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	<title>Deterioro del estado de salud durante la detención &#8211; The Observatory For Defenders</title>
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	<title>Deterioro del estado de salud durante la detención &#8211; The Observatory For Defenders</title>
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		<title>Maroc : un an après sa condamnation, la militante féministe Ibtissame Lachgar demeure arbitrairement détenue</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yasmine Louanchi]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Sep 2026 17:13:02 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<strong>Paris-Genève, 3 septembre 2026. </strong><em><strong>Un an après la condamnation d’Ibtissame « Betty » Lachgar, militante féministe et défenseure des droits des femmes et des personnes LGBTQI+, à 30 mois de prison pour une de ses publications sur les réseaux sociaux, l’Observatoire pour la protection des défenseur·es des droits humains, partenariat de la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) et de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), exprime sa vive inquiétude face à la dégradation de son état de santé en détention et appelle à sa libération immédiate.</strong></em>

Le <a href="https://www.fidh.org/fr/themes/defenseurs-des-droits-humains/maroc-30-mois-de-prison-pour-ibtissame-lachgar-militante-feministe" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1565303859">3 septembre 2025</a>, le tribunal de première instance de Rabat avait condamné <strong>Betty Lachgar</strong> à 30 mois de prison ferme et à une amende de 50 000 dirhams (environ 4 645 euros) pour « atteinte à l’Islam », sur le fondement de l’article 267-5 du Code pénal marocain. La militante avait été arbitrairement arrêtée le 10 août 2025 après avoir publié sur les réseaux sociaux une photographie d’elle portant un tee-shirt « Allah is lesbian ».

Un an après cette condamnation, Ibtissame Lachgar est toujours détenue à la prison d’El Arjat, près de Rabat, et son état de santé s’est gravement détérioré. Survivante d’un cancer des os et porteuse depuis 1996 d’une prothèse humérale totale, elle souffre de douleurs importantes liées au descellement de cette prothèse au niveau de l’épaule et du coude. En l’absence de soins appropriés d’urgence, son état pourrait entraîner des conséquences irréversibles, notamment une amputation et potentiellement des complications mettant sa vie en danger.

Le 10 juin 2026, les conclusions d’une expertise médicale établie par l’International Rehabilitation Council for Torture Victims (IRCT) ont notamment alerté sur la gravité de sa situation médicale et sur ses conditions de détention. Après un an de détention, Ibtissame Lachgar ne bénéficie toujours pas d’une prise en charge médicale à la hauteur de ses besoins.

L’Observatoire rappelle que la condamnation de Betty est directement liée à l’exercice de sa liberté d’expression et à ses activités légitimes de défense des droits humains, Cofondatrice du Mouvement alternatif pour les libertés individuelles (MALI), militante engagée depuis les années 1990 pour les droits des femmes et des personnes LGBTQI+, Betty Lachgar a porté un t-shirt qui reprend un slogan féministe connu depuis les années 70 et utilisé à travers le monde pour demander le respect des droits des femmes lesbiennes.

L’Observatoire rappelle ainsi que le Maroc est partie au Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), dont l’article 19 protège le droit à la liberté d’expression et l’article 10 prévoit que toute personne privée de sa liberté doit être traitée avec humanité et avec le respect de la dignité inhérente à la personne humaine. Le Maroc est également partie à la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, qui impose aux États de prévenir les actes de torture ainsi que les autres formes de traitements cruels, inhumains ou dégradants.

L’Observatoire condamne le maintien en détention de Betty Lachgar un an après sa condamnation pour l’exercice de sa liberté d’expression et exprime sa plus vive inquiétude face à la dégradation de son état de santé.

L’Observatoire appelle les autorités marocaines à mettre immédiatement fin à sa détention, à garantir son accès sans délai aux soins médicaux spécialisés dont elle a besoin et à veiller à ce que les défenseur·es des droits humains puissent exercer leurs activités légitimes en toute sécurité.

En particulier, l’Observatoire enjoint le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), en sa qualité d’institution nationale indépendante chargée de la protection et de la promotion des droits humains, à examiner d’urgence la situation de Betty Lachgar, à effectuer une visite à la prison d’El Arjat afin de s’assurer de ses conditions de détention et de son accès effectif aux soins médicaux, et à prendre toutes les mesures relevant de son mandat pour protéger son intégrité physique et psychologique.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<strong>Paris-Genève, 3 septembre 2026. </strong><em><strong>Un an après la condamnation d’Ibtissame « Betty » Lachgar, militante féministe et défenseure des droits des femmes et des personnes LGBTQI+, à 30 mois de prison pour une de ses publications sur les réseaux sociaux, l’Observatoire pour la protection des défenseur·es des droits humains, partenariat de la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) et de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), exprime sa vive inquiétude face à la dégradation de son état de santé en détention et appelle à sa libération immédiate.</strong></em>

Le <a href="https://www.fidh.org/fr/themes/defenseurs-des-droits-humains/maroc-30-mois-de-prison-pour-ibtissame-lachgar-militante-feministe" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1565303859">3 septembre 2025</a>, le tribunal de première instance de Rabat avait condamné <strong>Betty Lachgar</strong> à 30 mois de prison ferme et à une amende de 50 000 dirhams (environ 4 645 euros) pour « atteinte à l’Islam », sur le fondement de l’article 267-5 du Code pénal marocain. La militante avait été arbitrairement arrêtée le 10 août 2025 après avoir publié sur les réseaux sociaux une photographie d’elle portant un tee-shirt « Allah is lesbian ».

Un an après cette condamnation, Ibtissame Lachgar est toujours détenue à la prison d’El Arjat, près de Rabat, et son état de santé s’est gravement détérioré. Survivante d’un cancer des os et porteuse depuis 1996 d’une prothèse humérale totale, elle souffre de douleurs importantes liées au descellement de cette prothèse au niveau de l’épaule et du coude. En l’absence de soins appropriés d’urgence, son état pourrait entraîner des conséquences irréversibles, notamment une amputation et potentiellement des complications mettant sa vie en danger.

Le 10 juin 2026, les conclusions d’une expertise médicale établie par l’International Rehabilitation Council for Torture Victims (IRCT) ont notamment alerté sur la gravité de sa situation médicale et sur ses conditions de détention. Après un an de détention, Ibtissame Lachgar ne bénéficie toujours pas d’une prise en charge médicale à la hauteur de ses besoins.

L’Observatoire rappelle que la condamnation de Betty est directement liée à l’exercice de sa liberté d’expression et à ses activités légitimes de défense des droits humains, Cofondatrice du Mouvement alternatif pour les libertés individuelles (MALI), militante engagée depuis les années 1990 pour les droits des femmes et des personnes LGBTQI+, Betty Lachgar a porté un t-shirt qui reprend un slogan féministe connu depuis les années 70 et utilisé à travers le monde pour demander le respect des droits des femmes lesbiennes.

L’Observatoire rappelle ainsi que le Maroc est partie au Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), dont l’article 19 protège le droit à la liberté d’expression et l’article 10 prévoit que toute personne privée de sa liberté doit être traitée avec humanité et avec le respect de la dignité inhérente à la personne humaine. Le Maroc est également partie à la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, qui impose aux États de prévenir les actes de torture ainsi que les autres formes de traitements cruels, inhumains ou dégradants.

L’Observatoire condamne le maintien en détention de Betty Lachgar un an après sa condamnation pour l’exercice de sa liberté d’expression et exprime sa plus vive inquiétude face à la dégradation de son état de santé.

L’Observatoire appelle les autorités marocaines à mettre immédiatement fin à sa détention, à garantir son accès sans délai aux soins médicaux spécialisés dont elle a besoin et à veiller à ce que les défenseur·es des droits humains puissent exercer leurs activités légitimes en toute sécurité.

En particulier, l’Observatoire enjoint le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), en sa qualité d’institution nationale indépendante chargée de la protection et de la promotion des droits humains, à examiner d’urgence la situation de Betty Lachgar, à effectuer une visite à la prison d’El Arjat afin de s’assurer de ses conditions de détention et de son accès effectif aux soins médicaux, et à prendre toutes les mesures relevant de son mandat pour protéger son intégrité physique et psychologique.]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : Grève de la faim de Me Chawki Tabib, ancien bâtonnier et président de l&#8217;Instance nationale de lutte contre la corruption</title>
		<link>https://observatoryfordefenders.org/es/alert/tunisie-greve-de-la-faim-de-me-chawki-tabib-ancien-batonnier-et-president-de-linstance-nationale-de-lutte-contre-la-corruption/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yasmine Louanchi]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Aug 2026 11:01:11 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[L'Observatoire a été informé de la grève de la faim ouverte entamée par Me <strong>Chawki Tabib</strong>, avocat tunisien, ancien bâtonnier de l'Ordre national des avocats de Tunisie et ancien président de l'Instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC) de 2016 à 2020, détenu à la prison civile de Belli (gouvernorat de Nabeul).

Le 11 août 2026, Me Chawki Tabib a entamé une grève de la faim pour protester contre sa condamnation du 21 mai 2026, mais également afin de dénoncer la dégradation de ses conditions de détention. Le 12 août 2026, ses avocats lui ont rendu visite et l’ont trouvé affaibli mais déterminé à poursuivre sa grève de la faim augmentant le risque que son état de santé ne s’aggrave encore plus.

Pour rappel, le <a href="https://www.omct.org/fr/ressources/appels-urgents/tunisie-d%C3%A9tention-arbitraire-de-chawki-tabib-ancien-pr%C3%A9sident-de-linstance-nationale-de-lutte-contre-la-corruption" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1562098565">14 avril 2026</a>, Chawki Tabib avait été arbitrairement détenu après s’être présenté volontairement devant le juge d’instruction du tribunal de première instance de Tunis. Sans procéder à son audition, le juge d’instruction avait émis un mandat de dépôt à l’encontre de Me Chawki Tabib, qui avait ensuite été incarcéré à la prison de Mornaguia, au sud-ouest de Tunis. À la suite de cesévènements, Me Tabib avait été condamné le 21 mai 2026 par le tribunal de première instance de Tunis à dix ans de prison pour falsification de documents et usage de faux, en lien avec ses fonctions à la tête de l'INLUCC. Cette condamnation est intervenue en violation de l'immunité fonctionnelle prévue par la loi organique n°2017-59 relative à l'INLUCC pour les actes accomplis dans l'exercice de son mandat, et a été dénoncée par plusieurs barreaux européens et internationaux.

La grève de la faim entamée par Me Tabib intervient donc après plusieurs mois de dégradation continue de ses conditions de détention.

Le 25 juin 2026, Me Tabib a été victime d'un grave malaise à la prison de Belli et a dû être transféré en urgence à l'hôpital universitaire de Nabeul, dans un contexte de fortes chaleurs estivales et de problèmes de santé préexistants. Selon des informations récentes transmises par sa famille, Me Tabib peine par ailleurs à obtenir les traitements prescrits pour ses pathologies chroniques, notamment son arthrose et ses douleurs dorsales. Il n’a, par exemple, pas le droit d’avoir un oreiller médical tel que prescrit par le médecin. Me Tabib subit ainsi une carence de prise en charge médicale contraire aux règles 24 et 25 de l'Ensemble de règles minima des Nations Unies pour le traitement des détenus (Règles Nelson Mandela), qui garantissent l'accès à des soins de santé équivalents à ceux disponibles dans la communauté.

Par ailleurs, depuis son transfert non notifié de la prison civile de Mornaguia vers la prison civile de Belli, en juin 2026, ses avocats se heurtent à des entraves répétées à l'exercice des droits de la défense. Le juge d'instruction a d'abord affirmé ignorer ce transfert et refusé de délivrer des autorisations de visite.

Depuis lors, ce dernier ne délivre que des autorisations valables pour une seule journée, contraignant ses avocats à obtenir chaque matin une nouvelle autorisation auprès du pôle judiciaire économique et financier à Tunis, puis à parcourir près de 50 kilomètres jusqu'à la prison de Belli avant la fin des horaires de visite. Ce dispositif constitue une entrave concrète, répétée et disproportionnée au droit de Me Tabib de communiquer librement et confidentiellement avec ses conseils, garanti par le Principe 8 des Principes de base des Nations Unies relatifs au rôle du barreau (1990) et par la règle 61 des Règles Nelson Mandela, qui consacrent le droit de toute personne détenue de consulter son avocat sans délai, interception ni censure et en toute confidentialité.

Le 6 mai 2026, à l'occasion d'un transfert pour des examens médicaux, Me Tabib avait par ailleurs été transporté menotté et placé plusieurs heures dans le compartiment arrière d'un véhicule pénitentiaire, aux côtés de détenus poursuivis dans des affaires de terrorisme, un traitement disproportionné au regard de tout impératif de sécurité, contraire à la règle 47 des Règles Nelson Mandela sur l'usage des instruments de contrainte, et susceptible de constituer un traitement cruel, inhumain ou dégradant au sens de l'article 7 du PIDCP et de la Convention des Nations Unies contre la torture.

Me Tabib se voit également privé d'accès aux livres et ouvrages nécessaires à la poursuite de sa thèse de doctorat en détention, en violation de la règle 64 des Règles Nelson Mandela qui garantit l'accès des personnes détenues aux bibliothèques, ainsi que du droit à l'éducation et à la participation à la vie culturelle et scientifique consacré par l'article 15 du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (PIDESC).

L'Observatoire rappelle enfin que Me Tabib est privé de la quasi-totalité de sa correspondance depuis son arrestation, en violation de la règle 58 des Règles Nelson Mandela et de l'article 17 du PIDCP, qui garantissent le droit de toute personne détenue de communiquer avec l'extérieur.

L'Observatoire réitère sa plus vive inquiétude face à la détention arbitraire et à l'acharnement judiciaire dont Me Tabib fait l'objet, et craint que la dégradation de son état de santé, aggravée par sa grève de la faim, ne fasse peser un risque grave et imminent sur son intégrité physique et psychologique.

