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	<title>Exil forcé &#8211; The Observatory For Defenders</title>
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	<title>Exil forcé &#8211; The Observatory For Defenders</title>
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		<title>Tchad : déchéance de nationalité de MM. Nguebla Makaïla et Charfadine Galmaye Saleh</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yasmine Louanchi]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Sep 2025 13:15:20 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[L’Observatoire a été informé de la déchéance de nationalité de M. <strong>Nguebla Makaïla</strong> et M. <strong>Charfadine Galmaye Saleh</strong>, deux voix critiques de l’actuel régime tchadien. Nguebla Makaïla est un blogueur et activiste connu pour sa dénonciation des violations des droits commises par les régimes successifs d’ Idriss Déby et de son fils, Mahamat Idriss Déby. Fervent défenseur de la démocratie au Tchad, il a dû s’exiler à diverses reprises, avant de rentrer au Tchad en décembre 2021, et d’être nommé, en mars 2022, conseiller aux droits humains à la Présidence de la République suite à la politique de « main tendue » de Monsieur Mahamat Idriss Déby, qui était alors Président du Conseil militaire de transition (CMT). En raison de désaccords avec le régime sur la question des droits humains, notamment à la suite des <a href="https://www.fidh.org/fr/regions/afrique/tchad/tchad-repression-systematique-des-manifestations-contre-la" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1480335327">massacres des manifestations pacifiques du 20 octobre 2022</a>, il est de nouveau forcé à l’exil en 2024, vers la France. Charfadine Galmaye est un journaliste et analyste également exilé en France, depuis 10 ans. Depuis 2015, il est rédacteur en chef de TchadOne, un média en ligne reconnu comme l’un des plus influents du paysage médiatique tchadien, où il mène enquêtes et analyses critiques sur la vie politique, la gouvernance, les violations des droits et les enjeux stratégiques du pays.

Le 17 septembre 2025, le ministre tchadien de l’Administration du territoire et de la décentralisation a, par un <a href="https://www.facebook.com/share/p/19yRvQxzyv/" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1480335328">décret</a>, prononcé la déchéance de nationalité de MM. Nguebla Makaïla et Charfardine Galmaye Saleh, pour « intelligence avec les puissances étrangères » et « activités incompatibles avec la qualité de citoyen tchadien ».

L’Observatoire condamne fermement la déchéance de nationalité prononcée à l’encontre de MM. Nguebla Makaïla et Charfardine Galmaye Saleh, qui ne semble viser qu’à les punir pour leurs activités légitimes de défense des droits humains, notamment l’exercice de leur liberté d’expression.

L’Observatoire constate que le code de nationalité tchadienne ne prévoit pas la déchéance de nationalité pour les tchadiens d’origine sauf pour ceux qui ont acquis la nationalité tchadienne. Cette mesure est donc illégale pour MM. N’guebla Makaïla et Charfardine Galmaye Saleh, et les expose à l’apatridie. De même elle contrevient à la Déclaration universelle des droits de l’Homme (article 15), ainsi qu’à différentes conventions internationales et régionales reconnaissant le droit de toute personne à une nationalité auxquelles le Tchad est partie, y compris le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (article 24), la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples (article 3 du protocole additionnel relatif aux aspects spécifiques du droit à une nationalité et l’éradication de l’apatridie en Afrique). Cette mesure de représailles à l’égard des deux défenseurs des droits humains est également entendue comme une violation des droits à la liberté d’opinion, d’expression, de presse, d’association et de réunion, pourtant garantis par l’article 28 de la <a href="https://droit-et-politique-en-afrique.info/la-nouvelle-constitution-du-tchad-du-29-decembre-2024" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1480335329">Constitution</a> tchadienne du 29 décembre 2024.

Cette mesure s’inscrit dans une dynamique plus large de répression et de criminalisation de la société civile et de toute voix dissidente qui prévaut depuis plusieurs années au Tchad. Depuis l’accession au pouvoir, par un coup d’État, de Mahamat Idriss Déby, et <a href="https://www.fidh.org/fr/regions/afrique/tchad/election-presidentielle-au-tchad-le-vote-des-citoyen⋅nes-doit" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1480335330">malgré le retour à l’ordre constitutionnel en mai 2024</a> suite à la période de transition, l’espace civique n’a cessé de se rétrécir, notamment à travers la multiplication de poursuites-bâillon, la surveillance accrue de la société civile, et désormais les déchéances de nationalité. L’Observatoire avait par ailleurs, dans son rapport intitulé « <a href="https://www.omct.org/fr/ressources/rapports/human-rights-defenders-in-the-sahel-towards-a-regional-convergence-of-repression" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1480335331"><em>Espace civique et défenseur.es des droits humains au Sahel : convergence régionale des pratiques de répression</em></a> » sorti en février 2025, mis en évidence la mise en place, par le régime tchadien au cours de ces dernières années, de techniques de répression telle que l’utilisation généralisée des arrestations et détentions arbitraires, afin de réduire au silence toute voix dissidente.

La dynamique actuelle de révisions constitutionnelles, qui intervient moins d’un an après l’adoption d’une nouvelle Constitution et qui vise à allonger le mandat présidentiel, alimente un climat de représailles contre les organisations de la société civile et les défenseur.es des droits qui s’y opposent publiquement. En 2022, le <a href="https://www.omct.org/fr/ressources/rapports/human-rights-defenders-in-the-sahel-towards-a-regional-convergence-of-repression" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1480335332">Comité des Nations unies contre la torture</a> a exhorté le Tchad à protéger effectivement défenseur.es des droits humains, opposant.es, société civile et journalistes contre toute intimidation, violence, privation arbitraire de liberté, poursuites abusives, torture, disparitions forcées et exécutions extrajudiciaires liées à leurs activités.

L’Observatoire appelle les autorités tchadiennes à révoquer immédiatement la déchéance de nationalité prononcée à l’encontre de Nguebla Makaïla et Charfardine Galmaye Saleh, ainsi qu’à s’assurer que les défenseur·es des droits humains, les opposant·es politiques, les représentant·es de la société civile et les journalistes soient protégé·es contre toutes les formes d’intimidations, de harcèlements, d’arrestations et de détentions arbitraires, auxquelles ils et elles pourraient être exposé·es en raison de leurs activités légitimes de défense des droits.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[L’Observatoire a été informé de la déchéance de nationalité de M. <strong>Nguebla Makaïla</strong> et M. <strong>Charfadine Galmaye Saleh</strong>, deux voix critiques de l’actuel régime tchadien. Nguebla Makaïla est un blogueur et activiste connu pour sa dénonciation des violations des droits commises par les régimes successifs d’ Idriss Déby et de son fils, Mahamat Idriss Déby. Fervent défenseur de la démocratie au Tchad, il a dû s’exiler à diverses reprises, avant de rentrer au Tchad en décembre 2021, et d’être nommé, en mars 2022, conseiller aux droits humains à la Présidence de la République suite à la politique de « main tendue » de Monsieur Mahamat Idriss Déby, qui était alors Président du Conseil militaire de transition (CMT). En raison de désaccords avec le régime sur la question des droits humains, notamment à la suite des <a href="https://www.fidh.org/fr/regions/afrique/tchad/tchad-repression-systematique-des-manifestations-contre-la" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1480335327">massacres des manifestations pacifiques du 20 octobre 2022</a>, il est de nouveau forcé à l’exil en 2024, vers la France. Charfadine Galmaye est un journaliste et analyste également exilé en France, depuis 10 ans. Depuis 2015, il est rédacteur en chef de TchadOne, un média en ligne reconnu comme l’un des plus influents du paysage médiatique tchadien, où il mène enquêtes et analyses critiques sur la vie politique, la gouvernance, les violations des droits et les enjeux stratégiques du pays.

Le 17 septembre 2025, le ministre tchadien de l’Administration du territoire et de la décentralisation a, par un <a href="https://www.facebook.com/share/p/19yRvQxzyv/" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1480335328">décret</a>, prononcé la déchéance de nationalité de MM. Nguebla Makaïla et Charfardine Galmaye Saleh, pour « intelligence avec les puissances étrangères » et « activités incompatibles avec la qualité de citoyen tchadien ».

L’Observatoire condamne fermement la déchéance de nationalité prononcée à l’encontre de MM. Nguebla Makaïla et Charfardine Galmaye Saleh, qui ne semble viser qu’à les punir pour leurs activités légitimes de défense des droits humains, notamment l’exercice de leur liberté d’expression.

L’Observatoire constate que le code de nationalité tchadienne ne prévoit pas la déchéance de nationalité pour les tchadiens d’origine sauf pour ceux qui ont acquis la nationalité tchadienne. Cette mesure est donc illégale pour MM. N’guebla Makaïla et Charfardine Galmaye Saleh, et les expose à l’apatridie. De même elle contrevient à la Déclaration universelle des droits de l’Homme (article 15), ainsi qu’à différentes conventions internationales et régionales reconnaissant le droit de toute personne à une nationalité auxquelles le Tchad est partie, y compris le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (article 24), la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples (article 3 du protocole additionnel relatif aux aspects spécifiques du droit à une nationalité et l’éradication de l’apatridie en Afrique). Cette mesure de représailles à l’égard des deux défenseurs des droits humains est également entendue comme une violation des droits à la liberté d’opinion, d’expression, de presse, d’association et de réunion, pourtant garantis par l’article 28 de la <a href="https://droit-et-politique-en-afrique.info/la-nouvelle-constitution-du-tchad-du-29-decembre-2024" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1480335329">Constitution</a> tchadienne du 29 décembre 2024.

