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	<title>Abduction &#8211; The Observatory For Defenders</title>
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		<title>Burkina Faso : Enlèvement, disparition forcée et détention arbitraire de l’avocate et défenseure Ini Benjamine Esther Doli</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yasmine Louanchi]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Sep 2025 17:13:25 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[L'Observatoire a été informé de l’enlèvement et de la détention arbitraire de Maître <strong>Ini Benjamine Esther Doli</strong>, avocate et défenseure des droits humains. <a href="https://lefaso.net/spip.php?article28244" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1476319839">E</a><a href="https://lefaso.net/spip.php?article28244" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1476319841">x-substitut du Procureur du Faso</a> près le Tribunal de grande instance de Bobo-Dioulasso, <a href="https://www.banfora.org/2019/05/24/tribunal-de-grande-instance-de-ouagadougou-harouna-yoda-remplace-maiza-sereme-au-parquet/" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1476319843">ex-Commissaire du gouvernement</a> du Tribunal administratif de Ouagadougou nommée en mai 2019, elle est <a href="https://www.barreau.bf/wp-content/uploads/Tableau-de-lOrdre-des-Avocats-2025-arrete-au-30-dec-2024-VF.pdf" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1476319846">inscrite</a> au Tableau de l'Ordre des avocats du Burkina Faso depuis juillet 2024.

&nbsp;

<a href="https://www.facebook.com/share/p/16zznyPbbr/" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1476319849">Selon le Barreau du Burkina Faso</a>, dans la nuit du 31 août au 1er septembre 2025, vers 1h30, Maître Ini Benjamine Esther Doli a été <a href="https://x.com/abousaib/status/1962537909543714860" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1476319852">enlevée</a> à son domicile à Ouagadougou par des individus armés « se présentant comme étant de la gendarmerie nationale », peu après son retour au pays suite à un voyage dans un pays étranger. Lors de son arrivée, elle a fait une <a href="https://www.facebook.com/inibenjamineesther.doli" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1476319855">publication sur Facebook </a>dans laquelle on peut lire : « <em>Brussel Airlines vient précisément d’atterrir à l'aéroport de Ouagadougou [...]. Feu Thomas SANKARA a fait sa révolution mais nous n'avions rien vu de tout ce qui se passe horriblement aujourd'hui ! Lui au moins, il avait créé des tribunaux populaires pour juger les personnes soupçonnées d'avoir commis des infractions mais ne se substituait pas à la justice pour faire du n'importe quoi et brutaliser son peuple </em>». Cette publication fut sa dernière avant son enlèvement.

À travers les réseaux sociaux, Me Ini Benjamine Esther Doli dénonçait régulièrement les atteintes au droit fondamental à la liberté d’expression, en mettant en lumière l’intimidation, la séquestration et l’enlèvement de citoyen·es, notamment ceux et celles qui défendent la justice et les droits humains, et apportait son soutien aux victimes de violences et de violations des droits fondamentaux. Elle dénonçait aussi les dysfonctionnements du système judiciaire burkinabè en pointant la violation des droits à la sécurité, à la liberté personnelle, et au recours effectif à la justice. Elle expliquait notamment que le système judiciaire burkinabè souffrait de lenteurs et d’entraves constantes à l’indépendance de la magistrature et qu’il était crucial de renforcer son intégrité et son autonomie, ainsi que de protéger ceux et celles qui œuvrent à défendre les droits humains. Sur sa page Facebook, on peut aussi lire, « <em>C’est trop lâche et même trop, trop lâche pour ne pas dire immensément lâche, de se servir des armes achetées par l’argent du contribuable pour intimider un peuple, le museler totalement, l’enlever, le séquestrer et par-dessus tout, d’empêcher la justice de faire librement son travail. Quelle terreur inouïe</em> ! »

Le 4 septembre 2025, le Bâtonnier de l’Ordre des avocats du Burkina Faso a été informé de l’ouverture imminente d’une procédure à l’encontre de Maître Doli. Et le 6 septembre, le procureur du Faso près le tribunal de grande instance de Ouagadougou a, dans un <a href="https://www.facebook.com/share/p/1BF4Qncd7W/" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1476319860">communiqué</a>, informé de l’ouverture d’une enquête dès le 4 septembre, contre Maître Doli en raison des publications sur son profil Facebook pour des faits présumés de « trahison » (article 311-2 du Code pénal), « outrage au chef de l’État » (article 352-2 du Code pénal) et « entreprise de démoralisation des forces armées » (article 312-11 du Code pénal).