L'Observatoire appelle les autorités tunisiennes à libérer immédiatement et sans conditions Me Chawki Tabib, et à mettre un terme à tout acte de harcèlement, y compris au niveau judiciaire, à son encontre ainsi qu'à l’encontre de tou·tes les défenseur·es des droits humains dans le pays.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[L'Observatoire a été informé de la grève de la faim ouverte entamée par Me <strong>Chawki Tabib</strong>, avocat tunisien, ancien bâtonnier de l'Ordre national des avocats de Tunisie et ancien président de l'Instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC) de 2016 à 2020, détenu à la prison civile de Belli (gouvernorat de Nabeul).

Le 11 août 2026, Me Chawki Tabib a entamé une grève de la faim pour protester contre sa condamnation du 21 mai 2026, mais également afin de dénoncer la dégradation de ses conditions de détention. Le 12 août 2026, ses avocats lui ont rendu visite et l’ont trouvé affaibli mais déterminé à poursuivre sa grève de la faim augmentant le risque que son état de santé ne s’aggrave encore plus.

Pour rappel, le <a href="https://www.omct.org/fr/ressources/appels-urgents/tunisie-d%C3%A9tention-arbitraire-de-chawki-tabib-ancien-pr%C3%A9sident-de-linstance-nationale-de-lutte-contre-la-corruption" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1562098565">14 avril 2026</a>, Chawki Tabib avait été arbitrairement détenu après s’être présenté volontairement devant le juge d’instruction du tribunal de première instance de Tunis. Sans procéder à son audition, le juge d’instruction avait émis un mandat de dépôt à l’encontre de Me Chawki Tabib, qui avait ensuite été incarcéré à la prison de Mornaguia, au sud-ouest de Tunis. À la suite de cesévènements, Me Tabib avait été condamné le 21 mai 2026 par le tribunal de première instance de Tunis à dix ans de prison pour falsification de documents et usage de faux, en lien avec ses fonctions à la tête de l'INLUCC. Cette condamnation est intervenue en violation de l'immunité fonctionnelle prévue par la loi organique n°2017-59 relative à l'INLUCC pour les actes accomplis dans l'exercice de son mandat, et a été dénoncée par plusieurs barreaux européens et internationaux.

La grève de la faim entamée par Me Tabib intervient donc après plusieurs mois de dégradation continue de ses conditions de détention.

Le 25 juin 2026, Me Tabib a été victime d'un grave malaise à la prison de Belli et a dû être transféré en urgence à l'hôpital universitaire de Nabeul, dans un contexte de fortes chaleurs estivales et de problèmes de santé préexistants. Selon des informations récentes transmises par sa famille, Me Tabib peine par ailleurs à obtenir les traitements prescrits pour ses pathologies chroniques, notamment son arthrose et ses douleurs dorsales. Il n’a, par exemple, pas le droit d’avoir un oreiller médical tel que prescrit par le médecin. Me Tabib subit ainsi une carence de prise en charge médicale contraire aux règles 24 et 25 de l'Ensemble de règles minima des Nations Unies pour le traitement des détenus (Règles Nelson Mandela), qui garantissent l'accès à des soins de santé équivalents à ceux disponibles dans la communauté.

Par ailleurs, depuis son transfert non notifié de la prison civile de Mornaguia vers la prison civile de Belli, en juin 2026, ses avocats se heurtent à des entraves répétées à l'exercice des droits de la défense. Le juge d'instruction a d'abord affirmé ignorer ce transfert et refusé de délivrer des autorisations de visite.

Depuis lors, ce dernier ne délivre que des autorisations valables pour une seule journée, contraignant ses avocats à obtenir chaque matin une nouvelle autorisation auprès du pôle judiciaire économique et financier à Tunis, puis à parcourir près de 50 kilomètres jusqu'à la prison de Belli avant la fin des horaires de visite. Ce dispositif constitue une entrave concrète, répétée et disproportionnée au droit de Me Tabib de communiquer librement et confidentiellement avec ses conseils, garanti par le Principe 8 des Principes de base des Nations Unies relatifs au rôle du barreau (1990) et par la règle 61 des Règles Nelson Mandela, qui consacrent le droit de toute personne détenue de consulter son avocat sans délai, interception ni censure et en toute confidentialité.

Le 6 mai 2026, à l'occasion d'un transfert pour des examens médicaux, Me Tabib avait par ailleurs été transporté menotté et placé plusieurs heures dans le compartiment arrière d'un véhicule pénitentiaire, aux côtés de détenus poursuivis dans des affaires de terrorisme, un traitement disproportionné au regard de tout impératif de sécurité, contraire à la règle 47 des Règles Nelson Mandela sur l'usage des instruments de contrainte, et susceptible de constituer un traitement cruel, inhumain ou dégradant au sens de l'article 7 du PIDCP et de la Convention des Nations Unies contre la torture.

Me Tabib se voit également privé d'accès aux livres et ouvrages nécessaires à la poursuite de sa thèse de doctorat en détention, en violation de la règle 64 des Règles Nelson Mandela qui garantit l'accès des personnes détenues aux bibliothèques, ainsi que du droit à l'éducation et à la participation à la vie culturelle et scientifique consacré par l'article 15 du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (PIDESC).

L'Observatoire rappelle enfin que Me Tabib est privé de la quasi-totalité de sa correspondance depuis son arrestation, en violation de la règle 58 des Règles Nelson Mandela et de l'article 17 du PIDCP, qui garantissent le droit de toute personne détenue de communiquer avec l'extérieur.

L'Observatoire réitère sa plus vive inquiétude face à la détention arbitraire et à l'acharnement judiciaire dont Me Tabib fait l'objet, et craint que la dégradation de son état de santé, aggravée par sa grève de la faim, ne fasse peser un risque grave et imminent sur son intégrité physique et psychologique.

L'Observatoire appelle les autorités tunisiennes à libérer immédiatement et sans conditions Me Chawki Tabib, et à mettre un terme à tout acte de harcèlement, y compris au niveau judiciaire, à son encontre ainsi qu'à l’encontre de tou·tes les défenseur·es des droits humains dans le pays.]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Azerbaijan : Serious concerns over the ill-treatment of five women journalists detained in politically motivated cases</title>
		<link>https://observatoryfordefenders.org/es/alert/azerbaijan-serious-concerns-over-the-ill-treatment-of-five-women-journalists-detained-in-politically-motivated-cases/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Irene Milone]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Jul 2026 15:55:15 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<strong>23 July 2026 - The Observatory for the Protection of Human Rights Defenders (OMCT-FIDH) and the undersigned organisations express their serious concern over credible reports of ill-treatment, intimidation and the denial of adequate medical care affecting five Azerbaijani journalists: Aytaj Ahmadova (Tapdig), Ulviyya (Ali) Guliyeva, Aysel Umudova, Khayala Aghayeva and Nargiz Absalamova. </strong>Four of the journalists remain arbitrarily detained in connection with the so-called "Meydan TV case", while Nargiz Absalamova is serving an eight-year prison sentence in connection with the "Abzas Media case". These allegations of physical violence, threats of sexual violence, intimidation against detained journalists, together with the continued impunity of those responsible and the denial of essential medical treatment, raise serious concerns about Azerbaijan's compliance with its obligations under domestic and international human rights law.

According to the information received, on 18 February 2026<strong>, </strong>at approximately 12:00 p.m., a search was conducted in the cell of detained journalists Aysel Umudova, Khayala Aghayeva and Aytaj Ahmadova<strong> </strong>at<strong> </strong>the Baku Pre-Trial Detention Facility under the supervision of the facility's deputy head, Javid Gulaliyev. The journalists maintain that the operation was not a routine security measure but was carried out in retaliation for their protest during their hearing before the Baku Grave Crimes Court on 13 February 2026, where they objected to being held inside a glass cage.

The journalists reported that, although they had been informed that the search of a women's cell would be carried out exclusively by female officers, male detention officers also participated in the search. The situation escalated after the journalists objected to the manual inspection of their personal belongings. According to their testimonies, an officer forcibly opened the toilet door despite Aysel Umudova requesting one minute to use the bathroom. She was immediately ordered out and subjected to a personal search.

Meanwhile, Aytaj Ahmadova and Khayala Aghayeva were allegedly verbally abused, had their arms twisted behind their backs, and were forcibly removed from the cell while being pushed forward with their heads bent down. While Aytaj Ahmadova was reportedly taken to the exercise yard, Khayala Aghayeva was taken to another room. Both journalists reportedly sustained injuries during the incident.

The journalists further reported that they were subjected to physical violence, humiliation and psychological abuse in an operation that involved more than twenty detention officers. According to the testimony of the journalists, when they protested against the use of force by the detention officers, Deputy Head of the Baku Pre-Trial Facility Javid Gulaliyev placed his hand across his throat and stated: <i>"I am up to my throat in blood; this is how it should be."</i> They also reported being subjected to repeated verbal abuse throughout the operation.

Of particular concern are allegations that during the incident Mr. Gulaliyev made a sexually explicit remark, stating, <i>"My seeds are everywhere,"</i> which the journalists understood as a threat of sexual harassment. The incident reportedly took place in a corridor covered by surveillance cameras and in the presence of numerous detention officers.

Rather than ensuring an effective investigation, the authorities allegedly subjected the journalists to further intimidation. On 26 February 2026, head of the facility Elnur Ismayilov reportedly summoned Aysel Umudova, Khayala Aghayeva and Aytaj Ahmadova to the facility's medical unit and warned them to <i>"be careful about your statements, your writings and your words,"</i> adding that otherwise a new criminal case would be initiated against them.

The three journalists subsequently informed the trial court that they had been subjected to violence inside the Baku Pre-Trial Detention Facility and expressed fears for their safety. They also submitted formal complaints to the Prosecutor General's Office, requesting that the surveillance camera footage be secured and examined as evidence. Although the complaints were transferred to the Sabunchu District Prosecutor's Office, the journalists' statements were reportedly not taken until six weeks later. At the time of publication of this statement, no effective investigative decision has been taken. Furthermore, in a written response dated 27 March 2026, the Penitentiary Service summarily rejected the allegations, stating that <i>"no unlawful actions had occurred and that the detainees had not been subjected to pressure or torture,"</i> without indicating that any prompt, impartial or effective investigation had been conducted.

The Observatory recalls that between December 2024 and August 2025, Azerbaijani authorities arrested at least 11 journalists, including Ms. Ahmadova, Ms. Guliyeva, Ms. Umudova, and Ms. Aghayeva, from the exiled independent media outlet Meydan TV, who are currently standing trial before the Baku Grave Crimes Court on multiple criminal charges widely regarded as politically motivated and aimed at suppressing independent media in Azerbaijan. Their case is emblematic of Azerbaijan's sweeping crackdown on independent journalism.

The Observatory is further deeply concerned by the continuing deterioration of Aytaj Ahmadova's and Ulviyya (Ali) Guliyeva’s health in detention.

According to the information received, Aytaj Ahmadova suffers from a deviated nasal septum and chronic breathing difficulties, which have significantly worsened during her prolonged detention. During approximately nineteen months in custody, she has reportedly relied on approximately 80 bottles of nasal spray simply to breathe. Ahmadova remains confined almost continuously inside a small cell at the Baku Pre-Trial Detention Facility, where the high humidity inside the facility reportedly further aggravates her respiratory condition.

Despite the seriousness of her condition, the authorities have  refused to provide her with access to an ear, nose and throat (ENT) specialist or to arrange the necessary specialist examinations and diagnostic imaging (MRI and CT) required to diagnose and treat her condition. Her lawyer submitted a written request to the Main Medical Department of the Ministry of Justice, requesting specialist examinations and diagnostic procedures. However, no written response has reportedly been provided. Instead, the chief doctor reportedly informed her that the Ministry of Justice had no ENT specialist. As a result, Aytaj Ahmadova continues to be denied access to specialist medical care despite her ongoing health condition.

The Observatory is further concerned about the deteriorating health of detained journalist and human rights defender Ulviyya (Ali) Guliyeva and the authorities' continued failure to ensure access to essential diagnostic examinations and specialist medical care. Guliyeva suffers from several chronic health conditions, including a previously diagnosed pituitary microadenoma requiring annual diagnostic imaging (MRI and CT). Since February 2026, her lawyer has repeatedly requested permission for diagnostic imaging (MRI and CT) at a private medical facility, as the necessary equipment is unavailable within the penitentiary system, but the authorities have failed to grant these requests despite such examinations being guaranteed under domestic laws. Furthermore, on 7 July 2026, Guliyeva reported abnormal uterine bleeding, requiring an urgent gynaecological examination upon the recommendation of her private physician, including an ultrasound, at a private medical facility. At the time of publication of this statement, no medical support has been provided to Guliyeva.

The Observatory is also concerned about the health of detained journalist Nargiz Absalamova, who is currently serving an eight-year prison sentence in connection with the Abzas Media case. Abzas Media is an independent anti-corruption outlet whose six representatives were arrested from November 2023 on widely regarded as fabricated smuggling-related charges, sentenced in June 2025 to up to nine years' imprisonment. All journalists in this case have also reported ill-treatment, inadequate food and medical care, and violence in detention. According to information received, Nargiz Absalamova  has been requesting access to an MRI examination for over six months without success. She has suffered from chronic sinusitis since adolescence and requires further medical examination and treatment due to persistent breathing difficulties and severe headaches. Her condition has also significantly deteriorated following her transfer to the Lankaran Penitentiary Complex, forcing her to rely on nasal decongestant medication (Naphthyzin) every two hours during the night in order to breathe.

Although she was examined by an ENT specialist on 26 May 2026, she was reportedly prescribed only symptomatic medication and was not referred for the requested MRI examination. According to the available information, complaints concerning her medical situation have been submitted to the Penitentiary Service and the Commissioner for Human Rights (Ombudsperson) of the Republic of Azerbaijan; however, no response has reportedly been received to date.