Cette mesure s’inscrit dans une dynamique plus large de répression et de criminalisation de la société civile et de toute voix dissidente qui prévaut depuis plusieurs années au Tchad. Depuis l’accession au pouvoir, par un coup d’État, de Mahamat Idriss Déby, et <a href="https://www.fidh.org/fr/regions/afrique/tchad/election-presidentielle-au-tchad-le-vote-des-citoyen⋅nes-doit" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1480335330">malgré le retour à l’ordre constitutionnel en mai 2024</a> suite à la période de transition, l’espace civique n’a cessé de se rétrécir, notamment à travers la multiplication de poursuites-bâillon, la surveillance accrue de la société civile, et désormais les déchéances de nationalité. L’Observatoire avait par ailleurs, dans son rapport intitulé « <a href="https://www.omct.org/fr/ressources/rapports/human-rights-defenders-in-the-sahel-towards-a-regional-convergence-of-repression" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1480335331"><em>Espace civique et défenseur.es des droits humains au Sahel : convergence régionale des pratiques de répression</em></a> » sorti en février 2025, mis en évidence la mise en place, par le régime tchadien au cours de ces dernières années, de techniques de répression telle que l’utilisation généralisée des arrestations et détentions arbitraires, afin de réduire au silence toute voix dissidente.

La dynamique actuelle de révisions constitutionnelles, qui intervient moins d’un an après l’adoption d’une nouvelle Constitution et qui vise à allonger le mandat présidentiel, alimente un climat de représailles contre les organisations de la société civile et les défenseur.es des droits qui s’y opposent publiquement. En 2022, le <a href="https://www.omct.org/fr/ressources/rapports/human-rights-defenders-in-the-sahel-towards-a-regional-convergence-of-repression" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1480335332">Comité des Nations unies contre la torture</a> a exhorté le Tchad à protéger effectivement défenseur.es des droits humains, opposant.es, société civile et journalistes contre toute intimidation, violence, privation arbitraire de liberté, poursuites abusives, torture, disparitions forcées et exécutions extrajudiciaires liées à leurs activités.

L’Observatoire appelle les autorités tchadiennes à révoquer immédiatement la déchéance de nationalité prononcée à l’encontre de Nguebla Makaïla et Charfardine Galmaye Saleh, ainsi qu’à s’assurer que les défenseur·es des droits humains, les opposant·es politiques, les représentant·es de la société civile et les journalistes soient protégé·es contre toutes les formes d’intimidations, de harcèlements, d’arrestations et de détentions arbitraires, auxquelles ils et elles pourraient être exposé·es en raison de leurs activités légitimes de défense des droits.]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Egypt: End transnational repression against exiled journalist Basma Mostafa</title>
		<link>https://observatoryfordefenders.org/fr/alert/egypt-end-transnational-repression-against-exiled-journalist-basma-mostafa/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yasmine Louanchi]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Jun 2025 15:03:49 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[We, the undersigned organizations, call on the Egyptian government to immediately end its campaign of transnational repression targeting exiled Egyptian journalists. We specifically urge the government to respond to the <a href="https://click.mailerlite.com/link/c/YT0yNzc0MDk0MDAzMzk2Njc5Mjc5JmM9dDFwMCZiPTE0NTQ4Nzg4MjQmZD1pOGIwaDV2.eRJNXRjbiD5FWT5bzabA3lS4mRP9BkPmr1y0pM8jkbA" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1454878824">UN report</a> detailing the harassment and surveillance of Egyptian investigative journalist <strong>Basma Mostafa</strong>, currently residing in Germany. We further urge German authorities to ensure her safety and uphold their international obligations to protect freedom of expression.

Despite seeking safety in exile, Mostafa continues to face threats, surveillance, harassment, and <a href="https://click.mailerlite.com/link/c/YT0yNzc0MDk0MDAzMzk2Njc5Mjc5JmM9dDFwMCZiPTE0NTQ4Nzg4MjUmZD16MG45ejNh.pPydaNeRPsa66nqDw-yT0o78IMKG2d2bd3zd6iIInJM" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1454878825">online gender-based violence</a> across multiple countries—including Germany, Switzerland, Kenya, and Lebanon—simply for doing her work. These acts are detailed in a joint communication from UN Special Rapporteurs <a href="https://click.mailerlite.com/link/c/YT0yNzc0MDk0MDAzMzk2Njc5Mjc5JmM9dDFwMCZiPTE0NTQ4Nzg4MjYmZD1vOWY1bjBm.F3kk72-mbDyp3uJnBzc-6ykKyBqEFLJqQDQOpPaV68U" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1454878826">(AL EGY 6/2024)</a>, which documents a disturbing pattern of cross-border intimidation carried out by or with the acquiescence of Egyptian authorities.

Germany’s former Human Rights Commissioner, Luise Amtsberg, has publicly <a href="https://click.mailerlite.com/link/c/YT0yNzc0MDk0MDAzMzk2Njc5Mjc5JmM9dDFwMCZiPTE0NTQ4Nzg4MjcmZD1sMnIzZDZy.ukkKNxW82pWob-lYg1T8L3DAOPYk1Pwu9G6euJgSlFE" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1454878827">condemned</a> Egypt’s transnational repression and urged the Egyptian government to address findings outlined in the UN report. The Egyptian authorities have yet to issue an official response. The silence is telling.

Mostafa is a prominent investigative journalist known for reporting on human rights abuses in Egypt, including <a href="https://click.mailerlite.com/link/c/YT0yNzc0MDk0MDAzMzk2Njc5Mjc5JmM9dDFwMCZiPTE0NTQ4Nzg4MjgmZD1kMGM1ajVy.ZnPLEPua6wURziRUv-TC3IMvyawS0ruCqzlF7cEZj4U" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1454878828">torture</a> and <a href="https://click.mailerlite.com/link/c/YT0yNzc0MDk0MDAzMzk2Njc5Mjc5JmM9dDFwMCZiPTE0NTQ4Nzg4MjkmZD1mN3kzZjlh.HPydxdL2zxdDdCZ9i4FsOxnBrFGWDbg4hD_3C147i-0" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1454878829">extrajudicial killings</a>. She was arrested in <a href="https://click.mailerlite.com/link/c/YT0yNzc0MDk0MDAzMzk2Njc5Mjc5JmM9dDFwMCZiPTE0NTQ4Nzg4MzAmZD1wMG83ZjNh.jcf2n1qAqHQCs1J3mBJ3EQbNuvwIBXHin12EeVltruw" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1454878830">2016</a> while covering protests, and again<a href="https://click.mailerlite.com/link/c/YT0yNzc0MDk0MDAzMzk2Njc5Mjc5JmM9dDFwMCZiPTE0NTQ4Nzg4MzEmZD1lMXYzbzly.x2kTqy67ULcjNIjYAEZzevs8bDs9QhHN5IZuluUF-e0" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1454878831"> twice</a> in <a href="https://click.mailerlite.com/link/c/YT0yNzc0MDk0MDAzMzk2Njc5Mjc5JmM9dDFwMCZiPTE0NTQ4Nzg4MzImZD16MmQ0Yzhs.yvV4BMjEWlmvyGirydESbQ6k2bJqqInPEYSYAluQC8E" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1454878832">2020</a> while reporting on a police raid in southern Egypt. After facing charges of spreading false news and joining a terrorist organization, she was <a href="https://click.mailerlite.com/link/c/YT0yNzc0MDk0MDAzMzk2Njc5Mjc5JmM9dDFwMCZiPTE0NTQ4Nzg4MzMmZD1yMXYyazJk.Tvko_3SdMpkEVjgP05axzQnDv7uTXAsWrmPYoZl6pdA" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1454878833">released</a> on bail and forced into exile.

Her case is not isolated; Egypt is among the world’s <a href="https://click.mailerlite.com/link/c/YT0yNzc0MDk0MDAzMzk2Njc5Mjc5JmM9dDFwMCZiPTE0NTQ4Nzg4MzUmZD1zMXI0aDVl.WtWCIdXfCahmlWEzU3vYpOK4dgq_uQA2gItAfvxJsQA" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1454878835">top perpetrators</a> of transnational repression, using tactics such as <a href="https://click.mailerlite.com/link/c/YT0yNzc0MDk0MDAzMzk2Njc5Mjc5JmM9dDFwMCZiPTE0NTQ4Nzg4MzgmZD1wNGo5bTRh.Obtk4xn4_4ty3QTw2dfVIDcPg936ANLZvEPe1phnLX4" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1454878838">arresting</a> journalists’ family members, <a href="https://click.mailerlite.com/link/c/YT0yNzc0MDk0MDAzMzk2Njc5Mjc5JmM9dDFwMCZiPTE0NTQ4Nzg4NDAmZD1uMWI0aTlx.N21ipKqr_JKeGe__l3lT6FqapJuYViDWSXlZyPWgNno" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1454878840">blocking</a> access to exile-based media, <a href="https://click.mailerlite.com/link/c/YT0yNzc0MDk0MDAzMzk2Njc5Mjc5JmM9dDFwMCZiPTE0NTQ4Nzg4NDMmZD1pMWk3ZDZz.ywIi_mjlcGXCuoPwPhJ6gES5qFKAPWvaZ7DiscQRmdo" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1454878843">targeting</a>journalists with spyware, and <a href="https://click.mailerlite.com/link/c/YT0yNzc0MDk0MDAzMzk2Njc5Mjc5JmM9dDFwMCZiPTE0NTQ4Nzg4NDUmZD1nOHcxYTlp.JXew8pjlxBuc8vlt3n-3lo6lhc5i-pz7gCbdexwFVpI" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1454878845">denying</a> consular services and identity documents for those living abroad and their family members, including children. In another notable case, a Berlin court <a href="https://click.mailerlite.com/link/c/YT0yNzc0MDk0MDAzMzk2Njc5Mjc5JmM9dDFwMCZiPTE0NTQ4Nzg4NDgmZD1pOXY4aDlv.0K7XF-jzaLoMx8MqMSMZm0zdkZCrlaLfGYD5AB_OUm4" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1454878848">convicted</a> a man for charges related to spying for the Egyptian regime, including on Egyptian exiles while working in the press office of former Chancellor Angela Merkel, where he <a href="https://click.mailerlite.com/link/c/YT0yNzc0MDk0MDAzMzk2Njc5Mjc5JmM9dDFwMCZiPTE0NTQ4Nzg4NTEmZD1zNnAydDVr.ft2JjERqzDKWJFCN3BNMyS5SF9hYuX9hb2vhuMy9FRw" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1454878851">had access</a> to data on exiled Egyptian journalists accredited with the Federal Press Office.