À l’heure de publication de cet appel urgent, Maître Doli reste arbitrairement détenue, sans que sa localisation et son état de santé n’aient été révélés.

L’Observatoire dénonce l’enlèvement, la disparition forcée et la détention arbitraire de Maître Doli, opérés en violation des dispositions réglementaires -notamment article 6- de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) régissant la convocation, l’arrestation ou la détention des avocat·es. Son enlèvement en-dehors de toute procédure judiciaire la prive de toute protection et favorise considérablement la commission d'actes de torture et de mauvais traitements.

L’Observatoire <a href="https://www.fidh.org/fr/themes/defenseurs-des-droits-humains/burkina-faso-disparition-forcee-des-defenseurs-de-droits-humains" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1476319864">rappelle</a> que Me <strong>Guy Hervé Kam</strong>, avocat et défenseur des droits humains, cofondateur du Balai citoyen, a été poursuivi dans les mêmes conditions suite à son arrestation le 24 janvier 2024 à l’aéroport international de Ouagadougou par la Sûreté nationale, alors qu’il rentrait d’un voyage professionnel. Relâché puis arrêté de nouveau à deux reprises, il est, à la date de publication de cet appel urgent, toujours inculpé et détenu arbitrairement pour « complot et association de malfaiteurs ».

L’Observatoire rappelle que ces enlèvements et détentions arbitraires s’inscrivent dans un contexte de musellement de la société civile et de répression des défenseur·es des droits humains et des journalistes au Burkina Faso, en particulier celles et ceux qui dénoncent les manquements des autorités militaires au pouvoir dans le pays. Au cours des derniers mois, plusieurs défenseur·es des droits humains et journalistes ont été victimes d’enlèvements ou de disparitions forcées au Burkina Faso. Ainsi, <strong>Amadou Sawadogo</strong>, cadre du mouvement citoyen Balai citoyen, <a href="https://www.fidh.org/fr/themes/defenseurs-des-droits-humains/burkina-faso-disparition-forcee-des-defenseurs-de-droits-humains" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1476319867">porté disparu</a> le 21 mars 2025, a été libéré le 26 mai 2025. <strong>Miphal Ousmane Lankoandé</strong>, secrétaire exécutif du même mouvement, <a href="https://www.fidh.org/fr/themes/defenseurs-des-droits-humains/burkina-faso-disparition-forcee-des-defenseurs-de-droits-humains" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1476319871">enlevé le 30 mars 2025</a> est toujours porté disparu. Les journalistes <strong>Boukary Ouoba, </strong><strong>Luc Pagbeguem</strong><strong> et</strong> <strong>Guezouma Sanogo</strong> <a href="https://www.fidh.org/fr/themes/defenseurs-des-droits-humains/burkina-faso-enlevement-et-disparition-forcee-des-journalistes" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1476319874">ont été enlevés</a> le 24 mars 2025 ; Boukary Ouoba et Luc Pagbeguem ont été libérés le 17 juillet 2025 et Guezouma Sanogo a été libéré le 21 juillet 2025. En revanche, <strong>Atiana Serge Oulon</strong>, journaliste d’investigation et directeur de publication du bimensuel <em>l’Événement</em>, journal d’investigation de référence au Burkina Faso<strong>, </strong>et <a href="https://www.fidh.org/fr/themes/defenseurs-des-droits-humains/burkina-faso-enlevement-du-journaliste-atiana-serge-oulon" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1476319878">enlevé</a> le 24 juin 2024 est toujours porté disparu.

L’Observatoire condamne l’enlèvement, la disparition forcée et la détention arbitraire de Me Ini Benjamine Esther Doli, qui ne semblent viser qu’à la punir pour l’exercice de sa liberté d’expression et ses activités légitimes de défense des droits humains.

L’Observatoire demande aux autorités militaires au pouvoir au Burkina Faso de communiquer sans délai sur le sort et la localisation de Me Ini Benjamine Esther Doli, de la libérer et de faire toute la lumière sur son enlèvement et sa séquestration.