The reported physical violence, including sexual harassment, gender–based violence and intimidation against Aysel Umudova, Khayala Aghayeva and Aytaj Ahmadova, together with the authorities' failure to conduct a prompt, impartial and effective investigation, raise serious concerns under Azerbaijan's obligations to prevent and investigate torture and other forms of ill-treatment. The continued refusal to provide Aytaj Ahmadova and Ulviyya (Ali) Guliyeva and Nargiz Absalamova with timely and adequate specialist medical care further raises concerns under the prohibition of inhuman or degrading treatment and the State's obligation to safeguard the health of persons deprived of their liberty. Taken together, these allegations appear to reflect a broader pattern of intimidation and punitive treatment of independent journalists detained in connection with politically motivated criminal proceedings.

These allegations suggest that, despite the Observatory's <a href="https://www.omct.org/en/resources/statements/azerbaijan-unlawfully-detained-women-journalists-face-sexual-violence-amidst-on-going-crackdown-on-civil-society#entry:533833@1:url" target="_blank" rel="noopener noreferrer">statement</a> of 5 February 2026 concerning the sexual harassment of Aysel Umudova and the torture and rape threats against Ulviyya (Ali) Guliyeva, the Azerbaijani authorities have failed to ensure an impartial and effective investigation and prevent similar abuses or hold those responsible accountable. Instead, reports indicate that violence, threats of sexual violence and intimidation against detained women journalists continue with apparent impunity.

The Observatory strongly condemns these acts of ill-treatment, intimidation and denial of adequate medical care, which appear to be aimed solely at punishing the journalists for their legitimate work and silencing independent media in Azerbaijan.

<strong>The signatory organisations call on the authorities of Azerbaijan to:</strong>
<ul>
 	<li>Immediately conduct a prompt, independent, impartial and effective investigation into the allegations of ill-treatment, threats of sexual violence and intimidation against Aysel Umudova, Khayala Aghayeva, Aytaj Ahmadova, and ensure that all those responsible are held accountable;</li>
 	<li>Ensure that Aytaj Ahmadova is immediately examined by an independent ENT specialist, undergoes all medically necessary MRI and CT examinations, and receives all necessary treatment without delay including at a private medical facility;</li>
 	<li>Ensure that Ulviyya (Ali) Guliyeva  receives immediate permission to be examined by an independent medical specialist and, undergoes all medically necessary MRI, CT and gynaecological examinations at a private facility and receives all necessary treatment without delay in line with her lawyer’s request;</li>
 	<li>Ensure that Nargiz Absalamova is promptly provided with the medically necessary MRI examination, examined by independent medical specialists, and receives all necessary treatment without delay, including, where necessary, at a private medical facility.</li>
 	<li>Immediately and unconditionally release Aysel Umudova, Khayala Aghayeva, Aytaj Ahmadova, Ulviyya (Ali) Guliyeva, Nargiz Absalamova and all other journalists and human rights defenders arbitrarily detained in connection with politically motivated criminal proceedings and drop all charges against them.</li>
</ul>
<strong>The signatory organisations also urge the international community, including the Council of Europe, the European Union, the Organization for Security and Co-operation in Europe, and relevant United Nations bodies and Special Procedures, to:</strong>
<ul>
 	<li>Publicly condemn the reported ill-treatment, threats of sexual violence and denial of medical care against the arbitrarily detained journalists and HRDs;</li>
 	<li>Raise their cases at the highest political levels with the Azerbaijani authorities;</li>
 	<li>Closely monitor the criminal proceedings, detention conditions and health situation of the detained journalists;</li>
 	<li>Ensure that any enhanced cooperation with Azerbaijan is conditioned on concrete and measurable progress in preventing torture, ensuring accountability for ill-treatment and sexual violence, guaranteeing access to adequate medical care, and ending the persecution of independent journalists and all political prisoners.</li>
</ul>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<strong>23 July 2026 - The Observatory for the Protection of Human Rights Defenders (OMCT-FIDH) and the undersigned organisations express their serious concern over credible reports of ill-treatment, intimidation and the denial of adequate medical care affecting five Azerbaijani journalists: Aytaj Ahmadova (Tapdig), Ulviyya (Ali) Guliyeva, Aysel Umudova, Khayala Aghayeva and Nargiz Absalamova. </strong>Four of the journalists remain arbitrarily detained in connection with the so-called "Meydan TV case", while Nargiz Absalamova is serving an eight-year prison sentence in connection with the "Abzas Media case". These allegations of physical violence, threats of sexual violence, intimidation against detained journalists, together with the continued impunity of those responsible and the denial of essential medical treatment, raise serious concerns about Azerbaijan's compliance with its obligations under domestic and international human rights law.

According to the information received, on 18 February 2026<strong>, </strong>at approximately 12:00 p.m., a search was conducted in the cell of detained journalists Aysel Umudova, Khayala Aghayeva and Aytaj Ahmadova<strong> </strong>at<strong> </strong>the Baku Pre-Trial Detention Facility under the supervision of the facility's deputy head, Javid Gulaliyev. The journalists maintain that the operation was not a routine security measure but was carried out in retaliation for their protest during their hearing before the Baku Grave Crimes Court on 13 February 2026, where they objected to being held inside a glass cage.

The journalists reported that, although they had been informed that the search of a women's cell would be carried out exclusively by female officers, male detention officers also participated in the search. The situation escalated after the journalists objected to the manual inspection of their personal belongings. According to their testimonies, an officer forcibly opened the toilet door despite Aysel Umudova requesting one minute to use the bathroom. She was immediately ordered out and subjected to a personal search.

Meanwhile, Aytaj Ahmadova and Khayala Aghayeva were allegedly verbally abused, had their arms twisted behind their backs, and were forcibly removed from the cell while being pushed forward with their heads bent down. While Aytaj Ahmadova was reportedly taken to the exercise yard, Khayala Aghayeva was taken to another room. Both journalists reportedly sustained injuries during the incident.

The journalists further reported that they were subjected to physical violence, humiliation and psychological abuse in an operation that involved more than twenty detention officers. According to the testimony of the journalists, when they protested against the use of force by the detention officers, Deputy Head of the Baku Pre-Trial Facility Javid Gulaliyev placed his hand across his throat and stated: <i>"I am up to my throat in blood; this is how it should be."</i> They also reported being subjected to repeated verbal abuse throughout the operation.

Of particular concern are allegations that during the incident Mr. Gulaliyev made a sexually explicit remark, stating, <i>"My seeds are everywhere,"</i> which the journalists understood as a threat of sexual harassment. The incident reportedly took place in a corridor covered by surveillance cameras and in the presence of numerous detention officers.

Rather than ensuring an effective investigation, the authorities allegedly subjected the journalists to further intimidation. On 26 February 2026, head of the facility Elnur Ismayilov reportedly summoned Aysel Umudova, Khayala Aghayeva and Aytaj Ahmadova to the facility's medical unit and warned them to <i>"be careful about your statements, your writings and your words,"</i> adding that otherwise a new criminal case would be initiated against them.

The three journalists subsequently informed the trial court that they had been subjected to violence inside the Baku Pre-Trial Detention Facility and expressed fears for their safety. They also submitted formal complaints to the Prosecutor General's Office, requesting that the surveillance camera footage be secured and examined as evidence. Although the complaints were transferred to the Sabunchu District Prosecutor's Office, the journalists' statements were reportedly not taken until six weeks later. At the time of publication of this statement, no effective investigative decision has been taken. Furthermore, in a written response dated 27 March 2026, the Penitentiary Service summarily rejected the allegations, stating that <i>"no unlawful actions had occurred and that the detainees had not been subjected to pressure or torture,"</i> without indicating that any prompt, impartial or effective investigation had been conducted.

The Observatory recalls that between December 2024 and August 2025, Azerbaijani authorities arrested at least 11 journalists, including Ms. Ahmadova, Ms. Guliyeva, Ms. Umudova, and Ms. Aghayeva, from the exiled independent media outlet Meydan TV, who are currently standing trial before the Baku Grave Crimes Court on multiple criminal charges widely regarded as politically motivated and aimed at suppressing independent media in Azerbaijan. Their case is emblematic of Azerbaijan's sweeping crackdown on independent journalism.

The Observatory is further deeply concerned by the continuing deterioration of Aytaj Ahmadova's and Ulviyya (Ali) Guliyeva’s health in detention.

According to the information received, Aytaj Ahmadova suffers from a deviated nasal septum and chronic breathing difficulties, which have significantly worsened during her prolonged detention. During approximately nineteen months in custody, she has reportedly relied on approximately 80 bottles of nasal spray simply to breathe. Ahmadova remains confined almost continuously inside a small cell at the Baku Pre-Trial Detention Facility, where the high humidity inside the facility reportedly further aggravates her respiratory condition.

Despite the seriousness of her condition, the authorities have  refused to provide her with access to an ear, nose and throat (ENT) specialist or to arrange the necessary specialist examinations and diagnostic imaging (MRI and CT) required to diagnose and treat her condition. Her lawyer submitted a written request to the Main Medical Department of the Ministry of Justice, requesting specialist examinations and diagnostic procedures. However, no written response has reportedly been provided. Instead, the chief doctor reportedly informed her that the Ministry of Justice had no ENT specialist. As a result, Aytaj Ahmadova continues to be denied access to specialist medical care despite her ongoing health condition.

The Observatory is further concerned about the deteriorating health of detained journalist and human rights defender Ulviyya (Ali) Guliyeva and the authorities' continued failure to ensure access to essential diagnostic examinations and specialist medical care. Guliyeva suffers from several chronic health conditions, including a previously diagnosed pituitary microadenoma requiring annual diagnostic imaging (MRI and CT). Since February 2026, her lawyer has repeatedly requested permission for diagnostic imaging (MRI and CT) at a private medical facility, as the necessary equipment is unavailable within the penitentiary system, but the authorities have failed to grant these requests despite such examinations being guaranteed under domestic laws. Furthermore, on 7 July 2026, Guliyeva reported abnormal uterine bleeding, requiring an urgent gynaecological examination upon the recommendation of her private physician, including an ultrasound, at a private medical facility. At the time of publication of this statement, no medical support has been provided to Guliyeva.

The Observatory is also concerned about the health of detained journalist Nargiz Absalamova, who is currently serving an eight-year prison sentence in connection with the Abzas Media case. Abzas Media is an independent anti-corruption outlet whose six representatives were arrested from November 2023 on widely regarded as fabricated smuggling-related charges, sentenced in June 2025 to up to nine years' imprisonment. All journalists in this case have also reported ill-treatment, inadequate food and medical care, and violence in detention. According to information received, Nargiz Absalamova  has been requesting access to an MRI examination for over six months without success. She has suffered from chronic sinusitis since adolescence and requires further medical examination and treatment due to persistent breathing difficulties and severe headaches. Her condition has also significantly deteriorated following her transfer to the Lankaran Penitentiary Complex, forcing her to rely on nasal decongestant medication (Naphthyzin) every two hours during the night in order to breathe.

Although she was examined by an ENT specialist on 26 May 2026, she was reportedly prescribed only symptomatic medication and was not referred for the requested MRI examination. According to the available information, complaints concerning her medical situation have been submitted to the Penitentiary Service and the Commissioner for Human Rights (Ombudsperson) of the Republic of Azerbaijan; however, no response has reportedly been received to date.

The reported physical violence, including sexual harassment, gender–based violence and intimidation against Aysel Umudova, Khayala Aghayeva and Aytaj Ahmadova, together with the authorities' failure to conduct a prompt, impartial and effective investigation, raise serious concerns under Azerbaijan's obligations to prevent and investigate torture and other forms of ill-treatment. The continued refusal to provide Aytaj Ahmadova and Ulviyya (Ali) Guliyeva and Nargiz Absalamova with timely and adequate specialist medical care further raises concerns under the prohibition of inhuman or degrading treatment and the State's obligation to safeguard the health of persons deprived of their liberty. Taken together, these allegations appear to reflect a broader pattern of intimidation and punitive treatment of independent journalists detained in connection with politically motivated criminal proceedings.

These allegations suggest that, despite the Observatory's <a href="https://www.omct.org/en/resources/statements/azerbaijan-unlawfully-detained-women-journalists-face-sexual-violence-amidst-on-going-crackdown-on-civil-society#entry:533833@1:url" target="_blank" rel="noopener noreferrer">statement</a> of 5 February 2026 concerning the sexual harassment of Aysel Umudova and the torture and rape threats against Ulviyya (Ali) Guliyeva, the Azerbaijani authorities have failed to ensure an impartial and effective investigation and prevent similar abuses or hold those responsible accountable. Instead, reports indicate that violence, threats of sexual violence and intimidation against detained women journalists continue with apparent impunity.

The Observatory strongly condemns these acts of ill-treatment, intimidation and denial of adequate medical care, which appear to be aimed solely at punishing the journalists for their legitimate work and silencing independent media in Azerbaijan.