We call on the Egyptian authorities to immediately respond to <a href="https://click.mailerlite.com/link/c/YT0yNzc0MDk0MDAzMzk2Njc5Mjc5JmM9dDFwMCZiPTE0NTQ4Nzg4NTQmZD1sM3gwYjh2.JHlgablwIayh8ixwve6HhxHYXukUxbUGvvXEl8W6byc" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1454878854">UN communication AL EGY 6/2024</a>and end all forms of transnational repression against Egyptian journalists and critics in exile. Egypt must stop targeting journalists abroad and ensure independent, transparent investigations to hold perpetrators accountable.

We also urge the German authorities to protect exiled journalists and critics from intimidation tactics by foreign governments and those working on their behalf, in line with their International Covenant on Civil and Political Rights (ICCPR) obligations and the <a href="https://click.mailerlite.com/link/c/YT0yNzc0MDk0MDAzMzk2Njc5Mjc5JmM9dDFwMCZiPTE0NTQ4Nzg4NTcmZD1mOWI3bzhy.gIRBuus5fJzWb1bgz8xp8sL9Ry_tX8tJCiaufjx4u6s" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1454878857">2023 Declaration of Principles to Combat Transnational Repression</a>. Germany must provide full protection to Basma Mostafa, ensure accountability for her assault, investigate all attacks, harassment, and surveillance on its soil, and use its influence to demand that Egypt end its campaign of transnational repression.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[We, the undersigned organizations, call on the Egyptian government to immediately end its campaign of transnational repression targeting exiled Egyptian journalists. We specifically urge the government to respond to the <a href="https://click.mailerlite.com/link/c/YT0yNzc0MDk0MDAzMzk2Njc5Mjc5JmM9dDFwMCZiPTE0NTQ4Nzg4MjQmZD1pOGIwaDV2.eRJNXRjbiD5FWT5bzabA3lS4mRP9BkPmr1y0pM8jkbA" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1454878824">UN report</a> detailing the harassment and surveillance of Egyptian investigative journalist <strong>Basma Mostafa</strong>, currently residing in Germany. We further urge German authorities to ensure her safety and uphold their international obligations to protect freedom of expression.

Despite seeking safety in exile, Mostafa continues to face threats, surveillance, harassment, and <a href="https://click.mailerlite.com/link/c/YT0yNzc0MDk0MDAzMzk2Njc5Mjc5JmM9dDFwMCZiPTE0NTQ4Nzg4MjUmZD16MG45ejNh.pPydaNeRPsa66nqDw-yT0o78IMKG2d2bd3zd6iIInJM" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1454878825">online gender-based violence</a> across multiple countries—including Germany, Switzerland, Kenya, and Lebanon—simply for doing her work. These acts are detailed in a joint communication from UN Special Rapporteurs <a href="https://click.mailerlite.com/link/c/YT0yNzc0MDk0MDAzMzk2Njc5Mjc5JmM9dDFwMCZiPTE0NTQ4Nzg4MjYmZD1vOWY1bjBm.F3kk72-mbDyp3uJnBzc-6ykKyBqEFLJqQDQOpPaV68U" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1454878826">(AL EGY 6/2024)</a>, which documents a disturbing pattern of cross-border intimidation carried out by or with the acquiescence of Egyptian authorities.

Germany’s former Human Rights Commissioner, Luise Amtsberg, has publicly <a href="https://click.mailerlite.com/link/c/YT0yNzc0MDk0MDAzMzk2Njc5Mjc5JmM9dDFwMCZiPTE0NTQ4Nzg4MjcmZD1sMnIzZDZy.ukkKNxW82pWob-lYg1T8L3DAOPYk1Pwu9G6euJgSlFE" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1454878827">condemned</a> Egypt’s transnational repression and urged the Egyptian government to address findings outlined in the UN report. The Egyptian authorities have yet to issue an official response. The silence is telling.

Mostafa is a prominent investigative journalist known for reporting on human rights abuses in Egypt, including <a href="https://click.mailerlite.com/link/c/YT0yNzc0MDk0MDAzMzk2Njc5Mjc5JmM9dDFwMCZiPTE0NTQ4Nzg4MjgmZD1kMGM1ajVy.ZnPLEPua6wURziRUv-TC3IMvyawS0ruCqzlF7cEZj4U" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1454878828">torture</a> and <a href="https://click.mailerlite.com/link/c/YT0yNzc0MDk0MDAzMzk2Njc5Mjc5JmM9dDFwMCZiPTE0NTQ4Nzg4MjkmZD1mN3kzZjlh.HPydxdL2zxdDdCZ9i4FsOxnBrFGWDbg4hD_3C147i-0" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1454878829">extrajudicial killings</a>. She was arrested in <a href="https://click.mailerlite.com/link/c/YT0yNzc0MDk0MDAzMzk2Njc5Mjc5JmM9dDFwMCZiPTE0NTQ4Nzg4MzAmZD1wMG83ZjNh.jcf2n1qAqHQCs1J3mBJ3EQbNuvwIBXHin12EeVltruw" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1454878830">2016</a> while covering protests, and again<a href="https://click.mailerlite.com/link/c/YT0yNzc0MDk0MDAzMzk2Njc5Mjc5JmM9dDFwMCZiPTE0NTQ4Nzg4MzEmZD1lMXYzbzly.x2kTqy67ULcjNIjYAEZzevs8bDs9QhHN5IZuluUF-e0" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1454878831"> twice</a> in <a href="https://click.mailerlite.com/link/c/YT0yNzc0MDk0MDAzMzk2Njc5Mjc5JmM9dDFwMCZiPTE0NTQ4Nzg4MzImZD16MmQ0Yzhs.yvV4BMjEWlmvyGirydESbQ6k2bJqqInPEYSYAluQC8E" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1454878832">2020</a> while reporting on a police raid in southern Egypt. After facing charges of spreading false news and joining a terrorist organization, she was <a href="https://click.mailerlite.com/link/c/YT0yNzc0MDk0MDAzMzk2Njc5Mjc5JmM9dDFwMCZiPTE0NTQ4Nzg4MzMmZD1yMXYyazJk.Tvko_3SdMpkEVjgP05axzQnDv7uTXAsWrmPYoZl6pdA" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1454878833">released</a> on bail and forced into exile.

Her case is not isolated; Egypt is among the world’s <a href="https://click.mailerlite.com/link/c/YT0yNzc0MDk0MDAzMzk2Njc5Mjc5JmM9dDFwMCZiPTE0NTQ4Nzg4MzUmZD1zMXI0aDVl.WtWCIdXfCahmlWEzU3vYpOK4dgq_uQA2gItAfvxJsQA" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1454878835">top perpetrators</a> of transnational repression, using tactics such as <a href="https://click.mailerlite.com/link/c/YT0yNzc0MDk0MDAzMzk2Njc5Mjc5JmM9dDFwMCZiPTE0NTQ4Nzg4MzgmZD1wNGo5bTRh.Obtk4xn4_4ty3QTw2dfVIDcPg936ANLZvEPe1phnLX4" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1454878838">arresting</a> journalists’ family members, <a href="https://click.mailerlite.com/link/c/YT0yNzc0MDk0MDAzMzk2Njc5Mjc5JmM9dDFwMCZiPTE0NTQ4Nzg4NDAmZD1uMWI0aTlx.N21ipKqr_JKeGe__l3lT6FqapJuYViDWSXlZyPWgNno" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1454878840">blocking</a> access to exile-based media, <a href="https://click.mailerlite.com/link/c/YT0yNzc0MDk0MDAzMzk2Njc5Mjc5JmM9dDFwMCZiPTE0NTQ4Nzg4NDMmZD1pMWk3ZDZz.ywIi_mjlcGXCuoPwPhJ6gES5qFKAPWvaZ7DiscQRmdo" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1454878843">targeting</a>journalists with spyware, and <a href="https://click.mailerlite.com/link/c/YT0yNzc0MDk0MDAzMzk2Njc5Mjc5JmM9dDFwMCZiPTE0NTQ4Nzg4NDUmZD1nOHcxYTlp.JXew8pjlxBuc8vlt3n-3lo6lhc5i-pz7gCbdexwFVpI" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1454878845">denying</a> consular services and identity documents for those living abroad and their family members, including children. In another notable case, a Berlin court <a href="https://click.mailerlite.com/link/c/YT0yNzc0MDk0MDAzMzk2Njc5Mjc5JmM9dDFwMCZiPTE0NTQ4Nzg4NDgmZD1pOXY4aDlv.0K7XF-jzaLoMx8MqMSMZm0zdkZCrlaLfGYD5AB_OUm4" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1454878848">convicted</a> a man for charges related to spying for the Egyptian regime, including on Egyptian exiles while working in the press office of former Chancellor Angela Merkel, where he <a href="https://click.mailerlite.com/link/c/YT0yNzc0MDk0MDAzMzk2Njc5Mjc5JmM9dDFwMCZiPTE0NTQ4Nzg4NTEmZD1zNnAydDVr.ft2JjERqzDKWJFCN3BNMyS5SF9hYuX9hb2vhuMy9FRw" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1454878851">had access</a> to data on exiled Egyptian journalists accredited with the Federal Press Office.