L’Observatoire appelle également les autorités militaires au pouvoir au Burkina Faso à garantir les droits à la liberté d’expression et d’association, tels que consacrés par les standards internationaux relatifs aux droits humains, et particulièrement aux Articles 19 et 22 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) des Nations unies, et aux Articles 9 et 10 de la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples, ainsi que la Constitution et la Charte de la transition du Burkina Faso.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[L'Observatoire a été informé de l’enlèvement et de la détention arbitraire de Maître <strong>Ini Benjamine Esther Doli</strong>, avocate et défenseure des droits humains. <a href="https://lefaso.net/spip.php?article28244" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1476319839">E</a><a href="https://lefaso.net/spip.php?article28244" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1476319841">x-substitut du Procureur du Faso</a> près le Tribunal de grande instance de Bobo-Dioulasso, <a href="https://www.banfora.org/2019/05/24/tribunal-de-grande-instance-de-ouagadougou-harouna-yoda-remplace-maiza-sereme-au-parquet/" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1476319843">ex-Commissaire du gouvernement</a> du Tribunal administratif de Ouagadougou nommée en mai 2019, elle est <a href="https://www.barreau.bf/wp-content/uploads/Tableau-de-lOrdre-des-Avocats-2025-arrete-au-30-dec-2024-VF.pdf" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1476319846">inscrite</a> au Tableau de l'Ordre des avocats du Burkina Faso depuis juillet 2024.

&nbsp;

<a href="https://www.facebook.com/share/p/16zznyPbbr/" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1476319849">Selon le Barreau du Burkina Faso</a>, dans la nuit du 31 août au 1er septembre 2025, vers 1h30, Maître Ini Benjamine Esther Doli a été <a href="https://x.com/abousaib/status/1962537909543714860" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1476319852">enlevée</a> à son domicile à Ouagadougou par des individus armés « se présentant comme étant de la gendarmerie nationale », peu après son retour au pays suite à un voyage dans un pays étranger. Lors de son arrivée, elle a fait une <a href="https://www.facebook.com/inibenjamineesther.doli" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1476319855">publication sur Facebook </a>dans laquelle on peut lire : « <em>Brussel Airlines vient précisément d’atterrir à l'aéroport de Ouagadougou [...]. Feu Thomas SANKARA a fait sa révolution mais nous n'avions rien vu de tout ce qui se passe horriblement aujourd'hui ! Lui au moins, il avait créé des tribunaux populaires pour juger les personnes soupçonnées d'avoir commis des infractions mais ne se substituait pas à la justice pour faire du n'importe quoi et brutaliser son peuple </em>». Cette publication fut sa dernière avant son enlèvement.

À travers les réseaux sociaux, Me Ini Benjamine Esther Doli dénonçait régulièrement les atteintes au droit fondamental à la liberté d’expression, en mettant en lumière l’intimidation, la séquestration et l’enlèvement de citoyen·es, notamment ceux et celles qui défendent la justice et les droits humains, et apportait son soutien aux victimes de violences et de violations des droits fondamentaux. Elle dénonçait aussi les dysfonctionnements du système judiciaire burkinabè en pointant la violation des droits à la sécurité, à la liberté personnelle, et au recours effectif à la justice. Elle expliquait notamment que le système judiciaire burkinabè souffrait de lenteurs et d’entraves constantes à l’indépendance de la magistrature et qu’il était crucial de renforcer son intégrité et son autonomie, ainsi que de protéger ceux et celles qui œuvrent à défendre les droits humains. Sur sa page Facebook, on peut aussi lire, « <em>C’est trop lâche et même trop, trop lâche pour ne pas dire immensément lâche, de se servir des armes achetées par l’argent du contribuable pour intimider un peuple, le museler totalement, l’enlever, le séquestrer et par-dessus tout, d’empêcher la justice de faire librement son travail. Quelle terreur inouïe</em> ! »

Le 4 septembre 2025, le Bâtonnier de l’Ordre des avocats du Burkina Faso a été informé de l’ouverture imminente d’une procédure à l’encontre de Maître Doli. Et le 6 septembre, le procureur du Faso près le tribunal de grande instance de Ouagadougou a, dans un <a href="https://www.facebook.com/share/p/1BF4Qncd7W/" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1476319860">communiqué</a>, informé de l’ouverture d’une enquête dès le 4 septembre, contre Maître Doli en raison des publications sur son profil Facebook pour des faits présumés de « trahison » (article 311-2 du Code pénal), « outrage au chef de l’État » (article 352-2 du Code pénal) et « entreprise de démoralisation des forces armées » (article 312-11 du Code pénal).