<strong>The signatory organisations call on the authorities of Azerbaijan to:</strong>
<ul>
 	<li>Immediately conduct a prompt, independent, impartial and effective investigation into the allegations of ill-treatment, threats of sexual violence and intimidation against Aysel Umudova, Khayala Aghayeva, Aytaj Ahmadova, and ensure that all those responsible are held accountable;</li>
 	<li>Ensure that Aytaj Ahmadova is immediately examined by an independent ENT specialist, undergoes all medically necessary MRI and CT examinations, and receives all necessary treatment without delay including at a private medical facility;</li>
 	<li>Ensure that Ulviyya (Ali) Guliyeva  receives immediate permission to be examined by an independent medical specialist and, undergoes all medically necessary MRI, CT and gynaecological examinations at a private facility and receives all necessary treatment without delay in line with her lawyer’s request;</li>
 	<li>Ensure that Nargiz Absalamova is promptly provided with the medically necessary MRI examination, examined by independent medical specialists, and receives all necessary treatment without delay, including, where necessary, at a private medical facility.</li>
 	<li>Immediately and unconditionally release Aysel Umudova, Khayala Aghayeva, Aytaj Ahmadova, Ulviyya (Ali) Guliyeva, Nargiz Absalamova and all other journalists and human rights defenders arbitrarily detained in connection with politically motivated criminal proceedings and drop all charges against them.</li>
</ul>
<strong>The signatory organisations also urge the international community, including the Council of Europe, the European Union, the Organization for Security and Co-operation in Europe, and relevant United Nations bodies and Special Procedures, to:</strong>
<ul>
 	<li>Publicly condemn the reported ill-treatment, threats of sexual violence and denial of medical care against the arbitrarily detained journalists and HRDs;</li>
 	<li>Raise their cases at the highest political levels with the Azerbaijani authorities;</li>
 	<li>Closely monitor the criminal proceedings, detention conditions and health situation of the detained journalists;</li>
 	<li>Ensure that any enhanced cooperation with Azerbaijan is conditioned on concrete and measurable progress in preventing torture, ensuring accountability for ill-treatment and sexual violence, guaranteeing access to adequate medical care, and ending the persecution of independent journalists and all political prisoners.</li>
</ul>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Nicaragua: desaparición forzada, detención arbitraria y grave deterioro del estado de salud de Brooklyn Rivera Bryan, líder indígena miskitu</title>
		<link>https://observatoryfordefenders.org/es/alert/nicaragua-desaparicion-forzada-detencion-arbitraria-y-grave-deterioro-del-estado-de-salud-de-brooklyn-rivera-bryan-lider-indigena-miskitu/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yasmine Louanchi]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 May 2026 22:06:19 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://observatoryfordefenders.org/?post_type=alert&#038;p=24851</guid>

					<description><![CDATA[El Observatorio ha recibido información preocupante sobre la detención arbitraria y el grave deterioro del estado de salud del Sr. <strong>Brooklyn Rivera Bryan</strong>, líder indígena miskitu, defensor histórico de los derechos de los pueblos indígenas y de los territorios ancestrales de la Costa Caribe Norte de Nicaragua, así como dirigente del partido indígena YATAMA.

El <a href="https://100noticias.tv/politica/148242-dictadura-desahucia-brooklyn-rivera-hospital/?sfnsn=wa" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1544723459">27 de mayo de 2026</a>, el Ministerio del Interior y el Ministerio de Salud de Nicaragua divulgaron por primera vez un <a href="https://www.el19digital.com/articulos/ver/177578-informe-de-salud-de-brooklyn-rivera-bryan-del-ministerio-del-interior-y-ministerio-de-salud?" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1544723460">informe oficial</a> sobre la situación médica de Brooklyn Rivera Bryan tras más de dos años y ocho meses de encontrarse en desaparición forzada. Según dicho informe, el Sr. Rivera ingresó al Sistema Penitenciario Nacional el 29 de septiembre de 2023 y “desde entonces ha presentado distintos episodios y síntomas propios de condiciones de salud alteradas durante varios años”. El informe especifica que el Sr. Rivera presenta un cuadro médico particularmente crítico, incluyendo neumonía bacteriana causada por Klebsiella pneumoniae, aspergilosis pulmonar, derrame pleural bilateral, infección por Stenotrophomonas maltophilia, deterioro respiratorio severo, traqueotomía y ventilación mecánica invasiva.

En un comunicado publicado el mismo día, el 27 de mayo, la Sra. Tininiska Rivera Castellón rechaza la versión oficial sobre las condiciones de detención de su padre y denunció que, al momento de su detención, Brooklyn Rivera Bryan se encontraba en condiciones óptimas de salud, caminando y valiéndose por sí mismo. Asimismo, responsabilizó a las autoridades nicaragüenses por el deterioro de su vida, salud e integridad física y psicológica durante el tiempo en que ha permanecido bajo custodia estatal.

El 7 de marzo de 2026, según la información divulgada por las autoridades nicaragüenses el 27 de mayo de 2026, Brooklyn Rivera Bryan habría sido trasladado al Hospital Fernando Vélez Paiz debido a un deterioro de sus condiciones respiratorias. El informe señala igualmente que su hijo lo visitaba quincenalmente. Posteriormente, el 15 de mayo de 2026, según la misma información, una tomografía abdominal habría permitido diagnosticar cirrosis hepática con lesiones macronodulares, líquido libre intraabdominal, infección pulmonar activa y falla multiorgánica.

Este deterioro resulta particularmente alarmante por haberse producido mientras el Sr. Rivera permanecía bajo custodia del Estado nicaragüense, en situación de desaparición forzada, aislamiento e incomunicación. Durante todo este periodo, su familia ha denunciado públicamente no haber tenido acceso a información independiente ni verificable sobre su estado real, pese a sus solicitudes constantes y a los llamados formulados por organismos internacionales de derechos humanos.

El Observatorio recuerda que el Sr. Brooklyn Rivera Bryan, de 73 años de edad, fue detenido el 29 de septiembre de 2023 por agentes de la Policía Nacional en su domicilio, en Bilwi, Región Autónoma de la Costa Caribe Norte. Según el testimonio de su hija, la Sra. Tininiska Rivera Castellón, al menos 60 agentes policiales habrían irrumpido en la vivienda sin orden judicial y lo habrían sacado del lugar en una ambulancia utilizada como vehículo encubierto. Desde entonces, sus familiares denunciaron la ausencia de información oficial, independiente y verificable sobre su paradero, sus condiciones de detención y su estado de salud.

El Observatorio recuerda igualmente que Brooklyn Rivera Bryan es uno de los líderes indígenas más reconocidos de Nicaragua. Como dirigente indígena miskitu, defensor de los derechos territoriales de los pueblos indígenas de la Costa Caribe Norte y dirigente de YATAMA, ha dedicado su trayectoria pública a la defensa de la autonomía, los derechos colectivos, la participación política indígena y la protección de los territorios ancestrales. Según la información recibida, su detención ocurrió poco después de su participación en el Foro Permanente para las Cuestiones Indígenas de las Naciones Unidas, donde denunció violaciones a los derechos de los pueblos indígenas en Nicaragua.

Este caso se inscribe en un contexto más amplio de represión contra personas defensoras de derechos humanos, líderes indígenas, opositores políticos y voces críticas en Nicaragua. En una audiencia en <a href="https://www.fidh.org/en/region/americas/nicaragua/nicaragua-organisations-and-victims-report-new-patterns-of-repression" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1544723461">julio de 2025</a> ante la Comisión Interamericana de Derechos Humanos, solicitada por la FIDH y otras organizaciones, para denunciar las nuevas formas de represión del régimen nicaragüense, la Sra. Tininiska Rivera Castellón denunció la desaparición de su padre y señaló que esa acción formaría parte de una estrategia de silenciamiento contra líderes indígenas que defienden la tierra, la autonomía y los derechos colectivos de sus pueblos. La Sra. Rivera también denunció la existencia de personas indígenas detenidas por motivos políticos, criminalizadas por ejercer su derecho a la autodeterminación y por denunciar el avance de colonos, la militarización, el extractivismo y el abandono estatal.

El Observatorio condena la desaparición forzada y la detención arbitraria, de Brooklyn Rivera Bryan, que parecen tener como objetivo silenciar sus actividades legítimas como defensor de los derechos de los pueblos indígenas y de los territorios ancestrales de la Costa Caribe Norte de Nicaragua, así como su labor de denuncia de violaciones a los derechos humanos de los pueblos indígenas en el país.

El Observatorio expresa su más profunda preocupación por el grave deterioro del estado de salud de Brooklyn Rivera Bryan, sumado a la falta de información transparente, independiente y verificable durante más de dos años y ocho meses que se encontró en desaparición forzada. El Observatorio recuerda que las autoridades nicaragüenses tienen la obligación de garantizar la vida, la integridad física y psicológica, la salud y la dignidad de toda persona privada de libertad, de conformidad con los artículos 6, 7 y 10 del Pacto Internacional de Derechos Civiles y Políticos (PIDCP). Esta obligación es aún más urgente cuando una persona bajo custodia estatal presenta un deterioro médico severo y se encuentra en riesgo vital.

El Observatorio urge a las autoridades nicaragüenses a garantizar de manera inmediata el acceso de Brooklyn Rivera Bryan a atención médica adecuada, independiente y especializada, así como el acceso inmediato de su familia, representantes legales y médicos independientes. Asimismo, urge a las autoridades a proceder a su liberación inmediata e incondicional y a investigar de manera independiente, exhaustiva e imparcial las circunstancias de su desaparición forzada, detención arbitraria y deterioro de salud.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[El Observatorio ha recibido información preocupante sobre la detención arbitraria y el grave deterioro del estado de salud del Sr. <strong>Brooklyn Rivera Bryan</strong>, líder indígena miskitu, defensor histórico de los derechos de los pueblos indígenas y de los territorios ancestrales de la Costa Caribe Norte de Nicaragua, así como dirigente del partido indígena YATAMA.

El <a href="https://100noticias.tv/politica/148242-dictadura-desahucia-brooklyn-rivera-hospital/?sfnsn=wa" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1544723459">27 de mayo de 2026</a>, el Ministerio del Interior y el Ministerio de Salud de Nicaragua divulgaron por primera vez un <a href="https://www.el19digital.com/articulos/ver/177578-informe-de-salud-de-brooklyn-rivera-bryan-del-ministerio-del-interior-y-ministerio-de-salud?" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1544723460">informe oficial</a> sobre la situación médica de Brooklyn Rivera Bryan tras más de dos años y ocho meses de encontrarse en desaparición forzada. Según dicho informe, el Sr. Rivera ingresó al Sistema Penitenciario Nacional el 29 de septiembre de 2023 y “desde entonces ha presentado distintos episodios y síntomas propios de condiciones de salud alteradas durante varios años”. El informe especifica que el Sr. Rivera presenta un cuadro médico particularmente crítico, incluyendo neumonía bacteriana causada por Klebsiella pneumoniae, aspergilosis pulmonar, derrame pleural bilateral, infección por Stenotrophomonas maltophilia, deterioro respiratorio severo, traqueotomía y ventilación mecánica invasiva.

En un comunicado publicado el mismo día, el 27 de mayo, la Sra. Tininiska Rivera Castellón rechaza la versión oficial sobre las condiciones de detención de su padre y denunció que, al momento de su detención, Brooklyn Rivera Bryan se encontraba en condiciones óptimas de salud, caminando y valiéndose por sí mismo. Asimismo, responsabilizó a las autoridades nicaragüenses por el deterioro de su vida, salud e integridad física y psicológica durante el tiempo en que ha permanecido bajo custodia estatal.

El 7 de marzo de 2026, según la información divulgada por las autoridades nicaragüenses el 27 de mayo de 2026, Brooklyn Rivera Bryan habría sido trasladado al Hospital Fernando Vélez Paiz debido a un deterioro de sus condiciones respiratorias. El informe señala igualmente que su hijo lo visitaba quincenalmente. Posteriormente, el 15 de mayo de 2026, según la misma información, una tomografía abdominal habría permitido diagnosticar cirrosis hepática con lesiones macronodulares, líquido libre intraabdominal, infección pulmonar activa y falla multiorgánica.

Este deterioro resulta particularmente alarmante por haberse producido mientras el Sr. Rivera permanecía bajo custodia del Estado nicaragüense, en situación de desaparición forzada, aislamiento e incomunicación. Durante todo este periodo, su familia ha denunciado públicamente no haber tenido acceso a información independiente ni verificable sobre su estado real, pese a sus solicitudes constantes y a los llamados formulados por organismos internacionales de derechos humanos.

El Observatorio recuerda que el Sr. Brooklyn Rivera Bryan, de 73 años de edad, fue detenido el 29 de septiembre de 2023 por agentes de la Policía Nacional en su domicilio, en Bilwi, Región Autónoma de la Costa Caribe Norte. Según el testimonio de su hija, la Sra. Tininiska Rivera Castellón, al menos 60 agentes policiales habrían irrumpido en la vivienda sin orden judicial y lo habrían sacado del lugar en una ambulancia utilizada como vehículo encubierto. Desde entonces, sus familiares denunciaron la ausencia de información oficial, independiente y verificable sobre su paradero, sus condiciones de detención y su estado de salud.

El Observatorio recuerda igualmente que Brooklyn Rivera Bryan es uno de los líderes indígenas más reconocidos de Nicaragua. Como dirigente indígena miskitu, defensor de los derechos territoriales de los pueblos indígenas de la Costa Caribe Norte y dirigente de YATAMA, ha dedicado su trayectoria pública a la defensa de la autonomía, los derechos colectivos, la participación política indígena y la protección de los territorios ancestrales. Según la información recibida, su detención ocurrió poco después de su participación en el Foro Permanente para las Cuestiones Indígenas de las Naciones Unidas, donde denunció violaciones a los derechos de los pueblos indígenas en Nicaragua.

Este caso se inscribe en un contexto más amplio de represión contra personas defensoras de derechos humanos, líderes indígenas, opositores políticos y voces críticas en Nicaragua. En una audiencia en <a href="https://www.fidh.org/en/region/americas/nicaragua/nicaragua-organisations-and-victims-report-new-patterns-of-repression" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1544723461">julio de 2025</a> ante la Comisión Interamericana de Derechos Humanos, solicitada por la FIDH y otras organizaciones, para denunciar las nuevas formas de represión del régimen nicaragüense, la Sra. Tininiska Rivera Castellón denunció la desaparición de su padre y señaló que esa acción formaría parte de una estrategia de silenciamiento contra líderes indígenas que defienden la tierra, la autonomía y los derechos colectivos de sus pueblos. La Sra. Rivera también denunció la existencia de personas indígenas detenidas por motivos políticos, criminalizadas por ejercer su derecho a la autodeterminación y por denunciar el avance de colonos, la militarización, el extractivismo y el abandono estatal.