We call on the Egyptian authorities to immediately respond to <a href="https://click.mailerlite.com/link/c/YT0yNzc0MDk0MDAzMzk2Njc5Mjc5JmM9dDFwMCZiPTE0NTQ4Nzg4NTQmZD1sM3gwYjh2.JHlgablwIayh8ixwve6HhxHYXukUxbUGvvXEl8W6byc" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1454878854">UN communication AL EGY 6/2024</a>and end all forms of transnational repression against Egyptian journalists and critics in exile. Egypt must stop targeting journalists abroad and ensure independent, transparent investigations to hold perpetrators accountable.

We also urge the German authorities to protect exiled journalists and critics from intimidation tactics by foreign governments and those working on their behalf, in line with their International Covenant on Civil and Political Rights (ICCPR) obligations and the <a href="https://click.mailerlite.com/link/c/YT0yNzc0MDk0MDAzMzk2Njc5Mjc5JmM9dDFwMCZiPTE0NTQ4Nzg4NTcmZD1mOWI3bzhy.gIRBuus5fJzWb1bgz8xp8sL9Ry_tX8tJCiaufjx4u6s" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1454878857">2023 Declaration of Principles to Combat Transnational Repression</a>. Germany must provide full protection to Basma Mostafa, ensure accountability for her assault, investigate all attacks, harassment, and surveillance on its soil, and use its influence to demand that Egypt end its campaign of transnational repression.]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Belarus: Human rights defender Andrei Chapiuk finally free, yet forced into exile</title>
		<link>https://observatoryfordefenders.org/fr/alert/belarus-human-rights-defender-andrei-chapiuk-finally-free-yet-forced-into-exile/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[observatory_admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Jun 2025 16:19:25 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://observatoryfordefenders.org/?post_type=alert&#038;p=23616</guid>

					<description><![CDATA[Human rights defender and member of Human Rights Center “Viasna” Andrei Chapiuk has safely left Belarus, one month after his release from prison. The International Federation for Human Rights (FIDH) and the World Organisation Against Torture (OMCT), within the framework of the Observatory for the Protection of Human Rights Defenders express their deep relief that Andrei Chapiuk is no longer at immediate risk of further repression but recall that several other Viasna members, including its leaders, remain arbitrarily detained for their legitimate human rights activities in Belarus.

<strong>Paris-Geneva, 10 June 2025 -</strong> On 18 April 2025, <strong>Andrei Chapiuk</strong>, a volunteer of Human Rights Center “Viasna”, was due to be released from prison after fully serving his sentence. However, instead of regaining his complete liberty and freedom of movement, upon his release Andrei was immediately apprehended, handcuffed and taken in for renewed interrogations by officers of the Main Department for Combating Organised Crime and Corruption (GUBAZIK). In <a href="https://t.me/viasna96/30471" rel="external">a video showing Andrei’s release</a>, published on a pro-government Telegram channel, Andrei is also verbally harassed and told that “nobody” needed him, other than his parents. Andrei was subsequently placed under "preventive supervision", prohibiting him from leaving the country. In light of the continued and escalating reprisals, Andrei Chapiuk was forced to leave Belarus to ensure his safety.

The Observatory recalls that Andrei Chapiuk was arbitrarily arrested and detained on 2 October 2020 by officers of the GUBAZIK, in retaliation for his peaceful human rights activities as a Viasna volunteer. Despite the lack of evidence, authorities spent a year and a half attempting to fabricate charges against him, eventually accusing him of "participating in mass riots" and "involvement in a criminal organisation". On 6 September 2022, <a href="https://www.fidh.org/en/region/europe-central-asia/belarus/belarus-kafkaesque-accusations-against-the-staff-of-viasna-ahead-of">after four and a half months of closed court hearings</a> and almost two years of pre-trial detention, Andrei Chapiuk was <a href="https://www.fidh.org/en/issues/human-rights-defenders/belarus-sentencing-and-arbitrary-detention-of-marfa-rabkova-andrey">convicted and sentenced</a> to six years in a maximum-security colony and a fine of 16,000 Belarusian rubles (approximately 4,300 Euros) by the Minsk City Court for the aforementioned charges.

Andrei Chapiuk lodged an appeal against this sentence to the Supreme Court of Belarus, and on 18 February 2023, the Supreme Court ruled to slightly <a href="https://www.fidh.org/en/issues/human-rights-defenders/belarus-andrey-chapiuk-and-marfa-rabkova-s-prison-sentences-confirmed">reduce</a> Andrei Chapiuk’s prison sentence from six years to five years and nine months. During his imprisonment, Andrei Chapiuk was subjected to harsh conditions, including punitive isolation.

Upon his scheduled release in April 2025, Andrei Chapiuk was again detained for interrogation in a new "political case" and placed under “preventive supervision”, a form of post-release control that includes mandatory police registration, movement restrictions, and bans on employment and housing, effectively continuing his punishment outside prison walls. The Minsk City Court recognised him as a "malicious violator of prison rules" and included him in the country’s "extremist and terrorist" lists, and banned him from leaving the country. He has faced impossible living conditions as he could not get a regular bank card, get an official job, or rent a house. Andrei Chapiuk made the difficult decision to leave the country where staying meant continued persecution and deprivation of basic civil and political rights.

Andrei Chapiuk should never have spent a single day behind bars as he was arrested for his peaceful human rights activities, nor been forced to flee his home. The systematic persecution of Viasna members and other human rights defenders has left no space for independent civil society: those not imprisoned are forced into exile, and “preventive supervision” ensures that even released political prisoners or peaceful activists remain under constant threat.

The severe repression against Viasna, which currently has four of its members behind bars, remains deeply concerning. On 6 September 2022, the Minsk City Court <a href="https://www.fidh.org/en/region/europe-central-asia/belarus/belarus-four-years-after-marfa-rabkova-s-arbitrary-detention">sentenced</a> <strong>Marfa Rabkova</strong> to 15 years in prison. Among other charges, Marfa Rabkova was found guilty of "organising, participating in and training others to participate in mass riots", "inciting social hostility towards the government", and "involvement in a criminal organisation". On 14 July 2021, the Belarusian authorities arbitrarily <a href="https://www.fidh.org/en/region/europe-central-asia/belarus/belarus-three-years-after-their-arbitrary-arrest-viasna-members-must">detained</a> Nobel Peace Prize Laureate and Viasna chairperson <strong>Ales Bialiatski</strong>, FIDH Vice President <strong>Valiantsin Stefanovic</strong>, and Viasna lawyer <strong>Uladzimir Labkovich</strong> in an unprecedented raid against Belarusian civil society. Convicted on fabricated charges and <a href="https://www.fidh.org/en/issues/human-rights-defenders/belarus-sentencing-of-viasna-members">sentenced</a> to 10, nine and seven years of imprisonment respectively on 3 March 2023, they remain unlawfully imprisoned at the time of publication of this statement and are regularly subjected to severe harassment and ill-treatment.

The reprisals against Viasna and its members are part of a broader crackdown on civil society in Belarus, especially following the mass protests against the falsified 2020 Presidential elections. In the aftermath of the protests, the authorities shut down all human rights and other independent organisations, leaving not one legally operating human rights NGO in the country. Viasna is one of the leading Belarusian human rights organisations and is at the forefront of the Belarusian human rights movement. According to the organisation, as of 6 June 2025, 1175 individuals <a href="https://prisoners.spring96.org/en" rel="external">remain detained</a> in the country for political reasons, including <a href="https://www.fidh.org/en/region/europe-central-asia/belarus/belarus-nasta-loika-human-rights-defense-behind-bars"><strong>Nasta Loika</strong></a>, according to the information of national human rights organisations.

The Observatory expresses its deep relief that Andrei Chapiuk is in safety but reiterates its strong condemnation of the ongoing crackdown against human rights defenders in Belarus and underlines that the politically motivated, arbitrary and severe harassment and ill-treatment of human rights defenders and political prisoners in general in Belarusian prisons need to stop immediately.

The Observatory calls on the Belarusian authorities to immediately and unconditionally release Marfa Rabkova, Ales Bialiatski, Valiantsin Stefanovic and Uladzimir Labkovich, as well as all other human rights defenders arbitrarily detained in Belarus, and to put an end to all acts of harassment, including at the judicial level, against them and all Viasna members.

The Observatory finally calls on the authorities in Belarus to ensure that human rights defenders can carry out their legitimate activities without fear of reprisals and free of all restrictions or being forced to exile.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[Human rights defender and member of Human Rights Center “Viasna” Andrei Chapiuk has safely left Belarus, one month after his release from prison. The International Federation for Human Rights (FIDH) and the World Organisation Against Torture (OMCT), within the framework of the Observatory for the Protection of Human Rights Defenders express their deep relief that Andrei Chapiuk is no longer at immediate risk of further repression but recall that several other Viasna members, including its leaders, remain arbitrarily detained for their legitimate human rights activities in Belarus.

<strong>Paris-Geneva, 10 June 2025 -</strong> On 18 April 2025, <strong>Andrei Chapiuk</strong>, a volunteer of Human Rights Center “Viasna”, was due to be released from prison after fully serving his sentence. However, instead of regaining his complete liberty and freedom of movement, upon his release Andrei was immediately apprehended, handcuffed and taken in for renewed interrogations by officers of the Main Department for Combating Organised Crime and Corruption (GUBAZIK). In <a href="https://t.me/viasna96/30471" rel="external">a video showing Andrei’s release</a>, published on a pro-government Telegram channel, Andrei is also verbally harassed and told that “nobody” needed him, other than his parents. Andrei was subsequently placed under "preventive supervision", prohibiting him from leaving the country. In light of the continued and escalating reprisals, Andrei Chapiuk was forced to leave Belarus to ensure his safety.

