" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1085008258">llamado de la Organización de los Estados Americanos</a> (OEA) y urge al Estado de Nicaragua a poner en libertad a todas las personas defensoras y opositoras detenidas de manera arbitraria, restituir los derechos de quienes han sido y son víctimas de represión en el país y en el exilio, y a retornar a la democracia, al estado de derecho y al respeto de los derechos humanos del conjunto de la población, inclusive las personas defensoras de los derechos humanos.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[El Observatorio ha recibido con preocupación información del Centro Nicaragüense de los Derechos Humanos (CENIDH) sobre la condena y revocación arbitraria de la nacionalidad nicaragüense a la Sra. <strong>Vilma Núñez</strong>, presidenta del CENIDH, así como sobre los inminentes riesgos de seguridad que enfrentan todas y todos los miembros de la organización. El CENIDH es una organización de promoción y protección de los derechos humanos, miembro de la OMCT y de la FIDH.

El 15 de febrero de 2023, el presidente del Tribunal de Apelaciones de Managua, el Sr. Ernesto Rodríguez, <a href="https://click.mlsend.com/link/c/YT0yMTUxNzE2ODc5MTc2MDQ2MjU4JmM9czVuOSZlPTQ4NDAzOSZiPTEwODUwMDgyMzUmZD1wMHY3dTVj.eCFeaZyIf2_J4oO1cGVIznf5sGl-vNBdH2Fyk5CyWeQ" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1085008235">declaró</a> a la Sra. Vilma Núñez y a otras 93 personas de nacionalidad nicaragüense como “traidores de la patria” y “prófugos de la justicia”. Rompiendo toda lógica procesal, las 94 personas habrían sido acusadas y condenadas sin que se les hubiera realizado un juicio previo. El presidente del Tribunal de Apelaciones de Managua ordenó para todas ellas y ellos la inhabilitación absoluta y especial para ejercer cargos públicos, la función pública en nombre o al servicio del Estado de Nicaragua, así como cargos de elección popular. Anunció asimismo la pérdida de sus derechos de ciudadanía de forma perpetua, la revocación de la nacionalidad nicaragüense y la incautación de todos sus bienes y sociedades. Entre las personas afectadas por esta decisión arbitraria se encuentran periodistas, así como el también defensor de derechos humanos <a href="https://click.mlsend.com/link/c/YT0yMTUxNzE2ODc5MTc2MDQ2MjU4JmM9czVuOSZlPTQ4NDAzOSZiPTEwODUwMDgyMzcmZD1jNG8weTNp.wJpz4DriZXYqi_OwGugR8YaZ-dYrnKkXRBFWOfUhw8o" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1085008237"><strong>Amaru Ruiz Alemán</strong></a>, la escritora Gioconda Belli y el escritor Sergio Ramírez, éstos tres actualmente en el exilio. La mayoría de las personas afectadas se encuentran en el exilio forzado para salvaguardar su integridad. Vilma Nuñez se encuentra en Nicaragua y el Observatorio hace un llamado para que su integridad física y psicológica sea preservados, así como la de su equipo, dado que se encuentran en grave riesgo de arresto y expulsión del país.

La revocación arbitraria de la nacionalidad de Vilma Núñez y las otras 93 personas nicaragüenses se ordenó apenas seis días después de que 222 presos y presas políticas nicaragüenses fueran <a href="https://click.mlsend.com/link/c/YT0yMTUxNzE2ODc5MTc2MDQ2MjU4JmM9czVuOSZlPTQ4NDAzOSZiPTEwODUwMDgyMzkmZD1tMW4zYjBs.RXVbBqsszL1fNakIfDgMmoaTRGhBG0cO4Lu_QGiHyS4" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1085008239">excarceladas y expulsadas</a> de Nicaragua y se les revocara de manera arbitraria la nacionalidad, tras declararlas como “traidores de la patria” e inhabilitarlas de forma perpetua para ejercer la función pública.

Para ello, el mismo día de la expulsión, el 9 de febrero de 2023, el régimen de Ortega-Murillo hizo una serie de reformas jurídicas y constitucionales sin base legal consistentes en la modificación del artículo 21 de la Constitución, al que se le añadió el siguiente párrafo: “la adquisición, pérdida y recuperación de la nacionalidad serán reguladas por las leyes. Los traidores a la patria pierden la calidad de nacionalidad nicaragüense”. Inmediatamente después, la Asamblea Nacional <a href="https://click.mlsend.com/link/c/YT0yMTUxNzE2ODc5MTc2MDQ2MjU4JmM9czVuOSZlPTQ4NDAzOSZiPTEwODUwMDgyNDEmZD1wNm43djho.B8sVx2TN6PhuHPL_uur0EebUoH5Qt3rbEqklUYHgs7Q" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1085008241">aprobó</a> la Ley Especial que Regula la Pérdida de la Nacionalidad Nicaragüense, la cual establece que todas aquellas personas consideradas “traidores de la patria” bajo la Ley 1055 de Defensa de los Derechos del Pueblo a la Independencia, Soberanía y la Autodeterminación para la Paz, perderán la nacionalidad nicaragüense. Estos cambios constitucionales y legales se adoptaron en clara violación del artículo 15 de la Declaración Universal de Derechos Humanos, así como de la Convención para Reducir los Casos de Apatridia de 1961, que Nicaragua ratificó sin reservas en 2013.