El Observatorio condena la desaparición forzada y la detención arbitraria, de Brooklyn Rivera Bryan, que parecen tener como objetivo silenciar sus actividades legítimas como defensor de los derechos de los pueblos indígenas y de los territorios ancestrales de la Costa Caribe Norte de Nicaragua, así como su labor de denuncia de violaciones a los derechos humanos de los pueblos indígenas en el país.

El Observatorio expresa su más profunda preocupación por el grave deterioro del estado de salud de Brooklyn Rivera Bryan, sumado a la falta de información transparente, independiente y verificable durante más de dos años y ocho meses que se encontró en desaparición forzada. El Observatorio recuerda que las autoridades nicaragüenses tienen la obligación de garantizar la vida, la integridad física y psicológica, la salud y la dignidad de toda persona privada de libertad, de conformidad con los artículos 6, 7 y 10 del Pacto Internacional de Derechos Civiles y Políticos (PIDCP). Esta obligación es aún más urgente cuando una persona bajo custodia estatal presenta un deterioro médico severo y se encuentra en riesgo vital.

El Observatorio urge a las autoridades nicaragüenses a garantizar de manera inmediata el acceso de Brooklyn Rivera Bryan a atención médica adecuada, independiente y especializada, así como el acceso inmediato de su familia, representantes legales y médicos independientes. Asimismo, urge a las autoridades a proceder a su liberación inmediata e incondicional y a investigar de manera independiente, exhaustiva e imparcial las circunstancias de su desaparición forzada, detención arbitraria y deterioro de salud.]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Bahrain: Release human rights defender Dr Abduljalil Al-Singace</title>
		<link>https://observatoryfordefenders.org/es/alert/bahrain-release-human-rights-defender-dr-abduljalil-al-singace/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Esteban Munoz]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Mar 2026 16:10:09 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://observatoryfordefenders.org/?post_type=alert&#038;p=24557</guid>

					<description><![CDATA[<strong>18 March 2026</strong>

<strong>His Majesty King Hamad bin Isa Al Khalifa</strong>
King of Bahrain

<strong>His Royal Highness Prince Salman bin Hamad Al Khalifa</strong>
Crown Prince and Prime Minister

<strong>Your Majesties</strong>,

We are writing to respectfully urge Your Majesties to order the release of human rights defender Dr <strong>Abduljalil Al-Singace</strong>, who has now completed 15 years of arbitrary imprisonment while serving a life sentence for his role in the pro-democracy movement.

Bahrain is currently facing unprecedented challenges as the regional conflict intensifies. The country has been subjected to multiple attacks and its airspace has been closed. At such a difficult time for the nation, acts that promote compassion, unity, and reconciliation are more important than ever. The release of Dr Al-Singace and others imprisoned for their human rights work and political views would send an important message during this difficult time.

Dr Al-Singace, now 64 years old, has been held in medical facilities since July 2021 and is currently detained at Muharraq Specialised Health Care Centre. He began a hunger strike in protest of the confiscation of his manuscripts and academic research. Since then, he has survived primarily on liquid intake, including multivitamin supplements. At times, he has resorted to full hunger strikes to protest the denial of medication and access to specialised medical treatment.

In November 2025, the UN Committee against Torture expressed serious concerns regarding his ongoing detention and urged Bahrain to release Dr Al-Singace, alongside fellow human rights defenders <strong>Hassan Mushaima</strong> and <strong>Abdulhadi Al-Khawaja</strong>.

We remain deeply concerned that Dr Al-Singace continues to suffer from the systematic denial of adequate medical care. For example, since 2021, he has experienced severe shoulder pain. After prolonged delays in obtaining a proper diagnosis, he finally received an MRI scan last year and doctors advised that surgery is required. However, there has been no indication as to when this operation will take place. He also continues to be denied physiotherapy despite his disability. These medical concerns should be addressed without further delay.

With Eid Al-Fitr approaching, an occasion traditionally marked by royal pardons, we respectfully ask that Dr Al-Singace be included among those pardoned. In the meantime, we urge Your Majesties to ensure that he is held in conditions that meet international standards, receives his medication without delay, and has access to adequate healthcare in compliance with medical ethics. We also urge the relevant authorities to facilitate the return of his confiscated research to his family at the earliest opportunity.

At a time when the region is experiencing profound turmoil, the release of political prisoners, including Dr Al-Singace, would offer a meaningful gesture of compassion and help ease the suffering felt by many families in Bahrain.

Yours sincerely,]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<strong>18 March 2026</strong>

<strong>His Majesty King Hamad bin Isa Al Khalifa</strong>
King of Bahrain

<strong>His Royal Highness Prince Salman bin Hamad Al Khalifa</strong>
Crown Prince and Prime Minister

<strong>Your Majesties</strong>,

We are writing to respectfully urge Your Majesties to order the release of human rights defender Dr <strong>Abduljalil Al-Singace</strong>, who has now completed 15 years of arbitrary imprisonment while serving a life sentence for his role in the pro-democracy movement.

Bahrain is currently facing unprecedented challenges as the regional conflict intensifies. The country has been subjected to multiple attacks and its airspace has been closed. At such a difficult time for the nation, acts that promote compassion, unity, and reconciliation are more important than ever. The release of Dr Al-Singace and others imprisoned for their human rights work and political views would send an important message during this difficult time.

Dr Al-Singace, now 64 years old, has been held in medical facilities since July 2021 and is currently detained at Muharraq Specialised Health Care Centre. He began a hunger strike in protest of the confiscation of his manuscripts and academic research. Since then, he has survived primarily on liquid intake, including multivitamin supplements. At times, he has resorted to full hunger strikes to protest the denial of medication and access to specialised medical treatment.

In November 2025, the UN Committee against Torture expressed serious concerns regarding his ongoing detention and urged Bahrain to release Dr Al-Singace, alongside fellow human rights defenders <strong>Hassan Mushaima</strong> and <strong>Abdulhadi Al-Khawaja</strong>.

We remain deeply concerned that Dr Al-Singace continues to suffer from the systematic denial of adequate medical care. For example, since 2021, he has experienced severe shoulder pain. After prolonged delays in obtaining a proper diagnosis, he finally received an MRI scan last year and doctors advised that surgery is required. However, there has been no indication as to when this operation will take place. He also continues to be denied physiotherapy despite his disability. These medical concerns should be addressed without further delay.

With Eid Al-Fitr approaching, an occasion traditionally marked by royal pardons, we respectfully ask that Dr Al-Singace be included among those pardoned. In the meantime, we urge Your Majesties to ensure that he is held in conditions that meet international standards, receives his medication without delay, and has access to adequate healthcare in compliance with medical ethics. We also urge the relevant authorities to facilitate the return of his confiscated research to his family at the earliest opportunity.

At a time when the region is experiencing profound turmoil, the release of political prisoners, including Dr Al-Singace, would offer a meaningful gesture of compassion and help ease the suffering felt by many families in Bahrain.

Yours sincerely,]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>China: Released Tibetan environmental defender Anya Sengdra subjected to ongoing harassment</title>
		<link>https://observatoryfordefenders.org/es/alert/china-released-tibetan-environmental-defender-anya-sengdra-subjected-to-ongoing-harassment/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Esteban Munoz]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Mar 2026 13:45:51 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://observatoryfordefenders.org/?post_type=alert&#038;p=24469</guid>

					<description><![CDATA[The Observatory for the Protection of Human Rights Defenders, a partnership between the International Federation for Human Rights (FIDH) and the World Organisation Against Torture (OMCT), welcomes the release of Tibetan environmental rights defender Anya Sengdra on 7 February 2026 from Mianyang Prison in Sichuan Province. His release comes five months after the original completion of his seven-year prison sentence, which Chinese authorities had arbitrarily extended. While this long-overdue release brings relief to his family and supporters, Anya Sengdra remains under strict surveillance and continues to face severe restrictions on his fundamental rights.

<strong>Paris-Geneva, 25 February 2026</strong>. <strong>Anya Sengdra</strong>, Tibetan nomad and prominent community leader from Gade County in the Tibetan region of Golog (Qinghai Province) was originally due for release on 3 September 2025. However, Chinese authorities failed to free him on that date and instead imposed a one-year extension of his sentence reportedly on the grounds of alleged “prison rule violations” for theft, without any official announcement or transparent judicial procedure. This unlawful extension <a href="https://www.fidh.org/IMG/pdf/fidh_resolution30octobre2025_urg-tib_en.pdf">constituted an arbitrary detention</a> in total violation of international human rights, including the fundamental right to liberty and the right to a fair trial.

On 6 December 2019, the Gade County Court sentenced Anya Sengdra to seven years’ imprisonment on charges of “provoking troubles, forming a mob to disturb public order, and other malicious acts” under Article 293 of China’s Criminal Law for his peaceful environmental and anti-corruption activities. Through the grassroots initiative “Mangdon Ling” (“Public Affairs Forum”), he campaigned against illegal mining, poaching of endangered species, and the misappropriation of public funds by local officials for relocated Tibetan nomads.

In the early stages of his detention, Anya Sengdra was beaten by officers of the Gade County Public Security Bureau and denied access to legal counsel for 48 days. He was also subjected to years of restricted family visits. Deprived of adequate medical care, his health severely deteriorated in prison, leading to vision loss, kidney disease, and high blood pressure. Although he has now returned to his home in Gade County’s Kyangche Township, he remains prohibited from speaking publicly about his case, sharing images or information online, and seeking necessary medical treatment.

The Observatory recalls that in August 2023, <a href="https://www.ohchr.org/en/press-releases/2023/08/china-un-experts-seek-clarification-about-nine-imprisoned-tibetan-human?utm_" rel="external">three United Nations Special Rapporteurs</a> raised Anya Sengdra’s case in a press release, urging the Chinese government to clarify his whereabouts, the legal basis for his detention, and his health condition. They further urged Chinese authorities to provide him with adequate medical care and to allow visits from his family.

The Observatory expresses serious concern over the ongoing restrictions on Anya Sengdra’s freedom of expression and access to healthcare, which amount to continued judicial harassment.

The Observatory urges the Chinese authorities to immediately lift all restrictions imposed on Anya Sengdra, ensure his fundamental right to liberty, and guarantee prompt and unhindered access to adequate medical care. It further calls on the authorities to put an end to the criminalisation and harassment of Tibetan environmental rights defenders and ensure that they can carry out their legitimate and peaceful human rights activities without fear of reprisals.

The Observatory expresses its full and unequivocal support for Tibetan human rights defenders.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[The Observatory for the Protection of Human Rights Defenders, a partnership between the International Federation for Human Rights (FIDH) and the World Organisation Against Torture (OMCT), welcomes the release of Tibetan environmental rights defender Anya Sengdra on 7 February 2026 from Mianyang Prison in Sichuan Province. His release comes five months after the original completion of his seven-year prison sentence, which Chinese authorities had arbitrarily extended. While this long-overdue release brings relief to his family and supporters, Anya Sengdra remains under strict surveillance and continues to face severe restrictions on his fundamental rights.

<strong>Paris-Geneva, 25 February 2026</strong>. <strong>Anya Sengdra</strong>, Tibetan nomad and prominent community leader from Gade County in the Tibetan region of Golog (Qinghai Province) was originally due for release on 3 September 2025. However, Chinese authorities failed to free him on that date and instead imposed a one-year extension of his sentence reportedly on the grounds of alleged “prison rule violations” for theft, without any official announcement or transparent judicial procedure. This unlawful extension <a href="https://www.fidh.org/IMG/pdf/fidh_resolution30octobre2025_urg-tib_en.pdf">constituted an arbitrary detention</a> in total violation of international human rights, including the fundamental right to liberty and the right to a fair trial.

On 6 December 2019, the Gade County Court sentenced Anya Sengdra to seven years’ imprisonment on charges of “provoking troubles, forming a mob to disturb public order, and other malicious acts” under Article 293 of China’s Criminal Law for his peaceful environmental and anti-corruption activities. Through the grassroots initiative “Mangdon Ling” (“Public Affairs Forum”), he campaigned against illegal mining, poaching of endangered species, and the misappropriation of public funds by local officials for relocated Tibetan nomads.

In the early stages of his detention, Anya Sengdra was beaten by officers of the Gade County Public Security Bureau and denied access to legal counsel for 48 days. He was also subjected to years of restricted family visits. Deprived of adequate medical care, his health severely deteriorated in prison, leading to vision loss, kidney disease, and high blood pressure. Although he has now returned to his home in Gade County’s Kyangche Township, he remains prohibited from speaking publicly about his case, sharing images or information online, and seeking necessary medical treatment.

The Observatory recalls that in August 2023, <a href="https://www.ohchr.org/en/press-releases/2023/08/china-un-experts-seek-clarification-about-nine-imprisoned-tibetan-human?utm_" rel="external">three United Nations Special Rapporteurs</a> raised Anya Sengdra’s case in a press release, urging the Chinese government to clarify his whereabouts, the legal basis for his detention, and his health condition. They further urged Chinese authorities to provide him with adequate medical care and to allow visits from his family.

The Observatory expresses serious concern over the ongoing restrictions on Anya Sengdra’s freedom of expression and access to healthcare, which amount to continued judicial harassment.

The Observatory urges the Chinese authorities to immediately lift all restrictions imposed on Anya Sengdra, ensure his fundamental right to liberty, and guarantee prompt and unhindered access to adequate medical care. It further calls on the authorities to put an end to the criminalisation and harassment of Tibetan environmental rights defenders and ensure that they can carry out their legitimate and peaceful human rights activities without fear of reprisals.