The Observatory recalls that Andrei Chapiuk was arbitrarily arrested and detained on 2 October 2020 by officers of the GUBAZIK, in retaliation for his peaceful human rights activities as a Viasna volunteer. Despite the lack of evidence, authorities spent a year and a half attempting to fabricate charges against him, eventually accusing him of "participating in mass riots" and "involvement in a criminal organisation". On 6 September 2022, <a href="https://www.fidh.org/en/region/europe-central-asia/belarus/belarus-kafkaesque-accusations-against-the-staff-of-viasna-ahead-of">after four and a half months of closed court hearings</a> and almost two years of pre-trial detention, Andrei Chapiuk was <a href="https://www.fidh.org/en/issues/human-rights-defenders/belarus-sentencing-and-arbitrary-detention-of-marfa-rabkova-andrey">convicted and sentenced</a> to six years in a maximum-security colony and a fine of 16,000 Belarusian rubles (approximately 4,300 Euros) by the Minsk City Court for the aforementioned charges.

Andrei Chapiuk lodged an appeal against this sentence to the Supreme Court of Belarus, and on 18 February 2023, the Supreme Court ruled to slightly <a href="https://www.fidh.org/en/issues/human-rights-defenders/belarus-andrey-chapiuk-and-marfa-rabkova-s-prison-sentences-confirmed">reduce</a> Andrei Chapiuk’s prison sentence from six years to five years and nine months. During his imprisonment, Andrei Chapiuk was subjected to harsh conditions, including punitive isolation.

Upon his scheduled release in April 2025, Andrei Chapiuk was again detained for interrogation in a new "political case" and placed under “preventive supervision”, a form of post-release control that includes mandatory police registration, movement restrictions, and bans on employment and housing, effectively continuing his punishment outside prison walls. The Minsk City Court recognised him as a "malicious violator of prison rules" and included him in the country’s "extremist and terrorist" lists, and banned him from leaving the country. He has faced impossible living conditions as he could not get a regular bank card, get an official job, or rent a house. Andrei Chapiuk made the difficult decision to leave the country where staying meant continued persecution and deprivation of basic civil and political rights.

Andrei Chapiuk should never have spent a single day behind bars as he was arrested for his peaceful human rights activities, nor been forced to flee his home. The systematic persecution of Viasna members and other human rights defenders has left no space for independent civil society: those not imprisoned are forced into exile, and “preventive supervision” ensures that even released political prisoners or peaceful activists remain under constant threat.

The severe repression against Viasna, which currently has four of its members behind bars, remains deeply concerning. On 6 September 2022, the Minsk City Court <a href="https://www.fidh.org/en/region/europe-central-asia/belarus/belarus-four-years-after-marfa-rabkova-s-arbitrary-detention">sentenced</a> <strong>Marfa Rabkova</strong> to 15 years in prison. Among other charges, Marfa Rabkova was found guilty of "organising, participating in and training others to participate in mass riots", "inciting social hostility towards the government", and "involvement in a criminal organisation". On 14 July 2021, the Belarusian authorities arbitrarily <a href="https://www.fidh.org/en/region/europe-central-asia/belarus/belarus-three-years-after-their-arbitrary-arrest-viasna-members-must">detained</a> Nobel Peace Prize Laureate and Viasna chairperson <strong>Ales Bialiatski</strong>, FIDH Vice President <strong>Valiantsin Stefanovic</strong>, and Viasna lawyer <strong>Uladzimir Labkovich</strong> in an unprecedented raid against Belarusian civil society. Convicted on fabricated charges and <a href="https://www.fidh.org/en/issues/human-rights-defenders/belarus-sentencing-of-viasna-members">sentenced</a> to 10, nine and seven years of imprisonment respectively on 3 March 2023, they remain unlawfully imprisoned at the time of publication of this statement and are regularly subjected to severe harassment and ill-treatment.

The reprisals against Viasna and its members are part of a broader crackdown on civil society in Belarus, especially following the mass protests against the falsified 2020 Presidential elections. In the aftermath of the protests, the authorities shut down all human rights and other independent organisations, leaving not one legally operating human rights NGO in the country. Viasna is one of the leading Belarusian human rights organisations and is at the forefront of the Belarusian human rights movement. According to the organisation, as of 6 June 2025, 1175 individuals <a href="https://prisoners.spring96.org/en" rel="external">remain detained</a> in the country for political reasons, including <a href="https://www.fidh.org/en/region/europe-central-asia/belarus/belarus-nasta-loika-human-rights-defense-behind-bars"><strong>Nasta Loika</strong></a>, according to the information of national human rights organisations.

The Observatory expresses its deep relief that Andrei Chapiuk is in safety but reiterates its strong condemnation of the ongoing crackdown against human rights defenders in Belarus and underlines that the politically motivated, arbitrary and severe harassment and ill-treatment of human rights defenders and political prisoners in general in Belarusian prisons need to stop immediately.

The Observatory calls on the Belarusian authorities to immediately and unconditionally release Marfa Rabkova, Ales Bialiatski, Valiantsin Stefanovic and Uladzimir Labkovich, as well as all other human rights defenders arbitrarily detained in Belarus, and to put an end to all acts of harassment, including at the judicial level, against them and all Viasna members.

The Observatory finally calls on the authorities in Belarus to ensure that human rights defenders can carry out their legitimate activities without fear of reprisals and free of all restrictions or being forced to exile.]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Convergence régionale de la répression des défenseur·es des droits humains au Sahel</title>
		<link>https://observatoryfordefenders.org/fr/alert/convergence-regionale-de-la-repression-des-defenseur%c2%b7es-des-droits-humains-au-sahel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yasmine Louanchi]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Feb 2025 15:57:11 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://observatoryfordefenders.org/?post_type=alert&#038;p=22966</guid>

					<description><![CDATA[<ul>
 	<li><strong>Au Sahel, les défenseur·es des droits humains sont plus que jamais pris·es pour cible par les différents États tandis que l’espace civique se dégrade et que les libertés publiques sont menacées.</strong></li>
 	<li><strong>L’Observatoire pour la protection des défenseurs des </strong><strong>droits</strong><strong> humains (un partenariat de la FIDH et de l</strong><strong>’</strong><strong>OMCT) publie aujourd</strong><strong>’hui </strong><strong>un rapport </strong><strong>mettant en lumière des tendances communes de répression au Mali, Burkina Faso, au Niger et au Tchad. </strong><strong>Le rapport se fonde sur l</strong><strong>’étude de </strong><strong>plus de 61 cas concrets de violations des libertés fondamentales des défenseur·es des droits humains dans ces pays.</strong></li>
 	<li><strong>Ce rapport propose des recommandations destinées aux quatre États concernés et aux institutions régionales et internationales afin d’assurer la sécurité des défenseur·es des droits humains, condition indispensable pour une société civile qui garantisse un climat favorable à l’expression démocratique. </strong></li>
</ul>
<a href="https://click.mlsend.com/link/c/YT0yNjg0MzQ4MTQ3NzY0ODI4MDY2JmM9ZDJhOSZlPTQ4NDAzOSZiPTE0MTczMzg2NjQmZD16NGU5aDlj.nCa7ykjfbW3hclldpCbGtJhXwljYYlRER_sIM8ORPE4" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1417338664">Lire le rapport</a>

<strong>Paris, Genève, le 20 février 2025.</strong> Le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Tchad ont connu ces dernières années d’importants bouleversements. L’accession de militaires au pouvoir et les périodes de « transition » qui ont suivi dans ces quatre pays se sont accompagnées d’une intensification de la répression des défenseur·es des droits humains, et d’une fermeture drastique de l’espace civique.

Le rapport publié aujourd’hui par l’Observatoire, intitulé <em>« Espace civique et défenseur·es des droits humains au Sahel : convergence régionale des pratiques de répression »</em> dévoile comment, au cours de ces dernières années, les régimes de ces quatre pays ont mis en place des techniques de répression similaires afin de réduire au silence toute voix dissidente. Utilisation généralisée des arrestations et détentions arbitraires, harcèlement judiciaire constant, enlèvements, séquestrations, disparitions forcées et actes de tortures sont des pratiques de plus en plus répandues dans la région. Le harcèlement et les menaces, y compris en ligne, sont également devenus des outils de répression à part entière.

« <em>La documentation détaillée de 61 cas d’attaques à l’encontre des défenseur·es des droits humains et de l’espace civique au Sahel ces cinq dernières années met en évidence un constat sans appel : les autorités du Burkina Faso, du Mali, du Niger et du Tchad semblent s’enfoncer dans une spirale de répression sans fin</em> » constate <strong>Drissa Traore, Secrétaire général de la FIDH</strong>. « <em>Pourtant, il faut qu’elle prenne fin. Ces quatre pays doivent restaurer l’État de droit et la démocratie, auxquels les peuples du Sahel sont attachés. C’est le combat des défenseur·es et nous leur devons toute notre solidarité </em>».

En plus des attaques directes contre les défenseur·es, les autorités des quatre pays restreignent les libertés fondamentales, en interdisant les manifestations et en réprimant violemment celles qui ont lieu, en dissolvant des associations ou encore en contrôlant, voire suspendant les médias. Ces multiples attaques sont en totale contradiction avec les obligations régionales et internationales que ces pays se sont pourtant engagés à respecter. Elles compromettent les espoirs d’une sortie de crise respectueuse des droits humains.