El Observatorio condena de manera vehemente la revocación de la nacionalidad nicaragüense de Vilma Núñez y de las otras 93 personas afectadas por esta decisión, así como la nueva y esperpéntica medida de represión adoptada por la dictadura de Ortega-Murillo tras cinco años de represión sistemática contra quienes defienden los derechos humanos y se oponen a la dictadura. Desde 2018, el régimen ha desarrollado una brutal <a href="https://click.mlsend.com/link/c/YT0yMTUxNzE2ODc5MTc2MDQ2MjU4JmM9czVuOSZlPTQ4NDAzOSZiPTEwODUwMDgyNDMmZD1iNHg5ZzBx.FPf4H8OTR07BfsdpAfPaoBRt_-FnZLpfWQFCuegKWK4" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1085008243">maquinaria represiva</a> consistente en violencia física; la detención arbitraria y el exilio forzoso de todas las voces críticas; la <a href="https://click.mlsend.com/link/c/YT0yMTUxNzE2ODc5MTc2MDQ2MjU4JmM9czVuOSZlPTQ4NDAzOSZiPTEwODUwMDgyNDUmZD1pNmU5dzRj.Wltq_-sRov-Ka6GnvwPhOmAqW31ZYCuLvbH6OIs8_L0" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1085008245">aprobación de leyes restrictivas</a> que controlan abusivamente las actividades de las organizaciones de la sociedad civil y ponen bajo sospecha su financiamiento internacional; la <a href="https://click.mlsend.com/link/c/YT0yMTUxNzE2ODc5MTc2MDQ2MjU4JmM9czVuOSZlPTQ4NDAzOSZiPTEwODUwMDgyNDcmZD1hOG0yZDBu.2o-h9nI7p3eN5nGzrYeAFAzTjKEHbcnl3W2SWbmEjcA" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1085008247">cancelación arbitraria de la personalidad jurídica</a> y la <a href="https://click.mlsend.com/link/c/YT0yMTUxNzE2ODc5MTc2MDQ2MjU4JmM9czVuOSZlPTQ4NDAzOSZiPTEwODUwMDgyNDgmZD1jN2czaTlz.f_rq3TTPVZv8C0FzNkIGx2PKrgGIAoIcjuN60PpMkrg" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1085008248">ilegalización de más de 3000</a><a href="https://click.mlsend.com/link/c/YT0yMTUxNzE2ODc5MTc2MDQ2MjU4JmM9czVuOSZlPTQ4NDAzOSZiPTEwODUwMDgyNTAmZD10NGQ0Zjlp.qImqQAV8YT7Pez7xsToeVvN72KM2pgXlzlcgv7h603A" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1085008250"> organizaciones</a> de la sociedad civil; así como la <a href="https://click.mlsend.com/link/c/YT0yMTUxNzE2ODc5MTc2MDQ2MjU4JmM9czVuOSZlPTQ4NDAzOSZiPTEwODUwMDgyNTQmZD1pOXY4cjB4.sxMgY7zvumjG2K9Hd7HhcYELp-fa8CI305xezeV9HXE" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1085008254">eliminación de la libertad de prensa</a> y represión de medios y periodistas independientes.

El Observatorio reitera su condena al hostigamiento y los ataques sistemáticos contra las organizaciones y personas que defienden los derechos humanos en el país, inclusive las graves violaciones a su derecho a la nacionalidad y libertad personal.

El Observatorio urge a las autoridades nicaragüenses a anular la decisión de revocar la nacionalidad a Vilma Núñez y a las otras 93 personas afectadas, a garantizar su seguridad e integridad física y psicológica, así como la de todas y todos los miembros del CENIDH, y asegurar el cumplimiento y respeto pleno de los derechos a la libertad de expresión y de asociación en el país.

El Observatorio se suma al <a href="https://click.mlsend.com/link/c/YT0yMTUxNzE2ODc5MTc2MDQ2MjU4JmM9czVuOSZlPTQ4NDAzOSZiPTEwODUwMDgyNTgmZD1wM2g5azJ4.BdMb-1INUv9F5EAa1F8fnRoLAiFW8tmTgaTShnHJ37g" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1085008258">llamado de la Organización de los Estados Americanos</a> (OEA) y urge al Estado de Nicaragua a poner en libertad a todas las personas defensoras y opositoras detenidas de manera arbitraria, restituir los derechos de quienes han sido y son víctimas de represión en el país y en el exilio, y a retornar a la democracia, al estado de derecho y al respeto de los derechos humanos del conjunto de la población, inclusive las personas defensoras de los derechos humanos.]]></content:encoded>
					
		
		
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