The Observatory expresses its full and unequivocal support for Tibetan human rights defenders.]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Hong Kong: Call for the immediate release of human rights defender Jimmy Lai</title>
		<link>https://observatoryfordefenders.org/es/alert/hong-kong-call-for-the-immediate-release-of-human-rights-defender-jimmy-lai/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yasmine Louanchi]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Aug 2025 13:37:56 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://observatoryfordefenders.org/?post_type=alert&#038;p=23860</guid>

					<description><![CDATA[The International Federation for Human Rights (FIDH) and the World Organisation Against Torture (OMCT), within the framework of the Observatory for the Protection of Human Rights Defenders, together with the undersigned human rights organisations, call on the Hong Kong authorities to immediately release 77-year-old British publisher, writer, and media entrepreneur Jimmy Lai and express their deep concern over his deteriorating health condition.

&nbsp;

The Rt Hon Prime Minister Sir Keir Starmer KC
10 Downing Street
London
SW1A 2AB

<strong> 21 August 2025</strong>

Dear Prime Minister,

We, a coalition of 73 human rights and press freedom organisations, are writing to express our profound concern over the rapidly deteriorating health of <strong>Jimmy Lai</strong>, the 77-year-old British publisher, writer, and media entrepreneur, who has now endured over 1,680 days in solitary confinement in Hong Kong. During this time, his health has significantly deteriorated. He remains imprisoned while awaiting the outcome of a politically motivated trial that has been repeatedly delayed, further undermining his right to a fair and timely legal process.

On 15 August, the trial was postponed again after it was revealed that Mr. Lai had suffered heart palpitations and episodes where he felt as though he were “collapsing.” Despite this, the court rejected a defence request to excuse him from attending the closing arguments and instead proceeded with rescheduling the hearing, demonstrating a disturbing disregard for his fragile health and well-being.

As a British citizen, Mr. Lai has been enduring an unthinkable ordeal in prison, including solitary confinement with only 50 minutes of exercise per day and minimal access to natural light. At his age, and given his pre-existing medical conditions, including diabetes, the lack of specialised medical care puts him at severe risk of life-threatening complications. His international legal team has already raised alarms about his alarming weight loss and growing physical frailty.

Prime Minister, given Britain’s unique relationship with Hong Kong and its status as Jimmy Lai’s home nation, you have a responsibility to take strong leadership in this case, acting swiftly and decisively.

With each passing day, the risk that Mr. Lai could die in prison increases. We appreciate your statements in Parliament acknowledging the significance of this case to your government and your ongoing efforts to raise it at the highest levels. However, the time for statements has passed. We urge you to act now to secure Jimmy Lai’s immediate release before he dies in prison.

We therefore respectfully call on you to demand Mr. Lai’s urgent humanitarian release on medical grounds, so that he may reunite with his family in the United Kingdom and receive the care he needs.

We stand ready to support you in any way we can as you work to secure Jimmy Lai’s release.

Yours sincerely,]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[The International Federation for Human Rights (FIDH) and the World Organisation Against Torture (OMCT), within the framework of the Observatory for the Protection of Human Rights Defenders, together with the undersigned human rights organisations, call on the Hong Kong authorities to immediately release 77-year-old British publisher, writer, and media entrepreneur Jimmy Lai and express their deep concern over his deteriorating health condition.

&nbsp;

The Rt Hon Prime Minister Sir Keir Starmer KC
10 Downing Street
London
SW1A 2AB

<strong> 21 August 2025</strong>

Dear Prime Minister,

We, a coalition of 73 human rights and press freedom organisations, are writing to express our profound concern over the rapidly deteriorating health of <strong>Jimmy Lai</strong>, the 77-year-old British publisher, writer, and media entrepreneur, who has now endured over 1,680 days in solitary confinement in Hong Kong. During this time, his health has significantly deteriorated. He remains imprisoned while awaiting the outcome of a politically motivated trial that has been repeatedly delayed, further undermining his right to a fair and timely legal process.

On 15 August, the trial was postponed again after it was revealed that Mr. Lai had suffered heart palpitations and episodes where he felt as though he were “collapsing.” Despite this, the court rejected a defence request to excuse him from attending the closing arguments and instead proceeded with rescheduling the hearing, demonstrating a disturbing disregard for his fragile health and well-being.

As a British citizen, Mr. Lai has been enduring an unthinkable ordeal in prison, including solitary confinement with only 50 minutes of exercise per day and minimal access to natural light. At his age, and given his pre-existing medical conditions, including diabetes, the lack of specialised medical care puts him at severe risk of life-threatening complications. His international legal team has already raised alarms about his alarming weight loss and growing physical frailty.

Prime Minister, given Britain’s unique relationship with Hong Kong and its status as Jimmy Lai’s home nation, you have a responsibility to take strong leadership in this case, acting swiftly and decisively.

With each passing day, the risk that Mr. Lai could die in prison increases. We appreciate your statements in Parliament acknowledging the significance of this case to your government and your ongoing efforts to raise it at the highest levels. However, the time for statements has passed. We urge you to act now to secure Jimmy Lai’s immediate release before he dies in prison.

We therefore respectfully call on you to demand Mr. Lai’s urgent humanitarian release on medical grounds, so that he may reunite with his family in the United Kingdom and receive the care he needs.

We stand ready to support you in any way we can as you work to secure Jimmy Lai’s release.

Yours sincerely,]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Maroc / Sahara occidental: dégradation de l’état de santé du journaliste sahraoui Mohamed Lamin Haddi, en detention arbitraire depuis 15 ans</title>
		<link>https://observatoryfordefenders.org/es/alert/maroc-sahara-occidental-degradation-de-letat-de-sante-du-journaliste-sahraoui-mohamed-lamin-haddi-en-detention-arbitraire-depuis-15-ans/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yasmine Louanchi]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Jun 2025 13:08:04 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://observatoryfordefenders.org/?post_type=alert&#038;p=23658</guid>

					<description><![CDATA[<strong><em>Rabat – Paris - Genève, 18 juin 2025 – L’Observatoire pour la protection des défenseur.es des droits humains (OMCT-FIDH) exprime sa profonde inquiétude face à la dégradation continue de l’état de santé du journaliste et défenseur des droits Mohamed Lamin Haddi, toujours arbitrairement détenu à la prison de Tiflet 2, à l'est de Rabat (Maroc), depuis 15 ans, malgré de graves allégations de violations de ses droits fondamentaux, notamment le droit à l’accès aux soins et le droit de visite. </em></strong>

L’Observatoire a été informé de la dégradation alarmante de l’état de santé de M. <strong>Mohamed Lamin Haddi</strong>. Selon sa famille, il n’aurait pas bénéficié de soins médicaux appropriés depuis une hospitalisation en 2016. M. Haddi souffre de septicémie, d’asthme, d’infections chroniques (notamment aux oreilles), de douleurs dorsales, d’insomnies sévères, ainsi que d’une quasi-cécité. Ces affections résulteraient directement d’une négligence médicale et des conditions de détention inhumaines auxquelles il serait soumis.

Depuis son transfert à la prison de Tiflet 2 le 19 juillet 2017, M. Haddi est maintenu dans un isolement prolongé, enfermé dans une cellule souterraine sans fenêtre, privé d’air et de lumière naturelle. Il reçoit une nourriture de qualité médiocre, en quantité insuffisante. Le 13 janvier 2021, M. Haddi a entamé une grève de la faim de 63 jours pour protester contre ses conditions de détention, grève qui s’est achevée par une alimentation forcée imposée par l’administration pénitentiaire.

Cette situation est d’autant plus inquiétante que M. Haddi s’est également vu coupé de presque tout contact avec l’extérieur. Depuis son transfert à la prison de Tiflet 2, il a été placé dans une cellule d'isolement, sans aucun contact humain, excepté avec sa mère, par téléphone. L’Observatoire <a href="https://www.omct.org/fr/ressources/appels-urgents/marruecos-s%C3%A1hara-occidental-prohibici%C3%B3n-de-las-visitas-en-la-c%C3%A1rcel-a-mohamed-lamin-haddi" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1453272351">rappelle</a> que M. Haddi s'était vu révoquer son droit aux visites familiales en mars 2021, date à laquelle des membres de sa famille avaient été arrêtés et détenus arbitrairement pendant quatre heures pour avoir voulu lui rendre visite. Aujourd’hui, à l'exception de sa mère qu’il peut joindre occasionnellement par téléphone, M. Haddi est privé de toute communication, tant téléphonique qu’en présentiel, avec toute autre personne.

L’Observatoire<a href="https://www.omct.org/fr/ressources/nouvelles/mohamed-lamin-haddi-a-sahrawi-journalist-unjustly-convicted-by-morocco" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1453272354"> rappelle</a> également que Mohamed Lamin Haddi avait été arrêté arbitrairement le 20 novembre 2010 à Laâyoune par les services secrets marocains alors qu'il s’apprêtait à rencontrer deux médecins belges pour les accompagner lors de leur visite auprès de plusieurs victimes de coups de feu qui avaient eu lieu lors du démantèlement du camp sahraoui de protestation de Gdeim Izik.

Le 17 février 2013, le Tribunal de Rabat <a href="https://observatoryfordefenders.org/alert/marruecos-sahara-occidental-actos-de-tortura-contra-mohamed-lamin-haddi/" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1453272357">a condamné</a> M. Haddi à 25 ans de prison pour « actes violents envers des fonctionnaires publics dans l’exercice de leurs fonctions, avec l’intention de donner la mort » (article 267 du Code pénal du Royaume du Maroc), dans le contexte du <a href="https://www.omct.org/fr/ressources/appels-urgents/communiqu%C3%A9-conjoint-prisonniers-de-gdeim-izik-d%C3%A9j%C3%A0-10-ans-de-d%C3%A9tention-arbitraire" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1453272359">macro-jugement de Gdeim Izik</a>. Le 19 juillet 2017, la Cour d’appel de Salé a confirmé la peine de 25 ans de prison prononcée à son encontre par le Tribunal militaire de Rabat.

La détention de M. Haddi viole plusieurs obligations internationales auxquelles le Maroc est parti, notamment les articles 7 et 10 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, l’article 16 de la Convention contre la torture, et les Règles Mandela relatives au traitement des détenu·es.

En 2023, le Comité des droits de l’Homme des Nations unies avait déjà <a href="https://docs.un.org/en/A/HRC/52/7" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1453272362">exprimé</a> sa préoccupation concernant l’accès insuffisant aux soins médicaux dans les prisons marocaines et appelé les autorités à prendre des mesures concrètes à cet égard.

L’Observatoire condamne la détention continue de Mohamed Lamin Haddi, ne visant qu’à le punir pour ses activités journalistiques légitimes.

L’Observatoire appelle les autorités marocaines et pénitentiaires à prendre immédiatement toutes les mesures nécessaires pour garantir sa sécurité, son intégrité physique et son bien-être psychologique ainsi que pour garantir sans délai le droit de M. Haddi à recevoir des visites familiales et ses consultants légaux.

L’Observatoire appelle également à une enquête indépendante, exhaustive et impartiale sur les actes de torture et mauvais traitements qu’il a subis en détention, et à poursuivre les responsables de ces actes conformément à la loi.

L’Observatoire demande la libération immédiate et sans condition de M. Haddi et de tou·tes les défenseur·es des droits humains arbitrairement détenu·es au Maroc, ainsi que la fin de toutes les formes de harcèlement, y compris judiciaire, à leur encontre.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Rabat – Paris - Genève, 18 juin 2025 – L’Observatoire pour la protection des défenseur.es des droits humains (OMCT-FIDH) exprime sa profonde inquiétude face à la dégradation continue de l’état de santé du journaliste et défenseur des droits Mohamed Lamin Haddi, toujours arbitrairement détenu à la prison de Tiflet 2, à l'est de Rabat (Maroc), depuis 15 ans, malgré de graves allégations de violations de ses droits fondamentaux, notamment le droit à l’accès aux soins et le droit de visite. </em></strong>

L’Observatoire a été informé de la dégradation alarmante de l’état de santé de M. <strong>Mohamed Lamin Haddi</strong>. Selon sa famille, il n’aurait pas bénéficié de soins médicaux appropriés depuis une hospitalisation en 2016. M. Haddi souffre de septicémie, d’asthme, d’infections chroniques (notamment aux oreilles), de douleurs dorsales, d’insomnies sévères, ainsi que d’une quasi-cécité. Ces affections résulteraient directement d’une négligence médicale et des conditions de détention inhumaines auxquelles il serait soumis.

Depuis son transfert à la prison de Tiflet 2 le 19 juillet 2017, M. Haddi est maintenu dans un isolement prolongé, enfermé dans une cellule souterraine sans fenêtre, privé d’air et de lumière naturelle. Il reçoit une nourriture de qualité médiocre, en quantité insuffisante. Le 13 janvier 2021, M. Haddi a entamé une grève de la faim de 63 jours pour protester contre ses conditions de détention, grève qui s’est achevée par une alimentation forcée imposée par l’administration pénitentiaire.

Cette situation est d’autant plus inquiétante que M. Haddi s’est également vu coupé de presque tout contact avec l’extérieur. Depuis son transfert à la prison de Tiflet 2, il a été placé dans une cellule d'isolement, sans aucun contact humain, excepté avec sa mère, par téléphone. L’Observatoire <a href="https://www.omct.org/fr/ressources/appels-urgents/marruecos-s%C3%A1hara-occidental-prohibici%C3%B3n-de-las-visitas-en-la-c%C3%A1rcel-a-mohamed-lamin-haddi" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1453272351">rappelle</a> que M. Haddi s'était vu révoquer son droit aux visites familiales en mars 2021, date à laquelle des membres de sa famille avaient été arrêtés et détenus arbitrairement pendant quatre heures pour avoir voulu lui rendre visite. Aujourd’hui, à l'exception de sa mère qu’il peut joindre occasionnellement par téléphone, M. Haddi est privé de toute communication, tant téléphonique qu’en présentiel, avec toute autre personne.