« <em>Il est plus que temps que les autorités burkinabè, maliennes, nigériennes et tchadiennes se mettent en conformité avec leurs obligations internationales et cessent de réprimer la société civile</em> », ajoute <strong>Gerald Staberock, Secrétaire Général de l’OMCT</strong>. « <em>Nous appelons également la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples, les Nations </em><em>u</em><em>nies et les partenaires internationaux de ces quatre pays à tout mettre en œuvre pour que les violations des droits et libertés fondamentales cessent.</em>

<em>Lire le rapport complet en <a href="https://click.mlsend.com/link/c/YT0yNjg0MzQ4MTQ3NzY0ODI4MDY2JmM9ZDJhOSZlPTQ4NDAzOSZiPTE0MTczMzg2NjUmZD1xMmY0bDVw.BW721g9ZAPKeRgf1B0C70QInb-cq1vcSAdTgYt1w-uY" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1417338665">français</a> et en <a href="https://click.mlsend.com/link/c/YT0yNjg0MzQ4MTQ3NzY0ODI4MDY2JmM9ZDJhOSZlPTQ4NDAzOSZiPTE0MTczMzg2NjYmZD1xNnM2eTVv.cckI1CJDdulqjKkui4a3OLWP43VWE12S6t_7JhU1X8Q" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1417338666">anglais</a> sur le site de la FIDH, en <a href="https://click.mlsend.com/link/c/YT0yNjg0MzQ4MTQ3NzY0ODI4MDY2JmM9ZDJhOSZlPTQ4NDAzOSZiPTE0MTczMzg2NjcmZD10NGs5ajNh.8ADUg35ulxvbyuuQ9oImp1QFZlgJA44QNkGhOaHamZU" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1417338667">français</a> et en <a href="https://click.mlsend.com/link/c/YT0yNjg0MzQ4MTQ3NzY0ODI4MDY2JmM9ZDJhOSZlPTQ4NDAzOSZiPTE0MTczMzg2NjgmZD13NXUzczdp.Y1mhS1WqTsL4vo6vfDC2jUvTfeh8QEsAs4TtaYLRkYM" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1417338668">anglais</a> sur le site de l’OMCT.</em>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<ul>
 	<li><strong>Au Sahel, les défenseur·es des droits humains sont plus que jamais pris·es pour cible par les différents États tandis que l’espace civique se dégrade et que les libertés publiques sont menacées.</strong></li>
 	<li><strong>L’Observatoire pour la protection des défenseurs des </strong><strong>droits</strong><strong> humains (un partenariat de la FIDH et de l</strong><strong>’</strong><strong>OMCT) publie aujourd</strong><strong>’hui </strong><strong>un rapport </strong><strong>mettant en lumière des tendances communes de répression au Mali, Burkina Faso, au Niger et au Tchad. </strong><strong>Le rapport se fonde sur l</strong><strong>’étude de </strong><strong>plus de 61 cas concrets de violations des libertés fondamentales des défenseur·es des droits humains dans ces pays.</strong></li>
 	<li><strong>Ce rapport propose des recommandations destinées aux quatre États concernés et aux institutions régionales et internationales afin d’assurer la sécurité des défenseur·es des droits humains, condition indispensable pour une société civile qui garantisse un climat favorable à l’expression démocratique. </strong></li>
</ul>
<a href="https://click.mlsend.com/link/c/YT0yNjg0MzQ4MTQ3NzY0ODI4MDY2JmM9ZDJhOSZlPTQ4NDAzOSZiPTE0MTczMzg2NjQmZD16NGU5aDlj.nCa7ykjfbW3hclldpCbGtJhXwljYYlRER_sIM8ORPE4" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1417338664">Lire le rapport</a>

<strong>Paris, Genève, le 20 février 2025.</strong> Le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Tchad ont connu ces dernières années d’importants bouleversements. L’accession de militaires au pouvoir et les périodes de « transition » qui ont suivi dans ces quatre pays se sont accompagnées d’une intensification de la répression des défenseur·es des droits humains, et d’une fermeture drastique de l’espace civique.

Le rapport publié aujourd’hui par l’Observatoire, intitulé <em>« Espace civique et défenseur·es des droits humains au Sahel : convergence régionale des pratiques de répression »</em> dévoile comment, au cours de ces dernières années, les régimes de ces quatre pays ont mis en place des techniques de répression similaires afin de réduire au silence toute voix dissidente. Utilisation généralisée des arrestations et détentions arbitraires, harcèlement judiciaire constant, enlèvements, séquestrations, disparitions forcées et actes de tortures sont des pratiques de plus en plus répandues dans la région. Le harcèlement et les menaces, y compris en ligne, sont également devenus des outils de répression à part entière.

« <em>La documentation détaillée de 61 cas d’attaques à l’encontre des défenseur·es des droits humains et de l’espace civique au Sahel ces cinq dernières années met en évidence un constat sans appel : les autorités du Burkina Faso, du Mali, du Niger et du Tchad semblent s’enfoncer dans une spirale de répression sans fin</em> » constate <strong>Drissa Traore, Secrétaire général de la FIDH</strong>. « <em>Pourtant, il faut qu’elle prenne fin. Ces quatre pays doivent restaurer l’État de droit et la démocratie, auxquels les peuples du Sahel sont attachés. C’est le combat des défenseur·es et nous leur devons toute notre solidarité </em>».

En plus des attaques directes contre les défenseur·es, les autorités des quatre pays restreignent les libertés fondamentales, en interdisant les manifestations et en réprimant violemment celles qui ont lieu, en dissolvant des associations ou encore en contrôlant, voire suspendant les médias. Ces multiples attaques sont en totale contradiction avec les obligations régionales et internationales que ces pays se sont pourtant engagés à respecter. Elles compromettent les espoirs d’une sortie de crise respectueuse des droits humains.

« <em>Il est plus que temps que les autorités burkinabè, maliennes, nigériennes et tchadiennes se mettent en conformité avec leurs obligations internationales et cessent de réprimer la société civile</em> », ajoute <strong>Gerald Staberock, Secrétaire Général de l’OMCT</strong>. « <em>Nous appelons également la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples, les Nations </em><em>u</em><em>nies et les partenaires internationaux de ces quatre pays à tout mettre en œuvre pour que les violations des droits et libertés fondamentales cessent.</em>

<em>Lire le rapport complet en <a href="https://click.mlsend.com/link/c/YT0yNjg0MzQ4MTQ3NzY0ODI4MDY2JmM9ZDJhOSZlPTQ4NDAzOSZiPTE0MTczMzg2NjUmZD1xMmY0bDVw.BW721g9ZAPKeRgf1B0C70QInb-cq1vcSAdTgYt1w-uY" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1417338665">français</a> et en <a href="https://click.mlsend.com/link/c/YT0yNjg0MzQ4MTQ3NzY0ODI4MDY2JmM9ZDJhOSZlPTQ4NDAzOSZiPTE0MTczMzg2NjYmZD1xNnM2eTVv.cckI1CJDdulqjKkui4a3OLWP43VWE12S6t_7JhU1X8Q" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1417338666">anglais</a> sur le site de la FIDH, en <a href="https://click.mlsend.com/link/c/YT0yNjg0MzQ4MTQ3NzY0ODI4MDY2JmM9ZDJhOSZlPTQ4NDAzOSZiPTE0MTczMzg2NjcmZD10NGs5ajNh.8ADUg35ulxvbyuuQ9oImp1QFZlgJA44QNkGhOaHamZU" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1417338667">français</a> et en <a href="https://click.mlsend.com/link/c/YT0yNjg0MzQ4MTQ3NzY0ODI4MDY2JmM9ZDJhOSZlPTQ4NDAzOSZiPTE0MTczMzg2NjgmZD13NXUzczdp.Y1mhS1WqTsL4vo6vfDC2jUvTfeh8QEsAs4TtaYLRkYM" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1417338668">anglais</a> sur le site de l’OMCT.</em>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Guatemala: Sin garantías de retorno para personas defensoras y operadores de justicia en exilio</title>
		<link>https://observatoryfordefenders.org/fr/alert/guatemala-sin-garantias-de-retorno-para-personas-defensoras-y-operadores-de-justicia-en-exilio/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yasmine Louanchi]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Jul 2024 19:08:15 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://observatoryfordefenders.org/?post_type=alert&#038;p=22185</guid>

					<description><![CDATA[<strong><em>Ginebra-París-Ciudad de Guatemala, 22 de julio de 2024 – Se estima que desde 2021 alrededor de 80 personas guatemaltecas están en el exilio a causa de su labor de defensa y lucha anticorrupción, ya que el Estado guatemalteco no ha promovido un plan de retorno que garantice su seguridad. El Observatorio para la Protección de los Defensores de Derechos Humanos (OMCT-FIDH), la </em></strong><strong><em>Unidad de Protección a Defensores y Defensoras de Derechos Humanos de Guatemala (</em></strong><strong><em>UDEFEGUA) y el Centro para la Acción Legal en Derechos Humanos (CALDH) urgen la adopción de una política integral para el retorno de las personas exiliadas que están siendo criminalizadas y perseguidas por el sistema de justicia por defender los derechos humanos. </em></strong>

A seis meses de la llegada al poder del Presidente Bernardo Arévalo en Guatemala, la <a href="https://www.omct.org/es/recursos/llamamientos-urgentes/guatemala-más-criminalización-contra-operadoras-y-operadores-de-justicia-independientes" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1344255138">captura del sistema de justicia</a> por parte de grupos del poder político, económico y criminal continúa, poniendo en riesgo la labor de las personas defensoras de derechos humanos, abogadas, operadoras de justicia y periodistas independientes.

En los últimos años, la judicialización de la persecución ha supuesto un sinfín de actos de arbitrariedad donde, haciendo un uso indebido del derecho penal y de las instituciones de justicia, se ha buscado silenciar y reprimir las voces que reclaman justicia, exigen la rendición de cuentas y defienden los derechos humanos. Este clima de hostilidad y acoso judicial fue <a href="https://www.omct.org/es/recursos/declaraciones/guatemala-la-represión-a-operadoras-de-justicia-independientes-no-cesa" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1344255139">promovido abiertamente</a> desde el gobierno del entonces presidente Alejandro Giammattei (2020-2024) y con apoyo de la Fiscal General actual en el cargo, Consuelo Porras, reelecta en 2022.