À l’heure de publication de cet appel urgent, Maître Doli reste arbitrairement détenue, sans que sa localisation et son état de santé n’aient été révélés.

L’Observatoire dénonce l’enlèvement, la disparition forcée et la détention arbitraire de Maître Doli, opérés en violation des dispositions réglementaires -notamment article 6- de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) régissant la convocation, l’arrestation ou la détention des avocat·es. Son enlèvement en-dehors de toute procédure judiciaire la prive de toute protection et favorise considérablement la commission d'actes de torture et de mauvais traitements.

L’Observatoire <a href="https://www.fidh.org/fr/themes/defenseurs-des-droits-humains/burkina-faso-disparition-forcee-des-defenseurs-de-droits-humains" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1476319864">rappelle</a> que Me <strong>Guy Hervé Kam</strong>, avocat et défenseur des droits humains, cofondateur du Balai citoyen, a été poursuivi dans les mêmes conditions suite à son arrestation le 24 janvier 2024 à l’aéroport international de Ouagadougou par la Sûreté nationale, alors qu’il rentrait d’un voyage professionnel. Relâché puis arrêté de nouveau à deux reprises, il est, à la date de publication de cet appel urgent, toujours inculpé et détenu arbitrairement pour « complot et association de malfaiteurs ».

L’Observatoire rappelle que ces enlèvements et détentions arbitraires s’inscrivent dans un contexte de musellement de la société civile et de répression des défenseur·es des droits humains et des journalistes au Burkina Faso, en particulier celles et ceux qui dénoncent les manquements des autorités militaires au pouvoir dans le pays. Au cours des derniers mois, plusieurs défenseur·es des droits humains et journalistes ont été victimes d’enlèvements ou de disparitions forcées au Burkina Faso. Ainsi, <strong>Amadou Sawadogo</strong>, cadre du mouvement citoyen Balai citoyen, <a href="https://www.fidh.org/fr/themes/defenseurs-des-droits-humains/burkina-faso-disparition-forcee-des-defenseurs-de-droits-humains" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1476319867">porté disparu</a> le 21 mars 2025, a été libéré le 26 mai 2025. <strong>Miphal Ousmane Lankoandé</strong>, secrétaire exécutif du même mouvement, <a href="https://www.fidh.org/fr/themes/defenseurs-des-droits-humains/burkina-faso-disparition-forcee-des-defenseurs-de-droits-humains" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1476319871">enlevé le 30 mars 2025</a> est toujours porté disparu. Les journalistes <strong>Boukary Ouoba, </strong><strong>Luc Pagbeguem</strong><strong> et</strong> <strong>Guezouma Sanogo</strong> <a href="https://www.fidh.org/fr/themes/defenseurs-des-droits-humains/burkina-faso-enlevement-et-disparition-forcee-des-journalistes" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1476319874">ont été enlevés</a> le 24 mars 2025 ; Boukary Ouoba et Luc Pagbeguem ont été libérés le 17 juillet 2025 et Guezouma Sanogo a été libéré le 21 juillet 2025. En revanche, <strong>Atiana Serge Oulon</strong>, journaliste d’investigation et directeur de publication du bimensuel <em>l’Événement</em>, journal d’investigation de référence au Burkina Faso<strong>, </strong>et <a href="https://www.fidh.org/fr/themes/defenseurs-des-droits-humains/burkina-faso-enlevement-du-journaliste-atiana-serge-oulon" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1476319878">enlevé</a> le 24 juin 2024 est toujours porté disparu.

L’Observatoire condamne l’enlèvement, la disparition forcée et la détention arbitraire de Me Ini Benjamine Esther Doli, qui ne semblent viser qu’à la punir pour l’exercice de sa liberté d’expression et ses activités légitimes de défense des droits humains.

L’Observatoire demande aux autorités militaires au pouvoir au Burkina Faso de communiquer sans délai sur le sort et la localisation de Me Ini Benjamine Esther Doli, de la libérer et de faire toute la lumière sur son enlèvement et sa séquestration.

L’Observatoire appelle également les autorités militaires au pouvoir au Burkina Faso à garantir les droits à la liberté d’expression et d’association, tels que consacrés par les standards internationaux relatifs aux droits humains, et particulièrement aux Articles 19 et 22 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) des Nations unies, et aux Articles 9 et 10 de la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples, ainsi que la Constitution et la Charte de la transition du Burkina Faso.]]></content:encoded>
					
		
		
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