L’Observatoire<a href="https://www.omct.org/fr/ressources/nouvelles/mohamed-lamin-haddi-a-sahrawi-journalist-unjustly-convicted-by-morocco" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1453272354"> rappelle</a> également que Mohamed Lamin Haddi avait été arrêté arbitrairement le 20 novembre 2010 à Laâyoune par les services secrets marocains alors qu'il s’apprêtait à rencontrer deux médecins belges pour les accompagner lors de leur visite auprès de plusieurs victimes de coups de feu qui avaient eu lieu lors du démantèlement du camp sahraoui de protestation de Gdeim Izik.

Le 17 février 2013, le Tribunal de Rabat <a href="https://observatoryfordefenders.org/alert/marruecos-sahara-occidental-actos-de-tortura-contra-mohamed-lamin-haddi/" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1453272357">a condamné</a> M. Haddi à 25 ans de prison pour « actes violents envers des fonctionnaires publics dans l’exercice de leurs fonctions, avec l’intention de donner la mort » (article 267 du Code pénal du Royaume du Maroc), dans le contexte du <a href="https://www.omct.org/fr/ressources/appels-urgents/communiqu%C3%A9-conjoint-prisonniers-de-gdeim-izik-d%C3%A9j%C3%A0-10-ans-de-d%C3%A9tention-arbitraire" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1453272359">macro-jugement de Gdeim Izik</a>. Le 19 juillet 2017, la Cour d’appel de Salé a confirmé la peine de 25 ans de prison prononcée à son encontre par le Tribunal militaire de Rabat.

La détention de M. Haddi viole plusieurs obligations internationales auxquelles le Maroc est parti, notamment les articles 7 et 10 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, l’article 16 de la Convention contre la torture, et les Règles Mandela relatives au traitement des détenu·es.

En 2023, le Comité des droits de l’Homme des Nations unies avait déjà <a href="https://docs.un.org/en/A/HRC/52/7" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1453272362">exprimé</a> sa préoccupation concernant l’accès insuffisant aux soins médicaux dans les prisons marocaines et appelé les autorités à prendre des mesures concrètes à cet égard.

L’Observatoire condamne la détention continue de Mohamed Lamin Haddi, ne visant qu’à le punir pour ses activités journalistiques légitimes.

L’Observatoire appelle les autorités marocaines et pénitentiaires à prendre immédiatement toutes les mesures nécessaires pour garantir sa sécurité, son intégrité physique et son bien-être psychologique ainsi que pour garantir sans délai le droit de M. Haddi à recevoir des visites familiales et ses consultants légaux.

L’Observatoire appelle également à une enquête indépendante, exhaustive et impartiale sur les actes de torture et mauvais traitements qu’il a subis en détention, et à poursuivre les responsables de ces actes conformément à la loi.

L’Observatoire demande la libération immédiate et sans condition de M. Haddi et de tou·tes les défenseur·es des droits humains arbitrairement détenu·es au Maroc, ainsi que la fin de toutes les formes de harcèlement, y compris judiciaire, à leur encontre.]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Algérie: Dégradation de l’état de santé et détention arbitraire de Larbi Tahar</title>
		<link>https://observatoryfordefenders.org/es/alert/algerie-degradation-de-letat-de-sante-et-detention-arbitraire-de-larbi-tahar/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yasmine Louanchi]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Jun 2025 15:14:35 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://observatoryfordefenders.org/?post_type=alert&#038;p=23648</guid>

					<description><![CDATA[L’Observatoire a été informé de la poursuite de la détention arbitraire et de la dégradation de l’état de santé en prison de M. <strong>Larbi Tahar</strong>, en grève de la faim depuis le 21 avril 2025 pour protester contre ses conditions de détention. M. Tahar est l’une des principales figures du mouvement populaire pacifique et pro-démocratie du Hirak<a href="https://preview.mailerlite.com/w7s9w9c0u7/2768393186928760228/h9q3/#sdfootnote1sym">1</a>dans la province d'El Bayadh, et l’ancien président du bureau de la Ligue algérienne de la défense des droits de l’Homme (LADDH) d’El Bayadh, organisation membre de la FIDH en Algérie, <a href="https://click.mailerlite.com/link/c/YT0yNzY4MzkzMTg2OTI4NzYwMjI4JmM9aDlxMyZiPTE0NTI2ODk5NDMmZD1qM3gxbDZm.spb554XHecty_H_xBzN4J0bEnoaGmHg6EE4Zk6cbzt0" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1452689943">arbitrairement dissoute</a> le 29 juin 2022.

Le 28 mai 2025, la direction de la prison d’Abadla, dans la Wilaya de Béchar, à 984 km d’Alger, où Larbi Tahar est arbitrairement détenu depuis le 26 mai 2025, après son transfert de la prison de Mecheria, a notifié à sa famille qu’il avait été sanctionné par la privation de tous ses droits, y compris le droit de visite familiale. Cette information n’a été communiquée à la famille que le jour même de la visite, alors qu’ils avaient parcouru 500 kilomètres pour lui rendre visite. Cette décision est contraire à la <a href="https://click.mailerlite.com/link/c/YT0yNzY4MzkzMTg2OTI4NzYwMjI4JmM9aDlxMyZiPTE0NTI2ODk5NDQmZD1rMWs5cTB1.1D-LEETUKw7B2eeM2cckeGrpX55eRxR7dOq2z2kmz_0" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1452689944">règle 43.3 de l’Ensemble de </a><a href="https://click.mailerlite.com/link/c/YT0yNzY4MzkzMTg2OTI4NzYwMjI4JmM9aDlxMyZiPTE0NTI2ODk5NDUmZD1jOWs5bTh4.onRfUtAL8IzU8FXv0PfICoSGiC9KbfR21phCuV00LLY" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1452689945"> règles minima des Nations unies pour le traitement des détenus, dites règles Nelson Mandela</a>, disposant que « les sanctions disciplinaires ou mesures de restriction ne doivent pas consister en une interdiction de contacts avec la famille ».

Le 26 mai 2025, jour de son transfert de la prison de Mecheria, où il était détenu depuis le 24 septembre 2024, à celle d’Abadla, à son arrivée à la prison d’Abadla, M. Tahar a été tabassé et harcelé par des gardiens, qui ont tenté de le contraindre par la force et l’intimidation à interrompre sa grève de la faim. Celui-ci a fermement refusé, malgré ces violences, et a réaffirmé sa détermination à poursuivre son action tant que ses revendications ne seraient pas entendues. Quinze jours après ce transfert, au lieu de bénéficier d’une surveillance médicale dans le cadre réglementaire imposé pour les grévistes de la faim, M. Tahar a été placé dans une cellule collective avec d’autres détenus, en violation totale des procédures légales. Une pratique similaire avait déjà été observée à la prison de Mecheria.

Le 13 mai 2025, la famille de M. Tahar, qui a entamé une grève de la faim le 21 avril 2025 pour protester contre ses conditions de détention, avait pu lui rendre visite à la prison de Mecheria. Selon le témoignage de son fils, l’état de santé de M. Tahar est extrêmement préoccupant : perte de poids significative, grande faiblesse et état général de santé alarmant.

Larbi Tahar est poursuivi depuis le 8 avril 2023, lorsqu’il a été entendu par la police suite à une convocation émise par la section de la cybercriminalité de la police d’El Bayadh Sidi Cheikh Daira. Cette convocation et l’audition qui s’en est suivie faisaient suite à la diffusion et au partage sur les réseaux sociaux, entre le 8 janvier et le 8 avril 2023, de messages dans lesquels il critiquait certaines politiques et décisions du Gouvernement<a href="https://preview.mailerlite.com/w7s9w9c0u7/2768393186928760228/h9q3/#sdfootnote2sym">2</a>.

Le 18 septembre 2024, soit plus d’un an après son audition du 8 avril 2023, Larbi Tahar a été de nouveau convoqué par la police judiciaire afin d’être entendu par le procureur de la République au bureau de la sécurité de la Daira d’El Abiodh Sidi Cheikh. Une fois sur place, il a été transféré au tribunal d’El Abiodh Sidi Cheikh, où il a été présenté au procureur de la République dans le cadre de deux affaires distinctes qui auraient été engagées à son encontre.

Dans le cadre de la première affaire, les charges retenues contre M. Tahar étaient liées aux messages pour lesquels il avait déjà été entendu le 8 avril 2023 et il a été poursuivi et inculpé sur la base des articles 144 bis (atteintes portées au Président) et 96 (diffusion de contenus susceptibles de porter préjudice à l’intérêt national) du Code pénal algérien. Il a également été condamné en application de l’article 54 bis du Code pénal, relatif à la récidive car le 19 mai 2020, il avait déjà été condamné à 18 mois de prison en vertu de ces deux articles.

Dans le cadre de la seconde affaire, Larbi Tahar a été poursuivi sur la base de l’article 149 bis du Code pénal algérien, qui sanctionne les « atteintes aux services de sécurité ou à leurs agents par écrit, dessin, enregistrement sonore ou visuel, ou par tout autre moyen ». Ces poursuites font suite à la <a href="https://click.mailerlite.com/link/c/YT0yNzY4MzkzMTg2OTI4NzYwMjI4JmM9aDlxMyZiPTE0NTI2ODk5NDcmZD1iMHUxZTl1.UGizy4QoPp8zqnFKkzRgMriEU9tLMpHi_SUFqOGnwHU" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1452689947">publication de messages sur les réseaux sociaux</a> dans lesquels il critiquait la position du Gouvernement concernant l’élection présidentielle du 7 septembre 2024.

Le 26 septembre 2024, le tribunal d’El Abiodh Sidi Cheikh a condamné Larbi Tahar en première instance à sept ans de prison et 500 000 DA (environ 3 335 Euros) d’amende pour la première affaire et à huit ans de prison et la même amende pour la seconde. M. Tahar a interjeté appel, et ces peines ont été réduites à deux ans de prison chacune le 20 novembre 2024. Un pourvoi en cassation a été formé par les avocats de la défense.

L’Observatoire rappelle que ce n’est pas la première fois que Larbi Tahar est arbitrairement détenu pour ses activités légitimes de défense des droits humains. Le 14 mai 2020, il a été arrêté pour « diffusion de contenus susceptibles de porter atteinte à l'intérêt national » et « atteinte au Président », puis condamné à 18 mois de prison et 100 000 DA (environ 670 Euros) d’amende, peine réduite à six mois le 23 mai 2020 avant sa libération le 5 juillet 2020 sur grâce présidentielle.

L’Observatoire rappelle que ces actes s’inscrivent dans un contexte de <a href="https://click.mailerlite.com/link/c/YT0yNzY4MzkzMTg2OTI4NzYwMjI4JmM9aDlxMyZiPTE0NTI2ODk5NDgmZD16M3U3ZDN4.mGYTBJhVKXHYRuEBsvqDEwrSYYM1b1vlOc_MRsQRe4Q" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1452689948">musellement de la société civile et de répression croissante</a> des défenseur·es des droits humains et des journalistes en Algérie. Les citoyen·ne·s, militant·e·s, journalistes et écrivain·e·s algérien·ne·s font désormais face à un climat de répression généralisée. Des accusations telles que "<em>menace à la sûreté nationale</em>", “<em>atteinte à l’unité nationale</em>" ou "<em>terrorisme</em>" sont fréquemment utilisées pour criminaliser l’expression d’opinions dissidentes. L’intimidation des militant·e·s s’intensifie, avec des menaces directes, des arrestations arbitraires et des campagnes de diffamation orchestrées pour dissuader toute forme de résistance. Selon les <a href="https://click.mailerlite.com/link/c/YT0yNzY4MzkzMTg2OTI4NzYwMjI4JmM9aDlxMyZiPTE0NTI2ODk5NDkmZD10N24yZjdw.qQUgq258fhbclm9Z3HCia2GCbL8thejLUsei8N2Bbhk" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1452689949">estimations rapportées par le Collectif des familles de disparus en Algérie </a>dans leur revue publiée en avril 2025, il y aurait environ 250 prisonniers d’opinion actuellement en Algérie.

Le 27 février 2025, la Rapporteuse spéciale sur la promotion et la protection du droit à la liberté d'opinion et d'expression, le Groupe de travail sur la détention arbitraire, et la Rapporteuse spéciale sur le droit de réunion pacifique et la liberté d'association des Nations unies, <a href="https://click.mailerlite.com/link/c/YT0yNzY4MzkzMTg2OTI4NzYwMjI4JmM9aDlxMyZiPTE0NTI2ODk5NTAmZD15OWo0ZTly.TD7SrHEe3RmdXYqH0prMCm6w6phqnMCrfSpSNEhte5Q" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1452689950">ont exprimé</a> leurs inquiétudes quant à la condamnation de Larbi Tahar car les charges retenues contre lui et sa condamnation semblent être liées à sa participation <a href="https://click.mailerlite.com/link/c/YT0yNzY4MzkzMTg2OTI4NzYwMjI4JmM9aDlxMyZiPTE0NTI2ODk5NTEmZD1oM3AwdDBu.2DYF5v9E9bub9SM_l4HNwfUHEFlVz2BKg9muNs3CZNQ" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1452689951">au mouvement populaire Hirak</a>, ou à des déclarations publiques dans lesquelles il a exprimé des critiques à l'égard des autorités qui semblent conformes au droit à la liberté d'expression.

L’Observatoire dénonce la détention arbitraire et le harcèlement judiciaire contre Larbi Tahar, qui ne semblent viser qu’à le sanctionner pour l’exercice légitime de son droit à la liberté d’expression, et appelle les autorités algériennes à le libérer immédiatement et à garantir un environnement sûr et propice à l’exercice de ce droit.