Los actos de criminalización se han dirigido principalmente contra operadores de justicia anticorrupción y abogados independientes, los cuales se enfrentan a juicios sin garantías y donde el debido proceso no está garantizando. Tal ha sido el caso de la ex Fiscal contra la impunidad, <a href="https://www.omct.org/es/recursos/declaraciones/guatemala-detención-arbitraria-de-la-fiscal-contra-la-impunidad-virginia-laparra" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1344255140"><strong>Virginia Laparra</strong></a>, que fue detenida arbitrariamente el 23 de febrero de 2022, <a href="https://x.com/OBS_defenders/status/1810616626695360720" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1344255141">recientemente</a> condenada a cinco años de prisión conmutable y exiliada ante este contexto de persecución el 17 de julio de 2024; o la criminalización de <a href="https://www.omct.org/es/recursos/llamamientos-urgentes/guatemala-detención-de-la-abogada-y-defensora-de-derechos-humanos-claudia-gonzález" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1344255143"><strong>Claudia González</strong></a>, ex mandataria de la Comisión Internacional contra la Impunidad en Guatemala (CICIG), quien fue detenida arbitrariamente el 28 de agosto de 2023. Ante este contexto de impunidad y arbitrariedad, otros procuradores de justicia que también fueron perseguidos, tales como el Sr. <a href="https://www.omct.org/es/recursos/noticias/guatemala-corruption-of-the-justice-system-is-an-open-secret" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1344255146"><strong>Juan Francisco Sandoval</strong></a>, ex titular de la Fiscalía Especial Contra la Impunidad (FECI), se vieron obligados a salir del exilio para resguardar su integridad personal y sus derechos.

La persecución por parte del sistema de justicia también se ha dirigido ampliamente en contra de las personas defensoras de derechos humanos, como ha sido el proceso judicial iniciado en noviembre del 2023 en contra de <a href="https://www.omct.org/es/recursos/declaraciones/guatemala-persecución-penal-contra-defensores-de-la-libertad-académica-y-la-autonomía-de-la-usac" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1344255148">27 personas defensoras</a>, a las cuales se les dirigieron órdenes de captura por su labor de defensa de la libertad académica y la autonomía de la Universidad Estatal de San Carlos (USAC), y entre las cuales se encuentra el reconocido abogado <a href="https://www.omct.org/es/recursos/declaraciones/guatemala-carta-abierta-sobre-la-criminalización-al-defensor-y-abogado-ramón-cadena" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1344255151"><strong>Ramón Cadena Rámila</strong></a>.

La Unidad de Protección a defensoras y defensores de Derechos Humanos de Guatemala (UDEFEGUA) estima que tan sólo en los primeros seis meses del 2024, 20 personas defensoras se han enfrentado a procesos de detención arbitraria y/o criminalización por su labor. Asimismo, en 2023, la Oficina del Alto Comisionado de las Naciones Unidas para los Derechos Humanos (OACNUDH) <a href="https://reliefweb.int/report/guatemala/situacion-de-los-derechos-humanos-en-guatemala-informe-del-alto-comisionado-de-las-naciones-unidas-para-los-derechos-humanos-ahrc5521-advance-unedited-version" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1344255153">registró</a> al menos 71 casos de ataques y represalias contra operadores de justicia que investigaban casos de corrupción grave y graves violaciones a derechos humanos, con un incremento del 69% con respecto a los datos del 2022. A pesar de la gravedad que implican estos datos, y en el caso particular de las personas en exilio, aún no existen garantías ni acciones promovidas desde el Estado guatemalteco para asegurar su retorno en condiciones de seguridad.

Ante este contexto de represión generalizada, personas defensoras se han visto obligadas a salir de Guatemala estos últimos años. Actualmente, alrededor de 80 personas defensoras se encuentran en exilio desde el 2021. Las personas que se han visto forzadas a salir del país lo hicieron porque ya tenían una orden de captura y un proceso de criminalización en su contra, o dado el temor a sufrir represalias por su labor. Algunas de estas personas que salieron exiliadas sin orden de detención, ni procedimientos penales preexistentes contra ellas, fueron objeto de una órden de captura una vez en el exilio.

Por lo tanto, el exilio se ha convertido en otra forma de represión para impedir la defensa de los derechos humanos. Al salir de su país de origen, las personas defensoras se han enfrentado no sólo al proceso de criminalización dirigido por las autoridades guatemaltecas con un impacto directo en su integridad y el ejercicio de sus derechos, sino que, también son víctimas de campañas de desprestigio y estigmatización en su contra. Además de enfrentarse a condiciones migratorias en los países de acogida que no contemplan integralmente la realidad de las personas defensoras, ni están diseñadas para atender la problemática de la persecución política y su judicialización.

Asimismo, en algunos de los casos, el Estado guatemalteco ha buscado promover acciones de represión trasnacional, intentando utilizar el sistema de notificaciones rojas de la Organización Internacional de Policía Criminal (INTERPOL), para pedir la detención y posterior extradición de las personas defensoras en exilio; la INTERPOL ha tomado algunas medidas para evitar el uso de este sistema con fines políticos, tal cual lo marca el <a href="https://www.interpol.int/es/Quienes-somos/Marco-juridico/Documentos-juridicos" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1344255155">Artículo 3</a> de su estatuto; sin embargo, las autoridades en Guatemala siguen abusando del sistema de notificaciones rojas para continuar con la política de criminalización.

El riesgo del retorno es elevado, principalmente para las personas exilias con órdenes de captura y procesos de criminalización en su contra, dada la falta de protección por parte del Estado guatemalteco, y más para las personas defensoras que podrían llegar a enfrentarse a una detención arbitraria o un juicio sin las debidas garantías. En los últimos años se ha identificado que, de manera sistemática cuando los procuradores de justicia, periodistas independientes y personas defensoras se enfrentan al sistema de justicia, sus derechos humanos son violados, particularmente el derecho al debido proceso y la garantía de tener un juicio libre, imparcial y justo, así como a <a href="https://www.refworld.org/es/leg/coment/ccpr/2007/es/52583" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1344255157">ser juzgados ante un tribunal o juez independiente, imparcial y competente</a>.

La captura del sistema de justicia y la situación de las personas defensoras de derechos humanos, abogadas, operadoras de justicia y periodistas independientes también ha sido señalada por organismos e instituciones internacionales, tales como la <a href="https://reliefweb.int/report/guatemala/comentario-por-el-alto-comisionado-de-las-naciones-unidas-para-los-derechos-humanos-volker-turk-sobre-la-persecucion-continua-de-operadores-de-justicia-en-guatemala" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1344255159">OACNUDH</a>, <a href="https://news.un.org/es/story/2021/07/1493962" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1344255161">relatorías</a> y mecanismos especiales de la Organización de las Naciones Unidas; y en resoluciones del Parlamento Europeo <a href="https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/TA-8-2019-0205_ES.pdf" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1344255163">2019/2618(RSP)</a> y <a href="https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/TA-9-2023-0322_ES.html" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1344255165">2023/2831(RSP)</a>.

Por todo ello, el Observatorio, la UDEFEGUA y el CALDH hacen un llamado al Organismo Ejecutivo del Gobierno de Guatemala, encabezado por el Presidente, Bernardo Arévalo, y la Vicepresidenta, Karin Herrera, así como a las autoridades competentes en Guatemala, a adoptar una política integral para el retorno de las personas en exilio que están siendo criminalizadas y perseguidas por el sistema de justicia y que son víctimas de la judicialización de la persecución; garantizando condiciones para su regreso de manera segura y con garantías de protección.

Igualmente, el Observatorio, la UDEFEGUA y la CALDH hacen un llamado al sistema de justicia guatemalteco para poner fin a la política de persecución y criminalización contra personas defensoras de derechos humanos, abogadas, operadoras de justicia y periodistas independientes en Guatemala, garantizando el respeto integral de su labor y asegurando su integridad física y psicológica.

El Observatorio, la UDEFEGUA y la CALDH recuerdan al Estado guatemalteco que según el Artículo 12 del <a href="https://www.ohchr.org/es/instruments-mechanisms/instruments/international-covenant-civil-and-political-rights" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1344255167">Pacto Internacional de Derechos Civiles y Políticos</a>, “toda persona tendrá derecho a salir libremente de cualquier país, incluso del propio”, además de “nadie podrá ser arbitrariamente privado del derecho a entrar en su propio país”. Además, el Estado guatemalteco tiene la obligación de cumplir con sus responsabilidades internacionales en virtud de la <a href="https://www.acnur.org/sites/default/files/2023-05/Convencion_1951.pdf" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1344255170">Convención sobre el Estatuto de los Refugiados</a>; poniendo particular atención a las resoluciones <a href="https://www.refworld.org/es/pol/excomcon/acnur/1980/es/132223?prevPage=/es/node/132223" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1344255173">18</a> y <a href="https://www.acnur.org/fileadmin/Documentos/BDL/2002/0551.pdf" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1344255176">40</a> del Comité Ejecutivo del Alto Comisionado de las Naciones Unidas para los Refugiados (ACNUR) en lo que respecta a la repatriación voluntaria.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Ginebra-París-Ciudad de Guatemala, 22 de julio de 2024 – Se estima que desde 2021 alrededor de 80 personas guatemaltecas están en el exilio a causa de su labor de defensa y lucha anticorrupción, ya que el Estado guatemalteco no ha promovido un plan de retorno que garantice su seguridad. El Observatorio para la Protección de los Defensores de Derechos Humanos (OMCT-FIDH), la </em></strong><strong><em>Unidad de Protección a Defensores y Defensoras de Derechos Humanos de Guatemala (</em></strong><strong><em>UDEFEGUA) y el Centro para la Acción Legal en Derechos Humanos (CALDH) urgen la adopción de una política integral para el retorno de las personas exiliadas que están siendo criminalizadas y perseguidas por el sistema de justicia por defender los derechos humanos. </em></strong>

A seis meses de la llegada al poder del Presidente Bernardo Arévalo en Guatemala, la <a href="https://www.omct.org/es/recursos/llamamientos-urgentes/guatemala-más-criminalización-contra-operadoras-y-operadores-de-justicia-independientes" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1344255138">captura del sistema de justicia</a> por parte de grupos del poder político, económico y criminal continúa, poniendo en riesgo la labor de las personas defensoras de derechos humanos, abogadas, operadoras de justicia y periodistas independientes.