L’Observatoire exprime son inquiétude face à la grève de la faim de Larbi Tahar, qui fait peser des risques sur sa santé et à son bien-être en détention, et appelle les autorités à veiller à ce qu’il ait accès à des soins médicaux adéquats et à garantir le respect de ses droits fondamentaux, notamment l’accès à un avocat et aux visites familiales.

<a href="https://preview.mailerlite.com/w7s9w9c0u7/2768393186928760228/h9q3/#sdfootnote1anc">1</a> <em>Ce mouvement pacifique, appelé Hirak, trouve ses origines dans la contestation par le peuple algérien de la candidature du Président Bouteflika à un cinquième mandat présidentiel. Peu à peu, les revendications des manifestant·es sont devenues plus larges et le peuple a réclamé un changement du régime dans son ensemble. Ainsi, bien qu’Abdelaziz Bouteflika ait retiré sa candidature à l’élection présidentielle début avril 2019, les manifestations se sont poursuivies notamment tous les vendredis à travers le pays. Lors de ces rassemblements populaires pacifiques, les manifestant·es réclament « un État civil et non militaire » et une « Algérie libre et démocratique ».</em>

<a href="https://preview.mailerlite.com/w7s9w9c0u7/2768393186928760228/h9q3/#sdfootnote2anc">2</a><em> Entre janvier et avril 2023, M. Tahar a fait plusieurs publications sur les réseaux sociaux parmi lesquelles, le 8 janvier, il a dénoncé l’exploitation des terres d’El Bayadh par des investisseurs qataris et l'interdiction faite aux citoyens locaux de faire paître leurs animaux sur ces mêmes terres ; le 11 mars, il a affirmé son soutien au mouvement Hirak et a relayé, le 7 avril, des alertes sur l’intensification de la répression des défenseur·es des droits humains.</em>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[L’Observatoire a été informé de la poursuite de la détention arbitraire et de la dégradation de l’état de santé en prison de M. <strong>Larbi Tahar</strong>, en grève de la faim depuis le 21 avril 2025 pour protester contre ses conditions de détention. M. Tahar est l’une des principales figures du mouvement populaire pacifique et pro-démocratie du Hirak<a href="https://preview.mailerlite.com/w7s9w9c0u7/2768393186928760228/h9q3/#sdfootnote1sym">1</a>dans la province d'El Bayadh, et l’ancien président du bureau de la Ligue algérienne de la défense des droits de l’Homme (LADDH) d’El Bayadh, organisation membre de la FIDH en Algérie, <a href="https://click.mailerlite.com/link/c/YT0yNzY4MzkzMTg2OTI4NzYwMjI4JmM9aDlxMyZiPTE0NTI2ODk5NDMmZD1qM3gxbDZm.spb554XHecty_H_xBzN4J0bEnoaGmHg6EE4Zk6cbzt0" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1452689943">arbitrairement dissoute</a> le 29 juin 2022.

Le 28 mai 2025, la direction de la prison d’Abadla, dans la Wilaya de Béchar, à 984 km d’Alger, où Larbi Tahar est arbitrairement détenu depuis le 26 mai 2025, après son transfert de la prison de Mecheria, a notifié à sa famille qu’il avait été sanctionné par la privation de tous ses droits, y compris le droit de visite familiale. Cette information n’a été communiquée à la famille que le jour même de la visite, alors qu’ils avaient parcouru 500 kilomètres pour lui rendre visite. Cette décision est contraire à la <a href="https://click.mailerlite.com/link/c/YT0yNzY4MzkzMTg2OTI4NzYwMjI4JmM9aDlxMyZiPTE0NTI2ODk5NDQmZD1rMWs5cTB1.1D-LEETUKw7B2eeM2cckeGrpX55eRxR7dOq2z2kmz_0" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1452689944">règle 43.3 de l’Ensemble de </a><a href="https://click.mailerlite.com/link/c/YT0yNzY4MzkzMTg2OTI4NzYwMjI4JmM9aDlxMyZiPTE0NTI2ODk5NDUmZD1jOWs5bTh4.onRfUtAL8IzU8FXv0PfICoSGiC9KbfR21phCuV00LLY" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1452689945"> règles minima des Nations unies pour le traitement des détenus, dites règles Nelson Mandela</a>, disposant que « les sanctions disciplinaires ou mesures de restriction ne doivent pas consister en une interdiction de contacts avec la famille ».

Le 26 mai 2025, jour de son transfert de la prison de Mecheria, où il était détenu depuis le 24 septembre 2024, à celle d’Abadla, à son arrivée à la prison d’Abadla, M. Tahar a été tabassé et harcelé par des gardiens, qui ont tenté de le contraindre par la force et l’intimidation à interrompre sa grève de la faim. Celui-ci a fermement refusé, malgré ces violences, et a réaffirmé sa détermination à poursuivre son action tant que ses revendications ne seraient pas entendues. Quinze jours après ce transfert, au lieu de bénéficier d’une surveillance médicale dans le cadre réglementaire imposé pour les grévistes de la faim, M. Tahar a été placé dans une cellule collective avec d’autres détenus, en violation totale des procédures légales. Une pratique similaire avait déjà été observée à la prison de Mecheria.

Le 13 mai 2025, la famille de M. Tahar, qui a entamé une grève de la faim le 21 avril 2025 pour protester contre ses conditions de détention, avait pu lui rendre visite à la prison de Mecheria. Selon le témoignage de son fils, l’état de santé de M. Tahar est extrêmement préoccupant : perte de poids significative, grande faiblesse et état général de santé alarmant.

Larbi Tahar est poursuivi depuis le 8 avril 2023, lorsqu’il a été entendu par la police suite à une convocation émise par la section de la cybercriminalité de la police d’El Bayadh Sidi Cheikh Daira. Cette convocation et l’audition qui s’en est suivie faisaient suite à la diffusion et au partage sur les réseaux sociaux, entre le 8 janvier et le 8 avril 2023, de messages dans lesquels il critiquait certaines politiques et décisions du Gouvernement<a href="https://preview.mailerlite.com/w7s9w9c0u7/2768393186928760228/h9q3/#sdfootnote2sym">2</a>.

Le 18 septembre 2024, soit plus d’un an après son audition du 8 avril 2023, Larbi Tahar a été de nouveau convoqué par la police judiciaire afin d’être entendu par le procureur de la République au bureau de la sécurité de la Daira d’El Abiodh Sidi Cheikh. Une fois sur place, il a été transféré au tribunal d’El Abiodh Sidi Cheikh, où il a été présenté au procureur de la République dans le cadre de deux affaires distinctes qui auraient été engagées à son encontre.

Dans le cadre de la première affaire, les charges retenues contre M. Tahar étaient liées aux messages pour lesquels il avait déjà été entendu le 8 avril 2023 et il a été poursuivi et inculpé sur la base des articles 144 bis (atteintes portées au Président) et 96 (diffusion de contenus susceptibles de porter préjudice à l’intérêt national) du Code pénal algérien. Il a également été condamné en application de l’article 54 bis du Code pénal, relatif à la récidive car le 19 mai 2020, il avait déjà été condamné à 18 mois de prison en vertu de ces deux articles.

Dans le cadre de la seconde affaire, Larbi Tahar a été poursuivi sur la base de l’article 149 bis du Code pénal algérien, qui sanctionne les « atteintes aux services de sécurité ou à leurs agents par écrit, dessin, enregistrement sonore ou visuel, ou par tout autre moyen ». Ces poursuites font suite à la <a href="https://click.mailerlite.com/link/c/YT0yNzY4MzkzMTg2OTI4NzYwMjI4JmM9aDlxMyZiPTE0NTI2ODk5NDcmZD1iMHUxZTl1.UGizy4QoPp8zqnFKkzRgMriEU9tLMpHi_SUFqOGnwHU" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1452689947">publication de messages sur les réseaux sociaux</a> dans lesquels il critiquait la position du Gouvernement concernant l’élection présidentielle du 7 septembre 2024.

Le 26 septembre 2024, le tribunal d’El Abiodh Sidi Cheikh a condamné Larbi Tahar en première instance à sept ans de prison et 500 000 DA (environ 3 335 Euros) d’amende pour la première affaire et à huit ans de prison et la même amende pour la seconde. M. Tahar a interjeté appel, et ces peines ont été réduites à deux ans de prison chacune le 20 novembre 2024. Un pourvoi en cassation a été formé par les avocats de la défense.

L’Observatoire rappelle que ce n’est pas la première fois que Larbi Tahar est arbitrairement détenu pour ses activités légitimes de défense des droits humains. Le 14 mai 2020, il a été arrêté pour « diffusion de contenus susceptibles de porter atteinte à l'intérêt national » et « atteinte au Président », puis condamné à 18 mois de prison et 100 000 DA (environ 670 Euros) d’amende, peine réduite à six mois le 23 mai 2020 avant sa libération le 5 juillet 2020 sur grâce présidentielle.

L’Observatoire rappelle que ces actes s’inscrivent dans un contexte de <a href="https://click.mailerlite.com/link/c/YT0yNzY4MzkzMTg2OTI4NzYwMjI4JmM9aDlxMyZiPTE0NTI2ODk5NDgmZD16M3U3ZDN4.mGYTBJhVKXHYRuEBsvqDEwrSYYM1b1vlOc_MRsQRe4Q" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1452689948">musellement de la société civile et de répression croissante</a> des défenseur·es des droits humains et des journalistes en Algérie. Les citoyen·ne·s, militant·e·s, journalistes et écrivain·e·s algérien·ne·s font désormais face à un climat de répression généralisée. Des accusations telles que "<em>menace à la sûreté nationale</em>", “<em>atteinte à l’unité nationale</em>" ou "<em>terrorisme</em>" sont fréquemment utilisées pour criminaliser l’expression d’opinions dissidentes. L’intimidation des militant·e·s s’intensifie, avec des menaces directes, des arrestations arbitraires et des campagnes de diffamation orchestrées pour dissuader toute forme de résistance. Selon les <a href="https://click.mailerlite.com/link/c/YT0yNzY4MzkzMTg2OTI4NzYwMjI4JmM9aDlxMyZiPTE0NTI2ODk5NDkmZD10N24yZjdw.qQUgq258fhbclm9Z3HCia2GCbL8thejLUsei8N2Bbhk" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1452689949">estimations rapportées par le Collectif des familles de disparus en Algérie </a>dans leur revue publiée en avril 2025, il y aurait environ 250 prisonniers d’opinion actuellement en Algérie.

Le 27 février 2025, la Rapporteuse spéciale sur la promotion et la protection du droit à la liberté d'opinion et d'expression, le Groupe de travail sur la détention arbitraire, et la Rapporteuse spéciale sur le droit de réunion pacifique et la liberté d'association des Nations unies, <a href="https://click.mailerlite.com/link/c/YT0yNzY4MzkzMTg2OTI4NzYwMjI4JmM9aDlxMyZiPTE0NTI2ODk5NTAmZD15OWo0ZTly.TD7SrHEe3RmdXYqH0prMCm6w6phqnMCrfSpSNEhte5Q" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1452689950">ont exprimé</a> leurs inquiétudes quant à la condamnation de Larbi Tahar car les charges retenues contre lui et sa condamnation semblent être liées à sa participation <a href="https://click.mailerlite.com/link/c/YT0yNzY4MzkzMTg2OTI4NzYwMjI4JmM9aDlxMyZiPTE0NTI2ODk5NTEmZD1oM3AwdDBu.2DYF5v9E9bub9SM_l4HNwfUHEFlVz2BKg9muNs3CZNQ" target="_blank" rel="noopener" data-link-id="1452689951">au mouvement populaire Hirak</a>, ou à des déclarations publiques dans lesquelles il a exprimé des critiques à l'égard des autorités qui semblent conformes au droit à la liberté d'expression.

L’Observatoire dénonce la détention arbitraire et le harcèlement judiciaire contre Larbi Tahar, qui ne semblent viser qu’à le sanctionner pour l’exercice légitime de son droit à la liberté d’expression, et appelle les autorités algériennes à le libérer immédiatement et à garantir un environnement sûr et propice à l’exercice de ce droit.

L’Observatoire exprime son inquiétude face à la grève de la faim de Larbi Tahar, qui fait peser des risques sur sa santé et à son bien-être en détention, et appelle les autorités à veiller à ce qu’il ait accès à des soins médicaux adéquats et à garantir le respect de ses droits fondamentaux, notamment l’accès à un avocat et aux visites familiales.

<a href="https://preview.mailerlite.com/w7s9w9c0u7/2768393186928760228/h9q3/#sdfootnote1anc">1</a> <em>Ce mouvement pacifique, appelé Hirak, trouve ses origines dans la contestation par le peuple algérien de la candidature du Président Bouteflika à un cinquième mandat présidentiel. Peu à peu, les revendications des manifestant·es sont devenues plus larges et le peuple a réclamé un changement du régime dans son ensemble. Ainsi, bien qu’Abdelaziz Bouteflika ait retiré sa candidature à l’élection présidentielle début avril 2019, les manifestations se sont poursuivies notamment tous les vendredis à travers le pays. Lors de ces rassemblements populaires pacifiques, les manifestant·es réclament « un État civil et non militaire » et une « Algérie libre et démocratique ».</em>

<a href="https://preview.mailerlite.com/w7s9w9c0u7/2768393186928760228/h9q3/#sdfootnote2anc">2</a><em> Entre janvier et avril 2023, M. Tahar a fait plusieurs publications sur les réseaux sociaux parmi lesquelles, le 8 janvier, il a dénoncé l’exploitation des terres d’El Bayadh par des investisseurs qataris et l'interdiction faite aux citoyens locaux de faire paître leurs animaux sur ces mêmes terres ; le 11 mars, il a affirmé son soutien au mouvement Hirak et a relayé, le 7 avril, des alertes sur l’intensification de la répression des défenseur·es des droits humains.</em>]]></content:encoded>
					
		
		
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