En los últimos años, la judicialización de la persecución ha supuesto un sinfín de actos de arbitrariedad donde, haciendo un uso indebido del derecho penal y de las instituciones de justicia, se ha buscado silenciar y reprimir las voces que reclaman justicia, exigen la rendición de cuentas y defienden los derechos humanos. Este clima de hostilidad y acoso judicial fue <a href="https://www.omct.org/es/recursos/declaraciones/guatemala-la-represión-a-operadoras-de-justicia-independientes-no-cesa" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1344255139">promovido abiertamente</a> desde el gobierno del entonces presidente Alejandro Giammattei (2020-2024) y con apoyo de la Fiscal General actual en el cargo, Consuelo Porras, reelecta en 2022.

Los actos de criminalización se han dirigido principalmente contra operadores de justicia anticorrupción y abogados independientes, los cuales se enfrentan a juicios sin garantías y donde el debido proceso no está garantizando. Tal ha sido el caso de la ex Fiscal contra la impunidad, <a href="https://www.omct.org/es/recursos/declaraciones/guatemala-detención-arbitraria-de-la-fiscal-contra-la-impunidad-virginia-laparra" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1344255140"><strong>Virginia Laparra</strong></a>, que fue detenida arbitrariamente el 23 de febrero de 2022, <a href="https://x.com/OBS_defenders/status/1810616626695360720" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1344255141">recientemente</a> condenada a cinco años de prisión conmutable y exiliada ante este contexto de persecución el 17 de julio de 2024; o la criminalización de <a href="https://www.omct.org/es/recursos/llamamientos-urgentes/guatemala-detención-de-la-abogada-y-defensora-de-derechos-humanos-claudia-gonzález" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1344255143"><strong>Claudia González</strong></a>, ex mandataria de la Comisión Internacional contra la Impunidad en Guatemala (CICIG), quien fue detenida arbitrariamente el 28 de agosto de 2023. Ante este contexto de impunidad y arbitrariedad, otros procuradores de justicia que también fueron perseguidos, tales como el Sr. <a href="https://www.omct.org/es/recursos/noticias/guatemala-corruption-of-the-justice-system-is-an-open-secret" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1344255146"><strong>Juan Francisco Sandoval</strong></a>, ex titular de la Fiscalía Especial Contra la Impunidad (FECI), se vieron obligados a salir del exilio para resguardar su integridad personal y sus derechos.

La persecución por parte del sistema de justicia también se ha dirigido ampliamente en contra de las personas defensoras de derechos humanos, como ha sido el proceso judicial iniciado en noviembre del 2023 en contra de <a href="https://www.omct.org/es/recursos/declaraciones/guatemala-persecución-penal-contra-defensores-de-la-libertad-académica-y-la-autonomía-de-la-usac" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1344255148">27 personas defensoras</a>, a las cuales se les dirigieron órdenes de captura por su labor de defensa de la libertad académica y la autonomía de la Universidad Estatal de San Carlos (USAC), y entre las cuales se encuentra el reconocido abogado <a href="https://www.omct.org/es/recursos/declaraciones/guatemala-carta-abierta-sobre-la-criminalización-al-defensor-y-abogado-ramón-cadena" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1344255151"><strong>Ramón Cadena Rámila</strong></a>.

La Unidad de Protección a defensoras y defensores de Derechos Humanos de Guatemala (UDEFEGUA) estima que tan sólo en los primeros seis meses del 2024, 20 personas defensoras se han enfrentado a procesos de detención arbitraria y/o criminalización por su labor. Asimismo, en 2023, la Oficina del Alto Comisionado de las Naciones Unidas para los Derechos Humanos (OACNUDH) <a href="https://reliefweb.int/report/guatemala/situacion-de-los-derechos-humanos-en-guatemala-informe-del-alto-comisionado-de-las-naciones-unidas-para-los-derechos-humanos-ahrc5521-advance-unedited-version" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1344255153">registró</a> al menos 71 casos de ataques y represalias contra operadores de justicia que investigaban casos de corrupción grave y graves violaciones a derechos humanos, con un incremento del 69% con respecto a los datos del 2022. A pesar de la gravedad que implican estos datos, y en el caso particular de las personas en exilio, aún no existen garantías ni acciones promovidas desde el Estado guatemalteco para asegurar su retorno en condiciones de seguridad.

Ante este contexto de represión generalizada, personas defensoras se han visto obligadas a salir de Guatemala estos últimos años. Actualmente, alrededor de 80 personas defensoras se encuentran en exilio desde el 2021. Las personas que se han visto forzadas a salir del país lo hicieron porque ya tenían una orden de captura y un proceso de criminalización en su contra, o dado el temor a sufrir represalias por su labor. Algunas de estas personas que salieron exiliadas sin orden de detención, ni procedimientos penales preexistentes contra ellas, fueron objeto de una órden de captura una vez en el exilio.

Por lo tanto, el exilio se ha convertido en otra forma de represión para impedir la defensa de los derechos humanos. Al salir de su país de origen, las personas defensoras se han enfrentado no sólo al proceso de criminalización dirigido por las autoridades guatemaltecas con un impacto directo en su integridad y el ejercicio de sus derechos, sino que, también son víctimas de campañas de desprestigio y estigmatización en su contra. Además de enfrentarse a condiciones migratorias en los países de acogida que no contemplan integralmente la realidad de las personas defensoras, ni están diseñadas para atender la problemática de la persecución política y su judicialización.

Asimismo, en algunos de los casos, el Estado guatemalteco ha buscado promover acciones de represión trasnacional, intentando utilizar el sistema de notificaciones rojas de la Organización Internacional de Policía Criminal (INTERPOL), para pedir la detención y posterior extradición de las personas defensoras en exilio; la INTERPOL ha tomado algunas medidas para evitar el uso de este sistema con fines políticos, tal cual lo marca el <a href="https://www.interpol.int/es/Quienes-somos/Marco-juridico/Documentos-juridicos" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1344255155">Artículo 3</a> de su estatuto; sin embargo, las autoridades en Guatemala siguen abusando del sistema de notificaciones rojas para continuar con la política de criminalización.

El riesgo del retorno es elevado, principalmente para las personas exilias con órdenes de captura y procesos de criminalización en su contra, dada la falta de protección por parte del Estado guatemalteco, y más para las personas defensoras que podrían llegar a enfrentarse a una detención arbitraria o un juicio sin las debidas garantías. En los últimos años se ha identificado que, de manera sistemática cuando los procuradores de justicia, periodistas independientes y personas defensoras se enfrentan al sistema de justicia, sus derechos humanos son violados, particularmente el derecho al debido proceso y la garantía de tener un juicio libre, imparcial y justo, así como a <a href="https://www.refworld.org/es/leg/coment/ccpr/2007/es/52583" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1344255157">ser juzgados ante un tribunal o juez independiente, imparcial y competente</a>.

La captura del sistema de justicia y la situación de las personas defensoras de derechos humanos, abogadas, operadoras de justicia y periodistas independientes también ha sido señalada por organismos e instituciones internacionales, tales como la <a href="https://reliefweb.int/report/guatemala/comentario-por-el-alto-comisionado-de-las-naciones-unidas-para-los-derechos-humanos-volker-turk-sobre-la-persecucion-continua-de-operadores-de-justicia-en-guatemala" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1344255159">OACNUDH</a>, <a href="https://news.un.org/es/story/2021/07/1493962" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1344255161">relatorías</a> y mecanismos especiales de la Organización de las Naciones Unidas; y en resoluciones del Parlamento Europeo <a href="https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/TA-8-2019-0205_ES.pdf" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1344255163">2019/2618(RSP)</a> y <a href="https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/TA-9-2023-0322_ES.html" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1344255165">2023/2831(RSP)</a>.

Por todo ello, el Observatorio, la UDEFEGUA y el CALDH hacen un llamado al Organismo Ejecutivo del Gobierno de Guatemala, encabezado por el Presidente, Bernardo Arévalo, y la Vicepresidenta, Karin Herrera, así como a las autoridades competentes en Guatemala, a adoptar una política integral para el retorno de las personas en exilio que están siendo criminalizadas y perseguidas por el sistema de justicia y que son víctimas de la judicialización de la persecución; garantizando condiciones para su regreso de manera segura y con garantías de protección.

Igualmente, el Observatorio, la UDEFEGUA y la CALDH hacen un llamado al sistema de justicia guatemalteco para poner fin a la política de persecución y criminalización contra personas defensoras de derechos humanos, abogadas, operadoras de justicia y periodistas independientes en Guatemala, garantizando el respeto integral de su labor y asegurando su integridad física y psicológica.

El Observatorio, la UDEFEGUA y la CALDH recuerdan al Estado guatemalteco que según el Artículo 12 del <a href="https://www.ohchr.org/es/instruments-mechanisms/instruments/international-covenant-civil-and-political-rights" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1344255167">Pacto Internacional de Derechos Civiles y Políticos</a>, “toda persona tendrá derecho a salir libremente de cualquier país, incluso del propio”, además de “nadie podrá ser arbitrariamente privado del derecho a entrar en su propio país”. Además, el Estado guatemalteco tiene la obligación de cumplir con sus responsabilidades internacionales en virtud de la <a href="https://www.acnur.org/sites/default/files/2023-05/Convencion_1951.pdf" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1344255170">Convención sobre el Estatuto de los Refugiados</a>; poniendo particular atención a las resoluciones <a href="https://www.refworld.org/es/pol/excomcon/acnur/1980/es/132223?prevPage=/es/node/132223" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1344255173">18</a> y <a href="https://www.acnur.org/fileadmin/Documentos/BDL/2002/0551.pdf" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1344255176">40</a> del Comité Ejecutivo del Alto Comisionado de las Naciones Unidas para los Refugiados (ACNUR) en lo que respecta a la repatriación voluntaria.]]></content:encoded>
					
		
		
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